Message non lupar Obamot » 20/01/13, 08:02
Pour aller dans ton sens, là on a affaire à un aiguillage... Il y a éventuellement deux pôles:
— Le travail "forcé" car sous-payé ou pas (sans commentaire n'est-ce pas...) pourtant dans ce registre, on peut y mettre certains salariés... parmi eux hélas, il y en aura bon nombre qui auront de la peine à savoir "qui ils sont" durant leur parcours. Les en empêcher était un peu le but (inavoué) selon l'héritage laissé par le modèle théorique précédent (fondé sur l'esclavage, bien que toujours en vigeur de part le monde)! Empêchés de trouver leur identité, tant qu'ils en seront réduits au point de ne pouvoir se "développer" (selon A. Masslow et sa pyramide des besoins, encore elle!), ils en resteront là (enfin non, il peut y avoir quelques aménagements à défaut d'être des planches de salut: la religion, l'art, la solidarité, etc ...et bien sûr chaque cas est différent, les individus peuvent réagir en ce mettant ensemble)... Certains détenus qui paient leur dette à la société entrent dans ces catégorie, c'est «selon».
— le travail des gens pour qui la rémunération n'est pas l'essentiel, travailler pour des clopinettes ne me gêne pas, du moment que c'est librement consenti (selon leurs "besoins"). Comme à titre exemplatif, certains boudhistes qui en font une profession de foi (soit la plupart d'entre-eux, qui accumulent des mérites leur vie durant)... les artistes (enfin des comme ça y'en a pas tant que ça, ceux qui restent sont passsés à l'échafaud après exécration publique °_O ...) les animistes et autres populations à composantes culturelles très forte (comme certains indigènes) qui ont une telle foi en leur cause qu'elle passe avant toute notion de profit personnel ou direct à court terme. Et bien d'autres "altruistes", dont bien sûr ceux qui participent à des actions bénévoles!
Donc bien sûr, tous ceux-là se seront donné les moyens de savoir «qui ils sont» (si tant est qu'ils en aient eu la chance).
J'aurais tendance à dire que ce qu'on appelle le «nerf de la guerre», n'est pas forcément toujours obligatoirement lié à l'argent (Masslow a largement prouvé le contraire), mais fluctuerait plutôt entre ces deux pôles (ormis l'argent en tant que moyen). C'est vu de l'œil d'un occidental, car sans vouloir être réducteur ni manichéen, il doit y avoir d'autres cas de figure encore que ceux mentionnés dans ces pôles!
Quoi qu'il en soit, dans certains pays, pourtant qualifiés d'«émergents», il y a encore un immense respect pour les seconds, qui ne sont pas laissés pour compte dans la société (tant qu'elle n'est pas déstabilisée par les guerres ou une crise économique profonde...), la nourriture est abordable, la solidarité omniprésent et beaucoup de soins quasiment gratuits grâce à mère nature, ils suffit de se baisser pour ramasser le bon traitement.... Et aussi parce que les gens se respectent tout court (ça fait partie de leur culture...).
Et donc je comprends mieux ton idée de "partage inéquitable de la plus-value" selon ta description, mais d'autres voies sont possibles (tu n'as évidemment pas dit le contraire, hé héé...), sauf que le hic, c'est qu'elles sont en diamétrale opposition avec le modèle théorique (occidental) actuel — et/ou toute ou partie de son idéologie — non pas parce que cela constituerait forcément un rejet (dudit modèle), mais non-seulement ce n'est pas cultu(r)el, mais ça n'est pas jugé comme un «comportement acceptable» socialement parlant (même chez nous, les bénévoles ne sont pas vraiment reconnus, lls doivent se cacher parfois pour continuer "leur" œuvre... ou alors on les écartes de facto pour mettre à leur place une «structure officielle» (les poiticiens guettent...) lorsque ça commence à devenir un peu trop "dérangeant"... C'est une situation paradoxale, un bénévole n'attend rien en échange en principe, il ne devrait donc pas s'en offusquer, sauf que comme dirait Fred, «l'homme a donné de son temps»... et donc l'horloge a tourné! c'est là où un revenu minimum pour tous devrait jouer, mais c'est un sujet délicat, selon le profil psychologique individuel, certains seraient tentés de «s'installer» dans une telle situation! En revanche, et là l'aporie continue, on le voit très bien dans beaucoup d'exemples des formes de rejets de la société existent à plusieurs égards:
— comme avec l'émergeance des radios locales dans les années 80, liberté dont le contrôle a parfois vite été repris de différentes manières;
— comme avec l'émergeance de ce qu'on avait appelé «La société civile», acclamée au départ, rejetée ensuite;
— comme encore au plan juridique, ceux qui entamment une procédure en réparation, sont aussitôt suspectés de biaiser leur dossier pour le motif de «l'intérêt personnel honteux» — visez ce paradoxe!
Mais ces thèmes ou d'autres, refont régulièrement surface.
Le dénominateur commun entre l'art et les "artistes", voire ceux qui pratiquent le "don" d'autres manières... c'est leur solitude! (c'est une notion subjective et paradoxale, une de plus... vu qu'il y a de tout dans les créatifs et autres altruistes au fond, il vaudrait mieux surtout parler des humbles... ceux qui savent s'effacer devant le reste, et qu'ils y trouvent une motivation centrale, souvent parce qu'ils ont été initiés ou éduqués à ça) donc avec eux c'est encore plus flagrant, car ils ne seront en principe immensément célèbres, riches ou connus... que pour la postérité (et si tant est que ce soit le cas) Ce n'est donc pas ça qui peut les faire vivre!
Bref, la donne environnementale pressant de plus en plus. Si on voulait parler de «clash», il se situerait probablement par là autour(?) Quid de la solution à cette équation(?) °_O
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