Maximus Leo continue de confondre ce que reportent les journalistes des infos qu'ils reçoivent, la façon dont ils traitent les infos avant leur diffusion ...et la réalité du terrain! Dès lors qu'on sait qu'en situation réelle, il est impossible de faire un diagnostique précis. Mais quand même... Le journaliste est dans ce cas un «reporter»... il n'a pas été au cœur du réacteur!
Maximus Leo a écrit :Je viens d'entendre sur France Info (13:25) qu'on risque à Fukushima un accident aussi grave que celui de Three Miles Island [...]
Heuuh, ça veut dire quoi
«aussi grave»?En comparaison, Three Miles Island c'était peanut.
SOURCES DE REJETS
Les rejets radioactifs dans l'atmosphère ont trois origines:
1. La fuite supposée au niveau du générateur de vapeur B a pu entraîner un relâchement de gaz rares et d'iode dans l'environnement dans les premières heures qui ont suivi l'accident. Aucune estimation des quantités ainsi rejetées n'a pu, à ce jour, nous être fournie.
2. Le débordement des réservoirs de tête du système de traîtement des effluents liquides a entrainé le déversement dans le bâtiment des auxiliaires nucléaires d'environ 40 m3 d'eau fortement contaminée [...] Le système de ventilation du bâtiment des auxiliaires nucléaires a rejeté après filtration (filtre absolu et filtre à iode) les gaz rares (krypton et xenon) contenus dans cette eau.
Ces rejets non contrôlés sont à l'origine de l'activité observée au voisinage de l'installation et dans le panache lors des premiers jours suivant l'accident. L'exploitant a disposé, à une date non précisée, des bâches en vinyle sur l'eau répandue dans le bâtiment des auxiliaires nucléaires, afin de ralentir le dégazage et, donc, les rejets radioactifs.
3. L'éventage de l'eau primaire soutirée en raison de 80 l/mn par le circuit de contrôle volumétrique et chimique a conduit à des rejets périodiques contrôlés. En fait, les gaz rares radioactifs dissous à l'origine dans l'eau primaire étaient recueillis dans les réservoirs conçus pour le stockage et le traitement des effluents gazeux. L'apport en gaz a été supérieur aux possibilités de stockage et l'exploitant, pour éviter des rejets intempestifs par les soupapes de ces réservoirs (pression de tarage 7 à 8 bar), a préféré, avec l'accord de la NRC, procéder à des délestages contrôlés.
Ultérieurement, à une date non précisée, l'exploitant a renvoyé ces gaz dans l'enceinte de façon à réduire les rejets extérieurs.
Il semble par ailleurs que les rejets radioactifs en rivière soient liés à une action volontaire (après autorisation de la NRC): en effet, 230 m3 d'eau de servitude faiblement contaminée ont été déversés.
http://www.dissident-media.org/infonucleaire/tmi.html
Il me semble qu'au vu des dégagements sur trois des six réacteurs on a déjà dépassé — et même largement dépassé — la dose diffusée dans l'atmosphère de Three Miles Island ...(des millions de fois, ne serait-ce que par les tonnes d'eau déjà déversées?)
Et le dégagement de la «piscine» est/était sans doute encore pire...
Sans commune mesure avec ce qui s'était passé aux states...
Pour toi, ça n'a pas déjà posé assez de problème?