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Economie et finance, durabilité, croissance, PIB, fiscalités écologiquesSans dette, les USA exploseraient!

Economie actuelle et développement durable sont-ils compatibles? PIB, croissance (à tout prix), développement économique, inflation...Comment concillier l'économie actuelle avec l'environnement et le développement durable.
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Christophe
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Sans dette, les USA exploseraient!

Message non lupar Christophe » 04/06/14, 19:55

Pour compléter les nombreux sujets sur la dette et la création monétaire dont voici les 3 plus actifs:

https://www.econologie.com/forums/qui-fabriq ... t6273.html
https://www.econologie.com/forums/dette-publ ... t9654.html
https://www.econologie.com/forums/tout-savoi ... t2177.html

Nous expliquions hier que l’empire américain et la bulle du crédit dépendent l’un de l’autre. En deux mots, après les années 70, il n’y avait plus assez de jus dans l’économie américaine pour payer à la fois les dépenses sociales nationales… et un mastodonte impérial dans le reste du monde.

La solution ? Le crédit. L’emprunt du secteur privé a créé aux Etats-Unis quelque 33 milliards de dollars d’excédent d’activité économique (c’est-à-dire supérieure au niveau traditionnel du ratio dette/PIB). Cela a fourni des ventes… des dépenses… des emplois… des profits pour les entreprises (lourdement concentrés dans le secteur financier)… et des gains d’investissement. Tout cela a donné aux électeurs le sentiment qu’ils progressaient. Ils ont fourni abondance de recettes fiscales au gouvernement.

La dette a augmenté. Nous avons examiné les chiffres tant de fois qu’il est inutile de les répéter. Plus important, l’économie américaine — et l’empire — sont devenus de plus en plus dépendants de la dette rien que pour continuer comme si de rien n’était. La dette ne sert plus de "coup de fouet" ; elle est désormais nécessaire uniquement pour faire du surplace. Sans elle, le marché s’effondre… et l’économie entre en récession, voire en dépression. C’est ce qui est arrivé en 2008-2009. Le secteur privé a cessé de s’endetter… et l’enfer s’est déchaîné.


▪ Plantons le décor…
L’administration de Bush Jr. avait laissé son appétit de dépenses prendre le mors aux dents. C’était majoritairement dû au fait qu’il s’agissait du gouvernement le plus ouvertement pro-empire de l’histoire des Etats-Unis. C’était aussi — quoique beaucoup plus discrètement — le gouvernement le plus pro-Etat Providence.

L’équipe Bush n’a jamais vu de pays où elle ne voulait pas interférer… n’a jamais vu de piège dans lequel elle ne voulait pas entrer avec ses gros sabots… et n’a jamais vu de dépenses auxquelles elle veuille opposer un veto. Sous couvert de dépenses de "sécurité", elle s’est enlisée dans les plus gros déficits de l’histoire.

Après les attentats du 11 septembre 2001, les discussions budgétaires sérieuses ont été obscurcies par le chauvinisme impérial. La "sécurité" dépendait d’une économie robuste… laquelle dépendait de l’expansion continue du crédit.

Par la suite — puis à nouveau après la crise de 2008-2009 –, l’expansion du crédit a donné des signes d’essoufflement.

La Fed est alors arrivée à la rescousse ; ses chefs ont été loués à l’instar d’un Scipion ou d’un César. Tant Alan Greenspan que Ben Bernanke ont fait la couverture de TIME, comme s’ils étaient des conquérants et des héros plutôt que des économistes renfrognés aux théories douteuses. En 1999, Greenspan, Rubin et Larry Summers furent baptisés "le comité pour sauver le monde". Bernanke fut assimilé à "un héros" par le magazine Atlantic… et TIME en fit sa personne de l’année en 2009.

Leur véritable contribution ? Ils ont aidé les Américains à s’endetter plus encore… et ont ainsi aidé des secteurs improductifs à conserver leur mainmise sur une bonne partie des ressources du pays.

Un déficit en baisse — pour l’instant
A présent, les autorités exercent de plus en plus de contrôle sur la manière dont l’argent est dépensé… et investi. Sans surprise, le retour sur investissement chute… et la croissance ralentit. Au fur et à mesure, la production actuelle a plus de mal à tenir le rythme de la dette et des dépenses courantes. Le besoin de crédit augmente.

Et voilà que nous entendons dire que la situation du budget fédéral américain s’améliore ! Les recettes fiscales sont en hausse. Les dépenses sont en baisse. Hélas, c’est un phénomène tout à fait temporaire. Le Bureau du budget au Congrès estime que le déficit fédéral devrait atteindre un plancher cette année et l’année prochaine — à plus de 500 milliards de dollars tout de même –… avant de se remettre à grimper.

Ce sont là de bonnes nouvelles pour l’empire… et pour une économie dépendant du crédit.

La dette ne peut pas croître si personne n’est assez idiot pour emprunter. Le gouvernement américain deviendra l’emprunteur de dernier recours… et continuera à emprunter pour financer l’empire… et ses secteurs zombies…

… jusqu’à ce que tout explose.


Source:
http://la-chronique-agora.com/dette-etats-unis/
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Message non lupar Ahmed » 04/06/14, 21:59

Un ensemble d'observations pertinentes et de conclusions hasardeuses.

Dans la patrie de l'entreprise privée et du tout marché, l'interventionnisme d'état date de la crise de 1929.
Pour comprendre (un peu), il faut rappeler que l'organisation scientifique du travail, i.e. le Taylorisme, avait permis pendant la période précédente d'augmenter dans des proportions importantes la production de marchandises, ce qui avait mobilisé au travail un nombre croissant d'américains. 

Tout ça s'écroule subitement en 1929, à la grande surprise des citoyens américains ; les investissements financiers à mettre en œuvre pour lancer une entreprise dépassait désormais la capacité des entités privées. Le gouvernement Roosevelt, s'inspirant des analyses de l'économiste anglais, J.M. Keynes devient interventionniste pour initier une phase de rattrapage (un peu comme son rival soviétique, ce qui est un comble!).

Jouant à la fois sur la politique monétaire, les grands travaux et le "fair state", l'économie redémarre progressivement : grâce à l'argent injecté de nouveaux produits sont lancés sur le marché et cette politique semble sceller l'interventionnisme étatique comme étape incontournable de l'économie moderne.
Croissance de l'emploi et des investissements, si l'on ajoute à ces deux facteurs la baisse des prix, on obtient ce qui fut appelé la société de consommation : chaque élément de ce trio stimulait les autres (c'est ce qui s'est passé également en France après la seconde guerre mondiale, jusque dans les années 70).
Cependant, les gains permanents de productivité ne permettront jamais d'éradiquer totalement le chômage, sauf durant la période de guerre qui signera l'apogée de la puissance américaine.

Après guerre, en effet de nouveaux et puissants concurrents apparaissent : Japon et Europe de l'ouest. Á partir de 70, des artifices financiers (change flottant) puis l'abandon de la convertibilité en or du dollar permettent de desserrer l'étau et de s'adapter au nouvel ordre économique mondial.

Désormais l'Amérique se recentrera sur ses activités d'armement, de produits hight tec et de banquier du monde (que le premier et le dernier aillent de pair, n'est pas un hasard), pour sa consommation elle dépendra de plus en plus des pays asiatiques et spécialement de la Chine.

Á ce moment, la dette ne peut plus que s'amplifier indéfiniment, mais plus la dette augmente, moins les créanciers ont intérêt à douter de la solvabilité de leur emprunteur... une solidarité de fait s'installe jusqu'à...

Quelques bulles, comme celle d'internet, au tournant du siècle et celui de l'immobilier qui éclata en 2008, ont semblé offrir de nouvelles opportunités, cependant, depuis la révolution informatique, la productivité a tellement augmenté que la possibilité de mobiliser du travail-vivant supplémentaire est utopique ; dans le même temps, les investissements productifs se sont raréfiés (il n’apparaît plus assez de nouveaux produits) et la masse financière énorme ne trouve plus à se valoriser ; ce n'est donc pas anodin si les politiques keynésiennes se sont vu supplanter par les doctrine néolibérales.
Ces dernières ont eu pour effet de "récupérer" au profit du privé des activités publiques, sans pour autant résoudre le problème, mais plutôt en l'aggravant.

En réalité, du fait de l'homogénéisation de l'économie (mondialisation), la situation des États-Unis n'est guère différente de celle des états européens, si l'on excepte, et ce n'est pas négligeable le fait de détenir une monnaie de référence et l'armée qui va bien avec! 8) .

Autant la relance par la consommation que les cures d'austérités ne sont pas capables de relancer un processus dont peu veulent comprendre qu'il est tout simplement parvenu au bout de sa logique.
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Message non lupar sen-no-sen » 04/01/15, 10:00

A lire,un article de Jean Paul Baquiast ,a propos du dernier livre de Pierre Jovanovic:666 sur la planche a billet américaine et les raisons de l'asservissements des nations:

(...)Pourquoi les gouvernements de ces pays ne se rebellent-ils pas, en refusant par exemple d'acheter des US Bonds voire d'honorer leurs propres dettes ?
Sur ce point, Pierre Jovanovic apporte la seule réponse qui s'impose, réponse encore pudiquement ignorée par les analystes financiers : c'est parce que ces gouvernements sont contraints de le faire, sous la pression des moyens militaires de l'US Army en ce qui concerne les petits Etats, et sous celle des milliers d'agents de la CIA qui opèrent dans les plus grands Etats, notamment en Europe, et notamment en France, pour s'assurer que les dirigeants de ces Etats marchent droit.
Dans le cas contrarire, la CIA suscitera les troubles politiques qui emporteront les récalcitrants (regime change). Jovanovic n'hésite pas à reprendre ainsi la rumeur selon laquelle en France, Mai 68 avait été organisé pour provoquer le départ de De Gaulle, le seul grand dirigeant européen qui avait le courage de s'opposer à l'Amérique. Ceux d'entre nous, suffisamment âgés pour cela, qui se souviennent avoir manifesté sur les barricades de mai, ne s'imaginaient pas alors qu'ils faisaient le jeu de la CIA.

La Bête a suffisamment d'audace criminelle pour provoquer une guerre mondiale qui serait la fin de ses adversaires. La sienne propre sans doute dans le même mouvement.
Mais la Bête blessée préférera sans doute périr elle aussi plutôt que céder un pouce de l'emprise qu'elle s'est donnée sur les corps et les consciences...

http://philoscience.over-blog.com/
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Message non lupar Ahmed » 04/01/15, 13:14

Il est connu (mais pas assez!) que l'intervention en Irak, puis en Lybie résultait de la volonté affichée par leurs dirigeants respectifs de s'affranchir de la monnaie américaine, cependant une autre raison fait obligation de se soumettre à cette devise: un pays exportateur comme la Chine n'a aucun intérêt à voir ses gains en dollars s'effondrer du jour au lendemain.
Les velléités d'indépendance des BRICS constituent un terrain fortement miné, car on voit mal les USA renoncer à cette manne sur laquelle repose l'ensemble de son économie.
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Message non lupar plasmanu » 04/01/15, 13:52

Quels ramassis de conne'rie pour créer le buzz,....
Que de belles signatures...Image
Le mieux c'est quand c'est en gras et noir avec 666.

Édit: ON veut tous être amer col. Donc ON est tous dans la merde.
Important: l'esprit de contradiction. Des fois que ça serve a quelque chose de lire qqch sur un fofo.

Et le banquier honnête susse répond.
Amha prix Nobel de ... L'apparition en mode anonyme.
Ou alors un truc impossible à piger en français/belge lambda...
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Message non lupar plasmanu » 04/01/15, 17:35

Tu veux rien dire Obamot.
Y a 30 pages faciles...
En 3 mots...
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Message non lupar Obamot » 06/01/15, 04:11

Ahaha t'en a de bonnes ! En 3 mots:

Dette? Quelle dette? (voir plus bas le sous-titre concerné)

Ça va comme réponse? :mrgreen:

Bon j'essaye d'y aller de ma petite théorie en essayant de ne rien calquer de ce qui a été dit (et même si je peux me tromper: pas tirer!):

Je note cependant ce qu'a dit Sen_No_Sen (sur la CIA derrière Mai 68.) l'histoire se répète... De Gaule devait sûrement faire partie de "l'axe du mal", être un dangereux erroriste, et forcément un fieffé dictateur!

Ça va être long pour une fois, je pense qu'Ahmed va perdre la chatte et les p'tits (déjà que tellement le sujet est trop simple...) :shock: :mrgreen:

Cet article est intéressant de part ce qu'il ne dit pas. Mais ce qu'il nous fait comprendre c'est que les USA (comment quasiment le reste de l'économie libérale qui se calque dessus) sont au bout de leur système. Et donc comme se plaisent à le répéter les pros de l'analyse extractiviste: nous sommes en plein dans un système permanent et auto-entretenu d'acharnement thérapeuthique.

Ce que nous dit l'article est intéressent, assez évident et clair: devant il y a un gouffre (car si la moitié du PIB mondial est concerné, nous le sommes tous). Ce qu'il ne dit pas (mais nous le fait comprendre)… C'est que tous les mécanismes des économies sont volontairement (et de par la nature du système) largement hors tout contrôle (le libéralisme, la loi de l'offre VS demande, etc), nous somme dans un train fou que personne n'a jusqu'à présent pu ralentir (excepté le management by crisis, les guerres, les crack boursiers qui en ruinant les petits possédants, pour créer dans le sang un appel d'air et que ça reparte…)

Mais ça s'arrête-là pour moi avec cet article, car on nage en pleine hypocrisie! (Bien qu'il soit très intéressant et que je remercie 'Tophe de l'avoir publié: c'est courageux vu ce qu'il se passe en coulisse...)

Car la solution: dans le crédit, l'accumulation de dette (ou plutôt de l'intérêt éhonté de celle-ci), tout ça, tout ça, n'est qu'une composante, et l'article omet de les mentionner (comme le paiement au juste prix des matières premières, ou les produits sous évalués comme du thé acheté 1$ pour être vendu 1000$ en magasin, pas mieux pour le caoutchouc etc). ET ÇA AUSSI C'EST UNE FORME D'ENDETTEMENT qui ne dit pas son nom... Mais ça apparait où?

Comment le système fonctionne (hors dette ou intrinsèquement incluse)
Et surtout quels sont les instruments qui permettent de savoir comment il se porte (surtout)
Seulement quelques indices, car je ne prétend pas tout connaître, mais.. Ainsi, à ce que je comprends, les systèmes économiques entre-eux disposent d'une multitudes de variables d'ajustements (qui évoluent sans cesse à la hausse et à la baisse en fonction de la fluctuation des marchés, un peu comme les valeurs boursières: sauf que là c'est à l'échelle macroéconomique de la finance…) et ce sont celles-ci qui donnent les tendances que les spécialistes de haut vol utilisent pour évaluer les risques et faire des profits rapides, avant que vous n'ayez pu dire "ouf".

C'est simple non? Le fardeau de la dette, toussa, toussa, c'est un peu un écran de fumée, un vieux serpent de mer qu'on nous ressort, pour nous impressionner. Pour justifier "que ça va mal" et nous obliger à admettre de notre volonté personnelle (même si à contre cœur) que nous devons nous serrer la ceinture! Autrement les banquiers seraient vraiment des cons, à nous prêter de l'argent qu'on ne pourrait pas rembourser, alors que le calcul des risques, c'est leur métier de base!

Une dette? Quelle dette? Par contre les intérêts de la dette eux...
Preuve en est le crack de 2008, totalement FICTIF par rapport aux travailleurs, à l'emploi et à l'économie, puisqu'au fond c'est une crise IMPORTÉE qui ne concernait guère l'Europe. C'est là où l'on nous a ressorti le chapelet de la dette composée des états. Certes elle existe, mais un état paye toujours ses dettes et les intérêts (qui ont toujours été historiquement très faibles) et ça NE DOIT DONC JOUER THÉORIQUEMENT QUE SUR DES TAUX DE RENDEMENT FLUCTUANTS ET JOUANT SUR DES QUARTS DE POINTS: SOUVENONS-NOUS DES OBLIGATIONS D'ÉTAT DANS LES ANNÉES SOIXANTE, LE RENDEMENT ÉTAIT PEANUT... on n'en est quand même plus au plan Marshall: fictive le montant de la dette et des intérêts je vous le dis... largement voir totalement fictif. Pur montage-traquenard de la finance spéculative.

Volume global quotidien des échanges en bourse: 8 000 milliards de dollars! 1% taxé sur ces échanges pendant un an = 29'200 milliards de dollars.

Envolée la dette américaine (celle garantie par l'État incluse)

Et donc à mon humble avis, la vérité n'est pas là (pas dans le problème de la dette, encore moins importée). Elle est dans le volume d'échange GLOBAL des marchés, jour après jour, sur les places financières (et qui doit être rapporté au niveau d'endettement pour rester toute proportion gardée) mais chûuuut passez votre chemin: silence radio! Parce que là nous verrions peut-être que le drame ne serait pas aussi grand: si chacun d'entre nous acceptait de payer 2 ou 3% de plus sur les produits, les dettes baisseraient très vite jusqu'à totalement disparaître (en moins d'un an il n'y aurait quasiment plus de dette sur toute la planète, mais ça prendrait peut-être deux ou trois ans, car il faudrait exempter les pays moins favoriser du remboursement). Les dettes sont un leurre, un épouvantail qu'on agite pour que l'on se focalise dessus (bien sûr elles existent et son pénalisantes: c'est d'ailleurs leur rôle essentiel d'asservissement ciblé) mais elles sont immanquablement fictives pour partie (je ne vais pas prétendre à un système ou le paradigme argent-dette serrait effacé et des crédits donnés à qui mieux-mieux, ex nihilo et sans discernement, c'est pas le sujet du fil, mais pas non plus tomber dans le piège de considérer la dette comme un frein, alors qu'elle existe essentiellement parce que ce serait un moteur: notez bien le conditionnel, je parle dans le système de m... actuel).

Variables d'ajustement 2.0
Les variables d'ajustement bien suivies et bien anticipées, c'est un peu le coup du délit d'initié en permanence… Sans risque de se faire coincer! (Ou en tout cas ça contribue à savoir où le vent souffle...)

A titre purement exemplatif:
— le taux d'endettement pour les pays désirant rester dans la zone euro et qui ne peut excéder théoriquement 3%.
— le clef de la "flexibilité du travail" (cette fois sur le dos des salariés) peut aussi être considérée comme une "variable d'ajustement" (nerf de la guerre entre la gauche et le patronat, z'avez remarqué… puisqu'ils ne veulent pas que l'on aille marcher sur leur plates bandes. Mais ceci se répercute immédiatement sur les valeurs du marché);
— à l'opposé, l'investissement et la spéculation, ont leur propres variables d'ajustement (là ce n'est plus pays par pays, mais secteur par secteur, puis branche par branche…)
— le prix des hydrocarbures et de l'énergie en général;
— la rémunération du capital;
— les taux hypothécaires;
— les valeurs minières;
— etc…
— et même la consommation, des ménages, des jeunes, des seniors ou des bébés (bref chaque classe de "style de vie") à ses propres variables d'ajustement et même les …morts(!);
Finalement quasiment tout, pourrait figurer là-dedans. Mais bien sûr, il y en a des stratégiques dont dépendent les autres... Last but not least, souvenez-vous en bien: au moins cinquante pourcent de l'activité humaine est "parasite" (tertiaire: banque, assurance, finance, bien qu'une partie soit très utile, tout le reste c'est pour pomper de la valeur ajoutée aux VRAIS secteurs productifs: secteur primaire ~2% ou 3% de la population maxi, et le secteur secondaire ~20%, ce qui nous fait si on retire le tertiaire utile dans l'administration: 75% de l'activité économique dans laquelle il faudrait sabrer pour nous en sortir: bien sûr il faudrait bien occuper les gens ensuite: d'où le dilemme (probablement insoluble sans l'introduction du "revenu inconditionnel de base"... voire le dividende universel.)

Crise des variables d'ajustement (et non crack bousier)
Si on veut bien (et ce que ne dit pas l'article) c'est que nous sommes dans une "crise des variables d'ajustement" (parce que c'est de leur observation que l'on voit si il y a une marge de croissance et non l'inverse). Ainsi les gens sont dupés par la définition beaucoup trop simpliste du mot "croissance" pour qu'il veuille dire quelque chose de compréhensible: c'est au fond un terme fantasque pour nous faire avaler la pilule du serrement de ceinture! Alors qu'en fait, il a au moins les définitions "ésoéconomiques" de ce que représentent les variables d'ajustement (vous noterez au passage que l'on parle bien de COURBES de croissance, ce qui revient à parler des VARIABLES D'AJUSTEMENT qui sont tout autant des courbes fluctuantes…) ("éso" parce que ne devant absolument pas être divulgué à tous… Les combinaisons clefs étant gardées strictement confidentielles: on ne va pas tout déballer aux journalistes: ils pourraient parler) Image

C'est donc de l'interaction et du contrôle de tout ça que dépend l'économie. Au fond, la dette n'est qu'un indicateur qui signifie qu'un pays vit au-dessus de ses moyens, mais ne dit pas de combien (puisque le calcul varie à la nano-seconde en fonction du jeu de barbichette que se joue les différents acteurs du marchés...)

Les principes cachés de l'ésoéconomie vous disent qu'en fait tout va bien
Bien sûr: comment pourrait-il en être autrement puisqu'il n'y a pas eu de crise. Les entreprises se sont juste réajustées en licenciant, délocalisant, grossissant par des achats d'autres en perdition, ou en faisant faillite et tant d'autres situations FAVORABLES pour redéployer les cartes et traiter le personnel à la dure...
Car voici le scoop, cela fait déjà quelques années que l'économie remarche assez bien. mais personne ne le sait, on se garde bien de vous le dire… La chute du prix du baril va faire que ça va repartir à donf… MAIS BOUCHE COUSUE jusqu'à la prochaine crise, où l'on vous dira que ça va mal, vous foutra la trouille pour votre emploi (pendant que ça rigolera en douce dans les conseils d'administration, les banques et les assurances)…

Toute la question serait de savoir qui fait quoi et intervient quand pour influer sur ce grand machin, et je recherche la réponse à la question fondamentale: un ajustement est-il — oui ou non nécessaire? — quand et pourquoi et de combien? Et si vous trouver que NON (comme juste avant le moment T ou la pseudo crise des subprimes s'est fait jour et à plonger le monde dans le marasme.. Vous ne pouvez qu'en déduire que les réajustements ont bien profité à certains fossoyeurs, puisqu'ils n'étaient pas nécessaires! En vous allez comprendre plus loin en comprenant le rôle de l'effet des variables d'ajustement.
Et donc forcément, un ajustement était-il — oui ou non nécessaire? — pour ces grands acteurs du marché! Et si c'est non, vous me voyez venir: bien si… voilà le VRAI délit d'initié au niveau macro-économique, qui en fait est en connexion avec tout ça! (Ou peut-être pas...)

Mais ce que je veux dire, c'est que par rapport à l'endettement, il y a énormément de marge. Et que bien sûr, les variables d'ajustement ont des effets de levier bien plus considérables que le poids de la dette!

Mais en fait en coulisse ça ne se voit pas trop car tout le monde "joue le jeu" ou à peu près et surtout ferme son caquet. Plus on est discret, plus on agit incognito. Et c'est aussi une question de hiérarchie dans la "force de frappe".

Et dans un tel système ça a du bon, comme par exemple définir ce que peut faire un gouvernement pour supporter l’emploi, stabiliser l’économie, protéger sa monnaie, etc…

Et les gouvernements inspirent un certain respect chez les acteurs, car ils pourraient très vite, si ils le voulaient, "descendre" un électron libre qui enfreindrait certaines règles (pour d'autres, les to big to fail, ils ferment les yeux, car bien trop gros G&$ par exemple…)

Il y a d'ailleurs des organismes qui veillent à ce contrôle, ça s'appelle Les gendarmes des marchés! (Chez nous la FINMA)

Après en interne dans le trottoir d'en face, il y a des conflits entre les politiques, comme l'opposition entre ”néo-classiques” et ”keynésiens”. (Mais ça nous mènerait très loin).

Après, au niveau macro-économique s'entend (mais aussi plus bas) les "acteurs" influents essaient de "construire des modèles" (en fonction des 3 marchés: biens+services, monnaie, travail), et les mettent dans des simulations du bidule, puis les observent "in-vivo" (que se passerait-il avec mon modèle, en lui appliquant les variables d'ajustement actualisées et en spéculant à la hausse ou à la baisse). Là les scénarios se complexifient (alors qu'un intervenant "lambda" du marché, ira rarement si loin, quoi que…)

Ensuite ça devient plus compliqué, ils comparent "l'offre globale" eu égard au principe d'offre VS demande… (Avec ce qui précède ça fait des grosses équations…) MAIS ils arrivent bien souvent à mieux contrôler les entreprises qu'elles ne s'auto-évaluent elles-mêmes (je sais c'est pas du jeu, et en plus ils ont des espions dans quasiment tous les conseils d'administrations des plus grosses entreprises, sinon ils ne leur prêtent pas un radis…)

Et c'est là où le scandale éclate, avec leurs modèles et leurs simulation, ils se renseignent mutuellement et informent les organismes de notations, interagissent sur les taux hypothécaires, vont jouer sur des dépenses clefs, comme le prix des loyers, les taux de changes, le prix de l'énergie, etc.

Conclusion et effets dans le temps:
1) c'est de la description des effets dans le temps de ce qui précède qu'ils peuvent valider leurs simulations.

2) ils verront alors AU PLAN GLOBAL: si il y a renforcement ou pas, de la croissance, un recul ou pas de l’emploi, des changements d'indices du niveau général des prix, etc.

3) c'est alors qu'au fur et à mesure que des ajustements auront eu lieu sur le marché de l'emploi, que les effets réels des mesures disparaitront des variables d'ajustement, et seul l’effet négatif sur le niveau général des prix sera renforcé (ce qu'ils appellent croissance mais qui est un leurre, puisque tout se situe en amont).

C'est ce point 3 qui titille les neurones et démontre la supercherie. La dette? Quelle dette? Est-ce vraiment là le vrai problème?

Ensuite, le Forex les échanges des valeurs, tu connais tout ça, à toi de me dire si ce que j'ai écris est raccord...
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Message non lupar Ahmed » 06/01/15, 21:33

Je pense avoir reconnu la chatte et ses petits (du moins, il me semble!)... :P

Il y a une certaine contradiction (en la matière, ce n'est pas un reproche) entre l'affirmation que personne ne maîtrise vraiment la machine économique (ce qui est vrai) et celle qui consiste à dire que la dette est + ou - "un écran de fumée".

Il est exact que la dette est un moyen efficace de manipulation de l'opinion, que derrière des phénomènes économiques incontrôlés sévissent nombre d'opportunistes, de là à démêler la cause et la conséquence, il y a fort à faire...

L'extractivisme qui préside au commerce des matières premières n'est pas "une forme d'endettement" à proprement parler, c'est une confiscation du produit du travail au profit des plus forts. Il est cependant vrai que la disproportion entre les valeurs de départ et d'arrivée n'est possible que par la création en nihilo de liquidités.

C'est là, évidemment, le point central: sans une création financière toujours renouvelée, tout se bloque.

Tu écris:
Autrement les banquiers seraient vraiment des cons, à nous prêter de l'argent qu'on ne pourrait pas rembourser, alors que le calcul des risques, c'est leur métier de base!

Les prêts risqués sont gagnants lorsque les emprunteurs parviennent à honorer leurs remboursements et encore gagnants en cas de défaut, puisque la banque se tourne alors vers la puissance publique pour se substituer aux clients défaillants.

S'attaquer à la finance en espérant rétablir un semblant d'équilibre est un leurre, puisque c'est la finance qui soutient l'ensemble de l'économie. Soutien artificiel et par nature provisoire, mais qui permet d'ajourner la faillite de l'ensemble, incapable désormais de générer des profits à la mesure du capital accumulé.
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Message non lupar Obamot » 06/01/15, 22:33

Nous sommes d'accord que l'endettement a plusieurs "fonctions" telles que:

— création monétaire;
— apport en capital pour améliorer la productivité, voire démarrer une activité ou la maintenir, permettant toutes sortes d'investissements, etc;
— en tant que concept moral, c'est un comble dans l'ultralibéralisme (lorsque les banques nationales viennent aux chevets des banques privées qui ont trop voulu jouer au "jeu de l'avion"...);
— dette d'état, comme investissement dans les infrastructures (routes pour un état);
etc...

J'aime bien ce dernier exemple, tant il en dit long dans les contradictions dont tu parles. D'un côté une cité voudra emprunter pour investir dans le réseau routier (qui, l'espère alors le législatif, irait à favoriser les échanges par l'amélioration des flux) alors qu'à contrario, on utilise des milliard pour les mesures de modération de la circulation, qui vont diamétralement en sens contraire...

Si je reviens aux années soixante ou les obligations d'état ne bougeaient qu'en quart de points, je me dis que les banques privées se moquent bien du monde avec leurs taux usuriers (surtout en cas d'intérêts de retard — cas notamment de la Grèce — ça prend l'ascenseur et devient léonin), et je pense que la plus grosse proportion de développement de la dette passe à la régale des intérêts de la dette. Ainsi elle continue à jouer son rôle de création monétaire, mais a perdu son rôle de stimulation de l'économie, puisque qu'elle tarit les investissements qui en étaient au départ, la raison d'être!

On voit les mêmes contradictions par rapport à l'octroi de crédit dans le privé. Mais alors qu'une dette est régie par le code des obligations, la création de la masse monétaire qui en résulte, pas. Et ne profite pas à ceux qui ont pris les risques. La création monétaire par les dettes est donc souvent inéquitable!

Enfin je veux dire équitable pour les banques lorsqu'elles récoltent les intérêts, mais inéquitables pour le peuple en cas de banqueroute, puisque la dette s'éponge via une aide accordée par la banque nationale.

Les crack qui résultent donc de crédits ayant été mal attribués (volontairement on non) font donc souffrir inutilement les peuples et les économies.

Mais encore une fois, ce que je voulais dire c'est que la dette n'est qu'un élément de l'équation, un moyen mécanique pour obtenir une activité économique: c'est donc un outil extrêmement puissant. Il ne faut pas ensuite, l'accuser de tous les maux.

(Parphrasant Charles de Gaulle) "Naturellement on peut sauter sur sa chaise comme un cabri, en criant la dette, la dette, la dette ... mais çà ne mène à rien !"

J'entends par là qu'il faut relativiser son importance (aujourd'hui face à la dette des états, la disproportion de dette réelle VS intérêts composés est criante: c'est devenu du racket) mais pas relativiser son rôle, ni extrapoler sa réelle proportion dans le jeu. Et à ce titre, le journaliste qui a tenu la plume à tenu des propos très lacunaires (tout centré sur la dette, comme en mer le marin ne voit que la partie émergée de l'iceberg), et qui plus est en prenant de façon erronée celle-ci comme symbole de tous les maux (et finalement de ce qu'il n'est pas parvenu à qualifier lui-même comme "extractivisme", si tant est qu'il connaisse la définition de ce mot), faux symbole puisqu'il n'est que l'un des effets/vecteur de la mécanique économique. Et que si on recherche les causes ésoéconomiques (j'ai osé!), elles sont diverses, d'où le fait que c'est un crime qui tue probablement des millions de gens à petit feu (et n'en engraissent au passage qu'un petit nombre), mais qui est extrêmement difficile à cerner puisque les responsabilités sont partagées...

Parce qu'en effet, je ne crois pas à la vertu du crédit, ni des banques qui seraient censées être les garantes de ladite (petite) vertu. :mrgreen:

Les banques savent très bien à quel moment récupérer le gros pactole (en dehors des circuits habituels de remboursement à force de monnaie sonnante et trébuchante) elles sont payées pour savoir quand le risque est mini et le profit maxi: j'ai un ami qui était dans les assurances (et donc banques) et qui avait fait le calcul, qu'avec leur commerce funeste, les banques finissaient par être propriétaire de tout et jouaient au casino avec nos vies (sur plusieurs générations s'entend...) et remettaient même la mise plusieurs fois en jeu...)

Faudra bien qu'à un moment donné, tout ça soit revu!
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Message non lupar Obamot » 06/01/15, 23:14

Ahmed a écrit :L'extractivisme qui préside au commerce des matières premières n'est pas "une forme d'endettement" à proprement parler, c'est une confiscation du produit du travail au profit des plus forts. Il est cependant vrai que la disproportion entre les valeurs de départ et d'arrivée n'est possible que par la création en nihilo de liquidités.

C'est là, évidemment, le point central: sans une création financière toujours renouvelée, tout se bloque.


Pt'être bien que oui (ou que non), mais pas tout à fait ex-nihilo... appelle ça comme tu veux alors, comme:
— c'est le sud qui aide le nord et non le nord qui aide le sud!
— c'est les plus bas revenus qui aident les gens qui ont des revenus plus élevés et non l'inverse!
— ce sont les pays les plus en difficultés qui fournissent le plus de richesses;
etc..
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