Salut Christophe !
J'ai pas exactement la même lecture,
- 1070 MM barils consommés
- 1100 MM Barils en "stock" (surement plus)
- Déclin à partir de 2030
- Fin du pétrole à la fin du 21ième siècle
Il ressort de ces chiffres qu'on a bouffé la moitié des réserves, sachant que c'était les plus faciles à extraire -> coût d'exploitation faible -> pétrole bon marché.
La déplétion, c'est MAINTENANT, car on s'attaque à la seconde moitié des réserves, celle qui va être de plus en plus difficile à exploiter, celle qui va nécessiter le développement de nouvelles et couteuses technologie d'extraction (sables bitumineux par exemple), celle qui va inéluctablement faire grimper le prix à la pompe (en dehors des mouvements spéculatifs ponctuels), celle qui va rendre les autres sources d'énergie enfin compétitives, et provoquer un sursaut de la RD sur ces autres ressources.
Et du coup, la fin du pétrole sera sans doute pour bien après la fin du 21ème siècle, pour la bonne raison qu'on aura trouvé des moyens de s'en passer comme carburant, et qu'on ne l'utilisera plus qu'avec parcimonie, comme la ressource précieuse qu'il est pour toutes les applications où il est, du moins pour l'instant, irremplaçable, dans la plasturgie et la pétrochimie.
Je rappelle qu'à l'heure actuelle, 70% de l'énergie globale cramée sur la planète est d'origine pétrolière...ça donne la mesure du problème.
Les économistes et les experts sont les madames Irma moderne, il divinisent et extrapolent en faisant comme si les choses allaient indéfiniment et invariablement continuer de la même façon, au même rythme.
Ce sont les seuls capables, avec aplomb, de t'expliquer le lendemain pourquoi ils ont dit le contraire la veille.
Et pour finir sur TF1, le message subliminal était "Dormez tranquillement, brave gens, nous maitrisons la situation, vous pouvez continuer de rouler, nous avons le temps, confiance, confiance, confiance..."
mdr
Tcho !
Michel
Nous étions au bord du gouffre, mais nous avons fait un grand pas en avant...