thibr a écrit :le rapport me parait intéressant...
https://stopcovid19.today/wp-content/up ... 200430.pdf
Ah ben tu parles.... passionnant même...
J'en ai extrait quelques passages avec quelques petits commentaires
Déjà voici son titre complet
Etude rétrospective chez 88 sujets
avec 3 approches thérapeutiques différentes
(traitement symptomatique / azithromycine / azithromycine + hydroxychloroquine)
Rapport d’expérience de médecins de terrain
Recommandations diagnostiques et thérapeutiques
à l’usage de leurs consœurs et confrères
Extraits
Courant mars 2020, l’ANSM 3 publie une mise en garde à la suite de trois décès suspects sous HCQ en
Nouvelle-Aquitaine, une des régions les moins exposées au COVID-19.
Plusieurs questions se posent donc :
sur quels critères a-t-on imputé la responsabilité de l’hydroxychloroquine ? et en si peu de temps ?
s’est-on assuré que ces personnes n’avaient pas une atteinte cardiaque liée au virus (myocardite,
myopéricardite, péricardite ou des antécédents cardiaques) ?
à quel stade de la maladie étaient les patients ?
les contre-indications d’emploi de l’hydroxychloroquine ont-elles été respectées ?
les patients souffraient-ils de comorbidité ?
La surprise est grande en médecine générale, chez les cardiologues, les dermatologues 4 mais aussi les
rhumatologues qui connaissent le mieux ce médicament.
« Il faut être factuel, simple. On a des données de tolérance depuis 30 ans, qui montrent que ce n’est pas un
produit hautement toxique. Il faut le manier avec la prudence mais ce n’est pas hautement toxique. C’est un
médicament utilisé en première ligne dans de nombreuses maladies inflammatoires. »
Pr Jean Sibilia, chef de service de rhumatologie, CHU de Strasbourg
Il convient d’ajouter que le protocole thérapeutique proposé avec le PLAQUENIL® dure 7 à 10 jours,
contrairement au traitement chronique des pathologiques rhumatologiques, administré pendant des mois
et le plus souvent des années.
Le collectif « Laissons les médecins prescrire » ne pouvant conduire l’étude compassionnelle souhaitée
auprès de 1 000 médecins touchés par le COVID-19 et dont le protocole avait été transmis à la Direction
Générale de la Santé, a recueilli des informations rétrospectives disponibles.
C’est la synthèse de ces données qui est communiquée dans le présent document et fait l’objet de
conclusions que nous souhaitons partager avec l’ensemble des médecins.
Car il y bien toujours URGENCE
- à soigner !
24 087 décès (à l’hôpital et en structures médico-sociales) annoncés par la Direction Générale de la
Santé le 29/04/2020 au soir (sous déclaration), auxquels s’ajoutent les 9 000 décès à domicile
(chiffre estimé par les médecins libéraux)
plus de 4 000 médecins enregistrés comme malades par le site de la CARMF (sous déclaration)
- à prévenir une 2 e vague de contamination lors du déconfinement prévu pour débuter
progressivement en date du 11 mai
La maladie évolue en deux phases : une première phase d’infection virale assez caractéristique pour les
personnes symptomatiques, et une seconde phase avec atteinte fréquente pulmonaire et systémique,
pouvant conduire les patients en réanimation. Il convient de noter que les symptômes sont souvent labiles.
La préoccupation des médecins traitants n’est pas la phase du parcours de soin en réanimation des patients
souffrant de COVID-19, celle-ci relève des centres hospitaliers publics ou privés.
La préoccupation des médecins de ville est de traiter le plus précocement possible les patients afin que ceux-
ci n’aient justement pas à effectuer de séjour en réanimation.
Ce que je me tue à dire
Il est donc important de diminuer voire réduire à zéro la charge virale de toute urgence pour bloquer
l’évolution de la maladie.
Ce qui semble évident
L’hydroxychloroquine, son dérivé hydroxylé, indiquée pour
traiter les maladies articulaires d'origine inflammatoire, a
également été utilisée, seule, par de nombreux centres
hospitaliers chinois.
Cette approche thérapeutique est percutante puisqu’elle
permet d’agir au stade le plus précoce possible de l’infection, à
savoir au niveau de la porte d’entrée intracellulaire du virus,
alors les autres thérapeutiques proposées et testées
interviennent à une étape postérieure de l’infestation virale.
L’objectif du Professeur Raoult, en ajoutant l’azithromycine,
était avant tout d’après son intervention référencée ci-dessous
(28/04/2020), d’effectuer la prévention des surinfections
bactériennes, ce qui est parfaitement pertinent.
La conclusion de l’équipe a été : la combinaison HCQ/AZM, utilisée en phase précoce de la maladie est un
traitement sûr et efficace pour le traitement du COVID-19, avec un taux de mortalité de 0,5%, chez les
patients âgés. Outre la prévention de l’aggravation de la maladie, le traitement élimine le virus et de ce fait
la contagiosité, dans l’immense majorité des cas.
Très peu d’études ont été/sont conduites chez des personnes COVID+ au stade précoce de la maladie
avec l’association HCQ/AZM : elles sont en cours aux USA, Brésil, Pakistan et dans plusieurs pays
d’Afrique comme le Sénégal.
Les résultats de ces études commencent à émerger comme celle Barbosa et al. (20) au Brésil et qui nous
intéresse particulièrement puisque réalisée en ambulatoire dans des conditions de terrain proches de celles
que connaissent les médecins libéraux français actuellement, à savoir : carence de tests, carence de
protection nécessitant de fréquentes consultations en télémédecine, mauvaises conditions de suivi clinique.
Cette étude, conduite chez 636 patients symptomatiques, à la méthodologie imparfaite en raison de toutes
ces carences, montre que l’association HCQ/AZM a permis une réduction drastique du nombre
d’hospitalisations par rapport au groupe témoin (p < 0,001).
Plusieurs études ont été citées par les autorités de santé françaises pour soutenir
une inefficacité de l’hydroxychloroquine
Outre le fait qu’aucune n’a testé le protocole préconisé par le Professeur Raoult, ces études ont favorisé la
mise en échec de l’hydroxychloroquine : prescription en 2 e phase de maladie, dose non respectée, non
association avec l’azithromycine, prescription chez des patients avec atteinte sévère nécessitant une
hospitalisation et bien souvent une réanimation.
Aux critiques qui pourraient également survenir sur le fait que cette virose peut être asymptomatique et
évoluer par elle-même de façon très favorable, il convient de rappeler que le rôle du médecin est de soigner
des personnes symptomatiques, de leur apporter réconfort et de faire en sorte que l’impact d’une maladie
donnée soit le plus limité possible, pour leur santé mais également pour leur vie quotidienne (capacité de
travail, de vie familiale, sociale, …).
On en revient à ce que je disais, le rôle du médecin c'est de soigner ses patients
Un homme du groupe témoin, âgé de 82 ans, en bon état général, avec un très léger surpoids (IMC 6 = 26,12)
et sans comorbidité, est décédé après que son état clinique se soit brutalement aggravé à J29 du cours
évolutif de la maladie. Il avait été vu par le SAMU en stade précoce, et avait reçu pour instruction de rester
confiné à domicile « en l’absence de signes de gravité ».
Même s'il faisait ostensiblement partie des personnes à risque il a également fait partie des «pas de bol» contrairement à sa femme
Le 3 e dossier concerne une patiente qui a demandé à être hospitalisée pour pouvoir bénéficier du
traitement PLQ/AZM, disponible seulement en milieu hospitalier à cette date. Cette dame est la conjointe
du patient décédé quelques jours avant et elle a dû insister auprès du service qui avait pris en charge son
conjoint et n’était pas favorable au traitement par hydroxychloroquine, pour qu’on administre le
médicament. L’hospitalisation ne relève donc ni d’un rationnel clinique, ni de complications, mais d’une
obligation administrative. Son évolution clinique a été spectaculaire en 48 heures sous traitement, elle a
été traitée 5 jours et est rentrée à son domicile à cette issue.
Moi et ma femme sommes plutôt du style de cette dame... ne pas jouer notre existence à pile ou face
(heureusement par chez nous il semble qu'on n'ait pas à taper du poing sur la table pour obtenir le traitement en question)
On ne peut pas dire
qu’il n’existe pas de proposition thérapeutique pour le COVID-19
Même si méthodologiquement elles sont imparfaites, les études de l’IHU Méditerranée (1,17,18), l’étude
chinoise publiée par Levantovsky et al. (19), celle de Barbosa et al. (20), ainsi que la présente conduite par le
collectif des médecins français vont toutes dans le même sens. Le traitement combinant hydroxychloroquine
et azithromycine fait mieux que le seul traitement symptomatique en matière d’efficacité et sans créer de
dommages graves lorsque la prescription est encadrée.
Il est terrible de constater qu’à ce jour, nous aurions pu avoir une réponse encore plus précise et mieux
documentée si le collectif « Laissons les médecins prescrire » avait pu conduire l’étude programmée auprès
de 1 000 médecins COVID+ qui se seraient auto-traités et auto-surveillés consciencieusement.
Mieux encore, il eut été possible d’évaluer en parallèle différentes propositions thérapeutiques émanant des
médecins libéraux, en première ligne sur le front du COVID-19 et avec des problématiques totalement
différentes de celles des services de réanimation.
VI. Comment aborder le déconfinement ?
Prévenir : une dimension fondamentale dans une stratégie de déconfinement
L’Institut Pasteur estime le taux d’immunisation de la population française à 5,7%. Dans certains territoires
particulièrement touchés, ce taux est évalué aux alentours de 12%.
Il va être important d’éviter cette « deuxième vague » épidémique au moment du déconfinement.
PROTÉGER – TESTER – ISOLER est la stratégie proposée par le Premier ministre dans son allocution du
28/04/2020.
1- PROTÉGER toute la population par le port de masques et les gestes barrière.
2- TESTER en masse et en premier lieu les personnes symptomatiques et leur entourage.
Je me trompe ou les tests de masse sont désormais déconseillés (HAS) + INTERDITS en entreprise (Ministère du Travail)
3- ISOLER les malades COVID + et les personnes ayant été en contact avec eux.
Il est clair que ces mesures doivent être appliquées, à condition de disposer des moyens pour le faire, moyens
qui eussent dus être à disposition au premier jour de l’épidémie.
Mais cela est INSUFFISANT !
En effet, SANS traitement précoce, l’état de santé des patients malades reste susceptible de s’aggraver et de
les conduire à l’hôpital ; il est URGENT de CHANGER la stratégie thérapeutique et il est du devoir et de la
responsabilité médicale de permettre le même accès aux soins pour toutes et tous.
Un point est donc essentiel
4- TRAITER
La stratégie peut reposer sur trois axes
Traitement précoce des malades selon les recommandations précisées au chapitre V.2. avec recueil
des paramètres de suivi, à visée épidémiologique. Ceci passe par la remise à disposition en médecine
de ville du PLAQUENIL® et par une gestion adaptée des stocks de cette molécule ainsi que de ceux
d’azithromycine qui sont au plus bas à ce jour dans certaines régions.
Prévenir en favorisant le bon fonctionnement du système immunitaire
Recharge des stocks de Vitamine D
Mise en place d’une chimioprophylaxie, en s’appuyant dans un premier temps, sur les données des
études rhumatologiques faisant état des contaminations moindres chez les patients lupiques et
souffrant de polyarthrite rhumatoïde, en attendant les résultats des études préconisées (chapitre
V.3.)
Espérons que ces médecins ne se fassent pas très sérieusement rappeler à l'ordre par l'Ordre des Médecins comme les Sabine et cie mais c'est pas gagné
