Eco-anxiété : le grand malaise de la jeunesse écologique

Comment rester en bonne santé et prévenir les risques et ses conséquences sur votre santé et la santé publique. Maladies professionnelles, risques industriels (amiante, pollutions de l'air, les ondes électromagnétiques...), risques de société (stress au travail, surconsommation de médicaments...) et individuels (tabac, alcool...).
Yves-Landry Kouamé
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Eco-anxiété : le grand malaise de la jeunesse écologique




par Yves-Landry Kouamé » 19/03/21, 15:19

Surcharge informationnelle, fake news, dramatisation, l’actualité écologique jouit d’une attention particulière de la part des médias ces dernières années. Noyée dans un déluge d’informations, l’écologie continue de déchaîner les passions et créer une forte angoisse, à tel point qu’il commence à se développer chez bien de jeunes, des symptômes d’éco-anxiété.

Les batailles médiatiques sur les sujets qui engagent l’avenir de l’humanité sautent aux yeux. Qu’il s’agisse de politique, d’économie, d’éducation, d’inégalités sociales et surtout d’écologie, les médias constituent, depuis longtemps mais encore plus aujourd’hui, de véritables leviers de productions intellectuelles diverses. Plusieurs postures s’expriment en distillant souvent plus de biais de compréhension que d’éclaircissements chez le citoyen ordinaire. Cette réalité couplée à la forte volonté d’action chez les jeunes, face à l’urgence climatique, généralise subtilement un grand malaise d’éco-anxiété.

L’eco-anxiété: de quoi s’agit-il?

Ceux qui ont le privilège de savoir ont le devoir d’agir. Cette idée d’Einstein passe aujourd’hui pour le leitmotiv de millions de jeunes engagés à travers le monde. Ils sont de la génération Y et Z, jouissent d’une richesse informationnelle débordante et font preuve d’une conscience écologique manifestement plus accrue que celle des générations passées. Leurs prises de position, que ce soit sur Internet ou lors de rencontres formelles comme la COP, laissent transparaître la colère, la peur de l’avenir et l’indignation. Ils font entendre leurs voix partout où l’occasion leur est donnée et lorsque ce n’est pas cas, ils créent des occasions de rébellion: « Friday for Future!», scandent-ils tous les vendredis pour réclamer un avenir vertueux. Mais cette peur de l’avenir, bien que légitime, engendre par la même occasion un sentiment d’éco-anxiété. En effet, hors des grandes manifestations, lorsqu’ils sont devant la télévision, à l’école, en famille, ces jeunes ne sentent aucun signe d’espoir pour la planète en constante dégénérescence. Ils sont rongés par l’eco-anxiété, la solastalgie ou encore le malaise d’être sur une planète qui brûle littéralement à un rythme infernal, par la faute de nos actions. Ils développent ainsi la hantise de ce que sera l’humanité dans 10, 20, 30 ans…

Ce coup de blues conduit à une auto-culpabilisation, un mal-être entretenu par la crainte d’un avenir résolument funeste d’une part et le désespoir d’une lutte vouée à l’échec d’autre part.

Le poids de la surinformation et des idées reçues


La calotte glaciaire a atteint son point de non retour au Groenland. Même si l’on arrivait à freiner le changement climatique, cette partie de la banquise restera irrécupérable. Un tel scénario était-il évitable ? Est-ce une première dans l’histoire ?

Les tentatives d’explications de ce genre de catastrophes climatiques vont dans tous les sens. Les idées reçues se distillent généreusement et sont d’une extrême viralité. Le choix de l’information la plus pertinente dans cette infobesité devient le véritable défi. Il est difficile en ce 21e siècle de se faire une idée juste de l’actualité écologique, à cause des médias qui se sont érigés au fil du temps en de véritables leviers de moralisation de la société. Il ne s’agit plus de juste donner une information pour éclairer les actions. L’espace médiatique est devenu pour bien d’acteurs, l’agora des grandes expertises, aussi variées et controversées qu’elles puissent s’avérer. En face, il y a des jeunes consommateurs de plus en plus anxieux et apeurés par ce qui est annoncé d’ici 100 ans pour notre planète.

Dans cette ère, où l’exagération des faits et des causes fait mieux vendre, le plaisir de s’informer et de se cultiver a vite fait de se transformer en angoisse. Sur la question polémique de la consommation de viande par exemple, il y a deux ans, l’animateur Nagui faisait sortir les professionnels de l’élevage de leur silence, lorsqu’il affirma à la télévision que la viande rouge polluait plus que tout le secteur du transport. Il réveillait ainsi un vieux débat qui avait opposé des statistiques de la FAO sur l’élevage aux statistiques du GIEC sur le transport. La part d’émission du secteur de l’élevage, prenant en compte les émissions directes et les émissions indirectes paraissait plus grande que la part d’émission des transports en circulation. Cette comparaison rejetée à plusieurs reprises mais encore populaire, n’aurait pas dû se faire selon certains experts, étant donné que les deux études ne se basaient pas sur les mêmes modes de calcul. Les jeunes assistent ainsi et couramment, à des tribunes médiatiques qui hyperbolisent et extrapolent des faits, contribuant inhéremment à leur casser le moral.

Des faits et un entourage pesants

Noyée dans un déluge d’informations alarmistes, l’écologie continue de déchaîner les passions et créer une forte angoisse, à tel point qu’il commence à se développer chez bien de jeunes qui n’en mènent plus large comme Béatrice, des symptômes d’éco-anxiété.

Comme Greta Thunberg, Béatrice a pris conscience très tôt de l’impact de ses activités sur les écosystèmes. Elle suit l’actualité environnementale et sait en quoi consiste son empreinte écologique. Sur les réseaux sociaux, elle est intéressée par toutes les astuces qui pourraient l’aider à réduire son impact sur les écosystèmes mais elle a l’impression de faire peu. Pendant qu’elle s’attelle à réduire sa consommation de viande, elle reçoit régulièrement des vidéos de son amie végane, Rebecca, montrant de manière troublante le traitement des animaux dans les abattoirs et expliquant la toxicité de l’élevage de bovins. Hier, elle suivait avec George le débat sur le nucléaire après avoir visionné un documentaire sur la fonte des glaciers. Il y a quelques mois, Mamadou lui disait que le téléphone qu’elle tient depuis deux ans et qui lui a coûté ses économies, vient des mines du Congo et de l’exploitation des enfants.

Elle qui aime le chocolat, l’enquête sur le cacao ivoirien, révélant l’exploitation des enfants, lui a fait perdre son appétence pour les dérivés de cette matière première. Troublée, elle veut faire sa part pour révolutionner le monde car à l’image du Colibri, elle croit en l’action des petits gestes quotidiens. Chaque jour, elle vit avec l’envie de mieux faire mais culpabilise de ne pas pouvoir faire plus. Ce dimanche, après avoir consulté un article sur l’explosion démographique, elle a pris une décision importante: rejoindre l’idéologie portée par le mouvement GINKS (Green Inclinations No Kids). Ce mouvement prône la renonciation à l’idée de procréer. Parce qu’elle veut préserver la planète d’autres bouches à nourrir et d’autres corps à vêtir, Béatrice a décidé de ne pas faire d’enfant. Aussi, la semaine dernière, elle n’a pas pu se rendre à la marche pour le climat car fatiguée et pas trop motivée.

Béatrice fait des efforts mais chaque fois qu’elle essaie de suivre l’actualité environnementale son moral prend un coup. Elle se sent finalement inutile malgré sa gourde, son alimentation orientée vers le bio, ses achats en vrac, le choix des produits locaux et artisanaux, son militantisme écologique et sa résolution de ne pas faire d’enfant. Béatrice souffre en réalité d’éco-anxiété. Ses amis l’appellent ironiquement « madame bio ». Cette pression de la cause environnementale s’est transformée en pression sociale et se matérialise par son effroyable bigoterie quand elle se rend dans un centre commercial, un supermarché et même quand elle se présente chez des artisans locaux. Pour se libérer de cet état, Béatrice doit mieux s’informer, prendre du recul et peut-être apprendre à apprécier autrement sa jeunesse.

Mieux s’informer et prendre du recul pour mieux agir

Des “Béatrice” il y en a des milliers aujourd’hui, ces jeunes, atteints par les informations apocalyptiques et dont le moral baisse à chaque fois qu’une hausse de la température terrestre est annoncée. Ils se nourrissent d’informations calibrées sur des sujets en réalité plus vastes et développent souvent sans le savoir des signes d’éco-anxiété qui les empêchent de vivre et d’exercer un engagement juste. Pour en guérir, prendre de la distance face aux informations synthétisées dans la presse en ligne se révèle une piste importante.

S’affranchir de l’influence médiatique n’est pas l’ultime solution. Ce serait même passer à coté de données essentielles d’engagement. L’on pourrait en revanche intégrer quelques prédispositions. L’un des premiers éléments à intégrer, c’est que les bonnes nouvelles ne sont pas ébruitées. A l’opposé, les mauvaises nouvelles font très vite le tour du monde car elles suscitent plus de réactions. Le deuxième élément à intégrer, c’est que quand on ne se documente pas à la lumière de plusieurs sources sur le sujet qui nous intéresse, on risque d’être juste au courant au lieu de comprendre. Le troisième élément à intégrer c’est qu’autant l’actualité peut être marquée par le même événement donnant l’effet d’urgence, autant elle peut véhiculer de fausses informations qui à force de répétition donnent ce même effet. Il est également important de garder à l’esprit que l’on a le droit de penser, remettre en cause, suivre et ne pas suivre.

Tout citoyen a le droit de choisir sa façon de s’engager. Toute les contributions, qu’elles soient médiatiques, scientifiques ou politiques devraient être en accord avec la diversité des convictions et laisser des marges pour que le citoyen se fasse sa propre idée. Car si l’objectif visé depuis quelques années par les médias, est de susciter un sentiment de culpabilité chez les jeunes afin de les pousser à mieux agir, le résultat reste très mitigé. En effet, malgré l’apport médiatique pour l’éveil de la conscience écologique des jeunes par le biais de messages effroyables, les habitudes demeurent consuméristes. La jeunesse est donc écologiquement consciente, mais nombreux sont ces jeunes qui ne voient plus l’intérêt de se priver de certaines habitudes de consommation, puisque de toute façon, les médias annoncent surabondamment l’apocalypse écologique sur tous les continents. Il est temps de changer de stratégie.

Yves-Landry Kouamé
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Re: Eco-anxiété : le grand malaise de la jeunesse écologique




par Forhorse » 20/03/21, 08:02

Allez encore un climatosceptique de plus sur le forum... Je pense qu'il va falloir renommer le site finalement car au regard de tous les sujets de ce genre qui pullulent sur le forum, on est maintenant bien loin de l'idée qui a motivé sa création.
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Re: Eco-anxiété : le grand malaise de la jeunesse écologique




par eclectron » 20/03/21, 08:39

Yves-Landry Kouamé a écrit :Car si l’objectif visé depuis quelques années par les médias, est de susciter un sentiment de culpabilité chez les jeunes afin de les pousser à mieux agir, le résultat reste très mitigé.

Les medias n’ont aucunement l’intention de " susciter un sentiment de culpabilité chez les jeunes afin de les pousser à mieux agir "
Le but des médias est de faire du buzz pour vendre (leur soupe).
La peur est une des meilleures accroche, c’est tout.
Et il se trouve que certaines vérités ont un effet sur des cerveaux moins corrompus par la vie.
Il n’y a absolument aucune cohérence dans les lignes éditoriales des médias.
Dans le même JT, on se félicitera de la bourse qui a pris 3 point et se lamentera d’un ours polaire qui cherche sa banquise, sans faire le lien de cause à effet…

C’est justement ce manque de cohérence, cette hypocrisie, cette apathie des médias et de la société toute entière qui révolte ou angoisse les jeunes. Et a raison !

Pas la peine de venir avec le "discours du droit a avis différent", effectivement bien souvent avancé par les sceptiques, pour tenter de justifier l’incohérence, l’inaction de notre société, face aux enjeux actuels.
Il y a quelques faits suffisamment significatifs et indiscutables : RCA et raréfaction des énergies fossiles (pour ne pas dire les ressources en général, même des renouvelables), pour justifier d’être cohérent , de réclamer l’action, de réclamer une société cohérente.
Eh oui lorsqu' on est jeune on est en droit de réclamer.
Plus âgé, nous sommes en droit, voire devoir, d'agir.

L’anxiété vient du sentiment d’impuissance a pouvoir significativement changer les choses.
Seule l’action permet de dépasser cette anxiété.

Je crains que le droit à avis différent revendiqué ici, ne s’appelle le déni.

Je retiens "Ceux qui ont le privilège de savoir ont le devoir d’agir".
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Re: Eco-anxiété : le grand malaise de la jeunesse écologique




par Exnihiloest » 20/03/21, 18:29

Yves-Landry Kouamé a écrit :...
Tout citoyen a le droit de choisir sa façon de s’engager. Toute les contributions, qu’elles soient médiatiques, scientifiques ou politiques devraient être en accord avec la diversité des convictions et laisser des marges pour que le citoyen se fasse sa propre idée. Car si l’objectif visé depuis quelques années par les médias, est de susciter un sentiment de culpabilité chez les jeunes afin de les pousser à mieux agir, le résultat reste très mitigé. En effet, malgré l’apport médiatique pour l’éveil de la conscience écologique des jeunes par le biais de messages effroyables, les habitudes demeurent consuméristes. La jeunesse est donc écologiquement consciente, mais nombreux sont ces jeunes qui ne voient plus l’intérêt de se priver de certaines habitudes de consommation, puisque de toute façon, les médias annoncent surabondamment l’apocalypse écologique sur tous les continents. Il est temps de changer de stratégie.

Yves-Landry Kouamé

Si l'écologisme était un mouvement positif, pour trouver des solutions technologiques innovantes moins polluantes mais aussi efficaces, ou pour montrer par l'exemple comment vivre plus écologiquement, elle ne créerait pas l'anxiété, les gens s'approprierait les solutions spontanément ou suivraient le mouvement sans stress.

Mais l'écologisme n'est rien de cela, ce n'est pas l'écologie. C'est un courant idéologique politico-religieux dont l'écologie n'est que le prétexte. Et ce courant est en permanence à faire du prosélytisme. Or pour recueillir des adhérents, agiter la peur du futur en prétendant que l'écologisme a des solutions, c'est la méthode. Le catholicisme l'a utilisé pendant des siècles, exacerbant la peur de l'enfer, ça marche.

L'écologisme crée donc artificiellement la gravité des problèmes pour y placer ses solutions, c'est à dire pour y placer le dogme qu'il veut que le monde suive. Des problèmes rares sont prétendus omniprésents, des problèmes bénins sont montés en épingle, des problèmes sont même créés de toutes pièces quand il n'y en a pas.
Evidemment, tout cela a un impact sur la psychologie des gens faibles en esprit critique ou inadaptés à la société et qui veulent leur revanche. Ils ne réalisent pas combien ils sont manipulés, et ils ne relativisent pas du tout que les inconvénients des solutions actuelles plus ou moins polluantes sont le revers d'avantages dont ils bénéficient, notamment par leur niveau de vie, tandis que la soi-disante solution issue du dogme écologiste voudra qu'ils y renoncent même quand le rapport avantage/inconvénient est largement en faveur des anciennes solutions.
C'est ainsi qu'on a vu en Australie un mouvement écologiste faire interdire ou réduire les feux traditionnels préventifs dans le bush, à cause des oiseaux, avec la conséquence que d'immenses incendies se sont ensuite déclenchés, tuant non seulement bien plus d'oiseaux mais en plus des humains. Vu de l'écologisme, c'est tout bon, plus il y a d'incendies, et plus ils pourront faire peur.

Les seules solutions de l'écologisme sont "vous aviez besoin de ça, vous utilisiez ça, on vous en privera". Ce n'est pas la résolution des problèmes par l'élaboration de solutions, c'est la suppression des problèmes. Mais ces problèmes étaient les inconvénients de solutions mises en place pour répondre à nos besoins et à d'autres problèmes plus graves, qui de ce fait, reviennent. Une régression à cause du mouvement écologiste est un risque réel bien plus inquiétant que le réchauffement climatique.

A côté de cela il y a des activités faites dans une optique réellement écologique par des gens soucieux de l'environnement, qui pensent que l'écologie passe surout par l'action individuelle, ils montrent l'exemple, mais ce ne sont pas eux qu'on entend.
Malheureusement ceux qu'on entend sont les criards politisés, comme Greta la fanatique, Al Gore et compagnie, les champions de la manipulation par la peur, et ici tous leurs suiveurs conditionnés, les champions de l'allégeance au dogme.
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Re: Eco-anxiété : le grand malaise de la jeunesse écologique




par Exnihiloest » 20/03/21, 18:48

Forhorse a écrit :Allez encore un climatosceptique de plus sur le forum... Je pense qu'il va falloir renommer le site finalement car au regard de tous les sujets de ce genre qui pullulent sur le forum, on est maintenant bien loin de l'idée qui a motivé sa création.

L'idée était peut-être foireuse et à remanier. C'est comme l'idée du communisme, tout bon au début, et on a vu ensuite les dégâts en URSS ou en Chine. Contrairement au temps du communisme, aujourd'hui tout le monde peut s'exprimer facilement sur les forum et les réseaux sociaux, la parole ne peut plus être monopolisée par un parti, dommage pour l'écologisme, hein ?
C'est tout à fait positif qu'il y ait des gens critiques ici capables de voir les failles d'une idéologie montante avant qu'elle ne fasse les mêmes dégâts que le communisme a fait. La liberté d'expression permet d'éveiller les esprits ouverts et indécis, et garantit la diversité de points de vue. Pour ce qui est de l'aveuglement et des a priori, là elle ne pourra rien mais ceux-là sont les minoritaires vociférant dont je parlais plus haut, les intégristes, ceux qu'on entend beaucoup mais qui ne font rien à part vociférer, lesquels ne sont évidemment pas à éveiller, à l'impossible nul n'est tenu, mais à éliminer politiquement. Surtout si l'on tient à l'écologie.
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Re: Eco-anxiété : le grand malaise de la jeunesse écologique




par eclectron » 20/03/21, 19:18

Exnihiloest a écrit :
Yves-Landry Kouamé a écrit :...
Tout citoyen a le droit de choisir sa façon de s’engager. Toute les contributions, qu’elles soient médiatiques, scientifiques ou politiques devraient être en accord avec la diversité des convictions et laisser des marges pour que le citoyen se fasse sa propre idée. Car si l’objectif visé depuis quelques années par les médias, est de susciter un sentiment de culpabilité chez les jeunes afin de les pousser à mieux agir, le résultat reste très mitigé. En effet, malgré l’apport médiatique pour l’éveil de la conscience écologique des jeunes par le biais de messages effroyables, les habitudes demeurent consuméristes. La jeunesse est donc écologiquement consciente, mais nombreux sont ces jeunes qui ne voient plus l’intérêt de se priver de certaines habitudes de consommation, puisque de toute façon, les médias annoncent surabondamment l’apocalypse écologique sur tous les continents. Il est temps de changer de stratégie.

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Si l'écologisme était un mouvement positif, pour trouver des solutions technologiques innovantes moins polluantes mais aussi efficaces, ou pour montrer par l'exemple comment vivre plus écologiquement, elle ne créerait pas l'anxiété, les gens s'approprierait les solutions spontanément ou suivraient le mouvement sans stress.

Mais l'écologisme n'est rien de cela, ce n'est pas l'écologie. C'est un courant idéologique politico-religieux dont l'écologie n'est que le prétexte. Et ce courant est en permanence à faire du prosélytisme. Or pour recueillir des adhérents, agiter la peur du futur en prétendant que l'écologisme a des solutions, c'est la méthode. Le catholicisme l'a utilisé pendant des siècles, exacerbant la peur de l'enfer, ça marche.

L'écologisme crée donc artificiellement la gravité des problèmes pour y placer ses solutions, c'est à dire pour y placer le dogme qu'il veut que le monde suive. Des problèmes rares sont prétendus omniprésents, des problèmes bénins sont montés en épingle, des problèmes sont même créés de toutes pièces quand il n'y en a pas.
Evidemment, tout cela a un impact sur la psychologie des gens faibles en esprit critique ou inadaptés à la société et qui veulent leur revanche. Ils ne réalisent pas combien ils sont manipulés, et ils ne relativisent pas du tout que les inconvénients des solutions actuelles plus ou moins polluantes sont le revers d'avantages dont ils bénéficient, notamment par leur niveau de vie, tandis que la soi-disante solution issue du dogme écologiste voudra qu'ils y renoncent même quand le rapport avantage/inconvénient est largement en faveur des anciennes solutions.
C'est ainsi qu'on a vu en Australie un mouvement écologiste faire interdire ou réduire les feux traditionnels préventifs dans le bush, à cause des oiseaux, avec la conséquence que d'immenses incendies se sont ensuite déclenchés, tuant non seulement bien plus d'oiseaux mais en plus des humains. Vu de l'écologisme, c'est tout bon, plus il y a d'incendies, et plus ils pourront faire peur.

Les seules solutions de l'écologisme sont "vous aviez besoin de ça, vous utilisiez ça, on vous en privera". Ce n'est pas la résolution des problèmes par l'élaboration de solutions, c'est la suppression des problèmes. Mais ces problèmes étaient les inconvénients de solutions mises en place pour répondre à nos besoins et à d'autres problèmes plus graves, qui de ce fait, reviennent. Une régression à cause du mouvement écologiste est un risque réel bien plus inquiétant que le réchauffement climatique.

A côté de cela il y a des activités faites dans une optique réellement écologique par des gens soucieux de l'environnement, qui pensent que l'écologie passe surout par l'action individuelle, ils montrent l'exemple, mais ce ne sont pas eux qu'on entend.
Malheureusement ceux qu'on entend sont les criards politisés, comme Greta la fanatique, Al Gore et compagnie, les champions de la manipulation par la peur, et ici tous leurs suiveurs conditionnés, les champions de l'allégeance au dogme.

Que proposes tu en face du démon vert ?
Que proposes tu pour gérer la finitude des fossiles (et de tout :mrgreen: ) ?
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Re: Eco-anxiété : le grand malaise de la jeunesse écologique




par Forhorse » 20/03/21, 19:35

il propose de faire l'autruche, rien de plus.
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Re: Eco-anxiété : le grand malaise de la jeunesse écologique




par eclectron » 20/03/21, 19:59

Forhorse a écrit :il propose de faire l'autruche, rien de plus.

Oui mais je veux qu'il le dise :lol: :lol: :lol:

Il dira de laisser faire le marché, laisser la libre initiative aux gens pour résoudre le problème.
Mais comme le problème est structurel, du au système capitaliste, l'action individuelle ne suffit pas, il faut une action de groupe.
En clair faire un groupement de gens à l'esprit écologiste, réalisant des actions écologistes.
Groupe que l'on pourrait appeler le parti écologiste ? :lol: :lol: :lol:
Ah pas facile de justifier les incohérences du libéralisme... :roll:
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Re: Eco-anxiété : le grand malaise de la jeunesse écologique




par ABC2019 » 21/03/21, 08:24

eclectron a écrit :Il y a quelques faits suffisamment significatifs et indiscutables : RCA et raréfaction des énergies fossiles

c'est en soi incohérent de dire que les deux sont indiscutables, puisqu'ils sont contradictoires. Si il y a une raréfaction des énergies fossiles dans un avenir proche, ça limitera forcément le RCA a des valeurs modestes.
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Re: Eco-anxiété : le grand malaise de la jeunesse écologique




par eclectron » 21/03/21, 08:45

ABC2019 a écrit :
eclectron a écrit :Il y a quelques faits suffisamment significatifs et indiscutables : RCA et raréfaction des énergies fossiles

c'est en soi incohérent de dire que les deux sont indiscutables, puisqu'ils sont contradictoires. Si il y a une raréfaction des énergies fossiles dans un avenir proche, ça limitera forcément le RCA a des valeurs modestes.

Tu prends quoi le matin ? Arrête tout de suite, ça provoque des "raisonnement a 2 balles".
Aujourd'hui il n'y a pas de RCA ?
Aujourd'hui il n'y a plus d’énergie fossiles ?
En gros, nous en sommes a la moitié des stock de fossiles, donc le RCA n'est pas près de s’arrêter, ce que tu sais pertinemment .
Ensuite tes considérations subjectives et hors sol, de RCA grave ou pas grave tant que pas des millions de morts estampillés RCA, je te laisse a ton petit déjeuner... :roll:
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