Dette publique: faillite de la Grèce...à qui le tour?

Economie actuelle et développement durable sont-ils compatibles? PIB, croissance (à tout prix), développement économique, inflation...Comment concillier l'économie actuelle avec l'environnement et le développement durable.
sen-no-sen
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Message non lupar sen-no-sen » 03/12/12, 11:40

Ahmed a écrit :Il est excessif ou du moins inapproprié de parler de projet visant à l’effondrement des nations.


Je ne partage pas ce point de vue.
A l'instar des attentat du 9/11,il y a beaucoup trop de preuves,et de faits dérangeants,pour ne pas conclure à un projet.
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lejustemilieu
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Message non lupar lejustemilieu » 03/12/12, 12:14

Bonjour,
J'ai peut-etre raté l'info (sur éconologie), mais savez vous qu'il est question d'effacer purement et simplement la dette de la grèce?
Chose déjà faite dans certains pays d'afrique ,il y a 10 ? 20 ans?
C'est génial.. pouf! plus de dettes, tu as assez payé.
Génial, non?
Mais qui efface? abracadabra? :cheesy:
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Message non lupar sen-no-sen » 03/12/12, 12:32

lejustemilieu a écrit :Bonjour,
J'ai peut-etre raté l'info (sur éconologie), mais savez vous qu'il est question d'effacer purement et simplement la dette de la grèce?
Chose déjà faite dans certains pays d'afrique ,il y a 10 ? 20 ans?
C'est génial.. pouf! plus de dettes, tu as assez payé.
Génial, non?
Mais qui efface? abracadabra? :cheesy:


L'effacement de dette n'a rien de magique, et ce fait toujours en échange d'une privatisation quasi-totale du pays concerné.
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Message non lupar Remundo » 03/12/12, 12:44

il y a 3 leviers pour sortir d'un surendettement national :
- pression fiscale + vente des actifs nationaux
- dévaluation
- effacement partiel de la dette.

Le "système" commence par le plus simple, puis ensuite il fabrique de la monnaie, et si ça ne suffit toujours pas, il efface une partie de la dette, surtout si le pays endetté est économiquement très néfaste pour tous ses voisins.

C'est le cas de la Grèce qui fait "juste" mauvais genre au sein de l'UE. En plus de cela, sa chute complète pourrait entraîner certaines banques, puis ensuite d'autres pays très fragiles.

Si la Grèce reste dans l'union, l'UE a davantage "intérêt" à ce qu'elle respire un peu, quitte à effacer une bonne partie de sa dette. Ou alors, il faut l'exclure de la zone Euro...

Dans les 2 cas, c'est un choix peu glorieux.
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Ahmed
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Message non lupar Ahmed » 03/12/12, 18:31

Sen-no-sen, il faut s'entendre sur les termes, par l'absence de "projet", je veux dire qu'il n'y a pas à proprement parler de conspiration généralisée comme cause première de ce que nous observons tous actuellement.

Il me semble clair qu'existe un système qui comporte une logique et produit un déterminisme, que ce dernier influe sur des agents au travers de modalités contingentes.

En clair, sur un canevas dirigiste se déploient des stratégies et des ambitions modulées par la personnalité des agents et les circonstances: il est certain que les possibilités sans freins du système offrent des perspectives à la mégalomanie des "élites".

Je pense qu'il est important de ne pas confondre cause et conséquence.

Concernant la Grèce, l'endettement n'est qu'un moyen de pression dont il convient d'ajuster au mieux l'intensité afin d'en "optimiser" les effets...
Il faut ponctionner au maximum, sans toutefois tuer la source de profit: tout un art!
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Message non lupar sen-no-sen » 03/12/12, 20:00

Ahmed a écrit :Sen-no-sen, il faut s'entendre sur les termes, par l'absence de "projet", je veux dire qu'il n'y a pas à proprement parler de conspiration généralisée comme cause première de ce que nous observons tous actuellement.


Oui,par définition une conspiration ne peut d'ailleurs pas être généralisée.
Néanmoins, les projets d'asservissements des nations, dans le but d'instituer une gouvernance mondiale sont à l’œuvre.
Les mondialismes(car là aussi il y plusieurs école de pensée)ont l'air d'être un peu le "dada" des élites, quelles soit Américaine, ou internationale.
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Message non lupar Ahmed » 03/12/12, 20:22

"L'or des fous" de Gillian Tett est une énième variation sur les "banksters", bien dans l'air du temps journalistique, assez éloignée de la réalité.

Les produits dérivés se sont généralisés à une période pendant laquelle on observe une stagnation du pouvoir d'achat des classes moyennes et en même temps un désengagement de l'état.

Tout concordait donc pour que le recours à l'emprunt, spécialement dans l'immobilier, prenne un essor considérable, sans lui, il y aurait eu blocage de la situation par manque de liquidité des acheteurs potentiels, d'autre part le gouvernement américain souhaitait faciliter l'accès à la propriété individuelle des logements sans participer au financement: il lui était plus simple de pousser à l'endettement privé.

Les produits financiers garantissant ces emprunts, (somme toute très risqués) les CDS étaient garantis par la valeur immobilière faisant l'objet du prêt.
Du fait de l'injection massive de capitaux le prix de l'immobilier ne cessa de croître, justifiant la confiance dans les SDS et autres produits du même style, ou au moins la tentation d'en profiter.

C'est le mécanisme qui explique la formation de la bulle financière, bulle destinée à crever puisque structurellement l'apport de liquidité n'avait changé qu'en apparence la situation économique précaire des emprunteurs.

Dès que la proportion de défauts de paiement commença à augmenter, la baisse de l'immobilier consécutive annihila totalement la capacité protectrice des CDS, avec les conséquences que l'on connait.

Il ne s'agit donc pas d'un accident dû seulement à la rapacité des financiers, mais d'un ensemble qui ne peut être compris que dans sa globalité.
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Message non lupar sen-no-sen » 03/12/12, 20:35

Ahmed a écrit :
Il ne s'agit donc pas d'un accident dû seulement à la rapacité des financiers, mais d'un ensemble qui ne peut être compris que dans sa globalité.


Certes, mais il ne s'agit là que d'une explication mécanique des faits,hors, il y a des idéologies assez anciennes derrières les récents événement mondiaux,du remodelage du moyen-orient jusqu’à l’effondrement économique de la Grèce en passant par la Syrie,l'Iran etc...
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Message non lupar Ahmed » 03/12/12, 21:23

Oui, l'aspect mécanique me semble important puisqu'il implique des suites logiques de causes et de conséquences; bien entendu, cette "mécanique" n'est pas tombée du ciel et résulte de l'ensemble des actes coordonnés des agents économiques.
Et coordonnés par quoi?
Par des contraintes fortes qui découlent de postulats initiaux très simples dérivant ensuite en interactions très complexes.
Les schémas idéologiques viennent ensuite justifié l'ensemble; ces schémas sont le produit des institutions qui s'emploient à favoriser leurs intérêts à l'intérieur de ce cadre.

C'est à la fois la simplicité principielle et la multiplicité des combinaisons possibles (un peu comme les jeux de la vie en informatique) qui donne au système une certaine stabilité, stabilité imparfaite et compensée par l'artifice d'un futur dans lequel il se réaliserait pleinement.
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Message non lupar Christophe » 11/12/12, 20:04

Petit bilan social de la crise: http://www.lalibre.be/economie/actualit ... amage.html

C'est sans doute la Grèce qui subit l'impact social le plus dramatique de la crise.
Etranglés par le chômage et la rigueur, des millions d'Européens ont basculé cette année dans la pauvreté qui frappe les classes moyennes, ébranle la cohésion sociale et atteint des groupes jusque-là préservés comme les femmes et les enfants.

"Le trou noir est de plus en plus grand", s'inquiète Mercedes Gonzalez, une Espagnole de 52 ans qui, avec moins de 800 euros par mois, se bat pour assurer le quotidien d'une famille au chômage à Fuenlabrada, en banlieue de Madrid. En juillet, elle touchait encore, comme son mari, une aide gouvernementale de 426 euros, aujourd'hui réduite à 360 euros. "Pendant ce temps, la nourriture et les factures augmentent avec la hausse de la TVA" depuis septembre, raconte-t-elle.

"Les choses vont de mal en pis, nous sommes asphyxiés": la lassitude perce dans la voix de cette petite femme bourrée d'énergie, vendeuse au chômage dont le mari, charpentier, et deux des trois fils adultes sont eux aussi sans emploi. L'Espagne, quatrième économie de la zone euro, affiche les ingrédients d'une crise sociale majeure: un quart des actifs au chômage, une politique d'austérité historique, des coupes implacables dans l'éducation et la santé, des milliers de familles surendettées jetées à la rue.

Dans ce pays, où deux petits propriétaires menacés d'expulsion se sont suicidés récemment, comme en Grèce ou en Italie, deux autres pays du sud de l'Europe minés par la récession, la crise parfois vire à la tragédie.

Fin mars, l'Italie toute entière s'était émue du geste désespéré de Giuseppe Campaniello, un maçon au chômage de Bologne, poursuivi pour ne pas avoir payé ses impôts, qui s'était immolé par le feu.

"Guiseppe a été victime d'un système qui fonctionne contre les citoyens", accuse sa veuve âgée de 48 ans, Tiziana Marrone.

"Giuseppe n'a reçu aucune aide. Il a senti qu'il était le dos au mur", ajoute-t-elle, avec des mots très durs: "Ce n'est pas un suicide lié à la crise, c'est un crime cautionné par l'Etat".

Mais c'est sans doute la Grèce, avec son économie sous tutelle et un chômage record (26%), qui subit l'impact social le plus dramatique de la crise: 31% de ses habitants étaient en 2011 en danger de pauvreté ou d'exclusion, selon Eurostat, contre une moyenne européenne de 24,2%.

George Tsouvalakis, charpentier sans travail de 31 ans, et sa femme Lia, 30 ans, font partie de cette "génération perdue".

Avec leur petite fille de deux ans, ils cherchent à quitter le pays mais ne peuvent se payer un billet d'avion. Leurs revenus, plus de 2.500 euros avant la crise, ont fondu à entre 0 et 400 euros par mois.

"Nous n'avons pas les moyens de partir. Nous sommes prisonniers de nos maisons", confie Lia.

Nilce Carvalho, une étudiante portugaise de 29 ans qui a terminé une maîtrise en Arts du spectacle dans la prestigieuse université de Coimbra, a imaginé un autre moyen de s'en sortir: lancer un appel sur Facebook pour effacer la dette qui l'empêche d'empocher son diplôme.

Car sous l'effet de l'austérité gouvernementale, sa bourse a été réduite de 400 à 98 euros et elle doit ainsi mille euros de frais de scolarité. "C'était très difficile. Ce n'est pas évident d'exposer comme ça ses difficultés", raconte-t-elle.

Dans ces pays, les organisations humanitaires tournent à plein face à une pauvreté qui prend de nouveaux visages.

"Ce sont des familles dont tous les membres en âge de travailler sont au chômage, des gens qui perdent leur logement parce qu'ils sont expulsés, qui ne sont pas habitués à recourir aux réseaux de protection sociale", souligne Fernando Cuevas, porte-parole de la Croix-Rouge espagnole.

Les ONG s'inquiètent particulièrement du sort des femmes et des enfants, jusque-là préservés par des mécanismes de solidarité familiale qui vacillent. "Où est aujourd'hui la classe moyenne en Espagne?", s'interroge David Polo, qui s'occupe des sans-abri pour Caritas à Burgos, une ville du nord du pays. "Elle se fracture. Nous commençons à voir une polarisation de cette classe".

L'Unicef a recensé 2.200.000 enfants vivant sous le seuil de pauvreté en Espagne. Au Portugal, le ministère de l'Education a révélé fin novembre qu'en moins de vingt jours, le nombre d'élèves souffrant de carence alimentaire était passé de 10.000 à près de 13.000.

Même les retraités, dont certains assument la charge de familles entières, ne sont plus épargnés: le gouvernement de droite espagnol vient d'annoncer que la revalorisation des pensions serait moindre que prévu en 2013, brisant le tabou d'une promesse électorale sur un sujet ultra-sensible.
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