Le potager sans se fatiguer

Agriculture et sols. Pollution, contrôles, dépollution des sols, humus et nouvelles techniques agricoles.
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Re: Le potager sans se fatiguer




par Obamot » 12/12/20, 15:57

Did67 a écrit :b) légumes "dressés" et "couvrants" (choux, betteraves, côte de bettes, artichauts, tomates...) :

c) légumes "pas assez couvrants" (oignons, ails, poireaux, ...)

Adrien (ex-nico239) a écrit :
J'avais eu des pousses aussi sur des bottes mais ce n'était pas folichon au niveau vigueur.


J’ai quelques questions qui me tarabiscotent depuis des années... (j’interviens pas souvent ici, je lis et j’apprends surtout)
C’est des questions sérieuses, mais qui relève d’éléments intangibles qui vont peut-être faire appel aux tréfonds de vos connaissances et expériences? A moins que vous ayez déjà une réponse à cela?

J’ai lu à quelque part que les fruits et légumes “rustiques” (entendez par là ceux de l’époque d’avant les 2 guerres mondiales) avaient plus de dix fois les éléments nutritifs que ceux issus de l’agriculture intensive actuelle (celle “bichonnée au glyphosate”, si on ose dire ça!)

Nous savons déjà tous que n’importe quelle expérience de culture faite selon les techniques “du potager du paresseux” sont déjã extraordinaire point de vue saveur. Et forcément point de vue valeur nutritive itou, puisqie poussant dans des conditions idéales qui prévalent après avoir laissé faire au sol son boulot sans le déranger (mycelium, nature du sol selon culture, éventuels apports naturels requis etc)

C’est là où commence mon dilemme.

Issus de ce type de permaculture “idéale” exclusivement, prenons: une carotte nouvelle, VS une moyenne, VS une à pleine maturité et VS une qui a dépassé la pleine maturité, mais qu’on laisse dans le sol qui nous sert alors de “garde mamger”.

Prenons également: deux pommes à pleine maturité, une toute petite ayant poussé un peu à l’ombre (mais mûre), et une grande, la plus grande possible, issues du même arbre et comparons-les!

Partant du principe que n’importe quelle pomme ou n’importe quel légume (petits ou gros), de la même espèce et issus du même groupe génétique direct) sont potentiellement capables de tous donner naissance à d’autres congénères en pleine santé, et ce quel que soit leur volume de départ, ceci semble donc indiquer que “l’énergie et les éléments nutritifs” qu’ils contiennent — même si ils semblent moins nombreux en parts par 100 grammes dans un plus petit sujet — procurent toute l’énergie requise en suffisance pour perpétuer l'espèce et produiraient le même résultat.

Du coup, pour nous, est-ce égal si on mange une petite carotte ou un grosse (idem pour les pommes, etc...)?
Y’a-t-il concentration des éléments nutritifs dans les petits sujets, où un sujet plus gros en aura-t-il plutôt plus?

Par exemple qu’elle quantité de vitamine C par 100gr tirée de petites pommes VS la quantité de vitamine C par 100gr issue de plus gros fruits du même arbre?

Si le raisonnement est correct et qu’un petit sujet a tous les éléments (ã maturité égale), alors la quantité de vitamines C par 100gr issue de grosses pommes, devrait être inférieure ã celle des petites pommes (relativement au même poids).

Et pas au plan des nutriments exclusivement, mais au plan de la “vitalité”? (Qui est une notion subjective difficile à décrire, en ce sens que si un petit sujet arrive à perpétuer l’espèce comme un grand, c’est qu’il doit bien y avoir une concentration de “quelque chose” qui le permette) Ici de quoi hérite-t-on: des petits sujets VS des gros ? C’est sans doute quelque chose observable en montagne où les conditions sont moins favorables? Les plantes doivent plus se démener et utiliser leur énergie pour se renforcer, ce qui au final doit nous renforcer aussi d’avantage lorsqu’on les mange, non?

Qu’en pensez-vous?
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Re: Le potager sans se fatiguer




par Biobombe » 12/12/20, 22:03

Obamot a écrit :
J’ai lu à quelque part que les fruits et légumes “rustiques” (entendez par là ceux de l’époque d’avant les 2 guerres mondiales) avaient plus de dix fois les éléments nutritifs que ceux issus de l’agriculture intensive actuelle (celle “bichonnée au glyphosate”, si on ose dire ça!)


Cela a été écrit par des spécialistes bien connus et de renommée mondiale, mais sans la fin de ta phrase, surtout la partie entre parenthèses.
Ils ne parlaient pas non plus de légumes uniquement rustiques mais bel et bien des légumes en général.
Je vais essayer de retrouver le détail.
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Re: Le potager sans se fatiguer




par Biobombe » 12/12/20, 22:34

Obamot a écrit :Nous savons déjà tous que n’importe quelle expérience de culture faite selon les techniques “du potager du paresseux” sont déjã extraordinaire point de vue saveur. Et forcément point de vue valeur nutritive itou, puisqie poussant dans des conditions idéales qui prévalent après avoir laissé faire au sol son boulot sans le déranger (mycelium, nature du sol selon culture, éventuels apports naturels requis etc)


il n'y pas uniquement les techniques du PP qui permettent cela. Mon expérience me montre que des méhtodes alternatives combinant plusieurs
façons de faire donnent des résultats supérieurs à ceux escomptés par la seule mise en oeuvre d'un potager de type paresseux.
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Re: Le potager sans se fatiguer




par Biobombe » 12/12/20, 22:52

Obamot a écrit :
Partant du principe que n’importe quelle pomme ou n’importe quel légume (petits ou gros), de la même espèce et issus du même groupe génétique direct) sont potentiellement capables de tous donner naissance à d’autres congénères en pleine santé, et ce quel que soit leur volume de départ, ceci semble donc indiquer que “l’énergie et les éléments nutritifs” qu’ils contiennent — même si ils semblent moins nombreux en parts par 100 grammes dans un plus petit sujet — procurent toute l’énergie requise en suffisance pour perpétuer l'espèce et produiraient le même résultat.
ses pommes, devrait être inférieure ã celle des petites pommes (relativement au même poids).


à mon humble avis ce principe peut être discuté.
exemple : les pépiniéristes et maraîchers pros choisissent toujours parmi les + beaux et souvent parmi les + grands de leurs sujets ceux qui vont leur servir pour leur sélection à des fins de pérénité.
perso, quand je choisis parmi mes plants de légumes ceux que je souhaite repiquer, je prends prioritairement les + beaux et les + costauds.
pour les semences idem : j'écarte les plus petites graines.
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Re: Le potager sans se fatiguer




par Biobombe » 12/12/20, 22:57

Obamot a écrit :Du coup, pour nous, est-ce égal si on mange une petite carotte ou un grosse (idem pour les pommes, etc...)?

Qu’en pensez-vous?


je n'hésite pas à dire, et ma longue expérience me le confirme, qu' une grande pomme d'un même arbre est meilleure qu'une petite, toute proportion gardée. Idem pour mes légumes.
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Re: Le potager sans se fatiguer




par Obamot » 12/12/20, 23:08

Merci pour ces réponses...

Biobombe a écrit :
Obamot a écrit :[…] même si ils semblent moins nombreux en parts par 100 grammes dans un plus petit sujet

à mon humble avis ce principe peut être discuté.

... Complètement discutable en effet, puisque ce passage est en contradiction (ou se balance) avec le reste de mon questionnement...

Entendons-nous bien, il n’y a aucun objectif à visée productiviste future dans mon questionnement, mais exclusivement qualitatif.

Si je fais une course d’endurance sur la journée et que j’ai le choix entre 2,5Kg des petites pommes VS des grosses pommes, je prends quoi, et bien les plus sucrées pardi !

Si mon but n’est pas, ni la productivité ni la compétition mais MA SANTÉ AVANT TOUT, vaut-il mieux:
— des petits fruits et légumes à maturité ?
VS
— les plus gros fruits et légumes à maturité ?

Et pourquoi ?

PS : attention au fait que se référer au goût est certes indiqué, mais ça ne doit pas être le seul critère. Lorsque l’on améliore la qualité des aliments que l’on ingėre (variété du choix, variété des provenances, et autres critères de variétés, de saisonnalité et de qualité) le goût fini par changer énormément. Et donc ce que l’on jugeait “bon” ã une époque, ne le sera plus du tout par la suite... Le goût peut aussi nous indiquer “que l’on a envie de manger ceci que plutôt que de cela”, mais simplement parce que “notre corps en aurais besoin” et nous envoie un signal de plaisir pour que nous en mangions plus... (et pas nécessairement une richesse de nutriments et autres à poids corporel égal en comparant 2 variétés à tester)
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Re: Le potager sans se fatiguer




par Biobombe » 12/12/20, 23:27

Obamot a écrit :Merci pour ces réponses...

même si ils semblent moins nombreux en parts par 100 grammes dans un plus petit sujet

... Complètement discutable en effet, puisque ce passage est en contradiction avec le reste de mon questionnement...

Entendons-nous bien, il n’y a aucun objectif à visée productiviste future dans mon questionnement, mais exclusivement qualitatif.

Si je fais une course d’endurance sur la journée et que j’ai le choix entre 2,5Kg des petites pommes VS des grosses pommes, je prends quoi, et bien les plus sucrées pardi !

Si mon but n’est pas, ni la productivité ni la compétition mais MA SANTÉ AVANT TOUT, vaut-il mieux:
— des petits fruits et légumes à maturité ?
VS
— les plus gros fruits et légumes à maturité ?

Et pourquoi ?

PS : attention au fait que se référer au goût est certes indiqué, mais ça ne doit pas être le seul critère. Lorsque l’on améliore la qualité des aliments que l’on ingėre (variété du choix, variété des provenances, et autres critères de variétés et de qualité) le goût change énormément. Et donc ce que l’on jugeait “bon” ã une époque, ne le sera plus du tout par la suite...


je comprends, mais quelle santé ? si santé physique tu prends les + grands et tu donnes à d'autres personnes qui apprécient tes légumes / fruits les + petits. tu as moins de boulot à préparer les grands.
si santé morale il faut être maso pour manger d'abord les petits !
en résumé, tu manges un mélange de petits et de grands, ce que je fais, ou je mange d'abord les grands et les petits ensuite.
si tu conserves ta production en la stockant, tu verras que les grands prennent moins de rides que les petits.
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Re: Le potager sans se fatiguer




par Obamot » 12/12/20, 23:42

Si je devais vous répondre en fonction de ce que vous énumérez — ça se conçoit très bien — mais alors là je ne garderais pas les plus grands pour moi... mais je ferais une sélection du panier représentative de ce qui a poussé chez moi pour l’échanger avec un autre contre un panier de même type mais provenant d’une autre origine, d’un autre “terrain”.

Ainsi je bénéficierais d’apports que ne procure pas mon terrain mais qui est disponible ailleurs (comme ce qui proviendrait d’un terrain particulièrement riche en souffre, apport qui se retrouverait alors dans les végétaux qui y ont poussé, etc.) et réciproquement si mon terrain est plus riche en d’autres éléments moins disponibles chez l’aimable ‘troqueur’, ce serait tout bénef pour les deux participants.

Voilà pour “l’avantage pour la santé”...

(bien que ceci ne réponde pas ã la question initiale, c’est intéressant de le prendre en compte, je garde l’idée qui en a surgit!)
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Re: Le potager sans se fatiguer




par Biobombe » 13/12/20, 21:54

:arrowu: 0
Obamot a écrit :
(bien que ceci ne réponde pas ã la question initiale, c’est intéressant de le prendre en compte, je garde l’idée qui en a surgit!)


C'est un peu plus compliqué que de penser uniquement aux petits vs grands, car il y a les moyens, le milieu de gamme. Ces derniers représentent l'essentiel des récoltes. On peut l'imaginer un peu comme une loi statistique de distribution normale.
Mais les petits gardent leur importance : les patates vont servir de replants, les pommes seront pressées en jus.
Il y a aussi des familles ou variétés végétales qui donnent à plus de 95 % des moyens. Ex : petits pois, haricots, tous les choux, tomates, concombres, etc...
Parmi les fruits ici : groseilles, cassis, framboises, mûres, mirabelles, etc, et parmi les poids lourds, les coings.
Certains hybrides permettent des calibres très réguliers, donc pas la peine de se triturer les méninges.

Pour la question initiale il faudrait voir avec des labos ou des spécialistes en nutrition car il faut des appareils de mesure.
Mais le terroir, notion relative entre toutes, est de toute façon à prendre en considération.
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Re: Le potager sans se fatiguer




par Biobombe » 13/12/20, 22:36

Obamot a écrit : les plus sucrées pardi !

Si mon but n’est pas, ni la productivité ni la compétition mais MA SANTÉ AVANT TOUT, vaut-il mieux:
— des petits fruits et légumes à maturité ?
VS
— les plus gros fruits et légumes à maturité ?

Et pourquoi ?


Si fruits :
Pour les diabétiques il faut consommer avec modération.
Pour les personnes en surpoids il faut être prudent.
Pour les autres il ne faut pas tirer le diable par la queue, attention néanmoins à la surdose en fructose.

Si légumes, cela est fonction du type. Perso je trouve un gros navet moins savoureux qu'un petit-moyen,.
Conclusion :
en cas de doute, ce qui n'est pas mon cas, optez pour la taille intermédiaire par des cultures idoines.
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