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Consommation durable: consommer responsable, alimentation, trucs et astucesL'obsolescence industrielle, l'histoire d'une tromperie

Consommation et alimentation durables et responsables, trucs et astuces au quotidien pour réduire ses consommations d'énergie et d'eau, ses déchets...Mieux manger: préparations et recettes, trouver des aliments sains, de saison et locaux, informations sur la conservation alimentaire...
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Christophe
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Re: L'obsolescence industrielle, l'histoire d'une tromperie

Message non lupar Christophe » 03/10/17, 14:33

Christophe a écrit :Pour chaque euro gagné un salarié de l'acier, du pétrole ou d'un constructeur automobile va émettre bien plus de CO2 qu'un salarié d'un fabricant d'éolien, de panneaux solaires, d'isolation ou de maisons écologique...

Car les produits fabriqués vont, durant leur durée de vie, soit émettront encore plus de CO2 (que le CO2 gris) soit absorber le CO2 gris...en partie ou en totalité


Il y a même des métier qui peuvent être "négatifs sur le CO2", par exemple tous les métiers du bois qui stockent du carbone en construction bois (charpentier, menuiserie...) on citera aussi les...conchyliculteur et mytiliculteurs...

Hé oui les coquillages absorbent pas mal de CO2 durant leur croissance...

Bref mangez des moules!! :cheesy: :cheesy: :cheesy:
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Did67
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Re: L'obsolescence industrielle, l'histoire d'une tromperie

Message non lupar Did67 » 05/10/17, 11:30

A propos du Fairphone, ce "test" par le journal Le Monde :

http://www.lemonde.fr/pixels/article/20 ... 08996.html

La conclusion :

En résumé : faut-il investir ?

Le Fairphone 2 ne se compare pas vraiment avec un mobile ordinaire. Il est assemblé dans une usine où aucun enfant ne travaille, une petite partie de ses matériaux sont issus du commerce équitable. On le démonte en une minute, on change ses composants extrêmement facilement, sans se ruiner.

Hélas, nous conservons toutefois un léger doute sur la disponibilité des pièces détachées à court et long terme. Et le Fairphone 2 a beaucoup d’autres défauts. Il est épais, son dessin n’est pas très beau, ses photos sont passables, sa batterie est anémique, son cœur est vieillissant. Globalement, ses qualités sont celles d’un smartphone bas de gamme. Or son prix est perché à 530 euros.

Ce tarif se justifie autrement : on paye une démarche intelligente et responsable. Acheter un FairPhone est un acte militant, social et écologique. On espère cependant que FairPhone commercialisera, dans un ou deux ans, une troisième mouture de son smartphone, armée pour séduire une frange plus large des consommateurs. Les idées portées par cette marque méritent de prospérer.

Le FairPhone 2 est disponible en exclusivité chez l’opérateur Orange, au moins jusqu’à fin 2018. A noter, sur Internet, le Fairphone 2 semble être commercialisé sur le site officiel du fabricant, même si le modèle est actuellement en rupture de stock.

Depuis quelques années, les smartphones progressent plus lentement. On pourrait parfaitement conserver le même mobile quatre à cinq ans… si certaines idées du Fairphone étaient reprises par ses concurrents.

Le constructeur néerlandais ouvre une voie prometteuse. L’idée des blocs de pièces détachées incorporant trois ou quatre composants, vendus à prix d’ami, gagnerait à se généraliser. Ces composants sont encapsulés dans une coque de plastique, qui prend de la place, et alourdit le mobile. Mais beaucoup de consommateurs s’en accommoderaient probablement si leur smartphone devenait aussi durable.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/pixels/article/20 ... 44wV2S7.99
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Re: L'obsolescence industrielle, l'histoire d'une tromperie

Message non lupar nico239 » 05/10/17, 12:18

Intéressant....

Quid du comparatif (question ouverte) entre ces deux démarches

Acheter un tél X d'occasion 150€
Acheter un Fairfone neuf à 500 et quelques euros
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Re: L'obsolescence industrielle, l'histoire d'une tromperie

Message non lupar Did67 » 05/10/17, 14:33

Du point de notre portefeuille, la réponse est simple. C'est bien ce qui fait le succès des "objets jetables ou à courte durée de vie, pas chers", au prix d'un gaspillage de ressource et de pressurisation d'êtres humains...

La différence est simplement éthique, de mon point de vue.

Il est certes d'une certaine façon écologique de redonner une seconde vie à un appareil dont un geek se débarrasse pour acheter "le dernier X"... Il reste que sa fabrication initiale a été faite dans des conditions discutable et qu'on incite la geek à en racheter un qui a été fabriqué dans des conditions discutables...

Après, je pense qu'il faut nuancer. Si X est "reliftable" aisément dans un de ces points faibles habituels, la batterie, comme c'est le cas dans les modèles que tu as indiqué, à mon avis, la différence devient ténue.

La question de l'occasion est en fait par nature ambigüe : il n'y a pas d'occasions sans marché principal. Donc en achetant une occasion à bon prix, on reste cependant un peu comptable de la filière dans son ensemble. Sans elle, il n'y aurait pas d'occasion...

Après, il est aussi un fait qu'en raison d'une certaine "bobologie", certains produits "équitables" ont des prix gonflés au-delà du raisonnable, en raison du greenwashing. Sans doute un écart est-il justifié en raison du choix de composants, de séries très limitées (au moins au début)... Mais est-ce tout ? Il est notoire que le rayon "bio" des supermarchés est celui qui génère le plus de marge et le seul à faire de la croissance. Inutile de chercher plus loin la tendance de ces rayons à se développer ! Ce n'est pas le "greenswashing" de l'enseigne qui est la cause, même si cela y contribue (en plus !).

C'est par ex un argument de certains "alternatifs", qui, à mon avis, se donne "bonne conscience" sans grande rigueur intellectuelle. Ah, mais mon ordi est une "récup"... La vieille bagnole qui pollue a été achetée pour "pas cher"... Pour moi, c'est ambigüe.
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Re: L'obsolescence industrielle, l'histoire d'une tromperie

Message non lupar nico239 » 05/10/17, 14:45

J'avoue que je n'ai pas trop d'avis non plus ....

En règle générale je suis adepte de l'occase ou de la récup ou du don (nos 3 canapés en cuir style vintage/anglais sont des dons le BC)
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Re: L'obsolescence industrielle, l'histoire d'une tromperie

Message non lupar Did67 » 05/10/17, 14:59

Ton post me fait penser qu'évidemment, c'est plus compliqué dans le cas général ! J'étais sur les smartphones.

Dans le cas général (vieux canapé, tondeuse dont on ne se sert plus, aquarium abandonné une fois les enfants partis, etc), on peut légitimement considérer que l'objet est en fin de vie. Donc la dette à l'environnement a été et doit être portée par celui qui l'a acheté / utilisé. Il vaut mieux ne pas acheter un neuf (avec ses dégâts collatéraux à la fabrication / transport)...

Si, parce qu'on n'est pas choqué à l'idée de se vautrer dans un canapé défoncé antédiluvien, ou si on est doué pour lui redonner une seconde vie, la réponse devient simple : bien sûr que c'est cet objet qui'l faut choisir. Et qu'on peut le faire sans scrupule. Le choix initial de l'acheteur n'a pas du tout été influencé par une possibilité de revente d'occasion. Contrairement éventuellement à des smartphones ou des voitures. Je pense que des achats ne se feraient pas si le propriétaire devait s'en débarrasser à valeur zéro ! Là, on se positionne comme élément dans une filière. Et il convient d'en assumer une part de la responsabilité.
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Re: L'obsolescence industrielle, l'histoire d'une tromperie

Message non lupar nico239 » 05/10/17, 15:09

Did67 a écrit :Ton post me fait penser qu'évidemment, c'est plus compliqué dans le cas général ! J'étais sur les smartphones.


oui c'est différent et c'est vrai que même en bout de chaîne on fait partie de la chaine...

Pour les dons je vous conseille de taper donne et de cocher la case «recherche dans le titre uniquement» et vous aurez des surprises.... au milieu des tonnes de terre, de crottin, ou d'animaux en tous genres :mrgreen:
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Re: L'obsolescence industrielle, l'histoire d'une tromperie

Message non lupar Did67 » 05/10/17, 16:49

Christophe a écrit :
sauf si on s’appelle Elon Musk...et encore...et plus on consomme de ressources terrestres...


Tu veux dire celui qui veut développer le tourisme dans l'espace ????? Je ne connais pas le bilan du voyage, entre l'énergie grise en amont et le carburant ensuite...
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Re: L'obsolescence industrielle, l'histoire d'une tromperie

Message non lupar Christophe » 06/10/17, 00:52

Non je veux dire celui qui a fait les Tesla...

Puisque le bilan global de la voiture sur le CO2 de la voiture électrique est similaire à celui d'une thermique...sauf si la voiture est exclusivement alimentée en source renouvelables!

Le tourisme spatial c'est une hérésie écologique...mais cela fait rêver les riches (qui doivent tellement s'emmerder qu'il leur faut ça...).

Le bilan énergie grise d'un voyage spatial peut être estimé sur base du prix de vente et d'après l'analyse globale de l'énergie grise qu'on avait développée ici...il y a bientôt 10 ans: energies-fossiles-nucleaire/methode-de-calcul-de-l-energie-grise-generique-t4897.html
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Re: L'obsolescence industrielle, l'histoire d'une tromperie

Message non lupar Ahmed » 20/10/17, 22:23

Je relis les posts précédents et notamment ceux de Did. Ceci m'inspire les réflexions suivantes...

Notre société est complexe et son analyse assez déroutante puisque des aspects apparemment contradictoires peuvent coexister...
Deux de ces tendances opposées s'observent et pourtant sont cohérentes d'un point de vue systémique (désolé si c'est trop conceptuel, mais comment se passer des concepts?).
D'un côté, la réparation par les usagers eux-mêmes (au travers, parfois, d'ateliers collaboratifs) et l'auto production alimentaire ou d'outils adaptés à une auto utilisation, de l'autre, des efforts colossaux pour introduire et même imposer (via l'aide de l'état => subventions et réglementations) de nouveaux produits destinés à rendre caduque des pans entiers des équipements existants. Ce dernier aspect fait partie de ce qui est vendu sous l'appellation "transition énergétique".
Cela traduit deux conséquences du même phénomène: la saturation du marché ne permet plus l'élargissement de la base de l'accumulation de valeur, l'obsolescence décidée des vieux équipements (mais souvent plutôt, l'addition de nouveaux équipements aux anciens) dans les centres historiques du capitalisme constitue une ultime tentative d'élargir le marché, seule possibilité de recouvrer durablement des possibilités de profits (du moins, c'est ce que beaucoup croient, notamment les keynésiens). La démarche vers une plus grande autonomie individuelle (même lorsqu'elle se pratique collectivement) résulte, en partie, de la conscience d'une rupture progressive d'avec la réciprocité mécanique liant emploi et moyens de subsistance, non seulement parce qu'elle est devenu plus aléatoire, mais également parce qu'il ne remplit pas les attentes qu'il avait suscitées.
Le dénominateur commun de ces deux phénomènes est l'éviction progressive du travail humain: les astuces des grands industriels ne sont plus suffisants pour séduire les acheteurs au niveau de ce qu'il serait nécessaire, de nouveaux biais passant par les pouvoirs publics sont réquisitionnés. Le pouvoir d'achat déclinant d'une classe moyenne menacée dans son existence même en est la cause, de même que ce constat éveille l'intérêt pour un investissement personnel dans la satisfaction directe de ses besoins.
Cette contradiction sera bien plus difficile et probablement impossible à surmonter, à l'inverse de ce qui a pu se passer antérieurement (où l'on a vu chaque crise être dépassée par une nouvelle phase d'expansion), car nous nous trouvons dans une configuration historiquement inédite. En effet, jadis, à chaque contraction de l'économie, une expansion concomitante du marché et de la quantité de travail humain mise en œuvre s'observait. Actuellement et du fait de la troisième révolution industrielle (celle de la micro informatique), la base fonctionnelle du capitalisme disparaît dans l'ignorance des analystes, trop occupés à se gargariser de "la crise", tandis que le simple fonctionnement "au jour le jour" ne peut plus se faire que par des artifices financiers toujours plus improbables.

Dans des posts très anciens, j'avais esquissé le canevas de l'évolution actuelle, notamment son tropisme vers l'autoritarisme, ce que nous constatons hélas aujourd'hui et qui n'est que la conséquence de l'austérité. Le consensus "démocratique" n'est possible que lorsque la fausse abondance est crédible pour tous (et cette période ne peut qu'être qu'une simple phase ne correspondant à rien de ce que traduit l'invention du concept du "progrès").
Attention! Ce que j'écris est une analyse, non un jugement de valeur; je me borne à constater et je ne cautionne évidemment en rien cette évolution...

PS: je vous renvoie à Roddier pour la grille de lecture thermodynamique, du moins pour ce qui est de l'aspect principiel, puisque je suis plus que dubitatif sur beaucoup de points de son interprétation précise de la période actuelle.
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