Adrien (ex-nico239) a écrit :VetusLignum a écrit :ABC2019 a écrit :Ca c'est vraiment pas compliqué, tu fais exactement ce qu'il a fait, sauf que tu tires à pile ou face de savoir si tu lui donnes des vrais médicaments ou du placebo. Au moindre signe qu'il y a une différence statistiquement significative, tu peux très bien arrêter et décider de ne donner que le bon traitement Mais comme tu ne sais pas au début si ça va faire plus de morts ou moins de morts, il n'y a pas de problème éthique à faire ça .
Dans ce cas, vous devez faire face a un certain nombre de difficultés :
1) Une grande partie des patients voudront être traités, et si vous ne les traitez pas, ils essaieront de se faire prescrire par leur médecin traitant a minima un anti-biotique
2) A supposer que, sans traitement, 5% des gens meurent, alors il vous faudra un échantillon énorme pour que des différences significatives puissent apparaître.
https://www.statsoft.fr/concepts-statis ... fiance.php3) Il y des difficultés de mise en place ; il faut des malades, il faut tester s'ils ont la maladie, que le résultat soit disponible rapidement ; ensuite, il peut être nécessaire de pratiquer des examens médicaux supplémentaires, vérifier qu'il n'y a pas de contre indications.
4) Il faut bien choisir ce qu'on veut tester : est-ce qu'on rajoute du zinc ? est-ce qu'on veut tester aussi d'autres anti-viraux ?
5) il faut une volonté, sachant qu'aucun laboratoire n'a intérêt a ce que des molécules génériques ne fonctionnent.
Le problème est-il le protocole ou l'aspect mortel de la maladie?
Avec une maladie potentiellement mortelle le patient placebo devient un cobaye humain au même titre qu'une souris et qui peut être sacrifié sur l'autel de..... de quoi d'ailleurs?
Qu'aurait-on dit si à l'issue d'un essai clinique en bonne et dûe forme de l'IHU X patients placebo étaient morts?
la même chose que si X patients de plus sous HCQ étaient morts à cause d'une surmortalité induite par l'HCQ, le probleme moral est exactement le même et les premiers patients traités par HCQ n'étaient pas moins des cobayes.
Dans le cas de la pandémie Covid-19, il n’y a pas de traitement efficace connu à ce jour. Donc le groupe non traité ne se verra proposer aucun traitement novateur. De ce fait, certains cliniciens s’insurgent contre la médecine basée sur les preuves. En effet, ils proclament qu’en absence de traitement connu efficace, il vaut mieux traiter avec une molécule dont l’efficacité est incertaine que de suivre la procédure standard pour ce type de pathologies (groupe placébo). Ils considèrent qu’il n’est pas éthique de ne pas le proposer. Cette position a été adoptée il y a quelques années lors de l’épidémie d’Ebola où certains traitements ont été administrés en urgence, sans preuve antérieure de leur supériorité et sans groupe placébo. Cette stratégie a permis de mettre en évidence un traitement adapté (voir les publications de Fallah MP, Skrip LA et de Kalil AC).
Mais peut-on raisonner ici comme lors de l’épidémie d’Ebola, avec un taux de mortalité qui approchait les 100% au début de l’épidémie ? Ici, nous faisons face à une pandémie mondiale mais qui n’est mortelle que pour 0,3% des patients qui présentent des signes cliniques après leur infection. Rappelons que la grande majorité de nos concitoyens (60 à 70 %) seront infectés mais ne développeront aucun signe de la maladie ou seulement des signes bénins.
Exactement , la différence était qu'Ebola était bien plus mortel et que des effets bénéfiques étaient bien plus faciles à mettre en évidence sans placebo, alors que là on joue sur des mortalités bien plus faibles , et que les effets potentiellement dangereux du médicament peuvent être du même ordre, il n'y a pas plus d'éthique à prescrire le placebo que le médicament lui même.
Si tu proclames qu'il vaut mieux donner un traitement incertain sans groupe controle que avec, tu en paies le prix : c'est que ton traitement reste toujours aussi incertain. Dans ce cas c'est une faute professionnelle grave de proclamer publiquement que c'est efficace en jouant sur la méconnaissance générale de la population, des statistiques et en surjouant son coté Rambo sauveur du monde sur des esprits crédules.
Ca s'apparente à du charlatanisme, c'est contraire à la loi, et c'est punissable.
Comme on peut le lire, au nom d'un faible pourcentage de décès par rapport au nombre théorique de personnes infectés, les auteurs s'assoient clairement sur les 30 000 morts du Covid (en France).
En fait le coeur du problème semble être le nombre de morts acceptables à partir duquel on autorise les médecins à tenter de soigner avec les moyens du bord ou pas.
non le probleme est de laisser prescrire massivement des médicaments dont l'efficacité et la dangerosité n'ont pas été clairement établis. Tu parles des 30 000 morts, mais si l'HCQ avait été plus dangereuse qu'utile sur les malades de la covid-19, (ce qui n'est pas exclus par les études, même si celle du Lancet est bidonnée), le nombre de morts aurait été SUPERIEUR en cas de prescription massive , c'est aussi simple que ça.
Tous tes raisonnements sont faits avec l'hypothèse implicite que l'HCQ guérit au moins autant de gens qu'elle ne peut en faire mourir, or c'est justement ça qui n'a pas été prouvé.
C'est quoi la limite pour laisser les médecins tenter d'agir?
- 30 000 morts surtout chez les vieux cela ne nous concerne pas donc on attend peinards les essais cliniques et on les laisse crever sans lever le petit doigt.
- 500 000 morts tous âges confondus et des blablateurs qui commencent à fouetter pour eux-mêmes et qui donc autorisent les médecins à essayer de sauver LEURS peaux avec des médocs sans preuve antérieure de leur supériorité et sans groupe placébo?
Genre de raisonnement vraiment lamentable, pitoyable, voire criminel.
c'est pas du tout la question, avec 1000 cas assez bien étudiés tu peux déjà avoir une idée raisonnable de l'efficacité de ton traitement, et après tu peux soigner des millions de personnes avec. Mais il faut que les 1000 premiers cas acceptent le risque, sachant qu'au départ ils ne savent pas si ça va les soigner ou si ça peut les tuer.
Mais si tu ne le fais pas, et que tu soignes tout le monde sans savoir ce que ça fait, tu fais courir le même risque à des millions de personnes au lieu de ne le faire courir qu'aux 1000 premiers !! où est l'éthique là dedans ?
Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet. (Georges COURTELINE)
Mééé nie nui allé a des fetes avec 200 personnes et n'iai meme pas été maladee moiiiiiii (Guignol des bois)