Avis Breaking Bad, la série chef-d'oeuvre en octobre sur Arte

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Christophe
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par Christophe » 10/10/10, 09:54

Alors alors?

On a pas trop rêvé de Walter? :cheesy:
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Cuicui
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par Cuicui » 10/10/10, 10:04

Christophe a écrit :Alors alors?
On a pas trop rêvé de Walter? :cheesy:

Je suis un peu agacé par ce personnage grimaçant...
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par Christophe » 10/10/10, 11:44

Tu parles de lui?

Image

On a 2 fans de BB issus des forums de plus alors depuis hier soir, on dirait? (Dedeleco a répondu dans un autre sujet)

Arte a ajouté du contenu à la page de BB:

http://www.arte.tv/fr/mouvement-de-cine ... 53528.html

Le bien, le mal, et Breaking Bad au-dessus.

Dans cet art du XXIe siècle qu’est la série télé, trois chefs-d’œuvre font l’unanimité : Six Feet Under nous apprend à nous débrouiller avec l’amour, la mort et la famille. The Wire nous renseigne sur un certain état du capitalisme tel qu’il domine les dealers, les dockers et les hommes politiques. Mad Men nous rappelle comment tout ça a commencé, du mensonge publicitaire à la dissolution de la famille. Les séries TV sont nos Mille et une nuits, nos Odyssées, nos Comédies humaines. Avec leur narration infinie qui nous regarde vieillir, et leur récit choral en écho à notre époque fragmentée. Travail d’auteur au sein de l’industrie des images, les meilleures séries gardent un caractère artisanal : bien dialoguées, bien jouées, elles proposent des personnages inouïs qui bousculent la morale aux yeux du monde.

Mais une dimension fortement amorale des séries, peu commentée jusqu’à présent, c’est que ce phénomène culturel reconnu et valorisé circule de manière si ostensiblement illégale. Pour voir les bonnes séries dont « tout le monde parle », avec les épisodes dans l’ordre et dans leur langue originale, l’honnête citoyen téléphile doit passer obligatoirement par un réseau d’échange, de copies et de téléchargements interdit par la loi. «C’est bon parce que c’est interdit », comme dit Walter White dans Breaking bad après avoir excité sa femme pendant la réunion parents-profs ? Invité chez des amis, l’étiquette 2010 commande en tous cas d’amener sa clé USB pour partager ses dernières trouvailles : Hung, Weeds, True Blood…. Ou Breaking Bad, dont ARTE légalise enfin la consommation en France et en Allemagne.

Accros aux séries

Une mère de famille vend de l’herbe, le sang de vampire fait planer, un prof de chimie fabrique de la méta-amphétamine…
On se drogue beaucoup dans les séries télé, qui sont elles-mêmes – comme c’est pratique – un motif d’addiction. Outre-Atlantique, le consommateur attend religieusement sa dose hebdomadaire. Ici, l’amateur préfère l’overdose du trip insomniaque, le marathon intégral d’épisodes dont il émerge au petit jour comblé, assommé et les yeux rouges. Le lundi, il échange ses commentaires et ses fichiers illicites autour de la machine à café (au fait, la saison 3 de Breaking Bad est toujours aussi géniale). La série a remplacé le groupe rock comme signe de distinction : possible qu’on écrive désormais « Glee » sur sa besace de collégien comme nous peinions à recopier au stylobille le sigle d’AC/DC (ou de Magma, pour les plus vieux). Les séries rendent accros à leurs histoires de drogue. Réflexion sur le bien et le mal, histoire de stups et de famille, tragi-comédie sombre et burlesque, Breaking Bad est la meilleure dope du moment.

On reconnaît une bonne série à l’affection qu’on éprouve vite pour des personnages si bien écrits et bien incarnés. Un exemple ? Dans Breaking Bad le fils du héros, Walter Junior, adolescent brillant et sympathique, marche avec des béquilles et s’exprime difficilement. L’acteur RJ Mitte, lui-même handicapé, fait exister en quelques secondes et deux répliques un infirme moteur et cérébral qui n’est ni héros ni victime. Il incarne, par contre, le paradoxe du gars bon et droit qui en a pris plein la gueule. Comme sa mère, honnête et coincée, couvrira bientôt les malversations de son patron. Comme son oncle, flic brutal et macho, révèlera ses faiblesses. Comme le jeune dealer Jessie accumule les ennuis en étant, au fond, un garçon voué à faire le bien. Et comme enfin, après avoir affronté des cohortes de bandidos aussi brutaux que pittoresques, Walter et Jesse finiront par rencontrer le méchant absolu en la personne d’un entrepreneur aimable et séduisant.

C’est donc une caractéristique et un procédé d’écriture des séries, même les meilleures, que de renverser ainsi les perspectives, et de faire avancer l’histoire à coups de contradictions. Les personnages font toujours le contraire de ce que nous ferions à leur place – ou que feraient les héros des séries françaises, qui savent bien comment parle un flic ou un ado (ils disent des gros mots). Six Feet Under passe sa première saison à nous convaincre qu’une bande de marginaux – drogué, pédé, nympho, Noir – sont en fait des gens ordinaires, comme nous. Puis la deuxième saison montre que les gens ordinaires comme nous sont des monstres autodestructeurs et inaptes au bonheur. Walter White est un petit prof de chimie terne et froussard qui devient dealer d’amphétamines pour sauver sa famille. Ce passage du côté obscur le rendra meilleur : amant fougueux, prof captivant et père protecteur, avant de le transformer peu à peu en salaud intégral. Le mal, c’est bien ? Mais on ne peut mentir en permanence et traîner la mort avec soi : le mal, c’est mal ? Comment Walter va-t-il se sortir de cette dualité ? Ne manquons pas la suite du programme.

De l’art ou du couchant

Voilà peut-être la limite qu’il y a à percevoir les séries comme un art. Il est dans la nature de l’art, outre de nous donner quelque chose d’agréable à contempler en mangeant des cacahuètes, de nous surprendre, de nous inquiéter, de nous ouvrir sur l’inconnu. Malgré tous ses rebondissements et surprises, malgré ses paradoxes et renversements, la série offre par définition un spectacle familier, un miroir où se reconnaître, un lieu pour se retrouver. On y cherchera en vain une transcendance, un infini du sens qui ne serait pas pensé dès l’origine par les génies malins de la writers room.

Breaking Bad, au moins, fait des efforts pour styliser la leçon de morale, toujours virtuose et subtile, imaginée par Vince Gilligan. La série montre Albuquerque, Nouveau-Mexique, comme un grand nulle part écrasé de soleil, semé de résidences incroyablement laides, où le soleil se couche dans les couleurs saturées des polaroïds d’artistes. Si le scénario des bonnes séries est toujours meilleur que celui du cinéma commercial, ici la photographie est au diapason. L’image vient même alléger la dureté des situations, jusqu’au burlesque : Jessie essayant de récupérer son camping-car, c’est cinq minutes de slapstick sans paroles, un enchaînement de purs gags digne de Chaplin ou de Tex Avery.

L’utilisation du son est aussi remarquable, jouant comme il se doit du décalage, du hors-champ : le seul tintement d’une sonnette suffit à clôturer un épisode dans un tragique absurde. Enfin, la BO est à la hauteur, avec des titres de pop-rock pointus (TV on the Radio, genre) qui accompagnent l’action ou ironisent avec style. Un épisode de la saison 2 commence sur une parodie réjouissante de clip de narcorrido, ces chansons à la gloire des trafiquants mexicains.

Breaking Bad est donc un régal pour les yeux, les oreilles et l’esprit, mais c’est notre âme qui s’inquiète. Dans un monde dominé par la violence sociale, le mal est sans doute notre meilleur allié.

Sylvain Gire, responsable éditorial d’ARTE Radio


Puis un concours quiz: http://www.arte.tv/fr/mouvement-de-cine ... 64328.html
http://breakingbad.arte.tv/


Mais le niveau du quizz est au ras des paquerettes... :shock: :shock: indigne d'un concours Arte... :?
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par dedeleco » 10/10/10, 14:06

C'est prenant, un peu loufoque, mais pour ceux qui ont laissé de l'acide fluorhydrique dans un verre (sous hotte de chimie) pour voir, il faut tellement de temps pour dépolir et attaquer un petit verre de façon significative, une semaine, qu'on doute que l'émail de la baignoire soit attaqué aussi vite et percée.
Le prof pour un malade grave, garde beaucoup de vitalité, peu crédible !!
On croirait plus volontiers qu'il participe à la recherche d'un produit pour guérir !!
Enfin, cela mérite les 3Z de télé Z !!

La réalité est souvent plus fantastique et horrible que les meilleurs scénarios, qui n'ont jamais imaginé le 11/09/01, AZF, Tchernobyl, ou Bhopal, les tsunamis (négligé et sous estimé avant fin 2004), les super-volcans, et bien d'autres !!
Le suspense inimaginable et mystère sur les dessous de 11/09/01, AZF et d'autres possibles manipulations, est bien plus passionnant et mystérieux, mais trop réel, pas un rêve où on peut se réveiller !!
J'ai ainsi une tendance à préférer le réel, tant que je ne suis pas coincé dedans !!!
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par Christophe » 10/10/10, 16:25

Attends la suite dedeleco pour te faire un avis tranché, tu n'as vu que 2 épisodes là...

C'est quoi les 3Z ?
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par dedeleco » 10/10/10, 17:01

ZZZ =Jugement de valeur du programme télé de TéléZ !!
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par Christophe » 11/10/10, 10:00

ZZZ comme je m'endors? :?:
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par dedeleco » 11/10/10, 13:57

Dans mon cas réel, c'est plutôt l'inverse !!!
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par sherkanner » 11/10/10, 14:01

Alors il est vrai que les premiers épisodes manquent un peu de profondeur, mais il faut savoir que ce sont les plus mauvais de la série...
Tout ca pour dire que la série ne vas que monter en intensité et profondeur.
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Quand on travail, il faut toujours se donner à 100%: 12% le lundi; 25% le mardi; 32% le mercredi; 23% le jeudi; et 8% le vendredi
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par Christophe » 11/10/10, 14:17

Les plus mauvais épisodes? Mmm pas trop d'accord, c'est déjà super intense...mais le fait est qu'on a pas encore apprivoisé Walt...comprenez que votre affection et compassion envers lui va monter crescendo au fil des épisodes...donc plus vous entrez dans la série, plus le phénomène d'identification sera intense.

Bon faut dire que pour moi c'était rapide, j'ai regardé la saison 1...en une seule traite ! :cheesy:
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