Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Agriculture et sols. Pollution, contrôles, dépollution des sols, humus et nouvelles techniques agricoles.
sicetaitsimple
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar sicetaitsimple » 21/10/17, 22:43

Lolounette a écrit :
sicetaitsimple a écrit :Un complément: est-ce que la phénoculture ou plus généralement la couverture des sols par de la biomasse engendre-t-elle par l'intense activité du sol qu'elle génère des régressions ou dans certains cas des augmentations des maladies virales ou cryptogamiques des légumes, là je pense qu'on est bien loin d'en avoir une idée claire.

Globalement, je pense que c'est un mieux, mais localement, dans tel ou tel sol, pour tel ou tel légume, est-ce le cas? Aucune idée pour ma part.



Il a été démontré que ces symbioses ont un effet protecteur vis à vis des champignons et bactéries pathogènes. Donc les plantes cultivées en phénoaelture sont plutôt protégées des attaques par rapport à celles cultivées en sol non vivant (travail du sol, fongicides etc)...


Je ne demande qu'à le croire, mais ça a été démontré où, quand, comment?
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Lolounette
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Lolounette » 21/10/17, 22:58

D.E. Baker a montré que les racines pourvues de mycorhizes étaient moins attaquées par les parasites que les autres. Il pense que les champignons mycorhiziens ont notamment une action antibiotique et constituent une barrière contre les parasites.

Des expériences ont également montré que les plantes sont beaucoup plus sensibles au parasitisme lorsque leur rhizosphère est stérile que lorsqu’elle est pourvue d’une flore « normale ».

Bref il y a pléthore d’articles universitaires sur le sujet et leurs résultats sont repris par les livres de vulgarisation et / ou de synthèse sur la mycorhization : je te laisse faire une petite recherche google si tu veux approfondir la question :wink: (je me suis fait des résumés mais sans renoter a chaque fois de quel article précis venait la notion vu que c’était que pour moi)

en cherchant vite fait j’ai trouvé ça en français qui est plus pour les arbres par contre (et pas les mêmes champignons mycorhiziens que ceux de nos légumes).

et sinon sur notre copain Glomus intraradices (celui des légumes donc) ya ça
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Cigalyves83 » 21/10/17, 23:23

Oui c'était ma première reaction, "les semences de P Poot ne valent rien ",mais en y regardant de plus près, les ananas de Baumaux
Ont mal réagi et les plants de P P distribués sur 5 autres potagers se sont bien comporté (sans être extraordinaire ).
Ce qui me ramène à un problème de sol . Mon sol ne supporte plus les tomates?
Pour arriver à comprendre je vais mettre en culture 20 nouveaux m2 consacrés aux tomates .
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar olivier75 » 21/10/17, 23:37

Bonsoir,
Chez moi pas de maladie non plus, seul les ravageurs sont présents. Je le met sur le compte d’un sol vivant car s’était le cas sans phenoculture.
Chez msv le constat aussi est d’une faible pression des maladies.
Olivier
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Cigalyves83 » 22/10/17, 08:22

@ Lolounette:
"les plant auraient pu survivre sans aucun arrosage pendant l'été qu'on a eu ici s’ils n’avaient pas été mycorhizés. Je les avais inoculés lors du repiquage "
Peut-tu nous donner la source de tes mycorhizes?
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sicetaitsimple
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar sicetaitsimple » 22/10/17, 09:27

Lolounette a écrit :D.E. Baker a montré que les racines pourvues de mycorhizes étaient moins attaquées par les parasites que les autres. Il pense que les champignons mycorhiziens ont notamment une action antibiotique et constituent une barrière contre les parasites.

Des expériences ont également montré que les plantes sont beaucoup plus sensibles au parasitisme lorsque leur rhizosphère est stérile que lorsqu’elle est pourvue d’une flore « normale ».

Bref il y a pléthore d’articles universitaires sur le sujet et leurs résultats sont repris par les livres de vulgarisation et / ou de synthèse sur la mycorhization : je te laisse faire une petite recherche google si tu veux approfondir la question :wink: (je me suis fait des résumés mais sans renoter a chaque fois de quel article précis venait la notion vu que c’était que pour moi)

en cherchant vite fait j’ai trouvé ça en français qui est plus pour les arbres par contre (et pas les mêmes champignons mycorhiziens que ceux de nos légumes).

et sinon sur notre copain Glomus intraradices (celui des légumes donc) ya ça


Ma question (ça a été démontré où, quand, comment?)était mal formulée. Je sais bien qu'il y a beaucoup de recherches notamment sur les mycorhizes.

Disons que je retrouve bien mon questionnement dans la conclusion du dernier papier dont tu nous joins le lien, conclusion que je recopie ici:

"La plupart des investigations présentées ci-dessus ont été menées en milieu contrôlé (chambres de croissance, serres ou parcelles choisies), combinant généralement un seul organisme parasite et une seule souche de champignon mycorhizien, les deux généralement reconnus respectivement pour leur potentiel pathogène et mycorhizien élevé. Le contexte de telles études ne reproduit aucunement les conditions de culture qui prévalent en champ ou en milieu naturel. L’extrapolation de telles données demeure hasardeuse compte tenu de la variabilité des résultats et de la différence de conditions qui sévissent en milieu naturel comparativement aux conditions d’expérimentations. Selon les souches mycorhiziennes et les cultivars de plantes étudiées, les résultats peuvent varier d’une protection à une aggravation de la maladie. De plus, les habiletés prophylactiques d’une souche donnée demeurent tributaires des conditions nutritives du sol, le taux de P disponible étant le facteur le plus influent connu à ce jour. L’expérimentation in situ sur le potentiel bioprotecteur des mycorhizes est donc ardemment requise afin de passer le plus rapidement et le plus efficacement possible à un usage plus fréquent et éventuellement une protection plus « douce » des cultures, qui soit de plus efficace sur une longue période."


S'agissant d'un article scientifique, le terme "joyeux bordel du sol" cher à Didier n'est pas employé, mais on le reconnait parfaitement entre les lignes!
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Lolounette » 22/10/17, 10:14

Il ne faut pas mélanger le fait de constater des effets et comprendre comment ça marche...

oui constater les effets positifs de la mycorhization in situ est possible et de multiples travaux en champs en attestent, il suffit de faire une petite recherche google pour trouver des ref...

mais ensuite pour comprendre les mécanismes d’action qui sont ultra complexes et impliquent plusieurs êtres vivants interconnectés dans un milieu vivant c’est impossible de ne pas passer par le labo et de proceder par étapes (hors sol d’abord, en rajoutant des paramètres externes petit à petit)

Donc oui on sait qu’il y a un effet protecteur, et d’ailleurs plusieurs entreprises se sont lancées dans ce créneau très rentable (le labo ou j’ai fait ma thèse il y a plus de 20 ans travaillait en collaboration à l’époque avec Premier Tech qui mettait à l’époque en route ses procédés de production et est aujourd’hui un leader des inoculats mycorhiziens pour la production horticole et maraîchère). Si ça ne marchait pas «en vrai » le marché aurait disparu depuis belle lurette! :wink:

Mais quand on veut essayer de comprendre les mécanismes sous-jacents on a pas le choix que de se fier aux recherches universitaires qui elles hélas n’ont pas lieux dans nos potagers :wink:
Dernière édition par Lolounette le 22/10/17, 10:24, édité 1 fois.
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Lolounette » 22/10/17, 10:17

Cigalyves83 a écrit :@ Lolounette:
"les plant auraient pu survivre sans aucun arrosage pendant l'été qu'on a eu ici s’ils n’avaient pas été mycorhizés. Je les avais inoculés lors du repiquage "
Peut-tu nous donner la source de tes mycorhizes?


c’etait un inoculat trouvé en jardinerie de marque Neudorff utilisable en arrosage de ce type acheté pour mes rosiers et dont il me restait un sachet au moment du repiquage des plants de tomates...
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sicetaitsimple
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar sicetaitsimple » 22/10/17, 11:00

Lolounette a écrit :Il ne faut pas mélanger le fait de constater des effets et comprendre comment ça marche...

oui constater les effets positifs de la mycorhization in situ est possible et de multiples travaux en champs en attestent, il suffit de faire une petite recherche google pour trouver des ref...



Oui, d'accord. Mais tu parles là d’inoculation de mycorhizes spécifiques sur des plantes spécifiques, donc des technique particulières et ciblées.

Au départ, ma question était beaucoup plus générale et relative à l'effet de la phénoculture sur les maladies en général, je me permets de la recopier:

"est-ce que la phénoculture ou plus généralement la couverture des sols par de la biomasse engendre-t-elle par l'intense activité du sol qu'elle génère des régressions ou dans certains cas des augmentations des maladies virales ou cryptogamiques des légumes, là je pense qu'on est bien loin d'en avoir une idée claire.Globalement, je pense que c'est un mieux, mais localement, dans tel ou tel sol, pour tel ou tel légume, est-ce le cas? Aucune idée pour ma part.

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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Cigalyves83 » 22/10/17, 12:09

@Lolounette:
Merci
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