Covid et Didier Raoult (partisan de l'Hydroxychloroquine) : analyses sur la pandémie

Comment rester en bonne santé et prévenir les risques et ses conséquences sur votre santé et la santé publique. Maladies professionnelles, risques industriels (amiante, pollutions de l'air, les ondes électromagnétiques...), risques de société (stress au travail, surconsommation de médicaments...) et individuels (tabac, alcool...).
Adrien (ex-nico239)
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Re: Démission du Dr Raoult, partisan de la Chloroquine, du Conseil Scientifique Covid19

Message non lupar Adrien (ex-nico239) » 11/07/20, 15:16

C'est évident.

En l'occurrence c'est juste
1. une histoire de pognon
La preuve : aucun soi disant grand esprit scientifique ne vient, ici comme ailleurs, piper mot sur le redemsivir

2. une (vieille parce que j'en ai déjà parlé) histoire de taux de létalité qui est trop bas.
Faut pas s'inquiéter si ceux qui prennent les décisions avaient couru le risque d'y passer crois moi que les doubles conneries il ne les auraient pas réclamées.
À partir de 50% de taux de létalité on ne fait plus la fine bouche.
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Obamot
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Re: Démission du Dr Raoult, partisan de la Chloroquine, du Conseil Scientifique Covid19

Message non lupar Obamot » 11/07/20, 15:35

Quel calme ! Image
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Adrien (ex-nico239)
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Re: Démission du Dr Raoult, partisan de la Chloroquine, du Conseil Scientifique Covid19

Message non lupar Adrien (ex-nico239) » 11/07/20, 23:24

La morgue et la nullité des autorités françaises

Covid-19: comment l’épidémie nous a échappé

https://www.mediapart.fr/journal/france ... _article=1

« À cette époque, nous avions encore l’idée que les tests servaient avant tout à avoir une belle image de ce qu’il se passe sur le terrain. On disait : ce n’est pas avec des tests qu’on va sauver les gens. J’ai compris notre erreur quand j’ai vu qu’en Allemagne, leur mortalité absolue était bien plus faible qu’en France, alors qu’ils sont juste à côté du Grand Est, reconnaît l’épidémiologiste Antoine Flahault, directeur de l’Institut de santé globale de l’université de Genève. En réalité, en testant plus, les personnes adoptent plus naturellement les gestes barrières, participant de facto à éteindre les chaînes de transmission. »

Ce soir-là, Éric Caumes a l’impression d’être « pris pour un con » : « J’ai fini par les croire, puisqu’ils n’arrêtaient pas de dire qu’on était prêts. J’avais encore une certaine confiance dans la capacité du système à encaisser. » Le jeudi, il déjeune avec le professeur Renaud Piarroux, parasitologue, son voisin à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière : « C’était la première fois que je parlais à une personne qui était plus pessimiste que moi. Et il m’a convaincu que même l’AP-HP n’était pas au niveau, que rien n’était prêt : ni les respirateurs, ni les lits, ni les masques, ni les tests. On n’était prêts pour rien. »



Eh oui ce constat il y en a un seul qui l'a fait : Raoult et tout le monde a essayé de le décrédibiliser.

Adrien (ex-nico239) a écrit :on n'a pas voulu appliquer la méthode Raoult : tester, isoler, soigner

Résultat on a laissé des milliers de contagieux se promener volontairement dans la nature et contaminer à tout va.
Ou rester chez eux dans l'attente d'un état grave et pour certains irréversible

Ce taux de létalité pourri de plus de 18% a été le choix d'une politique de santé corrompue criminelle, fruit d'une insigne impréparation et incapacité réunies.

On a donc strictement le taux qu'on mérite à savoir le second plus mauvais au monde à ce jour et c'était délibéré.



Et la connerie va peut-être se reproduire...
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Remundo
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Re: Démission du Dr Raoult, partisan de la Chloroquine, du Conseil Scientifique Covid19

Message non lupar Remundo » 11/07/20, 23:31

ça décante, ça décante...
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Adrien (ex-nico239)
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Re: Démission du Dr Raoult, partisan de la Chloroquine, du Conseil Scientifique Covid19

Message non lupar Adrien (ex-nico239) » 11/07/20, 23:44

Et on continue

Données épidémiologiques: la pénurie cachée
https://www.mediapart.fr/journal/france ... rie-cachee

Nombre de nouveaux cas confirmés, nombre de personnes en réanimation, nombre de décès, nombre de respirateurs disponibles… Ces chiffres, égrenés jusqu’à deux fois par jour durant le confinement, étaient au cœur des décisions. Grâce à un énorme travail de collecte et de consolidation des données hospitalières, la « data science » a indiscutablement sauvé des vies. Mais cette masse de données s’est avérée fort inutile pour empêcher quiconque de tomber malade.

Eh oui avec la data science il y en a qui se croient dans un jeu vidéo et qui veulent mettre des petits vieux cas confirmés covid dans un groupe placebo comme si c'était des pacman...


Je serais moins clément que lui.
C'était une décision de pouvoir d'avoir le moins de chiffres possible pour masquer la catastrophe et l'incurie
Au fait on vient de dépasser les 30 000 morts aujourd'hui .... et dire qu'on ignore encore le nombre de décès à domicile : LA MEN TA BLE.

« Il était impossible d’utiliser ces communiqués de presse pour tracer des courbes et suivre l’évolution de l’épidémie, se souvient Lior Perez. J’ai regardé ce qui s’était fait en Asie et j’ai découvert qu’en Corée du Sud, une communauté de datascientists s’était emparée du problème et avait épluché toutes les données pour les mettre à disposition dans un même fichier informatique. » Une demi-douzaine de datascientists répondent à son appel. « Nous nous sommes répartis les régions et avons commencé à éplucher chaque communiqué de presse et à intégrer les données à la main dans un tableau, en nous aidant parfois de la presse pour retrouver des informations manquantes. »


Problème : ces données concernent les cas graves, « l’embouteillage » visible de l’épidémie. Il y a évidemment une certaine logique à cela, explique l’épidémiologiste Mathieu Moslonka-Lefebvre : « La plupart des modèles développés par la communauté scientifique pour éclairer la gestion de crise étaient focalisés sur cet enjeu : éviter la saturation des systèmes de soin. » Mais ces indicateurs présentent un gros désavantage : ils ont nécessairement un train de retard sur la circulation du virus.


Eh oui Raoult lui il avait un train d'avance mais tout le monde se croyait plus fort que lui.


Et lui non....
Les consignes étaient n'allez pas voir votre médecin.
Téléphonez lui
Attendez chez vous avec du doliprane que ça se passe
En plus les médecins ont été censurés
Comment après cela vouloir qu'ils fassent leur boulot
Ah c'est sur se rendre compte APRÈS COUP que les médecins de ville et de campagne sont des maillons très importants c'est UN PEU TARD
D’autant plus qu’il n’était pas possible à l’époque de tester tous les cas suspects : seuls quelques dizaines d’échantillons faisaient l’objet d’une analyse virologique chaque semaine dans le cadre de ce réseau. Pour ce chercheur de l’Institut Pierre-Louis d’épidémiologie et de santé publique, « la médecine de ville est vraiment l’endroit où nous avons des progrès à faire » : « J’ai le sentiment que nous avons rapidement bénéficié de données hospitalières assez exhaustives, mais les épidémies démarrent en milieu communautaire, pas à l’hôpital. »


Ben c'est sur c'est que ce faisait Raoult.
Les labos véto ont proposé leurs réactifs et on les a envoyer paître.
« Si le peu de tests disponibles en février-mars avait été alloué à la médecine de ville plutôt qu’à l’hôpital, nous aurions pu voir venir l’épidémie beaucoup plus tôt, estime le docteur Claude Leicher, président national des Communautés professionnelles territoriales de santé (Cpts). En Allemagne, 8 tests sur 10 étaient réalisés en médecine de ville et non à l’hôpital. »


Ils auraient du embaucher notre ABCassine notre spécialiste maison
« On travaille avec des outils archaïques, on a beaucoup bricolé à base d’Excel et de copier-coller, on a perdu des journées et des soirées à refaire nos tableaux à la main. Nous sommes bien loin de la start-up nation… », révèle un agent d’une ARS, qui souhaite garder l’anonymat. Ces suivis dits de contacts de cas étaient ainsi réalisés de façon très hétérogène sur le territoire et la plupart n’ont donné lieu à aucune publication.

Eh oui tu parles qu'ils ne veulent pas qu'on sache et si les chiffres ne sont pas trafiqués on aura de la chance
Même Etalab, qui est pourtant une administration publique dont la mission est « d’utiliser les données pour améliorer l’action publique », n’a pu accéder aux données de la base Godata. Seuls Santé publique France, les ARS et les Centres nationaux de référence des virus respiratoire y sont autorisés.

« Bien sûr qu’il faut prêter une grande attention aux données personnelles, mais, pour moi, ces histoires de risque de réidentification après anonymisation, c’est un alibi : on peut toujours anonymiser les données et les chercheurs ne sont pas du tout intéressés par l’identité des cas », critique Antoine Flahault, directeur de l’Institut de santé globale de l’université de Genève, dont l’application de modélisation est en open source.

Lorsqu’il dirigeait le réseau Sentinelles à la fin des années 1990, il a ouvert l’accès aux données issues de ce réseau de médecins. Trente ans plus tard, les chercheurs sont nombreux à les utiliser. « À l’époque, on m’a dit que j’étais fou, que c’était risqué politiquement, que j’allais tuer le tourisme, etc. Les réticences au partage sont bien souvent motivées par d’autres raisons que le respect de la vie privée… »


Eh oui le business et l'orgueil c'est plus important que la connaissance de l'épidémie et le partage de l'info, voire que les malades
Autre frein identifié : les partenariats exclusifs avec certains chercheurs, dans le but de publier en premier. « Les données, c’est de l’or, ça génère des réflexes qui ne servent pas le bien public », confirme Antoine Flahault. Des données assez basiques comme la durée d’hospitalisation ou le temps entre le début de l’infection et l’entrée en réanimation n’ont ainsi été partagées qu’après la publication dans la revue Science de l’équipe de Simon Cauchemez, de l’Institut Pasteur, associée pour l’occasion à Santé publique France, au ministère de la santé ou encore à l’Institut Pierre-Louis d’épidémiologie et de santé publique.

Ah Raoult en prend pour son grade et si c'est vrai ils ont raison
L’Institut dirigé par Didier Raoult, l’IHU Méditerranée infection à Marseille, annonce par exemple avoir séquencé 494 génomes complets du Sars-Cov-2, mais ces séquences n’ont toujours pas été partagées, alors qu’il existe une plateforme internationale baptisée Gisaid qui vise précisément à mettre en commun toutes les séquences pour mener des comparaisons phylogénétiques du virus. Fin juin, la France avait publié 394 génomes dans cette base, soit à peine 1 % du nombre total de génomes partagés au niveau international…
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GuyGadebois
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Re: Démission du Dr Raoult, partisan de la Chloroquine, du Conseil Scientifique Covid19

Message non lupar GuyGadebois » 12/07/20, 00:23

Remundo a écrit :ça décante, ça décante...

- Docteur, j'ai de la fièvre, des frissons me parcourent, j'ai plus d'odorat.
Ausculation, tension, température.
- Bon, HCQ et AZ pendant x jours et on n'en parle plus.
- Vous me rassurez, docteur.
- Oui mais non, je n'ai pas le droit de vous le prescrire.
- :shock:
- Et ouais... :( Suivant !

Moi j'dis: Image
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Re: Démission du Dr Raoult, partisan de la Chloroquine, du Conseil Scientifique Covid19

Message non lupar Adrien (ex-nico239) » 12/07/20, 01:15

Un sacré article de
Le Dr Stéphane Gayet revient sur les traitements contre le coronavirus qui ont été au coeur de nombreuses polémiques ces derniers mois : l'hydroxychloroquine et le remdésivir.


Hydroxychloroquine et remdésivir : petits repères pour tenter d’y voir plus clair dans le "match" des traitements contre le coronavirus
https://www.atlantico.fr/decryptage/359 ... ane-gayet-

Atlantico.fr : Hydroxychloroquine et remdésivir, comment s’y retrouver dans cette polémique ?

Stéphane Gayet : On ne peut plus s’y retrouver aujourd’hui, car la polémique – qui atteint son paroxysme en France – est devenue illisible et même pour les médecins, ce qui n’est pas peu dire. Cette crise de l’hydroxy chloroquine – car c’en est une – révèle au grand jour certains dysfonctionnements graves de notre médecine. On s’y perd complètement. On ne sait plus ce qu’est la médecine, quels sont ses objectifs, comment elle est financée et l’on ne sait plus ce qu’est la science ni ce qu’est une preuve scientifique, expression dont on a largement usé et abusé.

La médecine ?

La médecine est un domaine d’activité et une profession particulièrement réglementée. La profession médicale n’est à nulle autre pareille. Elle est complexe et ésotérique pour le profane, non pas à dessein, mais par la force des choses : le corps humain est la plus compliquée des « machines » et l’on ne sait encore que trop peu de choses à son sujet. Il est consternant d’apprendre que beaucoup de personnes – y compris certains médecins – croient que l’on connaît à présent l’essentiel sur notre corps et que la médecine est toute puissante. Le fils d’un malade sévèrement atteint d’une légionellose et hospitalisé en réanimation m’a dit un jour : « Je vois bien que mon père est dans un état grave ; or, je sais que la médecine peut tout guérir aujourd’hui et si mon père décédait, je considèrerais que ce serait de votre faute et j’agirais en conséquence. » J’ajoute qu’il a fini par guérir.

La vérité est que la médecine – l’activité consistant à soigner des personnes ayant besoin de l’être - n’est pas une science et l’on ne voit pas bien comment elle pourrait le devenir ; en revanche, elle s’appuie sur les sciences médicales (anatomie ; histologie : les tissus du corps ; physiologie : le fonctionnement du corps ; biologie ; pathologie : les maladies ; séméiologie : les symptômes et les signes des maladies ; pharmacologie, etc.).

L’activité médicale comporte une relation médecin-patient, un recueil de symptômes (ce que l’on éprouve, mais qu’un observateur ne peut pas constater) et de signes (ce qu’un observateur peut constater) par un interrogatoire et un examen physique (inspection, palpation, auscultation…), un raisonnement nosographique (identification de la maladie) et étiologique (recherche de la cause de la maladie), une proposition thérapeutique, une prescription et un suivi sous traitement. On comprend que tout cela n’a rien de scientifique, mais se fonde le plus possible sur l’état des sciences médicales. Si la médecine était une science, on n’aurait pratiquement plus besoin de médecins : on pourrait se faire soigner par des robots et des techniciens de soins.

Le fameux Serment d’Hippocrate

Il est bien connu de tous qu’un étudiant en médecine, le jour de sa soutenance de thèse – thèse dite d’exercice qui confère le grade de docteur en médecine -, prête le « Serment d’Hippocrate ». Il est très connu, car il impressionne, tant par sa solennité – la soutenance de thèse est ouverte au public – que par son contenu qui semble contraster avec la pratique.

Ce texte est long ; en voici les passages les plus significatifs : « Au moment d’être admis à exercer la médecine, je promets et je jure d’être fidèle aux lois de l’honneur et de la probité. Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux. Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination. J’interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me le demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire. Admis dans l’intimité des personnes, je tairai les secrets qui me seront confiés. Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je n’entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me seront demandés. Que les hommes et mes confrères m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré et méprisé si j’y manque. »

La médecine fondée sur des preuves (en anglais : « evidence-based medicine » ou EBM)

C’est la médecine factuelle, qui s’oppose à la médecine intuitive ou de conviction. Car l’être humain est par nature irrationnel et c’est pourquoi il cultive autant la rationalité qui lui fait tellement défaut. Mais la notion de preuve dans les sciences du vivant et en particulier en médecine est beaucoup plus délicate qu’en droit et en justice.

Comment prouver qu’un traitement est efficace dans telle ou telle maladie ?

Attention : une médecine fondée sur des preuves n’est pas pour autant une médecine irréprochable. Et une preuve ne fait pas la science, car la science, c’est autre chose. Selon le dictionnaire Le Robert : « La science est un ensemble de connaissances et de travaux d'une valeur universelle, ayant pour objet l'étude de faits et de relations vérifiables, selon des méthodes déterminées (comme l'observation, l'expérience, le calcul ou les hypothèses et la déduction). »

On parle ainsi de méthode scientifique, de démarche scientifique. Mais en médecine, la notion de science a été dénaturée. Car on utilise de plus en plus le mot science et l’adjectif scientifique, non pas pour parler de travaux de recherche, mais pour habiller des résultats obtenus et ainsi les « valider » de « façon indiscutable », dans les expressions telles que « Il est prouvé scientifiquement que… », « On a la preuve scientifique que… », « C’est démontré scientifiquement… ». Dans ces expressions, il s’agit pratiquement toujours de mise en œuvre de la méthode de l’essai thérapeutique.

La méthode de l’essai thérapeutique contrôlé et randomisé dont on attend des résultats « significatifs »

On veut prouver la supériorité d’un traitement A sur un traitement B ou tout simplement de l’efficacité d’un traitement A en le comparant à l’absence de traitement ou à un placebo (produit sans activité pharmacodynamique).

Le procédé est toujours le même : il consiste à appliquer des tests statistiques aux résultats obtenus dans deux groupes A et B distincts d’individus (traités par des produits A et B différents), afin de prouver que ceux obtenus dans le groupe A traité par le produit A sont significativement différents (meilleurs) que ceux obtenus dans le groupe B traité par le produit B. Tout est là : en fait de science, c’est de science statistique qu’il s’agit ; la science statistique appartient à la science mathématique ; or, notre civilisation attribue une valeur suprême à tout ce qui est mathématique : « Ce qui est prouvé mathématiquement ne se discute pas. » Aujourd’hui, dans les congrès et les publications écrites, les tests statistiques sont considérés comme procurant le label inattaquable qui valide les résultats obtenus lors d’une « recherche », recherche qui n’en est souvent pas une, en réalité. On est aveuglé par cette sacro-sainte significativité statistique qui permet de faire accepter beaucoup de résultats, fussent-ils en réalité discutables. Cette sacro-sainte significativité statistique est généralement illustrée par le fameux « p < 0,01 ».

Un essai thérapeutique consiste donc à essayer un nouveau traitement A dans un groupe A d’individus. On dit qu’il est contrôlé quand le groupe A dit d’intervention (celui auquel on va essayer un nouveau traitement A) est comparé à un groupe B dit groupe contrôle (celui auquel on va appliquer le traitement classique ou l’absence de traitement). On dit que l’essai thérapeutique est randomisé si les groupes A et B sont constitués au hasard (par tirage au sort : random est un mot anglais signifiant hasard, aléa). On comprend qu’un essai thérapeutique contrôlé et randomisé soit robuste et que ses résultats aient une grande valeur. Il reste ensuite à appliquer des tests statistiques aux résultats obtenus, et le tour est joué : on peut démontrer que le traitement A est vraiment meilleur que le traitement B, ce qui permet de justifier sa commercialisation et son utilisation.

Personne ne peut contester l’intérêt de l’essai thérapeutique contrôlé et randomisé. Mais le problème, c’est l’usage que l’on en fait pour arriver à ses fins, c’est-à-dire prouver que le traitement A est supérieur au traitement B. En pratique, il suffit de choisir les critères d’évaluation dans le sens de ce que l’on veut démontrer et de trouver le test statistique idoine qui va affirmer que la différence entre les résultats des groupes A et B est significative. Aujourd’hui, il n’est pas exagéré de parler de cuisine statistique pour décrire les pirouettes et autres acrobaties que l’on a la possibilité de faire afin d’arriver à ses fins : prouver que A est mieux que B.

Et une grande majorité de médecins est persuadée que c’est ipso facto une démarche scientifique dont on ne peut que valider les conclusions. Toute l’industrie pharmaceutique fonctionne ainsi, ce qui permet de commercialiser des produits rentables financièrement (c’est le but) et de disqualifier des (anciens) produits qui ne sont pas passés à la moulinette de l’essai thérapeutique contrôlé et randomisé avec des résultats statistiquement significatifs.

Le dogme actuel en médecine « Pas de science sans essai thérapeutique et pas de preuve sans test statistique »

Ce dogme qui est assimilé par tous les étudiants en médecine procède d’un positivisme étroit. C’est plus que réducteur, c’est simpliste et borné. Quand on considère des grands noms de la médecine et de la biologie, comme René Laennec, Claude Bernard, Gregor Mendel, Louis Pasteur, Robert Koch, Marie Curie, Henri Mondor, Jean Bernard, Jean Dausset…, on constate qu’ils n’avaient pas besoin de tests statistiques (le fameux p < 0,01) pour faire reconnaître la valeur de leurs travaux. Ces grands savants et chercheurs avaient tout simplement un esprit, une curiosité et une méthode scientifiques. Ils ont réalisé des travaux scientifiques et fait des découvertes scientifiques. Ils étaient des scientifiques tout simplement, des scientifiques qui ont fait indiscutablement progresser les sciences médicales et la médecine.

Le combat de l’hydroxy chloroquine (HCQ) contre le remdésivir : David contre Goliath

Il faut faire preuve d’une réelle mauvaise foi pour affirmer que l’hydroxy chloroquine n’est pas efficace pour soigner la CoVid-19. Le tout est de savoir à quel moment, à quelle dose et pendant combien de temps. Mais il n’y a pas d’essai thérapeutique contrôlé et randomisé avec des résultats statistiquement significatifs pour l’hydroxy chloroquine.

Le professeur Christian Perronne a été jusqu’à dire « Il est criminel d’affirmer que l’hydroxy chloroquine est inefficace sur la CoVid-19 ». La vérité est que cette molécule n’est pas commercialement rentable (PLAQUENIL, qui est déjà un ancien produit) et qu’aucun laboratoire ne financera une grande étude contrôlée et randomisée, car ces études sont longues et extrêmement coûteuses. Or, comme je l’ai dit, sans étude contrôlée et randomisée produisant un résultat statistiquement significatif, point de salut : aucune chance, aucune considération.

Le professeur Didier Raoult – il faut faire abstraction de son personnage qui irrite bon nombre de personnes – a une grosse expérience de l’HCQ dans la CoVid-19 et avec de bons résultats. Il est le premier à avoir rapporté les travaux chinois faisant état de son activité « in vitro » (au laboratoire). L’HCQ est aujourd’hui largement utilisée dans de nombreux pays du monde pour soigner la CoVid-19 et avec de bons résultats. L’armée française a constitué un très important stock de chloroquine pour être prête à une éventuelle nouvelle vague massive de CoVid-19. Et sans parler de tous les médecins qui clament haut et fort qu’elle est inefficace et qui néanmoins s’en sont procuré discrètement, pour eux et pour leurs proches. J’en ai moi-même bien bénéficié quand j’étais malade de la CoVid-19 en mars, mais je ne constitue qu’un seul cas (j’ai eu du reste beaucoup de difficultés à m’en procurer, étant donné la mainmise du ministère chargé de la santé sur les pharmacies concernant la délivrance d’HCQ, ce qui est véritablement scandaleux étant donné que l’on se procurait facilement ce produit avant la pandémie ; le motif officiel serait la prévention des accidents cardiaques toxiques, ce qui est aberrant).

Deux études américaines récentes affirment l’efficacité de l’hydroxy chloroquine sur la CoVid-19.

Mais que peut la naine hydroxy chloroquine (HCQ) face au géant remdésivir ? Il y a déjà eu le scandale de la publication falsifiée dans la prestigieuse revue « The Lancet », publication très défavorable à l’HCQ : la société Surgisphere qui est sensée avoir piloté l’étude est plus ou moins virtuelle et les données utilisées sont introuvables. Il y a maintenant cette accablante information selon laquelle les médecins experts qui ont pris position contre l’hydroxy chloroquine (et pour le remdésivir) ont été rémunérés par le laboratoire qui fabrique et commercialise le remdésivir.

Il faut préciser que le remdésivir est un antiviral qui a été développé pour traiter les infections à virus Ébola, mais sans succès. Il est en revanche très utilisé en Chine pour soigner la péritonite aiguë féline à coronavirus chez les chats (mais dans cet usage lucratif, il est essentiellement distribué et revendu en dehors des circuits officiels et réguliers).

Et depuis le mois de mars, le laboratoire en question fait tout ce qu’il peut pour le placer dans le traitement de la CoVid-19, étant donné qu’il a montré une certaine efficacité sur d’autres coronavirus. Sa commercialisation pour soigner la CoVid-19 – avec des contraintes liées à la nouveauté – a été autorisée récemment, malgré le fait qu’il soit très peu efficace (il ne modifie pas la létalité de la CoVid-19 et se contenterait de réduire un peu la durée d’hospitalisation des formes sévères). Il faut surtout dire que le traitement de la CoVid-19 par le remdésivir coûte de l’ordre de 30 fois plus cher que celui par l’hydroxy chloroquine.

Pour discréditer l’HCQ, on a été jusqu’à mettre sur le dos de cette molécule des complications cardiaques, qui étaient en réalité liées à l’infection virale par le SARS-CoV-2 (agent de la CoVid-19 : on sait que ce virus est responsable d’affections cardiaques, notamment par atteinte des vaisseaux et des micro vaisseaux du cœur). On a aussi utilisé l’HCQ à doses toxiques (très supérieures à 1000 mg : effets secondaires cardiaques potentiellement graves), alors que la dose maximale habituelle (600 mg) est suffisante ; ce qui a contribué à dévaloriser encore un peu plus le produit et a servi de prétexte pour en réglementer sa délivrance (ce qui n’était pas le cas avant la pandémie CoVid-19).

Aujourd’hui, le dossier de l’hydroxy chloroquine est devenu incompréhensible pour la population, pour beaucoup de journalistes et même pour un grand nombre de médecins. La France a été jusqu’à rendre très difficile l’obtention d’HCQ au motif d’une toxicité cardiaque dangereuse, toxicité en réalité très exagérée comme je l’ai dit.

Tout cela est grave et inquiétant et n’est pas de nature à améliorer la confiance des usagers en la médecine.

Des travaux allemands récents semblent montrer vis-à-vis de la CoVid-19 une activité intéressante de l’artémisinine, qui est, comme la chloroquine, une substance naturelle extraite d’une plante : l’artémisinine est la substance active que l’on a extraite de la plante Artemisia annua (armoise). On parle aussi depuis quelque temps d’une possible activité de l’ivermectine, qui est une substance issue d’une fermentation naturelle par des bactéries. Il faut préciser que l’artémisinine est déjà connue et utilisée comme remède contre le paludisme et que l’ivermectine l’est comme antiparasitaire, en particulier contre la gale.

Que deviendront ces produits candidats à un « repositionnement thérapeutique », face au remdésivir ?

Décidément, la pandémie CoVid-19 a entraîné bien des turbulences en médecine.
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Re: Démission du Dr Raoult, partisan de la Chloroquine, du Conseil Scientifique Covid19

Message non lupar izentrop » 12/07/20, 02:02

Qu'est ce qu'on ferait pas pour soutenir un collègue :wink: https://www.orpha.net/consor/cgi-bin/Di ... hane-GAYET
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Adrien (ex-nico239)
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Re: Démission du Dr Raoult, partisan de la Chloroquine, du Conseil Scientifique Covid19

Message non lupar Adrien (ex-nico239) » 12/07/20, 02:42

izentrop a écrit :Qu'est ce qu'on ferait pas pour soutenir un collègue :wink: https://www.orpha.net/consor/cgi-bin/Di ... hane-GAYET



En tous les cas une chose est sure, y avait people pour dézinguer l'hydroxychloroquine et l'azythromicine mais y a plus personne pour soutenir le redemsivir.
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Re: Démission du Dr Raoult, partisan de la Chloroquine, du Conseil Scientifique Covid19

Message non lupar ABC2019 » 12/07/20, 04:45

Adrien (ex-nico239) a écrit :La morgue et la nullité des autorités françaises

Covid-19: comment l’épidémie nous a échappé

https://www.mediapart.fr/journal/france ... _article=1

« À cette époque, nous avions encore l’idée que les tests servaient avant tout à avoir une belle image de ce qu’il se passe sur le terrain. On disait : ce n’est pas avec des tests qu’on va sauver les gens. J’ai compris notre erreur quand j’ai vu qu’en Allemagne, leur mortalité absolue était bien plus faible qu’en France, alors qu’ils sont juste à côté du Grand Est, reconnaît l’épidémiologiste Antoine Flahault, directeur de l’Institut de santé globale de l’université de Genève. En réalité, en testant plus, les personnes adoptent plus naturellement les gestes barrières, participant de facto à éteindre les chaînes de transmission. »

Ce soir-là, Éric Caumes a l’impression d’être « pris pour un con » : « J’ai fini par les croire, puisqu’ils n’arrêtaient pas de dire qu’on était prêts. J’avais encore une certaine confiance dans la capacité du système à encaisser. » Le jeudi, il déjeune avec le professeur Renaud Piarroux, parasitologue, son voisin à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière : « C’était la première fois que je parlais à une personne qui était plus pessimiste que moi. Et il m’a convaincu que même l’AP-HP n’était pas au niveau, que rien n’était prêt : ni les respirateurs, ni les lits, ni les masques, ni les tests. On n’était prêts pour rien. »



Eh oui ce constat il y en a un seul qui l'a fait : Raoult et tout le monde a essayé de le décrédibiliser.

Adrien (ex-nico239) a écrit :on n'a pas voulu appliquer la méthode Raoult : tester, isoler, soigner.

pas du tout, Raoult a enfumé son monde comme les autres en prétendant avoir une molécule efficace pour soigner sans en avoir aucune preuve. Tester et isoler, ok, mais ses "soins" n'ont pas été plus efficaces que d'autres. Dans le groupe des médecins infatués et surs d'avoir raison sur tout, il n'est pas le dernier (et dans le groupe des naifs prêts à se ranger derrière la barrière d'une idole, sans esprit critique, vous n'êtes pas les derniers non plus).
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Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet. (Georges COURTELINE)

Mééé nie nui allé a des fetes avec 200 personnes et n'iai meme pas été maladee moiiiiiii (Guignol des bois)


 


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