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Energies fossiles: pétrole, gaz, charbon, nucléaire (fission et fusion)Le gaz non conventionnel bouleverse la donne énergétique

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Ahmed
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Message non lupar Ahmed » 21/01/14, 12:05

Que l'on se polarise (pour ceux qui y sont hostiles!) sur la pollution locale des nappes aquifères et indifférent aux effets généraux de production de gaz à effet de serre ne me surprend pas, dans la mesure où il est admis que rien ne sera fait pour réellement essayer d'inverser la tendance (mis à part quelques voeux pieux conjuratoires)...
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Message non lupar Flytox » 21/01/14, 21:08

http://www.manicore.com/documentation/p ... _conv.html

Ce qui figure ci-dessus montre que la fracturation, qui survient quelques milliers de mètres sous la surface, ne peut pas avoir d'effets directs sur la nappe phréatique, située pour sa part quelques dizaines de mètres sous la surface.

Après, on peut imaginer que le gaz, ou l'eau utilisée pour la fracturation, passent dans la nappe à cause de fuites qui interviendraient dans le puits de forage. Mais... on ne voit pas pourquoi ce risque serait limité aux forages de gaz non conventionnels : à peu près tous les forages pétroliers et gaziers du monde passent à travers une nappe phréatique ! En effet, il y a de telles nappes dans tous les bassins sédimentaires, qui sont aussi les bassins où se trouvent pétrole et gaz.

Or, rien qu'aux USA il se fore des dizaines de milliers de puits chaque année pour l'exploitation des hydrocarbures (conventionnels ou pas), avec un parc de puits en fonctionnement qui avoisine le demi-million. Dans le monde dans son ensemble, c'est quelques millions de puits qui sont actuellement en service (et plus d'une centaine de milliers de nouveaux forages par an), et si une fuite dans une nappe était un à-côté fréquent des forages pétroliers et gaziers nous n'aurions pas attendu les gaz non conventionnels pour en entendre parler.

En pratique, tous les puits d'exploitation d'hydrocarbures sont "étanchéifiés" (on dit "chemisés") pour éviter les fuites lors de la remontée du gaz ou du pétrole vers la surface, et cela vaut pour les hydrocarbures conventionnels comme pour les gaz de roche mère. Il y a probablement des accidents de temps en temps, mais il n'y a aucune raison qu'ils soient propres aux "gaz de schiste".

***

Hydratons-nous

Comme son nom l'indique, la fracturation hydraulique a du mal à être effectuée... sans eau. Et il en faut plus qu'un verre à dents, puisque de l'ordre de 1.000 m3 sont nécessaires par fracturation (il y en a généralement plusieurs par puits, ce qui amène l'eau nécessaire à environ 10.000 m3 par puits). Si ce volume ne pose pas nécessairement de gros problèmes là où il y a de l'eau en abondance (cela fait 2 secondes de débit de la Seine à l'aval de Paris), il en va autrement là où il y a peu d'eau. A ce moment il faut amener l'eau par camion, et à raison de 25 m3 par camion ca fait une petite noria par fracturation !

Rappelons que l'extraction des combustibles fossiles consomme toujours de l'eau, car il en faut pour le forage du puits (gaz et pétrole), pour l'extraction assistée du pétrole, ou, quand il s'agit de charbon, pour laver ce dernier. Ramenée à l'unité d'énergie extraite, la consommation d'eau pour les gaz non conventionnels est "dans la moyenne" de ce qui se fait pour le pétrole, à l'exception notable des sables bitumineux qui sont 20 à 30 fois plus consommateurs d'eau que les autres hydrocarbures.

Dernier point souvent évoqué : les additifs mis dans l'eau. En pratique, il s'agit de substances "courantes", à savoir :

du sable (quelques % en volume), pour que les microfissures ne se referment pas,

et, pour environ 0,15% en volume, des additifs divers destinés à favoriser l'écoulement du gaz jusqu'en sortie de puits : des détergents (comme ceux pour la vaisselle !) et des antibactériens.

Si l'eau utilisée pour la fracturation est ressortie du puits, il vaut mieux éviter de la rejeter telle quelle dans l'environnement, mais le traitement de cette eau n'est pas particulier comparée à celui de n'importe quel rejet industriel. Et si elle reste dans le puits, comme il a été évoqué plus haut, elle ne communiquera pas avec l'eau que nous utilisons pour nos besoins agricoles et domestiques.

Si on se résume, la fracturation des roches-mère, pratiquée depuis plus d'un siècle, engendre des inconvénients de deuxième ordre face aux inconvénients de premier ordre que sont les émissions de gaz à effet de serre - parce que le gaz est une énergie fossile - et l'occupation d'espace en surface, avec les infrastructures associées. Mais ce n'est pas cette hiérarchie que les media français ont choisi de respecter !


Comment détourner la réalité:
Oui, la fracturation hydraulique n'est pas nouvelle et est très largement utilisée pour le pétrole, gaz conventionnel etc....rien de vraiment nouveau coté pollution, mais la comparaison s’arrête là.

Pour les extractions (pétrole, gaz), on s'en tient au nombre "minimum" de forages, pour des raisons de coût (énorme), alors que pour les gaz de schiste, le passage obligé c'est de multiplier:
- les forages (sinon plus de débit).
- les fuites inévitables qui vont avec chaque forage.
- les pollutions (notamment de la nappe phréatique) avec toujours plus "d'additifs", de détergents et autres joyeusetés plus ou moins toxiques. ***

Ce n'est pas parce que l'extraction des hydrocarbures est une calamité écologique connue et "habituelle" qu'il ne faut pas s'inquiéter que certains irresponsables se fichent d'en décupler les effets.

Faut pas confondre les ordres de grandeurs, un forage est "viable" si le pourcentage d'hydrocarbure récupéré une fois sorti, l'eau, le sable, la boue etc...est important. Pour l'eau de la nappe phréatique, un infime pourcentage des saloperies injectées la rend non potable / inutilisable pour l'homme et / ou l'agriculture etc....

La profondeur à laquelle on fore ne bouleverse pas le nombre et la volumétrie des fuites le long des "chemises" qui traversent la nappe phréatique.....pour chaque forage pris à l'unité.

Mais la fracturation hydraulique oblige à multiplier le nombre de forage ce qui est tout sauf anodin et décuple la pollution.

Ce qui serait intéressant ce serai de quantifier la pollution totale de tous les milieux (air, terre, eau, vivant) par Énergie récupérée pour chaque hydrocarbure. (par un organisme vraiment indépendant, non financé par un lobby hydrocarburier quelconque :mrgreen: )

***(La liste et la quantité des produits utilisés, qu'ils soient toxiques ou pas, n'est pas soumise à l'accord de ceux qui auront droit à l'avoir à consommer)

Si on se résume, la fracturation des roches-mère, pratiquée depuis plus d'un siècle, engendre des inconvénients de deuxième ordre face aux inconvénients de premier ordre que sont les émissions de gaz à effet de serre - parce que le gaz est une énergie fossile - et l'occupation d'espace en surface, avec les infrastructures associées. Mais ce n'est pas cette hiérarchie que les media français ont choisi de respecter !


Non, l'inconvénient de premier ordre c'est qu'une poignée de profiteurs sans foi ni loi est prête à sacrifier les nappes phréatiques de régions entières sur l'autel du dieu $ du moment qu'ils peuvent s'en mettre plein les poches. :evil:
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Message non lupar chatelot16 » 22/01/14, 00:16

le mot fracturation hydraulique est trompeur : ça fait croire qu'on utilise que de l'eau pour casser la roche

la realité est completement differente : le gaz est piegé par capilarité dans la roche , pour le faire sortir il faut du detergent ! l'eau ne suffit pas

le detergent rend soluble toute sorte de chose qui devraient rester ou elle sont : c'est les quantité enorme de detergant qui dissoudront toute sorte de cochonerie pour tout mettre dans les nappes phreatique... ça sera peut etre irremediable !

et le pire est que ça ne fera peut etre même pas sortir autant de gaz qu'on l'espere ... production de gaz trop faible et pollution durable des nappes d'eau

les americain font ce qu'il veulent dans des grand espace avec de faible population ... mais chez nous la geologie est plus petite , si il y a du gaz ça sera petit , avec beaucoup de population qui risque plus de souffrir de la pollution de l'eau

il y aura peut etre un jour d'autre moyen de sortir ce gaz , par exemple avec injection de CO2 ... mais par la methode actuelle il vaut mieux ne rien faire

c'est un peu comme le charbon : c'est plein de cochonerie , si on balancait du detergent dans les couche de charbon ça ferait une pollution enorme
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Message non lupar Christophe » 02/06/14, 10:39

Un autre gaz non conventionnel: le méthane lacustre
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Message non lupar moinsdewatt » 07/06/14, 14:12

L'Allemagne veut légiférer sur le gaz de schiste... pour mieux l'autoriser

05 Juin 2014 La Tribune

Le gouvernement fédéral planche sur une loi pour encadrer la fracturation hydraulique, après avoir effectué des tests. Les futurs forages pourraient potentiellement couvrir 86% de son territoire. Mais plusieurs ministres allemands assurent que les nouvelles règles en préparation ne signifient pas un feu vert à l'extraction des gaz de schiste

Le gouvernement allemand a souligné jeudi que les nouvelles règles en préparation sur la technique controversée de fracturation hydraulique ne signifieraient nullement un feu vert à l'extraction de gaz de schiste en Allemagne.

"Une solution surfaite à la question énergétique"

La ministre de l'Environnement, Barbara Hendricks, a précisé qu'après un moratoire de deux ans, la nouvelle législation qui devrait être présentée au cours de l'année, ne concernerait que les forages profonds pour extraire du gaz de réservoir étanche ("tight gas"). Elle a indiqué au journal Ruhr Nachrichten :

"Je pense non seulement que la fracturation est une mauvaise solution mais que c'est aussi une solution surfaite à la question énergétique. L'eau potable et la santé, voilà la priorité absolue. Aux termes de ce qui été décidé dans l'accord de coalition (gouvernementale), la fracturation au moyen de substances toxiques, en particulier pour le gaz de schiste, sera interdite".

Des informations ambiguës

Pourtant, une lettre du ministre de l'Economie Sigmar Gabriel a laissé planer le doute sur une future autorisation de l'exploitation des gaz de schiste. Le document adressé à la commission des finances du Bundestag, indique bien que le gouvernement planche sur un projet de loi en ce sens, comme l'explique un article du site d'information allemand RP ONLINE. Il précise que de nouvelles exigences seront apportées à la fracturation, qui consiste à injecter sous haute pression du sable, de l'eau et des produits chimiques dans la roche pour faire remonter le gaz.

Le projet, qui doit être examiné avant la fin de l'été, donnerait son feu vert à la fracturation hydraulique après "examen des conditions de protection de l'environnement". Les zones humides protégées, soit 14 % du territoire, seront exclues des zones autorisées. Mardi, le député Vert Oliver Krischer s'alarmait : "A la lecture de la note rédigée par Sigmar Gabriel, la fracturation hydraulique sera autorisée sur 86% du territoire allemand".

Une "faible" réduction de sa dépendance au gaz russe

Selon Le Figaro, l'utilisation des gaz de schiste par l'état fédéral lui permettrait de réduire "faiblement" sa dépendance au gaz russe. Le quotidien écrit :

"Pour l'instant, il est encore difficile d'évaluer le potentiel des gaz de schiste en Allemagne. Selon le département américain de l'énergie le sous-sol allemand recèlerait 476 milliards de mètres cubes de réserves récupérables. Soit huit fois moins que le potentiel français, et l'équivalent de six ans environ de consommation allemande de gaz."

Mais l'argument de l'indépendance est mis en avant par Sigmar Gabriel, suite à la crise ukrainienne qui fait planer le doute sur l'approvisionnement et le prix du gaz. Pressé, il espère faire adopter ces modifications législatives dès 2015.



http://www.latribune.fr/actualites/econ ... riser.html
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Message non lupar moinsdewatt » 31/03/15, 22:12

Roumanie : Chevron renonce au gaz de schiste

mardi 24 février 2015 Le Courrier des Balkans

Suite à la chute du prix du baril, le groupe pétrolier américain Chevron a annoncé qu’il abandonnait la prospection de gaz de schiste en Roumanie. C’est un immense soulagement pour les milliers d’opposants mobilisés depuis des années.

Cette décision a été confirmée par un porte-parole de Chevron qui s’est adressé à l’agence Mediafax à Bucarest. « Les résultats du forage en Roumanie ne justifient pas les espoirs et les progrès ont été trop lents pour étendre les investissements », selon les médias roumains.

En 2014, le Premier ministre roumain Victor Ponta avait reconnu que les travaux d’exploration menés par Chevron avaient échoué à produire des résultats, en dépits d’investissements significatifs.

« La Roumanie déploie beaucoup d’efforts pour quelque chose qui n’existe pas. Il semble que nous n’ayons pas de gaz de schiste », a déclaré le Premier ministre, ajoutant que le pays allait acheter le gaz supplémentaire dont il avait besoin à Gazprom.

Les experts de Chevron avaient initialement estimé la quantité de gaz de schiste en Roumanie à 51 milliards de m3, ce qui, avaient-ils affirmé, suffirait à fournir du gaz au pays pour un siècle.

Le gouvernement roumain avait à l’époque délivré à Chevron un permis d’exploration de trois à cinq ans. Bucarest espérait que le gaz de schiste lui garantirait une sécurité énergétique et mettrait un terme à sa dépendance à la Russie. Gazprom fournit 20 % du gaz consommé en Roumanie.

L’été dernier, Chevron avait été contraint de suspendre ses travaux dans le district roumain de Vaslui, suite à des manifestations de riverains et d’environnementalistes. Ceux-ci craignaient que le forage et l’injection de grandes quantités de produits chimiques dans le sol ne causent une pollution environnementale.

« Nous avons vaincu grâce à nos protestations, nous ne serons plus empoisonnés », se sont exclamés des habitants de Pungeşti. Ils s’étaient opposés à plusieurs reprises aux travaux de Chevron, notamment le 7 décembre, quand plusieurs d’entre eux avaient affronté les gendarmes.

La baisse du prix du pétrole est à l’origine de la décision Chevron de se retirer de Roumanie. La compagnie s’est également retirée de Bulgarie, où des protestations ont eu lieu, et de Pologne où elle avait rencontré moins de résistances.

http://balkans.courriers.info/article26677.html
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Message non lupar Christophe » 31/03/15, 22:22

Oui il n'y a rien d'écolo dans cette décision: le baril à 55$ détruit la rentabilité du gaz de schiste...et des sables bitumineux aussi d'ailleurs...

Si c'est cool que la fracturation et le pétrole de schiste soit délaissés (pour le moment...), un pétrole à nouveau si bas n'est une bonne nouvelle pour la planète...
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Message non lupar moinsdewatt » 23/08/15, 14:15

Total abandonne son puits d'exploration dans le NordOuest du Danemark. Propriété du gisement finalement pas intéressantes.

Total Abandons Shale Gas Exploration at Well in Denmark

by Reuters, August 18, 2015

French oil major Total has abandoned exploration work at its shale well Vendsyssel-1 in northwestern Denmark, the Danish Energy Agency said in a statement late on Monday.

The well, which is 80 percent owned by Total and 20 percent by Denmark's state oil company Nordsofonden, confirmed the presence of gas but the thickness of the layer was smaller than expected.

"The results didn't fulfil the partnership's expectations on reservoir properties and thickness of layers," the agency said.

"No further work will be performed in the well, which is now being permanently plugged and abandoned."

http://www.rigzone.com/news/oil_gas/a/1 ... in_Denmark
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Message non lupar moinsdewatt » 23/08/15, 14:15

Gaz de schiste : Londres délivre de nouveaux permis pour explorer le sous-sol

Par Challenges.fr publié le 19-08-2015

C'est la première fois depuis 2008 que des permis ont été proposés pour rechercher du pétrole et du gaz de schiste dans le pays.

Les autorités britanniques ont retenu mardi 18 août les entreprises sélectionnées pour 27 nouveaux permis d'exploration d'hydrocarbures conventionnels et de schiste, pour la première fois depuis sept ans concernant cette source d'énergie controversée mais soutenue par le gouvernement Cameron.

La Oil & Gas Authority (OGA), le régulateur national du secteur, a indiqué avoir retenu notamment les groupes britanniques Cuadrilla et IGas (ce dernier allié à Total), le français GDF Suez (Engie) ou encore le suisse Ineos pour un total 27 blocs terrestres d'exploration dans le centre et le nord de l'Angleterre.

C'est la première fois depuis 2008 que des permis ont été proposés pour rechercher du pétrole et du gaz de schiste dans le pays. Les licences doivent encore être formellement attribuées aux entreprises sélectionnées au cours de l'année. Elles ne le seront qu'après la finalisation d'études environnementales plus poussées pour un second groupe de 132 blocs d'exploration à travers le pays, qui devraient être proposés ultérieurement.

64.000 emplois à la clé ?

"Il est important que nous continuions dans cette voie et faisions avancer le schiste, tout en maintenant de solides contrôles environnementaux. L'investissement dans le schiste pourrait atteindre 33 milliards de livres (46,5 milliards d'euros) et soutenir 64.000 emplois", a souligné Nicholas Bourne, secrétaire d'État à l'Énergie.

Le Premier ministre conservateur David Cameron est un soutien très enthousiaste du développement du gaz de schiste, y voyant potentiellement une source d'énergie bon marché et abondante, malgré l'opposition de certains riverains et associations de défense de l'environnement qui s'inquiètent des conséquences de l'utilisation de la technique de la fracturation hydraulique.

Alors que les forages sont au point mort depuis 2011, quand un puits de Cuadrilla avait causé de légères secousses sismiques dans le nord de l'Angleterre, le gouvernement britannique a pris des mesures pour tenter d'accélérer le développement du schiste. Il a ainsi annoncé la semaine dernière qu'il pourrait désormais délivrer directement les autorisations nécessaires pour exploiter les sites, afin de contourner des autorités locales jugées trop lentes ou réticentes.

Opposition des riverains

L'association environnementale Les amis de la Terre a jugé mardi que les nouvelles licences allaient "provoquer colère et de controverses parce que partout où la fracturation hydraulique a été proposée, elle s'est heurtée à l'opposition des riverains".

Les opposants à cette technique - qui consiste à créer des fissures souterraines et à y infiltrer un mélange d'eau, de sable et de produits chimiques pour permettre l'extraction d'hydrocarbures prisonniers de la roche - craignent notamment la pollution des réserves d'eau potable.

http://www.challenges.fr/europe/2015081 ... s-sol.html
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Message non lupar raymon » 24/08/15, 20:27

Bof vu la baisse du prix du brut ils sont pas près d'y aller.
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