Agriculture: problèmes et pollutions, nouvelles techniques et solutionsNotre Jardin participatif en Moselle

Agriculture et sols. Pollution, contrôles, dépollution des sols, humus et nouvelles techniques agricoles.
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Did67
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Re: Notre Jardin participatif en Moselle

Message non lupar Did67 » 03/09/19, 19:33

Effectivement, l'essai est facile avec cette plante très grêle (et dont la semence se trouve dans tout magasin "bio" pour pas cher)...
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emilio57
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Re: Notre Jardin participatif en Moselle

Message non lupar emilio57 » 05/09/19, 17:44

si vous permettez messieurs, je trouve les doryphores tres simple à gérer. en 2 / 3 tournée rapide sous les feuilles au moment des larves, facilement visible par la couleur orange, on élimine un max et le tour est joué.
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Re: Notre Jardin participatif en Moselle

Message non lupar Did67 » 05/09/19, 17:52

C'est vrai que c'est facile à voir !

Après cela dépend combien on est de "chasseurs" et combien ils cultivent de pieds !
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phil53
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Re: Notre Jardin participatif en Moselle

Message non lupar phil53 » 05/09/19, 19:13

emilio57 a écrit :si vous permettez messieurs, je trouve les doryphores tres simple à gérer. en 2 / 3 tournée rapide sous les feuilles au moment des larves, facilement visible par la couleur orange, on élimine un max et le tour est joué.

J'en étais aussi convaincu mais l'an dernier, ils ont réussi à me déborder. 2 ou 3 jours où je n'ai pu aller à la chasse et hop ils ont pris le dessus.
Didier une fois tu as évoqué qu'il fallait secouer les feuilles pour les faire tomber.
Cela fonctionne t il, fais tu comme ça?
Quand ils sont petits peut être n'ont ils pas assez d'énergie pour remonter?
Cette année, je ne sais pourquoi, j'en ai eu très peu. Pourtant certaines parcelles voisines en avaient beaucoup.
Est ce parce que ayant semer plus tôt les plantes étaient elles moins appétantes?
Est ce parce que j'ai posé les p de t sur le foin et recouvert de faut BRF?
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Re: Notre Jardin participatif en Moselle

Message non lupar Did67 » 05/09/19, 19:54

On parle là des larves.

Cette année, globalement, je n'étais pas assez au potager. Et donc cela n'a pas marché. Occasionnellement, en passant, je "shootais" dedans. Et deux planches sur quatre ont été dévorées...

Je sais qu'il y a des recherches pour mettre au point des "secoueurs mécaniques" (machines), le contrôle des doryphores devenant compliquée en "bio" (à grande échelle). Un produit à base d'une souche particulière du Bacillus thuringiensis, le Novodor, qui ciblait bien les doryphores ne verra pas son AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) renouvelée. Le fabricant (Sumitomo) ayant décidé de ne pas renouveler sa demande (une histoire de "rentabilité" ???? de coûts du dossier ???).

http://www.arboriculture-fruitiere.com/ ... -doryphore

Ne reste homologué que les dérivés du neem, un arbre d'origine indienne, avec pour molécule active l'azadirachtine (l'arbre porte le nom d'Azadirachta indica, d'où ce nom). Qui a malheureusement un très large spectre et fait trop de dégâts collatéraux, ce qui fait que les "bio" soucieux de l'équilibre du système hésitent à l'utiliser... A noter que malgré ces énormes défauts, l'azadirachtinbe est autrroisée en bio, et même en biodynamie (label Demeter) !!!

https://www.bioactualites.ch/cultures/g ... phore.html

Et il y a donc des recherches pour mettre au point un "secoueur"...

Extrait de Wikipédia :

Lutte physique et mécanique

Le ramassage manuel des adultes, des larves et des pontes, suivi de leur destruction, est le premier moyen de lutte utilisé historiquement. C'est une méthode qui reste valable pour les petites surfaces (jardins).

Différentes méthodes physiques ont été imaginées pour maîtriser la prolifération des doryphores15 :

En 1936, sans être récompensée au Concours Lépine, « Une machine à cueillir les doryphores » est présentée. Cette dernière est décrite comme un appareil disposant d'une palette battant rapidement les rangées de plants de pommes de terre où les insectes sont projetés et réceptionnés dans des sacs de part et d'autre66 ;
l'aspiration pneumatique permet d'éliminer, selon une étude américaine de 1992, de 27 à 40 % des larves selon leur stade de croissance et 48 % des adultes. Une machine, appelée the Beetle Eater (la « dévoreuse d'insectes ») fut fabriquée au Nouveau-Brunswick, combinant un jet d'air pour détacher adultes et larves du feuillage et un système d'aspiration pour les éliminer. Les limites de ce procédé viennent de la difficulté de décrocher les jeunes larves cachées dans le haut du feuillage et du réflexe de thanatose des adultes qui, lorsqu'ils perçoivent un danger, se laissent choir au sol où ils ne sont pas aspirés. En outre cette technique n'est pas sélective, aspirant aussi les ennemis naturels des doryphores67 ;
le brûlage par des brûleurs au propane est efficace contre les adultes qui colonisent les cultures en début de saison, ainsi que sur les masses d'œufs, sans causer de dommages importants, sinon un léger retard de croissance aux jeunes plantes. Les meilleurs résultats ont été obtenus lors d'expérimentations à Long Island en 1989 pour des plants hauts de 10 à 15 cm. Cette technique peut aussi être employée en fin de saison, en combinant la destruction des insectes et le défanage. Une température de 150 à 200 °C permet à la fois d'assurer un défanage efficace et un taux de mortalité de 75 % des doryphores. Cette technique a cependant des inconvénients de coût d'énergie et de mise en œuvre, notamment pour les périodes d'emploi68 ;
le creusement en bordure des champs de fossés-pièges revêtus de film plastique permet d'intercepter les doryphores migrant au sol, permettant de réduire d'environ 50 % la population d'adultes hivernants ;
la couverture des cultures par des voiles intissés légers permet de créer une barrière à tous les insectes, sans gêner la croissance des plantes qui n'ont pas besoin d'être pollinisées.
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Re: Notre Jardin participatif en Moselle

Message non lupar Ahmed » 05/09/19, 20:05

Effectivement, le défaut de cette méthode de lutte par le ramassage c'est qu'il est facile de se faire déborder étant donné les capacités reproductives de cet insecte.
Pendant l'Occupation, les élèves du primaire étaient réquisitionnés pour ce ramassage, mais selon des observateurs de l'époque occasionnaient plus de dégâts que les insectes en piétinant les cultures...
Le BRF est probablement une bonne solution à notre échelle de culture... ce qui reste agaçant, c'est de ne pas savoir la raison de cette absence de doryphores...
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Re: Notre Jardin participatif en Moselle

Message non lupar Did67 » 05/09/19, 22:01

J'ai d'abord cru que cela marchait aussi avec le foin, pour constater qu'occasionnellement, cela ne marche pas. Comme en partie l'an dernier et davantage cette année... D'autant plus que Manfred Wenz m'avait montré des photos d'agriculteurs "bio" autrichiens "traitant" leurs champs de pdt "bio" avec du foin...

Ce serait à vérifier pour toutes sortes de situations - sols, exposition, environnement (autres cultures, autres champs de pdt...), origine des plants...

Non que je mette en doute...

Si j'arrive à en faire suffisamment, je ferai un essai sur une planche située entre les deux planches gravement attaquées cette année...

Combiné avec un essai avec un semis diffus de lin...
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Re: Notre Jardin participatif en Moselle

Message non lupar Did67 » 05/09/19, 22:03

Ahmed a écrit :Pendant l'Occupation, les élèves du primaire étaient réquisitionnés pour ce ramassage, mais selon des observateurs de l'époque occasionnaient plus de dégâts que les insectes en piétinant les cultures...


Bon élève, j'étais dispensé de cours pour le ramassage des doryphores au printemps, ou la récolte en automne ! Pas étonnant que j'ai aimé les maths, le latin, et toutes sortes de choses qui auraient dû m'éloigner des corvées !

Bon, mais c'était chez mon père, je n'avais pas intérêt à faire des dégâts ou j'en prenais une !
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Re: Notre Jardin participatif en Moselle

Message non lupar Ahmed » 05/09/19, 22:25

Did, tu écris:
Non que je mette en doute...

Tu as tout à fait raison de douter et il faut continuer les observations sur l'interaction entre BRF et doryphores!
Sur le second point, il semblerait que ceux qui étaient réfractaires aux maths, au latin, ne manifestaient pas non plus d'intérêt pour la corvée de doryphores...
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Message non lupar Did67 » 05/09/19, 23:15

Des cumulards alors ????
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