Message non lupar Did67 » 15/01/18, 17:28
Je ne pensais pas à une météorite sur la centrale.
Juste que cet incident, s'il est avéré qu'il s'agit d'une météorite, n'avait "quasiment aucune chance de se produire" ! Ce serait donc l'occasion de comprendre qu'un évènement qui a une très très faible probabilité d'arriver peut néanmoins advenir sans prévenir...
Je pense avant tout, en effet, comme toi, à une erreur humaine. Comme il s'en passe dans les cockpits d'avions. Ou dépression d'un gars qui est au commande. Ou réactions inappropriées suite à un incident qui pouvait n'être que mineur [j'ai récemment vu un film sur la TNT allemande qui retraçait, sur la base de faits, ce qui c'est passé à Tchernobyl - avec, notamment, l'interview d'une personne qui était dans la salle des commandes le fameux soir, où étaient arrivés des "ordres" contraires d'assurer la production électrique nécessaire à Kiev alors qu'une équipe "rodée" avait commencé un "essai" d'abaissement prévu et plusieurs fois remis ; lorsque l'équipe de nuit, moins rodée, est arrivée, ils se sont trouvés face à des procédures écrites surchargées de ratures - et personne ne savait ce qu'il fallait faire : suivre ce qui était raturé ou ce qui ne l'était pas ? Quand finalement quelqu'un s'est décidé à appuyer sur le bouton rouge d'arrêt d'urgence, il était trop tard ; cela bouillonnait déjà de Xénon et l'arrêt brutal a déclenché dans un premier temps une réaction paradoxale : cela a augmenté le bouillonnement, d'où explosion, et la suite on connait...]
Tu le sais mieux que moi, puisque tu es pilote, mais les crashs sont en général liés à des réactions inappropriées dans le cockpit. Ou des incompréhensions. Ou des disputes. Le copilote du Rio-Paris s'est cramponné à son manche, alors qu'il fallait faire "plonger" l'appareil qui décrochait (en l'absence de données sur la vitesse - sondes Pitot gelées). Dans le crash en Suisse, le contrôleur aérien suisse a donné un ordre contraire à l'avion russe, qui venait de recevoir l'ordre de son "appareil automatique" - je ne sais plus comment s'appellent ces petits bidules - qui avait décelé l'autre avion et lui avait demandé de descendre (l'autre appareil ayant reçu l'ordre automatique de monter - si on avait suivi les automatismes, tout se serait bien passé. Malheureusement, le pilote russe a écouté le contrôle ! La plupart (si ce n'est toutes ?) des compagnies aériennes ont donné instruction à leur pilote qu'en cas de situation identique (ordres contraires), ils suivent le bidule automatique, jugé plus fiable !
Donc oui, on a appris au fur et à mesure des crash... Mais bon, un crash, c'est 100, 200 morts (sauf Ténérife) et une tache noire dans le paysage (et puis la nature récupère en quelques dizaines d'années - on ne voit pas la trace du crash de l'Airbus au-dessus d'Obernai)... Si on fait pareil dans le cockpit d'une centrale...
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