T'as beau avoir tous le arguments et chiffres que tu veux... Il passera à autre chose...
La crise autour du nucléaire par l'accident de Fukushima: nous apprend une chose. Nous sommes bientôt "
au bout de tous les systèmes" => et surtout, plutôt que prévu:
— Dans le
monde de la finance — qui détermine le reste — on a vu que ses barons étaient prêts à tout et n'hésitaient pas à faire usage des crimes poitico-économiques pour assurer sa domination sur les marchés boursiers afin de mieux saigner à blanc la planète.
— L'
économie mondiale est au bord de l'asphyxie, avec la dette des états qui explose, le dollars qui a perdu la moitié de sa valeur, la Chine qui grignotte sa part tout en respectant les règles de "l'économie de marché" (ce qui nous revient sur la geule...)
— les
krach systémiques et autres suicides collectif de tous les pans de l'économie fondé sur le profit à tout prix.
— Tous les secteurs de pointe sont également touchés: la médecine, l'agro-chimie, l'industrie automobile etc.
— Même l'
aviation, où la gestion de l'accidentologie est hyper sérieuse, montre ses limites. Le crash de l'AF 447 avec ses sondes pitots Thalès, non adaptées au type d'avion a montré les frontières de l'optimisation.
— L'industrie automobile en particulier, et toute l'
industrie en général, qui attrape la grippe au moindre rhume.
— La
médecine et l'industrie pharmaceutique qui n'arrivent pas à être contrôlée par les services de santé dont les coûts explosent.
— L'
agro-alimentaire qui prolifère dans le profit à tout prix et non dans la qualité, ce qui cause la ruine de la paysannerie. Ou encore;
— la
pêche intensive, qui menace gravement le renouvellement des espèces.
— En même temps la globalisation économique est prise par la tenaille de la
pollution sous toutes ses formes, avec d'un côté le risque nucléaire, et l'utilisation des énergies fossiles de l'autre qui sont autant de signes annonciateurs du "bout du rouleau", avec tous le cortège de problèmes que l'on connaît déjà, dont:
— l'
épuisement des ressources minières => on va non-seulement vers le peak-oil, mais également des
peaks d'épuisement de tous les types de ressources de la planète.
Bref, le nucléaire n'est qu'une toute petite partie de la pointe émergée de l'iceberg monumental des erreurs de gestion cumulées par l'espèce humaine.
Il va donc falloir une reprise en main par l'homme dans tous les secteurs si il veut sauver ce qui reste, via des réformes d'envergure sans précédent, avec en son centre le renouvelable (dont l'énergie n'est qu'une partie des enjeux).
Alors bon... les chiffres de pb et son indifférence coutumière dans tout ça, qui se matérialise par son soutien indéfectible au nuc... C'est tellement
has been.
