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Energies fossiles: pétrole, gaz, charbon, nucléaire (fission et fusion)Pétrole: quand y en a plus, y en a encore

Pétrole, gaz, charbon, nucléaire, REP, EPR, fusion chaude, ITER, centrales thermiques, cogénération, trigénération. Peakoil, déplétion, économie, technologies et stratégies géopolitiques.

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Remundo
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Re: Pétrole: quand y en a plus, y en a encore

Message non lupar Remundo » 04/02/18, 12:07

il y en aura toujours encore...

la question est ailleurs : quand on consomme 100 millions de barils par jour, combien cela dure-t-il ?

actuellement, les découvertes "majeures" sont de l'ordre du milliard de barils, c'est à dire 10 jours d'approvisionnement mondial. Vous aurez noté que ce genre d'annonces n'a pas lieu tous les 10 jours...

on n'a jamais eu aussi peu de découvertes en prospection, de l'ordre de 7 milliards de barils par an. Donc pour 365 jours, on ne trouve que 70 jours de conso...

Et en plus les EROEI sont en baisse, ce qui veut dire que le pétrole réellement disponible au bout de la chaîne est encore plus rare.
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moinsdewatt
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Re: Pétrole: quand y en a plus, y en a encore

Message non lupar moinsdewatt » 18/03/18, 13:56

Le pétrole américain à l'assaut du marché mondial

Par AFP , publié le 18/03/2018

Grâce à une production de pétrole en plein boom, les États-Unis exportent désormais sans complexe leur or noir dans le monde, entraînant une refonte des infrastructures sur leur territoire et rebattant les cartes sur le marché mondial.
En pompant actuellement plus de 10 millions de barils par jour, le pays est devenu le deuxième producteur de brut au monde, derrière la Russie et devant l'Arabie saoudite. Un essor lié aux nouvelles techniques permettant d'extraire à moindre coût du pétrole de schiste.

Face à cette explosion, les États-Unis ont levé fin 2015 l'interdiction d'exporter du brut en place depuis 1975. Une opportunité saisie immédiatement par les entreprises américaines: en 2017, elles ont exporté en moyenne 1,1 million de barils par jour dans 37 pays.

Même si le Canada reste la première destination, les États-Unis ont grignoté des parts de marché en Asie, une région habituellement considérée comme le pré carré de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ou de la Russie, qui ont volontairement décidé depuis l'an dernier de limiter leur production pour redresser les prix.

La Chine est devenue leur deuxième client.


Les importations ont parallèlement fortement baissé, reculant en 10 ans de 10 à 8 millions de barils par jour.

Mais même si la production américaine continuait de s'envoler, le pays ne cessera pas de sitôt d'acheter du brut à l'étranger.

Les raffineries américaines, dans leur grande majorité, ne sont en effet pas conçues pour transformer le pétrole de schiste considéré comme léger.

Elles ont été construites pour raffiner le pétrole lourd venant par exemple du Canada, du Venezuela ou du Mexique, qu'elles achètent peu cher, et revendent en se faisant au passage une marge importante.

"Comme il faut cinq à sept ans pour construire une raffinerie, on ne peut pas changer du jour au lendemain", remarque Harry Tchilinguirian, spécialiste des marchés pétroliers à BNP Paribas.

De plus, rappelle-t-il, les entreprises américaines pensaient, jusqu'à l'envol du schiste vers 2010, que le pétrole viendrait surtout des sables bitumineux du Canada et ont entamé la construction d'oléoducs entre les deux pays. "Pour faire de nouveaux investissements, elles doivent être sûres que leur choix sera toujours bon dans sept ans."

Pourquoi par ailleurs faire grossir les capacités de raffinage aux États-Unis, où la demande en énergie va probablement se tasser dans les prochaines années ?

- Âge d'or -

"Les États-Unis ne peuvent pas devenir complètement indépendants du pétrole étranger", observe M. Tchilinguirian. "L'idée d'un +âge d'or de l'énergie américaine+ défendue par Donald Trump n'est pas seulement de devenir moins dépendant. C'est aussi de pousser l'industrie de l'énergie à se projeter à l'étranger", ajoute-t-il.

Les entreprises américaines construisent donc à tout va oléoducs et terminaux pour envoyer au monde l'or noir américain.

Le projet le plus emblématique est celui mené actuellement au Port pétrolier au large de la Louisiane (Loop), le seul terminal aux États-Unis capable d'accueillir ces super-cargos transportant jusqu'à 2 millions de barils. Il a pour la première fois été utilisé en février pour exporter, et non pas importer, du brut.

Plus à l'ouest, sur la côte du Golfe du Mexique, le port de Corpus Christi prévoit de draguer ses fonds pour accommoder de plus gros navires.

Selon plusieurs estimations, les États-Unis pourraient théoriquement être capables à moyen terme d'exporter 4 à 5 millions de barils par jour.

La question est ensuite de savoir quels marchés peuvent absorber tout ce brut.

Pour John Coleman du cabinet Wood Mackenzie, l'Europe est la destination la plus logique, au moins jusqu'en 2022. "Les raffineries européennes sont plus compatibles avec le brut léger américain et les coûts de transport sont moins importants".

Toutefois la demande risque aussi de s'y tarir dans les années à venir.

Les États-Unis, s'ils parviennent à garder un prix suffisamment compétitif pour compenser le temps et le coût de transport supplémentaires, pourraient se tourner vers l'Asie.

D'autant plus que l'Afrique de l'Ouest et les pays du Moyen-Orient devraient construire eux-mêmes plus de raffineries sur leur territoire et ainsi limiter leurs propres exportations.

Mais, remarque M. Coleman, "la question des infrastructures pétrolières aux États-Unis reste encore en suspens, c'est le sujet du moment. Même si de nombreux investissements ont été annoncés, il en faudra sans doute plus."


https://www.lexpress.fr/actualites/1/mo ... 93244.html
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Re: Pétrole: quand y en a plus, y en a encore

Message non lupar dirk pitt » 19/03/18, 16:25

comme indiqué par Remundo, les recouvertes en 2017 ont battu un record. jamais on a si peu découvert de pétrole sur 1 an. certains diront que c'est parce qu'on ne cherche pas beaucoup puisque le cours est bas.

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Re: Pétrole: quand y en a plus, y en a encore

Message non lupar nico239 » 20/03/18, 01:07

Sommes nous (nous = la terre) en retard par rapport à l’échéance de la fin du pétrole... je veux dire en retard pour remplacer tout ce que l’on peut faire avec le pétrole à l’heure actuelle...

Il y a la fin matérielle du pétrole : plus une goutte nulle part

Masi la fin d’un pétrole économiquement viable est pour quand au fait?

Car si le baril monte ne serait-ce qu’à 2? 300$ c’est sur qu’on peut dire qu’il n’y aura jamais de fin du pétrole mais économiquement ce ne sera guère viable donc c’est un peu du pareil au même tout du moins pour le quotidien

Des diamants il y en a plein depuis des siècles mais ... à quel prix...

On peut résumer aussi la question à : jusqu’à quel montant un plein d’essence est-il tolérable? Viable? 100€ 200€ 300€?
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Re: Pétrole: quand y en a plus, y en a encore

Message non lupar dede2002 » 20/03/18, 03:16

nico239 a écrit :...

On peut résumer aussi la question à : jusqu’à quel montant un plein d’essence est-il tolérable? Viable? 100€ 200€ 300€?


Salut,

Dans certains pays, le plein d'essence vaut plus qu'un mois de salaire, et il y a tout de même des embouteillages...
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Re: Pétrole: quand y en a plus, y en a encore

Message non lupar dirk pitt » 20/03/18, 10:11

le probleme, c'est le volume disponible. le prix est sans correlation directe a part à court terme.
on ne passe pas d'un volume disponible egal à ce qu'on consommait la veille à ZERO le lendemain.
c'est l'effet trompeur du rapport R/P (reserves/ conso actuelle) qui peut s'interpreter à tort comme X années de reserve.
la reserve diminue progressivement. par exemple la mer du nord qui a passé son pic offre une production en baisse d'environ 8% par an.
la rareté peut induire a court terme des prix elevés qui eux même entrainent des recessions qui font baisser le prix, etc.
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Re: Pétrole: quand y en a plus, y en a encore

Message non lupar moinsdewatt » 26/08/18, 14:39

Les découvertes de pétrole chutent

Par Armelle Bohineust Publié le 11/07/2018

Le recul est dû essentiellement à la chute des investissements des compagnies pétrolières.


Les découvertes d'hydrocarbures sont à leur plus bas depuis près de trente ans. Seuls 11 milliards de barils d'équivalent pétrole ont été découverts en 2017, soit 13% de moins que l'année précédente, affirme l'Institut français du pétrole Energies nouvelles (IFPEN), repris par le journal Les Échos . En dehors de l'Amérique du Nord où le pétrole de schiste est en expansion depuis quelques années, le nombre de découvertes d'hydrocarbures conventionnels est à «son plus bas niveau depuis les années 1950», indique de son côté le site américain Energy and Capital.

Ce recul est dû essentiellement à la chute des investissements des compagnies pétrolières, en baisse de 50% à 60% depuis trois ans. Après l'effondrement des cours du pétrole en 2014, la plupart d'entre elles ont taillé dans leurs dépenses d'exploration et de production. Depuis, et elles sont loin de les avoir toutes revues à la hausse. Certaines préfèrent racheter des concurrents plutôt que d'investir dans l'exploration, trop incertaine. D'autant plus que «les zones explorées sont de plus en plus profondes et complexes d'un point de vue géologique», explique l'IFPEN. Et que les découvertes sont de plus en plus petites.


http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2018 ... hutent.php
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Re: Pétrole: quand y en a plus, y en a encore

Message non lupar moinsdewatt » 27/10/18, 09:54

Guyane: Total autorisé à mener une campagne d'exploration pétrolière

AFP le 24 oct. 2018

Le groupe Total "vient d'obtenir l'arrêté préfectoral lui permettant de débuter ses explorations dans les eaux territoriales de la Guyane", s'est félicité mardi dans un communiqué la collectivité territoriale de Guyane (CTG).

"L'arrêté a été pris et signifié à Total", a confirmé à l'AFP la direction générale des services de la CTG, fusion depuis décembre 2015 de la région et du département.

La responsable des relations extérieures au sein de Total Exploration & Production Guyane Française, la société demanderesse de l'ouverture des travaux miniers, a confirmé la signature de cet arrêté au site d'information local Guyaweb et ajouté que ledit arrêté du préfet ferait l'objet d'une publication ces jours prochains.

Contactée mardi en fin de journée par l'AFP, la préfecture de Guyane n'a pas donné suite.

Selon sa demande, la société Total Exploration & Production Guyane française SAS vise dans un premier temps le forage d'un puits d'exploration dans la partie centrale du permis Guyane Maritime à partir de fin 2018 début 2019 et sur une période de 4 mois.

Cinq forages ont déjà été réalisés entre 2012 et 2013 dans la partie Sud-Est de ce permis sans être couronnés de succès.

Dans la partie Nord-Ouest du périmètre, "la zone centrale n'a jamais, elle, été forée" a noté fin septembre le rapport de la commission d'enquête publique relative à cette nouvelle demande d'ouverture de travaux miniers offshore.

"Les études menées par Total entre 2014 et 2015, intégrant toutes les données recueillies, permettent de mettre en évidence un potentiel d'exploration intéressant dans la zone centrale du permis", avait encore rappelé le rapport de la commission.

Au cours de cette enquête, entre le 16 juillet et le 23 août derniers, sur 7.183 avis, "un record en matière d'enquête publique en Guyane" selon la commission, 7.173 avis s'étaient montrés défavorables à ces forages en mer pour 8 avis non définis et 2 favorables.

La commission d'enquête avait émis un avis favorable à cette demande de campagne de forages le 24 septembre avec trois recommandations : "remettre en activité la Commission de Suivi et de Concertation (CSC) sur le pétrole en Guyane", "établir un cahier des charges spécifique sur les procédures de rejet des boues dans l'océan et le traitement des boues toxiques" et "mettre en oeuvre un contrôle effectif par l'autorité publique de ces rejets et traitements des boues toxiques".

La CTG, favorable aux travaux, a souligné mardi soir que la signature de cet arrêté permet de concrétiser un accord de partenariat avec " le groupe pétrolier qui fixe la mobilisation de 10 millions d'euros par ce dernier au profit de l'économie locale", accord qui était subordonné "à l'autorisation du projet de forage".

https://www.connaissancedesenergies.org ... ere-181024
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Re: Pétrole: quand y en a plus, y en a encore

Message non lupar moinsdewatt » 06/11/18, 21:08

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source Short-Term Energy Outlook EIA du 10 oct 2018 : https://www.eia.gov/outlooks/steo/report/global_oil.php
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