Flytox a écrit :Ce qu'on appelle le manque de pédagogie, c'est souvent un problème de communication "mal" adapté à son auditoire. Il y a un certain nombre de techniques qui permettent de s'améliorer, je n'ai rien inventé sur le sujet

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Je pensais plus particulièrement à l'attitude qu'on prend qui ne donne pas le même message que ce que l'on dit. Un exemple tu a l'air de t'intéresser à ton métier de prof et d'essayer de faire le mieux possible , mais en même temps regarde le langage méprisant que tu emploies en parlant de tes élèves. Même le plus "abrutis" de tes élèves le ressentira et celà aura des conséquences sur votre communication...
A+
Cher Flytox, je sais parfaitement qu'un certains nombre "d'attitudes pédagogiques" peuvent s'acquérir. Oui certains manquent de bases dans ce domaine. C'est la partie "professionnalisation" de notre formation. Et les formateurs sont en mesure de distiller (au moins dans le primaire) un certain nombres d'éléments utiles. Je ne conteste rien de ce que tu expliques, je dis que ce n'est pas fait dans notre système actuel, que l'on rejette la faute sur les profs sans chercher à modifier l'environnement de leur sélection, de leur formation et de leur évaluation. L'idée de faire noter par les élèves ne vient pas du ministère que je sache et elle était tout a fait anarchique et improductive. Alors un feedback
éclairé, oui à condition qu'il soit institutionnalisé et qu'il débouche sur des solutions concrètes d'amélioration des profs, des équipes, des établissements, des programmes, des outils pédagogiques, de la formation initiale ou continue...
Pas de lynchage médiatique inopérant. Que les élèves donnent leurs impressions pour aider à l'évaluation collégiale du potentiel d'un prof, pourquoi pas. Mais, honnètement, en réunion et suivant une grille d'évaluation finement dessinée. Je le répète, nous faisons face à un enseignement de masse. Il faut des centaines de milliers de profs et pas 300 joueurs de première division! On ne peut pas attendre que la perle rare arrive, il faut quelqu'un demain devant les élèves. On se contente toujours de celui qui se présente parce qu'il n'y en a pas d'autres. Et il faut du personnel en très grand nombre pour former, évaluer et assister tous ces profs. Le "y a qu'à" ne nous sert à rien, c'est pour cela que je dis : écrivez au ministère et proposez vos bonnes idées.
Contrairement à ce que tu semble dire , je respecte au plus au point mes élèves, et sans doute plus que les autres je m'investis dans leur réussite individuelle et leur
bien être. Ils se battraient pour venir dans ma classe. Mes élèves n'ont que 6 ans, je ne travaille pas dans le secondaire. Quand je citais "toute la connerie du monde", ce n'était pas d'eux que je parlais, mais plutôt de l'intransigeance administrative, les lourdeurs du système, du manque de soutien pédagogique (en technique mais surtout en matériau), des inspecteurs qui vous disent "faudrait que" quand il savent pertinemment qu'ils ne feraient pas mieux que vous, (
curieux système en réalité où celui qui dévoile ses talents pédagogiques auprès des enfants n'a -s'il le désire - plus comme objectif de carrière que de ne plus enseigner. Imaginez qu'un footeux mette trois buts et qu'on le transforme immédiatement en entraîneur... absurde, on a besoin des meilleurs auprès des enfants et pas dans des bureaux ! c'est ça un inspecteur, un prince de la pédagogie imaginaire qui n'a pas de classe. Un roi sans divertissement!) , des réclamations permanentes et égoïstes des parents qui préfèrent une école qui s'adapte à leur besoins personnels (horaires, méthodes, devoirs, rythmes, programmes, sévérité, pas sévérité ...) Les gens veulent une école à la carte, ils ne se conduisent plus comme des citoyens mais comme des clients. Bon sang, on est tous dans le même bateau, faut se réveiller.
Moi je ne veux pas casser mon collègue d'à côté. Par pas esprit corporatiste. Non! Seulement parce que si on le flingue, demain, il sera plus démotivé et encore moins efficace... et toujours là.
je ne veux pas de solution individuelle, je veux une solution générale aux problèmes de l'éducation.