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Changement climatique: CO2, réchauffement, effet de serre...Les derniers chiffres du réchauffement climatique

Le réchauffement et les changements climatiques: cause, conséquences, analyses...Débat sur le CO2 et autres gaz à effet de serre.
moinsdewatt
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Re: Les derniers chiffres du réchauffement climatique

Message non lupar moinsdewatt » 14/05/17, 13:40

La toundra d'Alaska émet de plus en plus de CO2

Futura Sciences le 11/05/2017

Ces dernières décennies, la production de dioxyde de carbone par la toundra d'Alaska se prolonge bien au-delà de la fin de l'été. C'est ce que démontrent de récentes mesures. Les températures de plus en plus élevées enregistrées en Arctique aux périodes jadis propices aux grands froids maintiennent l'activité des micro-organismes dans le sol.
..............

http://www.futura-sciences.com/planete/ ... co2-49564/
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Re: Les derniers chiffres du réchauffement climatique

Message non lupar moinsdewatt » 19/05/17, 20:51

L’Antarctique se couvre de mousse à cause du réchauffement climatique

Par CNEWS Matin - le 19/05/2017

«Les gens pensent, à raison, que l’Antarctique est un lieu relativement gelé, mais nos recherches montrent que certaines régions sont vertes, et vont probablement devenir de plus en plus vertes», a affirmé Matthew Amesbury, un scientifique de l’Université d’Exeter au Royaume-Uni, au Washington Post. «Même les écosystèmes les plus reculés, que l’on pense préservés de l’espèce humaine, montrent des effets du changement climatique provoqué par l’Homme», a-t-il ajouté.

L’étude, publiée jeudi dans la revue Current Biology, a été menée par des chercheurs de l’Université de Cambridge, de l'Université de Durham et de la British Antarctic Survey. Le groupe a découvert deux espèces de mousse dont la croissance s’est considérablement accélérée : ces plantes, qui poussaient auparavant d’un millimètre par an sur le sol gelé partiellement fondu en été, accroissent désormais de 3 millimètres en moyenne par année. Les couches de végétation se succèdent, créant ainsi un tapis plus épais et résistant grâce à une température plus douce.

Selon les notes des chercheurs, «ces changements, combinés à une augmentation des zones où la glace a disparu à cause du recul des glaciers, entraînera des altérations à grande échelle sur le fonctionnement biologique, l’apparence, et le paysage de la péninsule Antarctique pendant le 21e siècle et bien après».

Moins de 1% de la surface de l’Antarctique est actuellement couverte de végétation, un changement minime comparé aux larges étendues de mousses qui prolifèrent actuellement en Arctique.

http://www.cnewsmatin.fr/monde/2017-05- ... que-755743
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Re: Les derniers chiffres du réchauffement climatique

Message non lupar goodgerald » 22/05/17, 10:02

moinsdewatt a écrit :
L’Antarctique se couvre de mousse à cause du réchauffement climatique

Par CNEWS Matin - le 19/05/2017

«Les gens pensent, à raison, que l’Antarctique est un lieu relativement gelé, mais nos recherches montrent que certaines régions sont vertes, et vont probablement devenir de plus en plus vertes», a affirmé Matthew Amesbury, un scientifique de l’Université d’Exeter au Royaume-Uni, au Washington Post. «Même les écosystèmes les plus reculés, que l’on pense préservés de l’espèce humaine, montrent des effets du changement climatique provoqué par l’Homme», a-t-il ajouté.

L’étude, publiée jeudi dans la revue Current Biology, a été menée par des chercheurs de l’Université de Cambridge, de l'Université de Durham et de la British Antarctic Survey. Le groupe a découvert deux espèces de mousse dont la croissance s’est considérablement accélérée : ces plantes, qui poussaient auparavant d’un millimètre par an sur le sol gelé partiellement fondu en été, accroissent désormais de 3 millimètres en moyenne par année. Les couches de végétation se succèdent, créant ainsi un tapis plus épais et résistant grâce à une température plus douce.

Selon les notes des chercheurs, «ces changements, combinés à une augmentation des zones où la glace a disparu à cause du recul des glaciers, entraînera des altérations à grande échelle sur le fonctionnement biologique, l’apparence, et le paysage de la péninsule Antarctique pendant le 21e siècle et bien après».

Moins de 1% de la surface de l’Antarctique est actuellement couverte de végétation, un changement minime comparé aux larges étendues de mousses qui prolifèrent actuellement en Arctique.

http://www.cnewsmatin.fr/monde/2017-05- ... que-755743



Le fait pas très rassurant si on prend en compte que l’Antarctique peut contenir sous sa glace un grand nombre de bactéries pas encore étudiées par l’homme. Ainsi le réchauffement climatique sur ce continent peur provoquer leur prolifération et les nouvelles maladies peuvent envahir notre vie.
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Re: Les derniers chiffres du réchauffement climatique

Message non lupar moinsdewatt » 28/05/17, 14:27

Dérèglement climatique : la Réserve mondiale de semences du Svalbard commence à prendre l’eau

23 mai 2017 Gurumed1

Située à mi-chemin entre la Norvège et le Pôle Nord, la Réserve mondiale de semences du Svalbard abrite la plus grande collection de graines au monde, destinée à protéger les cultures importantes pour les générations futures. Le site a été choisi, en partie, parce que le pergélisol agit comme un congélateur naturel pour préserver les graines, mais les températures mondiales ont fait fondre la glace environnante et l’eau de fonte est entrée à l’intérieur, ce qui a entraîné de nouvelles mesures pour fortifier l’installation face aux changements climatiques.
.................

http://www.gurumed.org/2017/05/23/drgle ... ndre-leau/
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Re: Les derniers chiffres du réchauffement climatique

Message non lupar Christophe » 03/07/17, 00:48

Le réchauffement climatique à l'échelle du globe (température moyenne annuelle des terres et des océans*) depuis les années 1880, cela donne ceci (pas de panique...c'est en °F ! :cheesy: ):

Historique_temperatures_climat.gif


Source: http://www.popsci.com/climate-change-in ... ing-planet

* je comprends facilement qu'on puisse avoir la température moyenne du globe via des satellite IR (ou autre) depuis quelques décennies mais avant j'ai du mal à comprendre comment la température moyenne de surface (des océans surtout) a été établie...
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Re: Les derniers chiffres du réchauffement climatique

Message non lupar izentrop » 03/07/17, 01:37

Bonsoir,
Christophe a écrit :* je comprends facilement qu'on puisse avoir la température moyenne du globe via des satellite IR (ou autre) depuis quelques décennies mais avant j'ai du mal à comprendre comment la température moyenne de surface (des océans surtout) a été établie...
Voir ici http://www.clubdesargonautes.org/faq/te ... -terre.php
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Avoir des raisons de croire ne signifie pas que l’on a raison de croire.
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Re: Les derniers chiffres du réchauffement climatique

Message non lupar Christophe » 08/08/17, 15:48

La (seule) responsabilité de l'homme dans le réchauffement climatique "confirmée" par une fuite du gouvernement américain: http://www.popsci.com/here-are-some-key ... e-document

The New York Times published a draft of a long-awaited government report on climate change on Monday night and the picture it paints is dire.
Though the copy obtained by The New York Times isn't the final version, with some figures and citations still waiting to be inserted into the text, the authors’ words are precise, unequivocal, and unflinching.

"Many lines of evidence demonstrate that human activities, especially emissions of greenhouse gases, are primarily responsible for the observed climate changes over the last 15 decades. There are no alternative explanations. There are no apparent natural cycles in the observational record that can explain the recent changes in climate (e.g., PAGES 2K 2013; Marcott et al. 2013). In addition, natural cycles within the Earth’s climate system can only redistribute heat; they cannot be responsible for the observed increase in the overall heat content of the climate system (Church et al. 2011). Internal variability, alternative explanations, or even unknown forcing factors cannot explain the majority of the observed changes in climate (Anderson et al. 2012)."

Climate Science Special Report

(...)
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Re: Les derniers chiffres du réchauffement climatique

Message non lupar Autan Solaire » 14/08/17, 15:12

Bonjour à tous,

Un article récent sur l'accélération de la hausse du niveau des mers et océans d'autant plus inquiétant quand on sait que 11 des 18 plus grandes villes du monde sont côtières.

http://maplanete.blogs.sudouest.fr/arch ... 57458.html
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Re: Les derniers chiffres du réchauffement climatique

Message non lupar moinsdewatt » 23/08/17, 21:13

Réchauffement climatique : ExxonMobil accusé d'avoir "trompé le public"

Boursorama avec AFP le 23/08/2017

Selon deux chercheurs de l'université d'Harvard, ExxonMobil savait depuis les années 80 que le réchauffement climatique était réel et causé par des activités humaines. Mais l'entreprise pétrolière américaine a publiquement entretenu le doute sur cette réalité, trompant ainsi ses actionnaires et les citoyens.

Les auteurs, Geoffey Supran et Naomi Oreskes, expliquent s'être lancés dans l'analyse de 187 documents produits par le pétrolier américain entre 1977 et 2014 (publications scientifiques, documents internes et tribunes payantes dans le New York Times...). Une décision prise après le démenti opposé par le pétrolier à des articles de presse l'accusant d'avoir occulté des informations sur le réchauffement de la planète.

"Nous rejetons clairement les accusations. Notre entreprise a de manière continue, publique et ouverte cherché et discuté des risques liés au changement climatique", s'était à l'époque défendu le groupe, dirigé de 2006 à 2016 par l'actuel chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson.

La sincérité des informations sur le changement climatique communiquées par ExxonMobil, qui de longue date a financé des recherches sur le sujet, est au cœur de plusieurs procédures juridiques aux États-Unis. Une enquête du site InsideClimate News, publiée à l'automne 2015, avait déjà pointée du doigt la communication du groupe américain sur le sujet.

"UNE CONTRADICTION SYSTÉMATIQUE"

Des enquêtes ont notamment été diligentées par les procureurs des États de New-York et du Massachussetts et le gendarme américain de la Bourse (Security and exchange commission) cherche aussi à savoir si le pétrolier a de bonne foi informé ses actionnaires des risques pour son activité - les énergies fossiles étant responsables de 75% des émissions de gaz à effet de serre - et s'il a correctement ajusté la valorisation de ses actifs.

"Nous n'avons pas fait une enquête juridique et nous ne sommes pas en mesure de juger si Exxon a enfreint une quelconque loi", a précisé à l'AFP l'un des deux auteurs de l'étude, Geoffrey Supran, tout en jugeant ces travaux "pertinents dans le cadre des enquêtes et procès en cours".

Mais sur un plan éthique, Geoffrey Supran et Naomi Orekes, sont catégoriques : "Nous avons identifié une contradiction systématique entre ce qu'Exxon disait du changement climatique dans des cercles privés ou académiques et ce que l'entreprise disait au public dans le New York Times", a expliqué à l'AFP Geoffrey Supran.

Ils ont établi que 83% des publications scientifiques et 80% des documents internes étudiés reconnaissent que le changement climatique est "réel et causé par les hommes", lorsque "81% des tribunes parues dans le New York Times expriment un doute" à ce sujet.

Ainsi, soulignent-ils, les discussions internes à l'entreprise étaient conformes aux connaissances scientifiques du moment, avec leur lot d'incertitudes, mais les tribunes dans la presse mettaient essentiellement l'accent sur les incertitudes, produisant un discours incohérent avec l'avis de la plupart des scientifiques. "ExxonMobil a trompé le public", concluent les deux historiens des sciences.

En 1982, le pétrolier évoquait et quantifiait déjà par exemple "le budget carbone", c'est-à-dire les émissions de gaz à effet de serre qu'il ne faut pas dépasser pour limiter la hausse de la température mondiale en deçà 2°C et prévenir les impacts les plus dramatiques.

Si ExxonMobil s'est saisi depuis longtemps en interne du changement climatique, le pétrolier refusait d'évaluer l'impact financier des politiques pour le limiter. Mais en mai, une nouvelle motion allant dans ce sens a recueilli une majorité de voix parmi ses actionnaires, soucieux d'éviter une brutale dépréciation d'actifs à l'avenir.

"ExxonMobil a cherché à semer le doute sur la cause et l'ampleur du changement climatique" et "ce seront les investisseurs qui vont payer la note si l'entreprise ne se prépare pas à un futur sans émissions de CO2", a déclaré à l'AFP Natasha Lamb du fonds Arjuna Capital, l'un des actionnaires à l'origine de la motion.

http://www.boursorama.com/actualites/re ... 89a2d823b8
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Re: Les derniers chiffres du réchauffement climatique

Message non lupar moinsdewatt » 04/11/17, 13:37

Réchauffement climatique : la bataille des 2 °C est presque perdue
Les Nations unies sonnent l’alerte sur les efforts très insuffisants des Etats pour contenir la hausse de la température planétaire. Après 2030, il sera trop tard.


LE MONDE | 31.10.2017 Par Pierre Le Hir

La bataille du climat n’est pas encore perdue, mais elle est très mal engagée. A ce stade, il existe un « écart catastrophique » entre les engagements pris par les Etats pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et les efforts nécessaires pour respecter l’accord de Paris adopté lors de la COP21, en décembre 2015 – à savoir contenir la hausse de la température planétaire « nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels », en essayant de la limiter à 1,5 °C. C’est la mise en garde qu’adresse l’ONU Environnement (ex-Programme des Nations unies pour l’environnement), dans un rapport publié mardi 31 octobre.

Ce n’est pas la première alerte lancée par l’organisation, qui s’appuie sur un large réseau international de scientifiques. Mais elle prend un ton particulièrement pressant, à quelques jours de l’ouverture de la COP23 (du 6 au 17 novembre à Bonn, en Allemagne) et après un été cataclysmique, durant lequel une succession d’ouragans, d’inondations et d’incendies a montré la vulnérabilité des pays riches comme pauvres aux dérèglements climatiques.

Bilan mitigé

Certes, une bonne nouvelle semble se confirmer : les émissions mondiales annuelles de CO2 issues de la combustion de ressources fossiles (charbon, pétrole et gaz) et de l’industrie cimentière, qui représentent 70 % du total des rejets de gaz à effet de serre, se sont stabilisées depuis 2014, à un peu moins de 36 milliards de tonnes (gigatonnes ou Gt).

Cela s’explique par une moindre croissance du recours au charbon en Chine mais aussi aux Etats-Unis – les deux plus gros pollueurs de la planète – et par l’essor concomitant des filières renouvelables, à commencer par le solaire, particulièrement en Chine et en Inde.
Toutefois, note le rapport, cette stabilisation n’a été observée que sur une courte période et la tendance « pourrait s’inverser si la croissance de l’économie mondiale s’accélère ». En outre, le bilan est plus mitigé si l’on considère non seulement le CO2 mais aussi le méthane et l’ensemble des gaz à effet de serre, également produits par l’agriculture, les changements d’utilisation des terres et la déforestation. Le total des émissions, d’environ 52 Gt équivalent CO2 en 2016, marque ainsi une légère progression par rapport aux années antérieures.

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On est donc très loin de la baisse drastique des émissions indispensable pour atteindre les objectifs de l’accord de Paris. Afin de contenir le réchauffement sous 2 °C, il faudrait plafonner les rejets mondiaux à 42 Gt en 2030, calculent les experts. Et viser un maximum de 36 Gt pour conserver un espoir de rester sous la barre de 1,5 °C.
Des études scientifiques récentes – dont l’ONU Environnement indique qu’elle tiendra compte dans ses prochains rapports – concluent même qu’il faudrait en réalité parvenir à un niveau beaucoup plus bas, d’environ 24 Gt seulement en 2030, pour éviter l’emballement climatique.

Un tiers du chemin

Or, les engagements pris en 2015 par les 195 pays parties prenantes de l’accord de Paris, dont 169 l’ont à ce jour ratifié, ne permettront que d’accomplir « approximativement un tiers » du chemin, préviennent les rapporteurs. A supposer que tous les Etats respectent l’intégralité de leurs promesses, parfois conditionnées à l’obtention de financements internationaux et de surcroît non contraignantes, la Terre s’achemine aujourd’hui vers une hausse du thermomètre de 3 °C à 3,2 °C à la fin du siècle.

Sans effort supplémentaire, en 2030, l’humanité aura consommé 80 % de son « budget carbone », c’est-à-dire la quantité de CO2 qu’elle peut encore relâcher dans l’atmosphère sans dépasser 2 °C de réchauffement. Et elle aura épuisé la totalité du budget lui permettant de ne pas aller au-delà de 1,5 °C.

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Autrement dit, « il est urgent d’accélérer l’action à court terme et de renforcer les ambitions nationales à long terme ». Le temps est compté : « Il est clair que si l’écart [entre les réductions d’émissions nécessaires et les engagements des pays] n’est pas comblé d’ici à 2030, il est extrêmement improbable que l’objectif de maintenir le réchauffement global bien en dessous de 2 °C puisse encore être atteint », insiste le rapport.

« La situation est très préoccupante, commente le climatologue Jean Jouzel, ex-vice-président du groupe de travail scientifique du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Les premiers bilans des politiques nationales montrent que globalement, on est plutôt en dessous des engagements pris à Paris. Et, sans les Etats-Unis, il sera très difficile de demander aux autres pays de rehausser leur ambition. » En tout état de cause, ajoute-t-il, « on reste très loin du compte : pour garder une chance de rester sous les 2 °C, il faudrait que le pic des émissions soit atteint en 2020 au plus tard. »

D’où l’appel de l’ONU à mettre à profit le « dialogue facilitateur » prévu par l’accord de Paris entre les parties signataires, en 2018, pour revoir à la hausse les contributions nationales, qui doivent être révisées tous les cinq ans. « La plupart des pays du G20, souligne le rapport, ont besoin de nouvelles politiques et actions pour remplir leurs engagements. » C’est aussi à l’automne 2018 que le GIEC doit publier un rapport spécial sur la possibilité ou non de ne pas franchir le niveau de 1,5 °C, ainsi que sur les conséquences d’un réchauffement de plus grande amplitude.

« Opportunités »

L’ONU Environnement veut pourtant rester optimiste. A ses yeux, il est encore « possible » d’éviter la surchauffe généralisée. « Une rupture dans les technologies et les investissements peut réduire les émissions, tout en créant d’immenses opportunités sociales, économiques et environnementales », assure son directeur, le Norvégien Erik Solheim.

La solution la plus radicale est connue : elle consiste à laisser sous terre entre 80 % et 90 % des réserves de charbon, la moitié de celles de gaz et environ un tiers de celles de pétrole. Ce qui suppose, en première priorité, de ne plus construire de nouvelles centrales à charbon et de programmer l’arrêt de près de 6 700 unités actuellement en service.

Mais, poursuivent les rapporteurs, d’autres leviers doivent aussi être actionnés. En agissant avec volontarisme dans tous les secteurs économiques, ce sont de 30 Gt à 40 Gt par an qui pourraient être soustraites à l’atmosphère.

A eux seuls, la promotion des filières solaire et éolienne, l’amélioration de l’efficacité énergétique, le développement de modes de transports alternatifs, l’arrêt de la déforestation et le reboisement pourraient faire chuter les émissions annuelles de 22 Gt. L’humanité n’a pas encore brûlé toutes ses cartouches. Mais elle est entrée dans la zone de tous les dangers.

http://www.lemonde.fr/climat/article/20 ... 52612.html
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