Economie et finance, durabilité, croissance, PIB, fiscalités écologiquesA propos de la crise immo-boursière mondiale

Economie actuelle et développement durable sont-ils compatibles? PIB, croissance (à tout prix), développement économique, inflation...Comment concillier l'économie actuelle avec l'environnement et le développement durable.
Karolus
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Agences de notation/conflits d'interet

Message non lupar Karolus » 14/10/07, 03:23

Bonjour,

Ci-dessous la lettre relative aux conflits d'interets au sein des agences de notation envoyee aux parlementaires Europeens de la commission des affaires economiques et monetaires par des porteurs Francais d'emprunts russes.

Ces conflits d'interet tres importants sont a l'origine de la crise du 'sub-prime' aux USA et ont des consequences devastatrices tant sur les emprunteurs immobiliers insolvables que sur les investisseurs, dont par exemple les porteurs d'emprunts russes.

Cordialement, K1.

Visitez www.empruntsrusses.winnerbb.com
=============================================
A la commission des Affaires Economiques.

Madame la Présidente,
mesdames et messieurs les Vice-présidents et membres de la commission des Affaires Economiques,

Dans les turbulences de marché actuelles le commissaire Mc Creevy examine les activités des agences de notation dans le but de mesurer leur impact sur les marches financiers. Il a demandé au Comité Européen des régulateurs de marchés de valeurs mobilières (CESR) d'examiner spécifiquement les zones d'éventuels conflits d'intérêts, comme par exemple le fait que les agences de notation soient rémunérées par les entités auxquelles elles accordent des notes. Cette question a déjà été soulevée par le passé, et l'un des arguments que présentent habituellement les agences pour se défendre est que les notes attribuées sont le reflet des informations qui ont été mises à leur disposition. Je pense que cette dernière affirmation est fausse, comme l'illustrent les exemples décrits ci-dessous.

J'évoque ce sujet avec vous car votre comité lance sa propre enquête sur l'activité des agences de notation.

En tant que porteur Français de plusieurs emprunts obligataires présentement inscrits à la cote officielle de la bourse de Paris nommée 'Eurolist by Euronext', je souhaite respectueusement attirer votre attention sur la notation attribuée à la Fédération de Russie, qui fournit selon moi un bon exemple de la façon dont un conflit d'intérêt peut résulter dans l'attribution à des émetteurs souverains en défaut de paiement d'une note d'une qualité injustifiée, malgré la connaissance pleine et entière qu'ont les agences de notation de la dite défaillance.

En 1918 les Bolcheviques ont unilatéralement fait défaut sur la totalité des emprunts russes cotés à Paris et depuis lors les gouvernements russes successifs internationalement reconnus ont refusé tout contact avec leurs créditeurs de bonne foi, en violation flagrante des principes admis en droit international.

En tant que porteur de ces emprunts je suis choqué de voir que les trois principales agences de notation accordent toutes une note 'investment grade' à cet émetteur; ces agences ont toutes été notifiées officiellement du défaut de la Russie, et en lui attribuant une note 'investment grade' ces agences passent outre notamment à l'un de leurs propres critères d'évaluation, qui est celui de la volonté de payer sur les emprunts existants dont fait preuve l'émetteur.

Puisque il est tout à fait clair que cette volonté de payer n'existe pas (et qu'en fait la Russie a notoirement fait défaut) sur les emprunts cotes à Paris mentionnés ci-dessus, tandis que simultanément elle paie tant les intérêts que le capital sur les emprunts russes cotés à Luxembourg, cet émetteur est très clairement en 'selective default' (défaut sélectif), une situation qui n'est pas prise en compte dans la note actuelle 'investment grade'. Les investisseurs présents et futurs sont sérieusement trompés.

Cette situation est identique à celle qui prévaut concernant la République Populaire de Chine (RPC) qui a elle aussi émit des emprunts cotés à Luxembourg et qui refuse d'honorer les emprunts émis avant 1949 et détenus par des citoyens Français et Américains.

Je profite de votre enquête actuelle sur l'activité des agences de notation pour attirer votre attention sur deux documents extrêmement bien préparés par Sovereign Advisers, une société d'analyse financière privée, qui met en valeur les manquements évidents observés dans la notation attribuée à la RPC, ainsi que les raisons probables de leur conduite.

La raison pour laquelle j'attire votre attention sur ces documents est que le même raisonnement peut être strictement appliqué à la Fédération de Russie. Ces documents se trouvent aux URL suivantes:

1: www.globalsecuritieswatch.org/Chris.Dod ... pt2007.pdf (8.9 MB)
2: www.globalsecuritieswatch.org/newswire.pdf

Ayant brièvement mis en valeur le fait que la Russie et la RPC se sont vues attribuer des notations erronées, je voudrais maintenant vous expliquer pourquoi, selon moi, il en est ainsi.

Il est de notoriété publique que la libéralisation des marchés dans ces deux pays les ont conduits à émettre des titres sur les marchés internationaux. En particulier, des sociétés à capitaux privés ou publics Russes et Chinoises ont emprunté dans des proportions de plus en plus importantes ces dernières années, et l'obligatoire processus de notation de chaque émetteur (sans lequel les investisseurs étrangers répugneraient à prêter) s'est accompagné d'une véritable manne de revenus et de bénéfices pour les agences de notation. Il est crucial de comprendre qu'il n'est pas d'usage d'attribuer à l'émetteur privé d'un pays donné une note de meilleure qualité que celle attribuée à l'émetteur souverain de ce pays. Ainsi, aucune société russe ne peut se voir attribuer une meilleure note que la Fédération de Russie elle-même. De ce fait, si les agences avaient attribué à la Russie la note qu'elle mérite, c'est-à-dire 'selective default', elles se seraient privées d'une énorme source de bénéfices puisqu'aucun émetteur russe ne pouvant alors espérer obtenir une meilleure note que 'selective default', aucun émetteur ne serait venu demander à être noté, sachant qu'aucun investisseur n'aurait prêté à un émetteur noté 'selective default'. Et puisque c'est l'émetteur qui paie pour sa note, il n'y aurait pas eu de revenus pour les agences. Ceci s'applique tout autant à la RPC et à ses sociétés.

Bien que le sujet ci-dessus - les notes attribuées à des émetteurs souverains défaillants - soit quelque peu éloigné du marché hypothécaire américain et de la notation des papiers 'sub-prime' à l'origine de la crise actuelle je pense que ces deux sujets sont issus de conflits d'intérêt très similaires, qu'ils concernent des centaines de milliards de dollars de dettes, et sont donc dignes de votre attention immédiate. Je crois utile de rappeler qu'à Sotchi le 22 septembre 2007 le président Poutine a confirmé un programme d'investissements de 1000 milliards de dollars, en spécifiant que "les investisseurs privés, tant nationaux qu'étrangers, participeront", tandis que M. Ivanov, Premier Ministre par intérim, ajoutait que "des outils supplémentaires garantiront un niveau élevé de retour sur investissement". Sans une note 'selective default', les investisseurs seront conduits à se faire une idée fausse sur la propension du gouvernement russe et de ses sociétés d'état à honorer leurs dettes.

En tant que porteur, parmi les 316.000 autres porteurs Français d'emprunts russes, dont l'encours est prudemment estimé à plus de 90 milliards de dollars (les sommes dues par la RPC aux citoyens Américains s'élevant je crois à plusieurs centaines de milliards de dollars) je vous demande respectueusement d'inclure la question des notes attribuées aux émetteurs souverains défaillants et à leurs sociétés d'état dans le périmètre de votre enquête, afin d'obtenir qu'en faisant état de l'absence de volonté de payer, ces notes rendent compte avec précision de l'attitude historique de ces émetteurs auprès de la communauté des investisseurs et les informent des risques potentiels auxquels ils s'exposent, risques qui sont à présent occultés par les agences de notation en violation de leurs propres critères, comme cela est très clairement décrit dans les deux documents cités plus haut.

Je vous remercie de votre attention.
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Message non lupar Christophe » 29/10/07, 09:48

Les incendiaires : Les banques centrales dépassées par la globalisation

Le monde économique a changé. Les risques aussi : délocalisations, excès de liquidités mondiales, variation forte du prix des actifs, voire déflation. Pourtant les banques centrales restent obnubilées par le retour éventuel de l'inflation. Comme si leurs modes de pensée, leurs organisations institutionnelles en étaient toujours restés aux années 80-90 et aux chocs pétroliers. Tolérer ce déphasage, parfois combiné avec une absence de transparence et de responsabilité, c'est croire qu'on peut se contenter de beaux discours quand un incendie planétaire risque d'éclater à tout moment.

http://www.amazon.fr/dp/2262025614/
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Message non lupar Christophe » 06/11/07, 21:01

Le grand krach est-il pour demain ?

Comme aucune autre nation au monde, les Etats-Unis vivent à crédit. Ils ont emprunté jusqu’à 2,3 milliards de dollars par jour en moyenne au cours des années 2005 et 2006. Et qui leur prête tout cet argent ? La Chine, d’autres pays asiatiques et les pays pétroliers. Un tel déséquilibre ne peut évidemment durer. Quel impact la crise financière déclenchée cet été aura-t-elle sur l’économie mondiale ? Le grand krach de la finance mondiale est-il donc pour demain ?


http://www.imagine-magazine.com/lire/ar ... rticle=762
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