Did67 a écrit :ilguimat a écrit :
Tous les os sont brûlés, ce qui les rend friables, et réduits en poudre pour en fer un fertilisant phosphaté.
Assez facile dans une expérience "survivaliste" en Alaska. Plus difficile dans un quartier habité : cela pue épouvantablement !
Certes!
J'ai fait quelques essais cet hiver dans mon pôele, avec une petite quantité. Effectivement les os ressortent super blancs et friables. Pas d'odeur apparemment, mais à plus grande échelle...
On va dire que le bac à compost est pour moi, la solution la moins compliquée et la plus rapide, et la plus écologique pour recylcer mes déchets carnés versus la poubelle classique.
Il y a un autre déchet "compliqué" qui m'intéresse fortement en ce moment, en terme d'expérience de recyclage agricole : c'est l'huile. Dans nos déchets ménager, les différentes huiles de fritures, gras de cuissons constituent en effet une part plus ou moins importante, selon les ménages et les habitudes alimentaires de chacun. De la vieille huile de frites, au reste de vinaigrette.
Chez moi, plus aucune huile ne finit dans l'évier. Les poêles avec du gras de cuisson, les saladiers avec un fond de vinaigrette : je mets un peu d'eau et je saupoudre de marc de café (issu de mes capsules usagées), c'est un excellent dégraissant. En deux minutes, le marc a absorbé le mélange huile/eau : la vaisselle est super propre et le marc est jeté dans la poubelle à compost (mais pourrait être aussi étendu au jardin).
Ça c'est pour les petites quantités d'huile. Quid si on a de plus grosses quantités (un bidon d'huile de fritures)? : il y a certes un emplacement réservé dans toute bonne déchetterie. Mais pourrait-on l'utiliser au jardin, comme fertilisant?
Le fait de m'être intéressé récemment, pour d'autres raisons, au tourteau de ricin a relancé ma curiosité sur le sujet.
Effectivement à la base, l'huile c'est du gras, un formidable réservoir d'énergie donc...on devrait pouvoir restituer cette énergie au sol.
Perso, en dehors des déchets "classiques", j'ai un petit stock de résidus de filtrations. Eh oui, jusqu'à récemment je recyclais l'huile de mon kebab favori en carburant pour ma voiture encore dotée d'une injection indirecte. Le déchet de cette filtration tient plus de la margarine que de l'huile : une masse blanc/jaune compacte. Mélangée à de la sciure, cela forme une sorte de crumble friable.
Outre que ça brûle pas trop mal dans mon poêle, j'ai eu l'idée d'en emmener un bac au jardin l'automne dernier : une partie dans le composteur, l'autre directement au sol, sous le foin. Résultat au printemps : tout avait disparu! Entièrement digéré/composté par le sol.
J'en ai déduit que, mélangé à une matière sèche et carbonée, l'huile pourrait être un matériau intéressant d'alimentation du sol. Mais je n'ai aucune idée sur les teneurs en azote ou autres minéraux apportés.
Le tourteau de ricin en est un exemple. Mais des expériences ont été faites aussi chez les producteurs d'huile de palme (bon OK pas super écolo) qui ont fertilisé leurs plantations avec leurs résidus de cultures (fibres et huiles).
Konrad Schreiber a noté, dans ses expérimentations en plein champ, une plus-value en azote dans les parcelles de colza, qui, selon lui devait s'expliquer par la dégradation des graines non récoltées et tombées au sol.