Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Agriculture et sols. Pollution, contrôles, dépollution des sols, humus et nouvelles techniques agricoles.
Adrien (ex-nico239)
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Adrien (ex-nico239) » 23/10/17, 14:20

Bon retour au pays....

Je vais me plonger dans la lecture tranquille de cet article

Mais je trouve déjà le titre de la conclusion «Appel à l’humilité, à la contemplation de la nature et à la patience.» en plein dans ce que je pense, raison pour laquelle je ne suis pas adepte de faire en sorte que les choses aillent plus vite, elles vont comme elles vont et cela me va bien. Image
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Adrien (ex-nico239)
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Adrien (ex-nico239) » 23/10/17, 14:22

Strictement rien à voir avec ce qui précède et voeu pieux mais ... les urbains ont aussi le droit de bien se nourrir et ce serait sympa si un cultivateur de balcon, de terrasse ou de toit pouvait participer au forum... en tous les cas cela m'intéresserait...
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Moindreffor
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Moindreffor » 23/10/17, 14:38

nico239 a écrit :Strictement rien à voir avec ce qui précède et voeu pieux mais ... les urbains ont aussi le droit de bien se nourrir et ce serait sympa si un cultivateur de balcon, de terrasse ou de toit pouvait participer au forum... en tous les cas cela m'intéresserait...


quand j'étais étudiant, au milieu de la cité, le parking souterrain avait été transformé en endiverie, est-ce cela que tu appelles, de la culture urbaine? :mrgreen:
la culture sur balcon, je trouve le concept amusant, et c'est un sujet drôlement à la mode, et c'est vrai que faire pousser un légume en ville, dans le bon air dopé aux gaz polluants, ça c'est le top, cultiver bio prend alors réellement tout son sens
Dernière édition par Moindreffor le 23/10/17, 14:39, édité 1 fois.
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 23/10/17, 14:39

Moindreffor a écrit :
sinon, j'ai deux petites intérogations
1) mettre de la tonte de gazon sur son potager ok, mais j'ai remarqué que même une couche mince, peut au final fermenter si les conditions ne sont pas top au niveau séchage et c'est parfois difficile de la mettre au pied de plants de légumes, donc ne serait-il pas avantageux de faire sécher la tonte de pelouse avant?
j'y vois des avantages plus facile à doser et pas de risque de fermentation, et surtout si on a une grosse ressource la possibilité de stocker, quels inconvénients y voyez-vous?

2) je peux disposer de fumier de vache, plus ou moins décomposé, puisque les vaches rentrent en ce moment, le fumier commence à sortir, il est à cette époque encore très pailleux, et les tas commencent à se former, j'aurai voulu intégrer cette ressource dans mon potager, je pensais en mettre une couche plus ou moins épaisse avant d'installer le foin, je mettais du fumier avant, mais je le faisais incorporer au sol par bêchage, donc là sans travail, j'ai besoin d'aide sur l'usage de cette ressource en début d'hiver

merci


1) Les tontes de gazon restent un matériau riche en azote, fermentescible. Même séché, cela va se réhumidifier et on risque une fermentation. Si tu as du poisson sec, cela se conserve. Cuis-le et laisse traîner humide, ils se décompose et fermente... Sécher / humidifier ne fais qu'enlever / rajouter de l'eau. Pas changer la "composition" de la matière organique.

Je reste favorable à la prudence pour les tontes de gazon et un usage en mélange avec une matière pauvre : paille, feuilles mortes, broyat de bois ou sciures.

Mais oui, les sécher peut permettre de les stocker, comme du foin. Plutôt du regain (la deuxième coupe d'herbe, plus tendre).

2) Oui, le fumier est une ressource. Si j'ai "misé" sur le foin, c'est que pour celui qui n'a rien et doit transporter, c'est le "6 en 1" qui fait tout. Le fumier est plus lourd, moins riche à la tonne transporté. Il peut être plus assimilable si décomposé, mais moins nutritifs pour les organismes et l'aggradation alors (cela a chauffé et une partie de l'énergie est partie). S'il est tout frais, c'est de la paille avec des fécès qui sont en gros du foin humide (éventuellement enrichi des urines).
Donc oui, si tu as un gisement, tu peux en mettre ad libidum en-dessous... Rajoute le foin par-dessus, pour contrôler les adventices. Et s'agissant de fumier décomposé, pour mieux nourrir tes vers en premier chef. Le fumier décomposé conviendra mieux aux endogés, qui ne font rien pour toi ! Les anéciques aiment choper des brins d'herbes et l'enterrer.
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 23/10/17, 14:43

nico239 a écrit :Strictement rien à voir avec ce qui précède et voeu pieux mais ... les urbains ont aussi le droit de bien se nourrir et ce serait sympa si un cultivateur de balcon, de terrasse ou de toit pouvait participer au forum... en tous les cas cela m'intéresserait...


Difficile d'établir un système aussi vivant, aussi complexe, sur un balcon. On sera alors sur une culture "plus artificialisée", dont l'extrême est l'hydroponie. Difficile d'installer dans un bac un système vivant complexe, avec des vers, des bactéries, tous les organismes et mécanismes du sol... Les températures du "sol" (le support de culture), par exemple, sont beaucoup plus variables. L'humidité aussi, sauf système de goutte-à-goutte très bien conçu et très bien piloté...

C'est autre chose...
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Moindreffor » 23/10/17, 14:46

Did67 a écrit :[
1) Les tontes de gazon restent un matériau riche en azote, fermentescible. Même séché, cela va se réhumidifier et on risque une fermentation. Si tu as du poisson sec, cela se conserve. Cuis-le et laisse traîner humide, ils se décompose et fermente... Sécher / humidifier ne fais qu'enlever / rajouter de l'eau. Pas changer la "composition" de la matière organique.

Je reste favorable à la prudence pour les tontes de gazon et un usage en mélange avec une matière pauvre : paille, feuilles mortes, broyat de bois ou sciures.

Mais oui, les sécher peut permettre de les stocker, comme du foin. Plutôt du regain (la deuxième coupe d'herbe, plus tendre).

2) Oui, le fumier est une ressource. Si j'ai "misé" sur le foin, c'est que pour celui qui n'a rien et doit transporter, c'est le "6 en 1" qui fait tout. Le fumier est plus lourd, moins riche à la tonne transporté. Il peut être plus assimilable si décomposé, mais moins nutritifs pour les organismes et l'aggradation alors (cela a chauffé et une partie de l'énergie est partie). S'il est tout frais, c'est de la paille avec des fécès qui sont en gros du foin humide (éventuellement enrichi des urines).
Donc oui, si tu as un gisement, tu peux en mettre ad libidum en-dessous... Rajoute le foin par-dessus, pour contrôler les adventices. Et s'agissant de fumier décomposé, pour mieux nourrir tes vers en premier chef. Le fumier décomposé conviendra mieux aux endogés, qui ne font rien pour toi ! Les anéciques aiment choper des brins d'herbes et l'enterrer.


donc
1) tontes sèches je garde pour stockage et plus facile à doser ou épandre
2) pour le fumier frais est-ce vraiment utile? cela apporte-t-il un plus au foin? car à choisir je préfère le foin qui sent bon et qu'on me livre gratuitement, au fumier malodorant que je dois transporter moi même
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 23/10/17, 14:48

Moindreffor a écrit :
quand j'étais étudiant, au milieu de la cité, le parking souterrain avait été transformé en endiverie, est-ce cela que tu appelles, de la culture urbaine? :mrgreen:
la culture sur balcon, je trouve le concept amusant, et c'est un sujet drôlement à la mode, et c'est vrai que faire pousser un légume en ville, dans le bon air dopé aux gaz polluants, ça c'est le top, cultiver bio prend alors réellement tout son sens


La production d'endives, très exactement le forçage, est un système très particulier : l'endive se cultive comme une salade durant une saison, à la lumière, sauf que l'essentiel de l'énergie passe dans une grosse racine. Il suffit de mettre ces grosses racines dans des conditions de température qui leurs conviennent pour qu'elles développent des feuilles qui vont normalement à la recherche de la lumière... Qu'elles ne trouvent pas dans un hangar noir, ou un garage, ou une cave... Et restent blanches... Mais c'est l'énergie accumulée dans la racine qui est utilisée... Ceci n'est pas la culture. Juste le forçage.
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 23/10/17, 14:50

Moindreffor a écrit :2) pour le fumier frais est-ce vraiment utile? cela apporte-t-il un plus au foin? car à choisir je préfère le foin qui sent bon et qu'on me livre gratuitement, au fumier malodorant que je dois transporter moi même


Non, pas de plus, pour moi. Plutôt un moins. Mais il existe. Donc il est à valoriser...

Dans ton cas, aucun intérêt.

Mais je réponds toujours au cas général : quand on peut l'avoir gratuite et que le foin, il faut le chercher, alors cela peut être très utile pour réduire grandement la quantité de foin...
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Moindreffor » 23/10/17, 14:56

Did67 a écrit :
Moindreffor a écrit :
quand j'étais étudiant, au milieu de la cité, le parking souterrain avait été transformé en endiverie, est-ce cela que tu appelles, de la culture urbaine? :mrgreen:
la culture sur balcon, je trouve le concept amusant, et c'est un sujet drôlement à la mode, et c'est vrai que faire pousser un légume en ville, dans le bon air dopé aux gaz polluants, ça c'est le top, cultiver bio prend alors réellement tout son sens


La production d'endives, très exactement le forçage, est un système très particulier : l'endive se cultive comme une salade durant une saison, à la lumière, sauf que l'essentiel de l'énergie passe dans une grosse racine. Il suffit de mettre ces grosses racines dans des conditions de température qui leurs conviennent pour qu'elles développent des feuilles qui vont normalement à la recherche de la lumière... Qu'elles ne trouvent pas dans un hangar noir, ou un garage, ou une cave... Et restent blanches... Mais c'est l'énergie accumulée dans la racine qui est utilisée... Ceci n'est pas la culture. Juste le forçage.


oui tout à fait, c'était plus pour l'anecdote, car le forçage d'endives à l'eau, comme c'était fait, on ne peut pas appeler ça de la culture en effet, mais c'est largement pratiqué, là au milieu des tours c'était incongru si on peut dire de voir arriver les bennes de racines
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 23/10/17, 14:59

Mildiou : la preuve...

Je ferai des photos demain.

Le système de "tunnel" a fait la preuve que cette tactique anti-mildiou marche :

- tous les pieds extérieurs, tous, complètement cramés ; tomates également, rien à récolter... Y compris les pieds spontanés, issus des graines tombées à terre, issues de plants très attaqués l'an dernier (celles qui selon les "théories" de certains, auraient dû apprendre !)

- tous les pieds dans la serre ou dans le tunnel encore globalement en très bon état ; parfois des attaques, quelques feuilles desséchées ; quelques tomates également (sans doute des fruits piqués par les merles, qui se sont sur-infectés)

- au niveau du tunnel, c'est spectaculaire ; la limite de ce qui est abrité et ce qui ne l'est pas est "lisible"...

Je maintiens donc que LA tactique est de jouer sur l'humidité / gouttelettes. D'abriter les tomates. Le reste est mineur, même si cela peut jouer un peu (notamment la résistance variétale). A l’extérieur, plus aucune différence entre pieds tuteurés ou pieds "laissés" sauvages maintenant - tout est cramé [je dis "maintenant" ; au début, les pieds non tuteurés ont été les premiers atteint].
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