Comme on sait à l'avance que tout sera fait pour que la situation apocalyptique que suggère ces courbes ne se produise pas...
On peut supposer et réfléchir à quelques scénarios de sortie de crise [probables eu égard au paradigme actuel]!
— a l'heure actuelle, il est prêté à la Grèce à un taux d'intérêt de 30%, et donc seule la mise en place des eurobonds (dans l'intervalle d'un retour dans les variables d'ajustement) serait de nature à «lever la pression sur les marchés» et surtout mettre un holà sur la spéculation autour de l'endettement des états CE QUI EST L'ODIEUX CHANTAGE qu'il faut dénoncer! Car cela devrait permettre à ce pays (et à d'autres...) de trouver un re-financement de la dette à des taux acceptables ...en attendant la poursuite perpétuelle du remboursement, intrinsèque au système! L'Allemagne ne veut pas de ce scénario, elle pliera éventuellement si il y a des aménagements à cette propositon;
— en même temps, quelques économistes (évidemment!) suggèrent qu'il faut – parallèlement ou prioritairement – "relancer la croissance", alors ça pourrait devenir dangereux – puisque rien ne permet de dire qu'elle va venir, il faudrait donc des mesures artificielles – comme une nouvelle guerre contre la Syrie? (Remarquez qu'augmenter les dépenses militaires, aurait le même effet que d'augmenter l'endettement, donc que d'introduire les eurobonds, l'un dans l'autre... sauf que l'augmentation des budgets militaires ne profitent pas franchement aux plus démunis...) La Russie et la Chine n'en veulent pas, et je ne pense pas qu'elles pllieront, mais l'OTAN pourrait prendre les devant (ils ont dit qu'ils n'iront pas, mais on jure toujours ça d'abord...)
— baisser la valeur de l'euro (celui-ci a déjà commencé à décliner...) ce qui relançerait les exportations face à la concurrence déloyale du dollars américain (j'ai pas vu beaucoup de monde dénoncer ça, Hollande n'a pas pu pour des motrifs politiques, il préférerait que Obama soit réélu, que l'émergeance d'un «nouveau» républicain... pour le type de politique qu'il veut défendre...)
— trouver de nouveaux bols d'air aux économies, comme une négociation avec l'OPEP pour diminuer le prix du baril? Cela montrerait trop franchement que cette organisation joue le jeu de la globalisation, raison pour laquelle une nouvelle guerre du pétrole n'est pas envisageable au vu de la situation économique mondiale...
Et bien sûr, une combinaison de certains points entre-eux, voir d'autres...
Il est clair que ce qui manque, c'est une cohésion plus grande au plan européen: mais l'Europe pourra-t-elle éternellement écarter ses citoyens des prises de décisions effectuées à Bruxelles! Comme veulent-ils désormais relancer la croissance (donc la confiance), tout en continuant à confisquer la démocratie aux citoyens? J'ai de la peine à le comprendre!
Si je devais prendre position, je dirais que l'introduction des eurobonds (même si au fond je suis contre) et ce, avec les aménagements qui vont bien => à savoir qu'il ne faudra pas que cel encourage un nouveau type d'endettement (l'effet d'appel d'air que l'Allemagne redoute tant à juste titre...) serait la moins mauvaise des méthodes.
Mais la meilleure sortie de crise, serait de créer une «défense européenne», ce qui permettrait d'harmoniser les budgets de dépense militaires en les réduisant drastiquement. Car c'est le seul secteur qui échappe pour l'instant au paradigme de la globalisation, qui a imposé à tous les secteurs de l'industrie, une concentration des acteurs principaux comme les rachats multiples qu'on a vu partout: sidérurgie, chimie, industrie du bâtiment etc...
Alors pourquoi pas l'armée!
De plus, mettre en place une «défense européenne», permettrait de créer une «armée forte et coordonnée», qui protégerait mieux l'Europe (si tant est qu'on considère qu'elle soit menacée, mais elle ne l'est pas...)
Ainsi, la baisse généralisée des budgets militaires, encouragerait la recherche de solution pacifiques et diplomatiques et elle donnerait un véritable bol d'air aux économies nationales. Qui pourraient alors utiliser les fonds libérés, à rembourser la dette!
Et bien sûr, il faut revoir la fiscallité des multinationles — tout simplement en introduisant des taxes sur les produits de celles qui ne jouent pas le jeu — et taxer les marchés financiers en interdisant aussi les "
too big to fail" comme Goldm@n-S@chs...
C'est fou toutes les mesures qu'il serait possible de prendre, que les états souhaiteraient, mais que personne ne fait!
Même si ça ne réglerait pas le fond du fond du problème, comme chacun doit le savoir ici...
En attendant, il est à craindre que ce qu'a relevé Ahmed se perpétue hélas:
Ahmed a écrit :Pas sûr que l'austérité permette forcément une augmentation de l’espérance de vie pour autant!
L'austérité subie fera chuter la moyenne de l'espérance de vie au profit du petit nombre de ses organisateurs.
