Covid psychologique : dégâts, débat, aides et soutiens

Comment rester en bonne santé et prévenir les risques et ses conséquences sur votre santé et la santé publique. Maladies professionnelles, risques industriels (amiante, pollutions de l'air, les ondes électromagnétiques...), risques de société (stress au travail, surconsommation de médicaments...) et individuels (tabac, alcool...).
Avatar de l’utilisateur
Christophe
Modérateur
Modérateur
Messages : 59371
Inscription : 10/02/03, 14:06
Localisation : Planète Serre
x 2385

Re: Covid psychologique : dégâts, débat, aides et soutiens




par Christophe » 05/01/21, 10:15

On peut re centrer svp ?

Merci
0 x

Avatar de l’utilisateur
gegyx
Econologue expert
Econologue expert
Messages : 3943
Inscription : 21/01/05, 11:59
x 263

Re: Covid psychologique : dégâts, débat, aides et soutiens




par gegyx » 25/01/21, 14:10

https://www.le-journal-catalan.com/pro- ... adel/86849

"Culpabilisation, conditionnement, mensonge…” Le Dr Badel dénonce des “techniques de manipulation mentale dignes des régimes totalitaires

Voici une tribune qui nous a été soumise par le Docteur Frédéric Badel, psychiatre à Bordeaux ,qui explore les différentes techniques de manipulation mises en œuvre depuis le début de la crise en cours…
Covid 19 : techniques de manipulation
Sauf à vivre en anachorète ou à être engagé dans une retraite méditative, il n’a échappé à personne que notre façon de vivre a été modifiée de façon radicale avec les mesures imposées de « distanciation sociale », le port du masque et la mise en pièce de notre économie.


Avec une facilité déconcertante, le gouvernement a brisé notre façon de vivre ensemble, restreint nos libertés individuelles fondamentales et il nous prépare quotidiennement à de futures mesures.

Comment en arrive-t-on à un résultat si rapide ?

Le pilier sur lequel repose une telle prouesse est le conditionnement à la peur. Par la diffusion répétée de messages de danger accompagnés de stimuli tels un son, une image, il est possible de créer assez rapidement chez la plupart des individus un réflexe de peur ancré dans le centre de la peur, un petit noyau dans notre cerveau le plus primitif (nous le partageons avec les reptiles). Les mécanismes de régulation qui logent dans des structures plus élaborées du cerveau (observation, analyse, jugement, classement), qui opèrent normalement une régulation par rétrocontrôle, se trouvent débordés et ce petit noyau reste anormalement activé. A chaque nouvelle stimulation, il va être excité, sans contrôle possible. Il ne reste donc à l’individu que des comportements plus archaïques, on le constate par exemple dans le stockage alimentaire ou les rixes qui apparaissent en cas de risque de pénurie.

Le conditionnement à la peur est un mécanisme automatique, extrêmement efficace et parfaitement connu. Certaines personnes sont plus disposées que d’autres à ce conditionnement.

La peur modifie donc les comportements qui perdent leur rationalité. Les soignants ne sont pas vaccinés contre la peur et, comme les autres, la subissent. Ainsi des cabinets médicaux ont été fermés, des médecins n’ont plus examiné leurs patients, la téléconsultation a connu un essor fulgurant.

Ce phénomène a été aggravé par le court-circuitage de structures de soins habituellement opérantes et performantes en cas d’épidémie ; tout devait être géré par l’hôpital, ce qui a pu engorger quelques services. Des lits ont été gardés en réserve pour la « deuxième vague », la crête de la première dans la plupart des régions n’ayant pas même été perçue, privant ainsi les patients de soins parfois urgents ou d’interventions, allant jusqu’à provoquer leur décès.

La panique chez les médecins, toujours couplée aux injonctions politiques, a conduit à priver de soins les personnes en EHPAD et plus généralement les personnes âgées. Les conséquences de ce phénomène sont aujourd’hui connues : nombre d’entre elles sont décédées dans le plus grand dénuement affectif, d’autres ont connu des altérations irréversibles de leurs fonctions cognitives ou ont perdu en autonomie. Les personnels soignants font état de cette évolution catastrophique à grande échelle.

Comme l’a affirmé en substance le professeur Raoult, un médecin qui a peur ne peut pas soigner, il doit changer de métier.

Les patients ont évité de consulter et on estime à 30000 le nombre de cancers non dépistés en se basant sur le nombre habituel moyen de dépistage.

Les hôpitaux de jour ont fermé, privant de soins les plus fragiles, en particulier en psychiatrie, et laissant les familles désemparées.

Les médias ont relayé abondamment ces nouvelles à grand renfort d’images, je pense en particulier à celles de patients transférés par réseau ferré. Ces images inhabituelles ont eu d’autant plus d’impact que leur dimension hypnotique (on cherche à comprendre) crée un cercle vicieux en stimulant les centres de la peur.

Cette même peur a favorisé des comportements de délation et éveillé chez certains des vertus de justicier. Une de mes patientes s’est vue apostrophée dans une grande surface par une cliente pour avoir toussé « madame quand on a le covid on reste chez soi ! », un autre a failli en venir aux mains pour un masque mal positionné. De nombreuses personnes soumises à la peur et déconnectées de leur intelligence s’érigent en justicier ou en bon élève qui penserait« je suis dans mon droit, je suis toutes les recommandations officielles.»

Le conditionnement est renforcé par des distorsions de logique utilisées systématiquement. Parmi les plus fréquentes, on trouve l’abstraction sélective qui consiste dans le fait d’isoler un élément mineur et ne traiter que celui-ci. A titre d’exemple, on mentionnera le cas de cette adolescente décédée et les cas de Kawasaki chez l’enfant, qui cultivent auprès du plus grand nombre l’idée que le virus concerne indifféremment toutes les classes d’âge. La généralisation va généralement de pair avec l’abstraction sélective: un détail particulier vient couvrir tous les faits. (« le virus tue les jeunes »). On pourrait conclure selon la même logique qu’il faut abandonner le vélo car il est mortel, que l’on soit cycliste amateur ou professionnel.

Ce conditionnement à la peur, qui a fait prendre de si mauvaises décisions, a été couplé à une culpabilisation majeure et incessante. Celui qui ne respecte pas les consignes est responsable de l’aggravation des consignes restrictives, de la poursuite de l’épidémie, de la mort de ses proches. Cette culpabilisation se poursuit aujourd’hui au moyen de messages martelés dans tous types de médias intimant de ne pas embrasser ses proches ou recommandant des barbecues masqués entre amis car nous sommes des personnes responsables. Il faut protéger les plus fragiles, message louable mais cynique car il a conduit à infliger à nos aînés le pire, la privation de contacts et de soins.

Le détournement du sens des mots et l’introduction de mots nouveaux. Le chef de l’Etat a déclaré que nous étions en guerre. Nous n’avons jamais été en guerre mais cela a permis de faire passer facilement le principe de l’état d’urgence et d’imposer toutes les mesures sans concertation. De même une sémantique inconnue a progressivement colonisé notre langue pour devenir aujourd’hui banale. Il en est ainsi du cluster. Qui connaissait le mot ? A n’en pas douter peu d’entre nous. Le clusters’est imposé et il est devenu une menace, un autre stimulus de la peur, car il semble savant donc « sachant ». Il ne désigne pourtant qu’un foyer de contagion (il existe d’autres significations en musique, informatique etc). Dans ce registre on peut également noter la confusion entretenue sciemment entre « cas positifs » et « malades ». Ne pouvant continuer à nous conditionner en égrainant quotidiennement les nombres des malades ou des victimes décédées, ces derniers diminuant, le chiffre des cas positifs est substitué, entretenant ainsi le sentiment de peur.

Actuellement, on continue à nous maintenir dans l’idée d’une épidémie de cas positifs, sans victime, sans malade.

D’autres mécanismes sont également employés.

Le mensonge ou l’action volontaire de tromper : mensonge sur la disponibilité des masques, sur leur utilité qui n’est pas prouvée( des études allemandes rapportent même des effets délétères du port du masque généralisé- présence de microplastiques ; le système européen RAPEX a rappelé 70 modèles de masques car ils ne répondaient pas aux normes de qualité de l’UE et pouvaient entraîner des « risques graves »), sur leurs commandes, mensonge sur la létalité du Covid (CDC aux USA par exemple), sur l’action de l’hydroxychloroquine (HCQ) et sur ses effets secondaires (Carlucci et al, mai 2020). Nous sommes pour cela moqués par les Africains qui utilisent couramment cette molécules (nos soldats également) et chez lesquels l’usage généralisé n’a pas entraîné l’hécatombe promise et a même peut-être permis de limiter les décès. Mensonge sur la nécessité d’un vaccin (on ne vaccine pas une population contre un virus à létalité faible) . Pour plus de détails, les études référencées et leurs résultats figurent sur le site de « Swiss Policy Research »

La suppression de toute voix divergeante : la voix la plus connue en France est celle du Professeur déjà nommé. Difficile de l’entendre en dehors de sa chaîne IHU Marseille ; mais si on lui prête parfois la figure d’un original, il est en réalité loin d’être le seul à avoir des opinions qui divergent des positions officielles. De nombreuses études, dans différents pays, concluent à l’inutilité voire la nocivité des masques en extérieur, remettent en question le taux de mortalité du virus etc …sans se prononcer ici sur la pertinence de ces positions, reconnaissons qu’il est anormal que toute voix divergente soit inaudible ou discréditée d’entrée et qu’il faille vraiment chercher pour y avoir accès !

L’étiquetage : toute personne ayant un avis divergeant est suspecté de complotisme, de liens avec l’extrême droite. Ce procédé permet de faire l’économie d’une réflexion pourtant indispensable ; il est décrété sans analyse aucune ni réflexion que untel est complotiste. Votre intelligence est laissée de côté.

La fausse bienveillance ou injonction paradoxale. Elle consiste à lier deux propositions qui empêchent toute décision et elle paralyse l’action. Par exemple il est laissé à l’appréciation de chacun de porter le masque à l’extérieur dans certaines villes mais un plan de reconfinement est déjà prêt si l’épidémie repart. Ce procédé, bien connu des psychiatres, est un procédé qui rend fou.
Si vous le couplez au grand niveau d’incertitude entretenu volontairement sur la suite de l’épidémie, vous devenez diabolique.

Prédire certains aspects de l’avenir. Malgré l’incertitude savamment orchestrée, dès le début de cette crise, il a été dit que l’épidémie allait durer, que la rentrée de septembre ne se ferait pas normalement, et, surtout, le mythe du « monde d’après » a été développé et entretenu. C’est là un autre aspect de la manipulation mentale, du lavage de cerveau ou de la propagande. Je vous dis que nous sommes entrés dans le monde d’après, (ceci est rabâché à l’envi), dès avril ou mai. Quoi que l’on fasse, quoi qu’il se passe, le monde d’avant aura disparu. Le maintien des mesures de privation de liberté me donnent raison.

Ceci est une insulte à l’intelligence puisque la prophétie, par les mesures prises, s’auto-vérifie : malgré des chiffres officiels très bas de décès et de passage aux urgences (voir geodes santé publique France), le maintien de la distanciation sanitaire et du port du masque maintient l’idée de l’épidémie.

Nous sommes préparés à des mesures restrictives « jusqu’à la vaccination ». Aucune autre voie de sortie ne semble envisageable.

La sanction permet de rappeler à l’ordre ceux qui n’auraient pas été suffisamment sensibles au conditionnement. Et les chiffres montrent que le procédé a été largement utilisé en France. Le niveau de verbalisation a été important, plus d’un million d’amendes ayant été appliquées pendant le confinement.

Le cocktail conditionnement à la peur, culpabilisation, sanction est extrêmement efficace.

Quelles conséquences ?

Les mesures prises ont laissé notre économie exsangue. Or, les pertes d’emplois et les faillites ont toujours été accompagnées d’une épidémie de suicides.

Le nombre de morts par suicide, par manque de soins, par absence de dépistage, par tristesse seront-ils décomptés ? Combien verrons-nous de deuils compliqués, séquelles de mesures inhumaines interdisant tout rassemblement ?

Selon certaines prospectives, les mesures prises feront bien plus de morts que le virus.
Nous restons dans une incertitude cultivée, avec une population clivée entre pro et anti-masques. Ce climat est délétère et favorise la violence et l’émergence des redresseurs de torts ; la privation de liberté favorise également la violence.

Que faire ?

A titre individuel, il est difficile de lutter contre cette propagande. Nous voyons que l’usage immodéré des outils de communication ici évoqués de façon non exhaustive ne nous permet pas une grande marge de manœuvre.
Mais rien n’empêche de bannir les chaînes d’information continue qui activent en permanence la peur. Personne n’est contraint d’écouter les chaînes principales d’informations acquises à des grands groupes, il est possible à chacun de trouver des sources d’information alternatives auprès de journaux indépendants, en ligne principalement, et nous pouvons, professionnels de santé, nous regrouper pour dénoncer l’absence de concertation.

Nous pouvons apprendre à ne pas croire tout ce qui est dit ou montré à la télévision. Les techniques de manipulation dans ce domaine sont pléthore (voir par exemple sur Swiss Policy Research).

L’humanité n’en est ni à son premier, ni à son dernier virus. Les virus sont omni-présents, nous en hébergeons en permanence. La seule nouveauté réside dans les comportements humains mis en œuvre pour se protéger du covid.

Quelle que soit la dangerosité d’un agent, viral ou autre, rien ne peut justifier dans une démocratie le confinement contraint d’un peuple. On peut faire de la pédagogie, de l’éducation, de l’information. Mais actionner le volet répressif, appliquer des mesures coercitives privatives de liberté en vertu du principe de précaution ou de n’importe quel autre principe, sans preuve dans notre cas de l’efficacité de telles mesures, est catastrophique sur le plan humain. Cela participe à la déshumanisation de notre pays (autrui est suspect de vous contaminer, vous vivez masqués et muselés, les lieux de réjouissance restent fermés, ceux qui sont ouverts le sont parfois selon des horaires définis de façon incompréhensible, confinant à l’arbitraire…). Mandat est donné aux élus de protéger les citoyens, pas de les bâillonner ou de les priver de leurs moyens de subsistance.

Si le virus fait de nouvelles victimes, et il en fera dans les populations fragiles dès l’automne comme le font les virus chaque année, on pourra dire que celui qui n’a pas appliqué strictement les consignes est fautif. Le confinement vous menace. On vous infantilise.

Si le virus disparaît, ce qui est peu probable car les coronavirus alternent mais ne semblent pas disparaître, le gouvernement pourra se féliciter d’avoir bien agi.

Dans tous les cas de figure, il sort vainqueur de la crise. Et s’il redéfinit l’épidémie comme étant un grand nombre de personnes testées positives, quelle issue peut-on imaginer à cette crise ?

Ces techniques de manipulation mentale sont dignes des régimes totalitaires. Ce qui se profile, et ce à quoi on nous prépare, c’est le traçage, le passeport sanitaire, voire une obligation ou une forte incitation à la vaccination, des restrictions encore plus importantes de nos libertés individuelles.

Le covid peut constituer un coup d’essai. Il permet à ce jour de mesurer la docilité du peuple, son pouvoir de rébellion.

Quand un Etat décide du bonheur de son peuple et qu’il le juge incapable de décider par et pour lui-même, la voie est ouverte à la dictature (ici sanitaire) ; tous les signes semblent être présents : la rhétorique, les moyens de contrainte, l’annonce du monde d’après.

Nous devons nous poser la question du type de société que nous voulons créer. Celle du tout sanitaire et du risque zéro me paraît constituer la pire des options car, d’une part, elle esquisse la voie de moyens de contrôle de toute la population, de restrictions de plus en plus grandes de nos libertés fondamentales et institue un délire paranoïaque à grande échelle, et d’autre part est un non-sens ou une négation ontologique.

Dr Frédéric Badel
3 x
Avatar de l’utilisateur
Christophe
Modérateur
Modérateur
Messages : 59371
Inscription : 10/02/03, 14:06
Localisation : Planète Serre
x 2385

Re: Covid psychologique : dégâts, débat, aides et soutiens




par Christophe » 11/02/21, 14:49

Coronavirus : l'"épuisement pandémique" explose en Belgique, surtout chez les jeunes

Le burn-out ou syndrome d’épuisement professionnel ne se présente plus vraiment aujourd’hui tant il est répandu dans les entreprises. Mais voilà qu’apparaît un nouveau phénomène directement lié au covid-19 : l’épuisement pandémique autrement dit l’épuisement lié aux déséquilibres que la pandémie a provoqués dans notre quotidien, à la perte de nos liens sociaux et nos interrogations sur le futur.


Le phénomène explose dans toutes les catégories d’âge mais surtout auprès des adolescents et des jeunes adultes.

Tous les témoignages émanant de psychiatres, pédopsychiatres ou de psychologues vont dans le même sens, qu’ils travaillent en hôpital, en institutions dédiées au stress ou en consultation privée : ils sont désormais débordés par les appels de personnes en détresse psychologique, une détresse souvent liée à la pandémie de covid-19.

La pandémie a engendré des burn-out

"Je dois désormais refuser des patients dans mes consultations privées", déclare Gérald Maes, par ailleurs psychologue à la clinique du stress et du burn-out Le Domaine à Braine-L’Alleud. "La hausse des cas d’épuisement en raison de la pandémie de covid-19 est évidente et s’opère sur plusieurs niveaux. Certains patients sont en burn-out professionnel (on réserve le terme "burn-out" au travail mais on parle d'épuisement parental, pandémique, etc.), autrement dit les nouvelles conditions de travail induites par la pandémie ont conduit ces patients au burn-out "parce que leurs conditions de travail ont changé et ils n’en peuvent plus. Ils télétravaillent, ce qui s’est souvent traduit par un temps de travail plus long contrairement aux idées reçues, une gestion en parallèle des enfants par les parents , oire un brouillage de la ligne qui sépare vie professionnelle et vie privée."

Le psychopraticien du groupe Chirec Alexandre Bégué a lui constaté dans sa pratique que les cas d’acouphènes ont augmenté. Des acouphènes, autrement dit des bruits comme des bourdonnements, ou des sifflements, que seul le patient entend et qui ne sont pas causés par un bruit extérieur ; ils sont liés au stress, au burn-out voire au port du casque fort prisé en télétravail.

Les moments de ressourcement ont disparu
Le confinement coupe les individus des lieux de ressourcement habituels comme les lieux culturels, les sorties familiales ou amicales, les tablées aux restaurants, les pratiques sportives en salles, etc. Les seules sorties autorisées ou presque sont celles qui nous conduisent sur… Notre lieu de travail quand ce n’est pas possible autrement. "La population est par ailleurs 'matraquée' par les informations liées au covid-19", ajoute le psychologue et spécialiste du burn-out Gérald Maes. "Elle n’arrive plus à faire le tri, sature… Bref elle est en surcharge". A cela s’ajoute des visioconférences en cascade, la suppression des pauses où l’on se retrouvait avec des collègues autour d’un café, etc.

Le coronavirus a déséquilibré nos vies

Sébastien Theunissen est lui chef du service psychiatrie au groupe Jolimont auquel appartient l’hôpital de Jolimont à La Louvière. Il est confronté quotidiennement à la détresse psychologique de ses patients et aux symptômes psychiatriques en lien avec le coronavirus : "La détresse psychologique peut être provoquée par des déséquilibres biologiques, psychologiques ou sociologiques. Dans ce cas-ci, on parle de 'sociogenèse' autrement dit d’une origine sociologique. La pandémie a créé des déséquilibres dans la société qui influencent notre santé mentale."

Quelques exemples en disent long.

Ainsi, avant le covid-19, le deuil engendrait de la détresse mais celle-ci pouvait être compensée par un soutien familial, des liens amicaux, des rencontres, des moments de solidarité. Aujourd’hui, ce minuscule virus a tout bousculé et le deuil est devenu difficile voire impossible parce que les funérailles se font en cercle restreint, la solidarité et le soutien ne peuvent pas s’exprimer comme avant ou que les proches sont privés de la possibilité de voir le corps du défunt (s’il était atteint de coronavirus).

Autre exemple : les jeunes "décompressaient" après un blocus. Qui en partant skier, qui en faisant la fête. Ces moments "tampons" ont simplement disparu.

De manière générale, les sources habituelles d’équilibre ont disparu, ce qui peut conduire à une fatigue extrême. La batterie interne de ces personnes n’a plus de jus et il leur est devenu impossible de trouver l’énergie et les moyens pour la recharger.

Les psys sont engagés dans un marathon, pas dans un sprint

On comprend mieux pourquoi l’épuisement pandémique arrive seulement maintenant… Soit près d’un an après le début de la pandémie et après deux confinements c’est-à-dire au bout d’une période de stress prolongé à laquelle il faut associer la fin de l’hiver, une période traditionnelle de mal-être mais aussi le sentiment que la fin du cauchemar est incertaine.

Les spécialistes de la santé mentale ne sont absolument pas étonnés de l’explosion des épuisements pandémiques en ce moment, même si l’on ne dispose pas encore de chiffres précis sur cette flambée de cas. La plupart des psys sont malheureusement pessimistes pour les mois à venir, comme le psychiatre Sébastien Theunissen :

"Il y aura une troisième vague 'psy' et ce sera une grosse inondation qui va durer longtemps plutôt qu’une vague vite passée."

Les urgences en pédopsychiatrie prises d’assaut

Le plus inquiétant sans doute dans ce tableau déjà bien sombre, c’est la santé mentale des adolescents et des jeunes adultes. "Les urgences en pédopsychiatrie sont fort sollicitées depuis le mois d’octobre, à tel point que nous avons mutualisé ces gardes avec celles de l’hôpital universitaire des Enfants Reine Fabiola à Laeken. Les institutions d’hébergement arrivent à saturation. Les cas ont triplé.", déclare la cheffe du service de pédopsychiatrie à l’hôpital Erasme, Marie Delhaye.

"On est mal barre jusqu’en juin car il y a très peu de perspectives et beaucoup d’interrogations. Les parents eux-mêmes sont épuisés et démissionnaires. Les adolescents, eux, ont une intolérance à la frustration et ce qui aurait dû être une petite crise tourne à une situation dramatique. Ils acquièrent des idées noires. Parfois, leur niveau de vie a chuté parce qu’un parent ou les deux ont perdu leur emploi. Il faut aider ces jeunes et en même temps il faudrait trouver des solutions pour que les parents déchargent leur souffrance. "

Anorexie et tentatives de suicide en hausse chez les jeunes

A Erasme par exemple, la pandémie est allée de pair avec une hausse des troubles alimentaires. "Une flopée de jeunes filles sont devenues anorexiques" selon la pédopsychiatre Marie Delhaye. Autre tendance lourde : les ados et les jeunes adultes se mettent beaucoup plus en danger en pratiquant des scarifications ou en tentant de se suicider. On constate que les jeunes ne peuvent plus compter sur les divers groupes qui les soutenaient pendant leur scolarité et cette absence de lien social est destructrice. Qui a pu croire que les jeunes étaient toujours derrière leurs écrans et que ça leur suffisait ?

Last but not least, l’épuisement pandémique a aussi touché le personnel des soins de santé, ces femmes et ces hommes qui sont allés au feu par obligation morale ou contractuelle, souvent les deux. Un secteur dans lequel les Belges ont confiance alors qu’ils doutent de la gestion de cette crise inédite par nos responsables politiques comme le montre le dernier baromètre de motivation réalisé par L’Université de Gand, l’UCLouvain et l’ULB. Des infirmier·ère·s, des médecins, des urgentistes et autre personnel de santé applaudis tous les soirs à 20 heures lors du premier confinement. Qu’est devenu le soutien envers ce secteur en dehors de la confiance exprimée par le baromètre cité plus haut, pour prendre cet exemple ?

Mieux financer la santé mentale

Le tableau est sombre et il est urgent de l’éclaircir dans les semaines et les mois à venir. Ce n’est pas le Bureau du Plan qui avancera le contraire après la publication la semaine passée des indicateurs complémentaires du PIB. On peut y lire qu’en 2020, la pandémie a eu un effet désastreux sur tous les aspects du bien-être de la population, y compris la santé ou les relations sociales. Une détérioration du bien-être qui va de pair avec des coûts humains considérables… Mais également avec des conséquences négatives pour l’économie belge.

Il apparaît donc plus important d’agir en amont. Coronavirus aidant, le gouvernement De Croo a décidé de refinancer les soins de santé soit 1,2 milliard d’euros chaque année pendant cette législature en plus de la hausse du budget. Un choix politique qu’il faut souligner car un tel refinancement n’était plus arrivé depuis longtemps. Dans cette enveloppe, 200 millions seront alloués à la santé mentale. Vu l’explosion de la détresse psychologique, on peut de toutefois s’interroger sur le montant. Il y a urgence.


1 x
janic
Econologue expert
Econologue expert
Messages : 12530
Inscription : 29/10/10, 13:27
Localisation : bourgogne
x 962

Re: Covid psychologique : dégâts, débat, aides et soutiens




par janic » 11/02/21, 18:17

entièrement d'accord avec ces deux analyses. La peur et la raison ne font pas bon ménage et la peur l'emporte largement avec cette psychose du covid comme cela s'était produit avec le sida. Heureusement, à cette époque on n'avait pas massacré l'économie, c'est dire les revenus liés au travail.
Lorsque l'on fera le bilan (si il est fait, ce qui n'est pas sûr) le prix payé dépassera largement les supposées vies épargnées.
0 x
« On fait la science avec des faits, comme on fait une maison avec des pierres: mais une accumulation de faits n'est pas plus une science qu'un tas de pierres n'est une maison » Henri Poincaré

Avatar de l’utilisateur
gegyx
Econologue expert
Econologue expert
Messages : 3943
Inscription : 21/01/05, 11:59
x 263

Re: Covid psychologique : dégâts, débat, aides et soutiens




par gegyx » 11/02/21, 19:09

Pandémique.jpg
Pandémique.jpg (119.27 Kio) Consulté 485 fois
1 x
Avatar de l’utilisateur
Macro
Econologue expert
Econologue expert
Messages : 4025
Inscription : 04/12/08, 14:34
x 320

Re: Covid psychologique : dégâts, débat, aides et soutiens




par Macro » 04/03/21, 08:20

Y'a au moins une bonne nouvelle pour la planete....La covid les incitent a ne pas procreer....

https://www.leparisien.fr/societe/natal ... 419955.php

13000 bébés en moins.... C'est 18 980 000 couches en moins sur une année :cheesy: :cheesy: :cheesy: 11863 palettes 247 semi remorques chargé sur deux hauteur :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:
0 x
La seule chose qui soit sure dans l'avenir. C'est qu'il y a peut de chance qu'il soit conforme a nos prévisions...
janic
Econologue expert
Econologue expert
Messages : 12530
Inscription : 29/10/10, 13:27
Localisation : bourgogne
x 962

Re: Covid psychologique : dégâts, débat, aides et soutiens




par janic » 04/03/21, 08:50

Macro » 04/03/21, 09:20
Y'a au moins une bonne nouvelle pour la planete....La covid les incitent a ne pas procreer....
il s'était passé la même chose avec le fameux SIDA: qui s'en rappelle encore? Mais là, ils n'avaient pas été assez cons pour bousiller l'économie du pays! :cry:
0 x
« On fait la science avec des faits, comme on fait une maison avec des pierres: mais une accumulation de faits n'est pas plus une science qu'un tas de pierres n'est une maison » Henri Poincaré
Avatar de l’utilisateur
Obamot
Econologue expert
Econologue expert
Messages : 16584
Inscription : 22/08/09, 22:38
Localisation : regio genevesis
x 1315

Re: Covid psychologique : dégâts, débat, aides et soutiens




par Obamot » 04/03/21, 09:49

L’air de rien, avec un taux de fécondité qui va éventuellement descendre (rester) en-dessous de 2 dans le monde en raison de ce phénomène, car ajouté aux estimations de mortalité infantile indirects à 6’000 décès/jour, ça ferait 2 mios d’enfants en moins dans le monde, ça pourrait momentanément et pour la première infléchir (temporairement?) la courbe démographique mondiale.

510FABD2-60B8-40BE-9078-436DF2F1B8C8.jpeg
510FABD2-60B8-40BE-9078-436DF2F1B8C8.jpeg (222.82 Kio) Consulté 283 fois


L’hypothèse du SARS-cov-2 en tant qu’arme anti-démographique est-il vraiment exclu?
Prudence avec les pseudos vaccins.

Mais si il y avait eu un dessein criminel de ce type, ce serait un mauvais calcul, car gare ensuite à l’effet boomerang d’explosion de la démographie (comme après une guerre).
Dernière édition par Obamot le 04/03/21, 10:11, édité 1 fois.
0 x
Club des “marrants” du forum: ABC2019, Izentrop, Pedrodelavega, Sicetaitsimple (rien ne change)

Liste des bloqués: Sicetaitsimple (insulte à l’intelligence, sophisme et TOC non suivis par un psy)


 


  • Sujets similaires
    Réponses
    Vues
    Dernier message

Revenir vers « Santé et prévention. Pollutions, causes et effets des risques environnementaux »

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : ABC2019, Macro et 43 invités