Vive le pétrole, vive la guerre !

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Vive le pétrole, vive la guerre !




par GuyGadeboisLeRetour » 07/12/21, 14:25

Pollution.En Syrie, une région malade de son pétrole

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Autour du village de Kharab Abou Ghalib, dans le nord-est du pays, les champs sont pollués, les bêtes et les hommes intoxiqués. Le poison ? Le pétrole, une industrie vitale, dévastée par les années de guerre, mais aussi meurtrière. Un reportage de la correspondante de The Independent dans la région.

La scène en dit long sur l’ampleur de la pollution dans cette région du Nord-Est syrien. Deux enterrements ont lieu cet après-midi-là, l’un à côté de l’autre, sur les berges d’une rivière de pétrole, noire et miroitante. Étourdis par les vapeurs suffocantes, les proches endeuillés sont réunis sous deux tentes. Dans le village de Kharab Abou Ghalib, jadis entouré de pâturages verdoyants, comme dans bien d’autres endroits en Syrie, le sol est désormais noir pétrole.

Au milieu de ces boues noires omniprésentes, le peu de couleur provient de la rivière, dont la surface huileuse renvoie sous le soleil des miroitements en kaléidoscope. C’est à ce cours d’eau, dévasté par un déversement de pétrole venu l’année dernière d’un site de stockage voisin, que les habitants attribuent l’accroissement notable de la mortalité dans la région. Une accusation qui résonne comme un écho dans de nombreux villages du nord de la Syrie, frappés eux aussi par une pollution croissante.

Rien qu’au cours des quatre jours précédant notre passage, un homme âgé et une femme d’âge moyen sont morts, après avoir souffert de difficultés respiratoires, de douleurs dans la poitrine et d’insuffisance rénale. Ayman, neveu de l’une de ces victimes, assure que dans son village dix personnes sont décédées au cours de l’année écoulée – un chiffre anormalement élevé. Des animaux meurent aussi, et les champs sont devenus stériles. “Nous ne savons pas exactement à quoi sont dues toutes ces morts, mais nous savons que cela a un lien avec la pollution, qui attaque nos poumons et notre système immunitaire”, explique le jeune homme alors qu’il se trouve à côté de la rivière empoisonnée. “L’odeur est si forte que nous n’en dormons pas la nuit. Et nous sommes inquiets, car cela nous rend aussi plus vulnérables face au coronavirus.”

L’une des conséquences de la guerre

Le village de Kharab Abou Ghalib se trouve non loin du grand gisement pétrolifère de Rumeilan, et à 10 kilomètres en aval de Gir Zero, le principal site de stockage de pétrole du nord-est de la Syrie, sur un territoire contrôlé par l’administration kurde.
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Bien d’autres villages comme celui-ci, un peu partout en Syrie, sont ravagés par l’industrie pétrolière.

Le pétrole est à la fois la seule manne pour maintenir à flot ce pays déchiré par la guerre et une malédiction meurtrière.


À perte de vue, les chevalets de pompage du pétrole montent et descendent dans un mouvement lancinant, tels des fidèles en transe. L’horizon en est hérissé, et à ce paysage d’apocalypse s’ajoute la nuit venue la lumière aveuglante et irréelle des torchères. Il y a là des centaines de raffineries artisanales où des ouvriers au visage noirci travaillent dans des brumes toxiques. Les yeux piquent, les poumons brûlent, on respire péniblement.

C’est une autre des conséquences de dix années d’une guerre sanglante en Syrie, qui fait aussi des victimes indirectes. Dans le Nord-Est, les combats au sol et dans les airs ont endommagé, accidentellement ou non, les cuves, les oléoducs, les machines et l’ensemble des infrastructures pétrolières. Quand, en 2014, l’État islamique a conquis une bonne partie de cette zone, les islamistes ont rafistolé ce qu’ils pouvaient pour exploiter le pétrole et ainsi financer le califat. Les gisements et les raffineries sont alors devenus des cibles pour la coalition menée par les États-Unis pour écraser les djihadistes.

Raffineries artisanales

La production de pétrole en Syrie s’est effondrée, de 400 000 barils par jour avant la guerre à entre 20 000 et 30 000 actuellement, selon des spécialistes du secteur. Entre la crise économique profonde, les combats qui perdurent et l’absence d’investissement (due bien souvent à l’inquiétude que suscitent les sanctions contre le régime), les rares sites de production encore en service ne sont guère reconstruits ni entretenus, d’où les inévitables fuites de pétrole et les déversements sauvages de résidus toxiques.

Avec la destruction des raffineries officielles et de l’oléoduc alimentant la principale station de raffinage, à Homs, des milliers de raffineries artisanales sont apparues : toutes rejettent leurs déchets dans la nature, dont des métaux lourds tels que le mercure et le plomb et de l’arsenic, des cancérogènes avérés. De nombreux gaz provenant de la production et du raffinage du pétrole, notamment du dioxyde de soufre et de l’oxyde d’azote, sont brûlés ou rejetés dans l’atmosphère. Et la sécheresse inédite qui a frappé la Syrie cette année aggrave encore la situation, aucune eau ne venant diluer et disperser la pollution dans les rivières.

Nous avons contacté à maintes reprises les autorités kurdes au sujet de ces raffineries improvisées et, plus globalement, de leur action contre la pollution. Tout en se disant conscients du problème, les responsables ont refusé de nous en dire plus sur les mesures prises. Selon des spécialistes du secteur pétrolier, les autorités comme les patrons des exploitations ne possèdent ni les ressources financières, ni les moyens techniques, ni le savoir-faire pour s’attaquer à des problèmes aussi complexes : il leur faudrait une aide de l’étranger.

“Vaste dépotoir toxique”

En attendant, la région est un vaste dépotoir toxique où, dans les villages comme Kharab Abou Ghalib, on meurt à petit feu. Il y a bien eu des efforts avant la guerre civile, racontent des habitants, pour lutter contre une pollution due au pétrole qui depuis longtemps ravage la région, mais avec les affrontements entre les troupes du régime et les insurgés, puis la prise de contrôle par Daech, les pompes de traitement des résidus pétroliers ont été détruites.

Là-dessus est venue s’ajouter l’explosion, faute d’entretien, des oléoducs du site de stockage de Gir Zero, entraînant la pollution [des sols alentour], des canaux, des ruisseaux et de la rivière longue de 150 kilomètres qui traverse Kharab Abou Ghalib. Cette pollution, qui contamine aussi bien les sols que l’eau et l’air, s’est traduite par la perte de récoltes et la destruction de champs entiers ; les cours d’eau sont morts, l’air empoisonné, et les cancers, les infections pulmonaires et les défaillances d’organes vitaux sont en forte augmentation.

Mohamed Hussein, 67 ans, dont toute la famille vit à Kharab Abou Ghalib, énumère :

Nos femmes s’inquiètent de voir de plus en plus de malformations congénitales chez les enfants. Les gens ont des problèmes pulmonaires. Dans ce quartier, quatre personnes ont un cancer et doivent aller se faire soigner à Damas, car il n’y a pas de service d’oncologie dans la région.


“Notre système immunitaire ne nous protège contre aucune maladie, et il n’y a pas que le Covid. Même les eaux souterraines sont toxiques.” Par ici, la plupart des gens étaient éleveurs et cultivateurs, c’est leur gagne-pain qu’ils ont perdu, poursuit-il.

Il y a quelques mois, raconte Mohamed Hussein, son cousin Mahmoud Nasser, 70 ans, a voulu laver dans la rivière dix de ses moutons qui souffraient d’une maladie de peau. Quelques heures plus tard, tous les animaux étaient morts. “Ces moutons valaient dans les 1 000 dollars, c’est un an de revenus pour moi, précise le vieux berger. J’ai tout perdu.”

Systèmes immunitaires affaiblis

S’il est toujours complexe d’attribuer directement des cas individuels de cancer ou d’autres maladies à telle ou telle pollution, dans la région, des oncologues syriens confirment que les systèmes immunitaires des habitants dont affaiblis, et ce alors que fait rage une pandémie dans une région du pays dépourvue de services hospitaliers spécialisés, où n’arrive aucun acheminement officiel de matériel médical par l’aide humanitaire.

“Ces deux ou trois dernières années, le nombre de cancers a été multiplié par deux”, renchérit l’oncologue Dannish Ibrahim, qui consulte dans un dispensaire bondé de la ville voisine de Qamichli, à la frontière turque. “Nous voyons bien un lien de corrélation entre la présence de raffineries, la pollution des rivières au pétrole, les gaz d’échappement des voitures et la hausse des cancers, qui se concentre dans les zones autour des gisements pétroliers. Et tous ces facteurs contribuent aussi à fragiliser le système immunitaire. Nous craignons une plus grande vulnérabilité de la population face au Covid-19.”

C’est particulièrement frappant dans les raffineries artisanales, où les travailleurs prennent des antalgiques pour tenir jusqu’à la fin de la journée. Là, des lacs de déchets pétroliers à ciel ouvert, partiellement en feu, cuisent au soleil, dégageant des fumées toxiques à travers ce paysage calciné. Des gens enveloppés d’écharpes pour se protéger contre les pires émanations sont pliés en deux au-dessus de leurs chaudrons. Ils y produisent un gazole de mauvaise qualité destiné aux groupes électrogènes et un ersatz de gaz de cuisson, une denrée rare.

Au plus fort de cette industrie artisanale, du temps où Daech contrôlait ce territoire, entre 2013 et 2017, on ne comptait pas moins de 30 000 fours et raffineries de fortune, installés au bord de routes, dans le nord de la Syrie. Il y en a encore 300 qui fonctionnent, fabriquant des produits utilisés localement, mais aussi envoyés vers les zones tenues par le régime, ainsi que dans les territoires sous le contrôle de l’opposition.

Outre les substances toxiques, ces travailleurs sont exposés à toutes sortes de dangers mortels, notamment les explosions de barils de pétrole. Dans une raffinerie située près de Qamichli, ils souffrent aussi de problèmes respiratoires, mais ils n’ont pas le choix. “Nous avons plus peur de la faim que du cancer”, note Ahmed, 40 ans, père de quatre enfants. L’homme se tient devant des déchets pétroliers en feu. Ceux-ci forment des coulées argentées ressemblant à du mercure. Il ajoute que la sécheresse, la pollution et l’effondrement de l’économie ont rendu impossible le recours à l’agriculture, si bien que travailler dans une raffinerie est le seul moyen de survivre. Les dix travailleurs de cette raffinerie gagnent entre 5 et 10 euros par jour, suivant leur fonction. Ce qui n’est pas négligeable dans une région où le prix du pain a plus que doublé pendant l’année écoulée. “Une raffinerie comme celle-ci fait vivre trente familles. Si elle ferme, trente familles vont mourir de faim ou sombrer dans la délinquance”, poursuit-il. Son ami au visage noirci par la fumée qui monte de la mare de déchets enflammés derrière lui intervient : “On ne peut pas se permettre de penser à notre santé. Il faut avant tout survivre.”

Le propriétaire de cette raffinerie, qui en gère quatre autres dans les environs, explique à The Independent que sa famille a lancé cette exploitation en 2012, la deuxième année de la guerre civile. Les combats entre les soldats du régime et les rebelles avaient alors détruit les raffineries industrielles et les principaux oléoducs. Il reconnaît que cette activité pollue l’environnement, mais ne voit pas ce que lui et sa famille pourraient faire d’autre. “La principale raison pour laquelle nous nous sommes lancés dans ce travail, c’est parce qu’il répondait à un besoin, commente-t-il, refusant de dire son nom. Il n’y avait pas de carburant, pas de gazole, pas de gaz de cuisson. C’est ça, notre avenir : soit on meurt de faim, soit on meurt à cause de la pollution.”

Les ONG de défense des droits de l’homme qui suivent l’évolution de cette crise ne voient pas de solution au conflit syrien à plus ou moins long terme. Wim Zwijnenburg, de l’ONG néerlandaise Pax, affirme que peu de pays sont prêts à donner de l’argent dans le nord de la Syrie pour la reconstruction des infrastructures pétrolières, étant donné l’instabilité politique chronique et le risque de se retrouver en butte aux sanctions américaines contre le régime syrien. Quant au gouvernement de Bachar El-Assad, il persiste à affirmer que les gisements pétroliers lui appartiennent, alors même que dans les faits ils sont contrôlés par les Kurdes.

La menace turque qui plane sur le nord de la Syrie ajoute à la pression. Ankara estime que les forces kurdes déployées dans la région sont liées au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), considéré comme une organisation terroriste par la Turquie, les États-Unis et l’Union européenne. Au cours des dernières années, l’armée turque a effectué de nombreuses incursions dans des territoires syriens tenus par les Kurdes, occupant de nombreuses villes frontalières.

Dans un contexte de cessez-le-feu incertain, les tensions se sont exacerbées tout au long de l’année dernière, et l’on craint qu’un nouveau conflit éclate dans le Nord-Est, tandis que la guerre civile syrienne continue de sévir dans le Nord-Ouest.

“Aucun donateur international ne va octroyer de financements à long terme dans cette région pour rénover l’infrastructure économique, poursuit Zwijnenburg. Tout l’argent va dans des projets qui visent à parer au plus pressé.” Mais les choses doivent changer. La seule manière, d’après lui, de mettre fin à cette pollution incontrôlée et aux problèmes socio-économiques qui sont liés serait que les principaux acteurs de la région parviennent à une solution politique. Ce qui assurerait une stabilité et ouvrirait la région à des investissements à long terme. Sans quoi l’avenir sera toujours aussi sombre et il ne sera pas possible de rendre cette zone de nouveau vivable.

Pour l’heure, les habitants de Kharab Abou Ghalib disent qu’ils doivent vivre avec la pollution, car il n’y a pas d’autres possibilités. “Des gens nous demandent pourquoi nous ne partons pas, songe Hussein, tout en marchant lentement depuis le cours d’eau pestilentiel jusqu’à la tente funéraire. Mais où irions-nous ? Tous les villages le long de cette rivière sont atteints du même mal.” Il s’interrompt avant de conclure : “Cette région était verte, il y poussait du blé. Et maintenant, c’est devenu un enfer.”
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https://www.courrierinternational.com/a ... on-petrole
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Re: Vive le pétrole, vive la guerre !




par GuyGadeboisLeRetour » 10/12/21, 16:51

Visiblement, tout le monde s'en fout royalement ! :evil:
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Re: Vive le pétrole, vive la guerre !




par Ahmed » 10/12/21, 17:14

Mais non, mais non! :oops: Qu'est-ce que tu vas encore imaginer :?:
Il faut y voir une des manifestations des effondrements périphériques, sachant que la périphérie tend à nous gagner... :roll:
Si l'on est très optimiste (ce qui n'est pas défendu 8) ), c'est une des contreparties de notre "prospérité" en sursis... :mrgreen: et c'est un aspect que nous ne souhaitons guère considérer. Comme j'ai déjà eu l'occasion de l'écrire, les avantages se payent par des inconvénients et c'est une situation qui ne perdure que parce que les bénéficiaires des premiers s'exonèrent en grande partie des seconds, pour en reporter l'essentiel du poids sur d'autres, au loin et donc invisibles...
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Re: Vive le pétrole, vive la guerre !




par jean.caissepas » 10/12/21, 17:20

GuyGadeboisLeRetour a écrit :Visiblement, tout le monde s'en fout royalement ! :evil:


Non, Guy, on ne s'en fout pas, mais combien de scandales, guerres, pollutions (delta du Niger, Deepwater Horizon, ...) arrivent régulièrement et tout le monde "accepte" cela car il faut du pétrole pour aller bosser, en vacance, se chauffer, ...

Si notre civilisation n'étaient pas menottée/droguée par ce besoin viscéral d'énergie à profusion, plus de gens réagiraient !

J'ai une voiture électrique aussi parce que je ne souhaite plus voir çà, même si ça ne résous que partiellement le problème...

La gabegie de mesures à la cons sur le COVID ayant fait perdre des milliers de milliards de dollars à l'économie mondiale, et obnubilé la population sur un seul sujet (au point d'accepter de perdre une grande partie de leurs liberté), les autres sujets concernant l'écologie, la pollution, ... sont tous passés au second plan et ont un très faible écho dans la population qui se referme de plus en plus sur sa "sécurité sanitaire" individuelle de plus en plus....
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Re: Vive le pétrole, vive la guerre !




par GuyGadeboisLeRetour » 10/12/21, 18:33

jean.caissepas a écrit :J'ai une voiture électrique aussi parce que je ne souhaite plus voir çà, même si ça ne résous que partiellement le problème...

En fait ça ne résout même pas le problème puisque l'extraction du lithium est aussi un désastre. Vivement des batteries vertueuses, propres, simples, sans terres ni métaux rares. Les recherches sont en cours et chacun se tire la bourre pour parvenir à une solution. :(
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Re: Vive le pétrole, vive la guerre !




par Macro » 11/12/21, 08:38

Comment qu'il disait l'autre???

Le petrole est une chose trop sérieuse pour la confier aux arabes....

Faut croire qu'il avait pas tout a fait tort...
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Re: Vive le pétrole, vive la guerre !




par NCSH » 16/12/21, 16:24

GuyGadeboisLeRetour a écrit :
jean.caissepas a écrit :J'ai une voiture électrique aussi parce que je ne souhaite plus voir çà, même si ça ne résous que partiellement le problème...

En fait ça ne résout même pas le problème puisque l'extraction du lithium est aussi un désastre. Vivement des batteries vertueuses, propres, simples, sans terres ni métaux rares. Les recherches sont en cours et chacun se tire la bourre pour parvenir à une solution. :(


C'est là tous les avantages des carburants de synthèse non-fossile : pas d'aromatiques ni de soufre donc beaucoup moins d'émissions de particules fines, pas de métaux lourds.
Les ressources consommables sont disponibles en abondance : eau dessalée, CO2 prélevé dans l'atmosphère, énergie solaire surabondante en zone tropicale ... Reste les matériaux utilisés pour les installations, mais cela n'est pas rédhibitoire.

Reste à faire un bon usage de tout cela, ce sera peut-être le plus difficile ! posting.php?f=39&mode=quote&p=478662&sid=5cc30f484ff1cc33a00b515ac3dbf87d# posting.php?f=39&mode=quote&p=478662&sid=5cc30f484ff1cc33a00b515ac3dbf87d#
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Re: Vive le pétrole, vive la guerre !




par jean.caissepas » 16/12/21, 17:12

NCSH a écrit :C'est là tous les avantages des carburants de synthèse non-fossile : pas d'aromatiques ni de soufre donc beaucoup moins d'émissions de particules fines, pas de métaux lourds.
Les ressources consommables sont disponibles en abondance : eau dessalée, CO2 prélevé dans l'atmosphère, énergie solaire surabondante en zone tropicale ... Reste les matériaux utilisés pour les installations, mais cela n'est pas rédhibitoire.


C'est effectivement une alternative, mais qui consomme énormément d'énergie (comme la production d'H2 à partir de l'eau) alors que l'on doit éviter au maximum de produire de l'énergie à partir de carburants fossiles.

Le coût de revient au 100 km n'est pour l'instant pas bon, puisque les essais de production de bio-fuel à partir de micro-algues en Espagne, en récupérant le CO2 en sortie d'une cimenterie (grosse concentration), n'ont pas conclus à une rentabilité à l'époque.

Actuellement, seuls les full VE ont un TCO qui devient inférieur aux thermiques, pour peu qu'elle soient fiables dans la durée...
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Re: Vive le pétrole, vive la guerre !




par Ahmed » 16/12/21, 18:12

NCSH, tu affirmes:
Reste les matériaux utilisés pour les installations, mais cela n'est pas rédhibitoire.

La quantité d'énergie existante est effectivement énorme, ainsi que les matériaux, mais la quantité disponible, eu égard aux dispositifs de captation ou d'extraction nécessaires risque bien d'être beaucoup plus "rédhibitoire" que tu ne le penses.
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Re: Vive le pétrole, vive la guerre !




par olivierd » 17/12/21, 09:25

en effet, il faut de plus en plus d'installation, donc de matériaux pour extraire le pétrole et autres minerai, et il faut de plus en plus d'energie, donc de pétrole (et de moins bonne qualité) pour extraire les matériaux de plus en plus difficiles à extraire,
Total en est à créer des champs de PV pour alimenter les puits de pétrole, ça leur fait des crédits verts!!
On extrait (en consomme donc) plus de 100 000 000 (cent millions) de barils de pétroles par JOUR.
Il y en aura toujours mais pas à ce prix et pas pour nous
ecoutez les conf d'arthur keller
olivier
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700W de PV en autoconso avec routeur tignous...
La permaculture ne s'improvise pas en 15 jours, écoutons Arthur Keller, et n'oublions pas de voter pour le programme qui défend le mieux nos intérêts!


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