Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Agriculture et sols. Pollution, contrôles, dépollution des sols, humus et nouvelles techniques agricoles.
martray37
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar martray37 » 16/10/17, 04:21

nico239 a écrit :
martray37 a écrit :Cet automne, je vais enlever les dernières bâches car si les adventices sont "étouffées", la terre ne s'agrade pas, se tasse plutôt, ce qui ne plait pas aux aneciques pourtant nombreux.


Tiens intéressant.

À titre perso j'ai toujours eu une très forte réticence pour cette technique mais comme beaucoup de pros l'utilisent je me dis c'est moi qui te trompe c'est sur.

Quoique les pros doivent l'utiliser sur de la terre DÉJÀ agradée, enfin c'est ce que je suppose...

En tous les cas je crois que c'est la première fois que je lis que cela est plutôt néfaste que positif.


Les bâches sont en place depuis 3 ans ce qui explique peut-être le tassement? Une couverture de foin en lieu et place devrait remettre ça en ordre.
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar martray37 » 16/10/17, 04:36

nico239 a écrit :
martray37 a écrit :En 3, les rats taupiers, mais l'expérience de Did avec ses pièges me permet de maîtriser à peu près.


Comme je l'ai déjà dit pour cela quelques chats suffisent... ou plutôt quelques chattes car les femelles sont les plus chasseresses...


J'ai aussi cet "arsenal" à disposition, une chatte et ceux des voisins, ce qui contribue à la non prolifération des rats taupiers et autres, par contre, il y a des dommages collatéraux, mes planches de cultures ressemblent à Verdun!!! Les derniers semis de carottes ont été recouverts d'un grillage à mouton, ce qui empêche les chats de tout chambouler mais pas les rats de s'en donner à cœur-joie, d'où les pièges.
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 16/10/17, 09:38

nico239 a écrit :
J'en accepte l'augure mais il nous est arrivé par le passé de manger de très grosses courgettes (voire énorme) et franchement y avait pas photo avec les intermédiaires....

Du coup depuis on a cueilli plus précocement, disons à taille raisonnable en fonction de la variété...


Ah, damned ! Il faut toujours préciser de quoi on parle ! Sinon, cela part en sucette.

Les courgettes sont des fruits. Comme beaucoup de fruits, il y a des stades optimums. Si tu laisses un haricot vert (botaniquement, c'est un fruit - l'évolution d'un ovaire après fécondation), il est d'abord succulent à manger cru, puis devient fibreux, puis la gousse devient immangeable, n'a plus aucun goût, pas plus que de la paille... les graines se forment...

Je parle des pieds de haricots "géants". Ils produisent des haricots qui sont d'abord tout fins, délicieux, goutteux. Puis prennent le chemin indiqué ci-dessus, en devenant mûr. Quelle que soit la taille du pied. Inutile de les laisser "grossir" !

Les courgettes, c'est moins net, mais le processus est un peu le même, même si c'est moins radical : ton pied de courgette géant fait d'abord es petites courgettes. Délicieuses. Parfois 2 ou 3 par jour. Si tu ne les ramasses pas, elles deviennent plus fibreuses, moins gouteuses. Le fruit "vieillit". Vouloir produire de "grosses courgettes" au sens du fruit est absurde. Avoir d'énormes pieds de courgettes, en revanche, est évidemment intéressant. Pour garder le goût, il suffit de récolter au bon stade. Cette année, j'ai mangé des courgettes crues, en salade, issues de pieds géants : une "tuerie" !

Idem pour les concombres, les radis, etc... Ne pas chercher les plus gros. Ils seront fibreux... Plus secs.

Euh, oui. De temps en temps, au potager du paresseux, il faut sortir du transat ! Comme je l'ai écrit : je n'ai pas encore trouvé de légumes suicidaires, qui auraient envie de s'immoler par le feu, en sautant dans ma poêle. Cette noble pensée, le suicide, semble une spécialité humaine. Pas assez intelligents, les légumes. Ou pas assez cons ?
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 16/10/17, 09:49

nico239 a écrit :
À titre perso j'ai toujours eu une très forte réticence pour cette technique mais comme beaucoup de pros l'utilisent je me dis c'est moi qui te trompe c'est sur.

Quoique les pros doivent l'utiliser sur de la terre DÉJÀ agradée, enfin c'est ce que je suppose...

En tous les cas je crois que c'est la première fois que je lis que cela est plutôt néfaste que positif.


Des fois, je trouve que tu es drôle. Ne le prends pas mal.

Les pros utilisent des pesticides, des engrais à gogo, des motoculteurs... Es-tu pour leur utilisation pour autant ?

Les bâches, il me semble en avoir parlé. En tout cas, je survole le sujet dans mon bouquin.

Pour les "pros", dont je rappelle qu'ils sont rares à faire attention aux vivants, puisque "conventionnels" ou "bio", ils fonctionnent peu ou prou selon le même paradigme : c'est l'homme qui fertilise, qui traite, qui cultive, qui arrose... Ce que j'appelle le "modèle mytho". Seuls les moyens utilisés changent. Naturels d'un coté. Naturels ou chimiques de l'autre. Le pétrole toujours. Le travail du sol, le fraisage, le labour en général. La grelinette parfois, pour les plus avancés (Bec Hellouin).

La bâche noire est facile à mettre en place de façon mécanisée. Elle résout un des problèmes essentiels en bio : le désherbage sans herbicide. Elle protège la réserve en eau du sol (si elle est mise au moment de la plantation, une fois la réserve en eau du sol pleine). Elle a un avantage accessoire : le réchauffement du sol, ce qui en maraichage commercial peut être décisif (produire 8 jours en avance, c'est obtenir de meilleurs prix).

Pour le reste, et les organismes vivants du sol, c'est une catastrophe : rien à grailler, asphyxie partielle... Donc le sol s'écroule. Reste la fraise pour le travailler. En lieu et place de l'aggradation par des organismes bien nourris, en aérobiose. Et tant pis pour les vers...

Marrant. Si je n'en ai pas souvent parlé, cela me paraissait évident.
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 16/10/17, 10:12

martray37 a écrit :
quelques échecs (par exemple,je n'arrive pas à avoir des raves à mes céleris, des feuilles, des feuilles...)




Merci tout d'abord. C'est toujours un plaisir pour moi de voir que partout, la phénoculture trouve ses adeptes. Souvent "assez" contents...

Pour les céleris-raves :

a) Il semblerait qu'il faille les repiquer très jeunes, plusieurs fois (au moins deux, dès le stade 2 vraies feuilles), en coupant sérieusement le bout des racines (un "habillage" sévère). Pour ma part, je ne les ai repiqué qu'une fois, de la terrine en godets, avec un crayon. J'ai ensuite replanté sans "habiller". Ils ne sont pas géants, mais ça va. Dans ton cas, fais peut-être l'effort de multiplier repiquages / habillages sévères...

b) C'est une plante exigeante, en particulier matière organique et en phosphore. Donc "overdose" de biomasse riche (foin), éviter les biomasses pauvres (bois, pailles...).
Sans doute que dans ton sol à tendance alcaline probablement (marnes), un excès de calcium peut bloquer le phosphore. Le bloque surement. L'installation progressive de champignons / mycorhizes devrait arranger les choses. Pour "assurer" : récupérer les os, les bruler puis les broyer (au marteau, à défaut de broyeur)... Et observer. On en reparle dans un an ? Je ne promets rien. Ce serait juste "logique".

[En sols riches en calcium actif, le P, même si on l'apporte sous une forme soluble, évolue vite vers des formes peu solubles ou insolubles... Si tu n'es pas tendance khmers verts, tu peux faire un essais sur un bout de ligne avec un "superphosphate" - il s'agit d'un phosphate naturel solubilisé à l'acide phosphorique ; donc non bio ; tu fais moitié / moitié, tous les autres facteurs égaux par ailleurs : même plants, même variété, même date, mêmes traitements, arrosages, etc...]
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar sicetaitsimple » 16/10/17, 10:48

Did67 a écrit :
sicetaitsimple a écrit :
Celui qui a la possibilité d'arroser ce sera beaucoup plus facile.


Peut-être trop facile !

Ne pas se laisser aller à la facilité du "j'en mets un peu plus, cela ne peut pas nuire...". Je pense que cela peut nuire. Même si ce n'est qu'une conviction.

Je préfère limiter et n'arroser comme je l'ai déjà écrit une fois, quand en fin de journées, il y a des signes de début de flétrissement qui n'ont pas disparu au petit matin...


Les pages passent vite!

Je me permets de revenir sur celle-ci, car je pense avoir compris pourquoi nous exprimions un certain désaccord; on ne regarde pas au travers du même prisme!

Quand tu dis "je regarde le soir et le matin...., parfait. Mais moi,dans la plupart des cas je regarde le Dimanche soir et ensuite le Samedi matin qui suit, quand ce n'est pas deux semaines après! D'où forcément une "stratégie "d'arrosage différente.
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 16/10/17, 10:56

Exact. J'oublie toujours qui est un "jardinier du week-end" et qui ne l'est pas.

Il est évident que tu dois jouer sur un "tampon" plus important, pour assurer sur une période plus longue.

Une parfaite illustration du "à chacun son Potager du Paresseux".

Il y a une autre différence, récurrente, qui pollue nos échanges : je réponds à tes éventuelles remarques (comme à celles des autres) en pensant souvent au cas général. Et le cas général est que beaucoup trop de gens arrosent beaucoup trop, de peur de ne pas arroser assez. Dans un sol nu, sans réseau suffisant de champignons, ils n'ont pas tort. Mais quand ils basculent en phénoculture, il convient de "basculer" aussi ses réflexes à ce sujet. Il se peut que la mauvaise habitude devienne contre-productive.
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 16/10/17, 11:09

Petite pub

Si vous cherchez un endroit reposant pour des vacances au soleil, je vous recommande cette côte sud de la crête. On est là dans un petit village (kératokampos, si vous voulez rechercher sur google map). Il y a quelques touristes, mais sans pesanteur. Et sans aucun des méfaits du tourismes : pas de harcèlement, pas de boutiques à souvenir, pas d'arnaques...

Des gens charmants, ces crétois. Dans un pays qui a vraiment du mal, cela se voit partout, ils travaillent. Et ils restent absolument charmants.

Hier, petit repas de midi dans une "taverne" à deux pas. A pied.

Plâtrée de choux crus (on n'a pas fini). Pieuvre grillée pour moi (j’adore), chèvre pour mon épouse. Frites. Une bière locale (une canette de 50 cl), un verre de rouge local sans prétention mais sans défaut, agréable même, pour Mme... Une grappe de raisin offerte à la fin, sans qu'on l'ait commandée. Elle est arrivée. Aucune pression pour vous fourguer un apéro. Un désert. Ou un digestif. Facture : 22 euros taxes comprises. En bord de mer !

Sur le coté, un apiculteur vendait son miel. 10 euros le grand bocal. Une tuerie. Heureux le papy, tellement heureux qu'on lui en achète un bocal. Il offre un kilo de raisin en plus...

J'ai oublié : la mer bleu. Vous pouvez être seul en cette saison.

Les gens qui nous accueillent - via AirBnB - viennent tous les jours nous offrir un petit plat, un café local, etc... Dans des relations simples. Sans ostentation. On se sent bien...

Juste beaucoup de vent en cette saison, il faut le savoir.

Vraiment. J'ai envie de dire : venez, aidez les grecs à remonter la pente. A remonter leur économie. Venez dans le sud, dans un de ces petits villages (la côte nord est davantage "bunkerisée", usines à touristes déversés par charters entiers).
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 16/10/17, 11:17

Moindreffor a écrit : on devrait dire "je vais chez Didier"


Eh oh : ne poussez pas papy dans les orties !
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 16/10/17, 11:25

martray37 a écrit :En 1, les escargots, j'ai toutes les tailles, du Bourgogne au tout minus et bien entendu les limaces de la tigre au minus noires. J'ai fait une campagne de ramassage au printemps, tranquille jusqu'à maintenant où les escargots sont arrivés en quantité telle que je suis trop paresseux pour repartir à la chasse...


Comme pour les limaces, c'est un problème "très variable".

Tu n'es pas la première à me rapporter une pullulation après contrôles des limaces. Un ami (agronome) qui avait traité avec le fameux nématode anti-limace a vécu ça : pullulation d’escargots.

Dans son cas, c'est évident : les escargots peuvent se réfugier dans leur coquille lorsque les nématodes attaquent. Ils laissent passer la vague et... ressortent.

Je pense qu'en partie au moins, limaces et escargots partagent la même niche écologique. Supprimez les limaces et les escargots arrivent au galop. Façon de parler.

Je ne sais pas si le canard coureur indien les "croque" ??? J'envisagerais dans ton cas, si j'ai bien compris tu as de la place autour, un couloir sanitaire ou je laisserais courir ces canards, ou des poules ?), tout autour . Pour éviter les incursions latérales. Et à l'intérieur, contrôle manuel et/ou favoriser les ennemis des gastéropodes : carabes, staphylins , en maintenant des allées enherbées, pas de bordures, etc... Voir comment ça évolue, tout ça...
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