Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Agriculture et sols. Pollution, contrôles, dépollution des sols, humus et nouvelles techniques agricoles.
Moindreffor
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Moindreffor » 14/10/17, 11:02

sicetaitsimple a écrit :Complètement d'accord.

Alors bien entendu celui qui n'a pas la possibilité d'arroser, il va falloir qu'il gère (amener un peu d'eau pour les semis), qu'il prie,qu'il couvre, bref qu'il fasse au mieux . Ca va passer, ou pas, ou partiellement, selon les années. C'est à mon avis très compliqué et demande vraiment de l'expérience pour s'en sortir correctement.


ou faire un choix dans ses plantations

tout le monde condamne les cultures de maïs, à cause de leur gourmandise en eau, mais le maïs est cultivé partout pour le bétail, mais dans le sud
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Moindreffor » 14/10/17, 11:33

Did67 a écrit :
sicetaitsimple a écrit :
Celui qui a la possibilité d'arroser ce sera beaucoup plus facile.


Peut-être trop facile !

Ne pas se laisser aller à la facilité du "j'en mets un peu plus, cela ne peut pas nuire...". Je pense que cela peut nuire. Même si ce n'est qu'une conviction.

Je préfère limiter et n'arroser comme je l'ai déjà écrit une fois, quand en fin de journées, il y a des signes de début de flétrissement qui n'ont pas disparu au petit matin...


je pense que c’est cette précision qui est importante, l’observation le matin, si la plante récupère durant la nuit, on peut se passer d’arroser, ou si on ne peut pas résister arroser peu


Did67 a écrit :
nico239 a écrit :
La théorie sur les racines des tomates qui s'enfoncent si on arrose pas trop c'est bien mais les fruits que l'on mange c'est mieux.



Je pense qu'au contraire, il vaut mieux "encourager" la plante à s’enraciner profondément ou à coopérer efficacement avec les mycorhizes (ou les deux), donc lui serrer un peu le "kiki". Cela sera un gage de fruits nombreux ensuite (à condition, évidemment, de ne pas basculer dans l'excès). En l'absence de "mise sous perfusion" (apports d'engrais chimiques), la nutrition de la plante dépendra directement du volume qu'elle explore et de la finesse de la maille avec laquelle elle l'explore (mycorhizes, qui peuvent se glisser entre les feuillets d'argile).

Je pense qu'opposer les deux est une erreur.


c’est logique, une plante un peu stressée va multiplier ses possibilités de perpétuer l’espèce, donc augmenter le nombre de fleurs, mais si par la suite, le stress dure trop, la plante fera un choix, soit elle abandonnera un certain nombre de fleurs ou fruits, soit les fruits seront plus petits, ce qui n’est pas notre objectif, une nouvelle fois, la gestion de l’arrosage va s’avérer une tactique délicate

Did67 a écrit :
Moindreffor a écrit :
après, est-ce que stresser une plante va l'inciter à se développer, je ne le pense pas, ça va l'inciter à survivre, donc à monter à graines par exemple pour une salade, une courgette c'est beaucoup d'eau, qu'elle doit stocker dans son fruit, sans eau pas de courgette ou moins

si on ne donne pas d'eau à une vache elle ne donnera pas de lait,

après soyons sérieux, personne n'a dit non plus de transformer son jardin en piscine, mais attendre les signes évident du manque d'eau pour arroser, je me trompe peut-être, c'est stresser la plante, alors en début d'installation, pourquoi pas pour la motiver à développer son système racinaire, mais Didier nous dit un peu plus haut qu'il est étonné du faible développement de celui-ci chez lui, donc? après une fois la plante en production, si elle ne trouve pas l'eau pour produire un fruit qui rappelons le, c'est entre 85 et 95% d'eau ben elle n'en fera pas ou peu, un chou va développer des feuilles, pour capter au maximum la première pluie il va s'étaler, etc...



Oui, ta précision est utile pour certaines plantes. Je l'avais déjà écrit. Et oublié de reprendre ici. Les laitues ne sont pas des tomates...

Ensuite d'accord aussi qu'il faut s'entendre sur le niveau de stress ! Il ne s'agit pas de mettre une plante en flétrissement sévère (même si c'est ce qui est arrivé chez moi, par défaut, pas par volonté).

Mais soyons sérieux peut-être... mais je constate que beaucoup de gens arrosent beaucoup trop ! Y compris des plants repiqués en avril dans un sol bien pourvu... De peur de mal faire. C'est le même combat que le travail du sol : trop de gens sont persuadés que si le sol n'est pas meuble comme il l'est après un fraisage, cela ne poussera pas. Les mêmes arrosent parce qu'il "faut arroser". D'où mon appel à observer et réfléchir d'abord.

Enfin, la plus grande partie de l'eau "consommée" par une plante ne fait que la traverser, comme "vecteur" des éléments minéraux et comme "climatisation" des feuilles. Un pied de tomate va "consommer" un ordre de grandeur de 2 ou 300 l d'eau ou même 500 (faudrait que je calcule plus précisément). Quelques-uns seulement se retrouvent dans les tomates. Il y a une partie de consommation de luxe.


là je suis d’accord, la gestion de l’arrosage est au même niveau que le non travail du sol, il faut faire évoluer les mentalités, mais il faut être prudent, car la réussite de la transition ne tient qu’à un fil

comme tu le dis parfois, une couche de foin trop mince, ou placée au mauvais moment, ou je ne sais quoi, et ce que tu ne veux surtout pas, qu’on applique une recette, et ça foire et c’est l’abandon, donc pour l’arrosage, je pense qu’il faut avoir la même prudence, et c’est bien par l’observation de la plante, du sol, de la météo qu’il est possible de savoir s’il faut ou non arroser et c’est surtout cela que je voulais aborder, dire qu’on peut arroser moins voire se passer d’arroser c’est un trop grand raccorci pour moi, cela demande de nuancer les propos
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Julienmos » 14/10/17, 12:26

en tout cas pour les tomates, je constate chaque année leur faculté de résistance à la sécheresse... même sous mon mini tunnel, je peux laisser passer des semaines au plus fort de l'été sans arroser, elles n'en pâtissent pas !
Jamais le moindre signe de stress dû à un manque d'eau. Mais comme toute plante elles ont besoin d'eau bien sûr. Racines étendues, micorhyses, je ne sais pas trop, toujours est-il que mes "rose de Berne" notamment (privées d'arrosage pendant des semaines, voire des mois), ont malgré tout donné de beaux gros fruits juteux... et de nouvelles tiges que j'ai dû couper plusieurs fois.

Au potager, hors tunnel, j'en parle même pas, j'avais déja fait état de très bons rendements, avec de très rares arrosages limités à deux ou trois légumes ainsi que lors de quelques semis ou repiquages, c'est tout.

Et même si on a eu quelques pluies cet été, je ne pense pas qu'elles aient été d'un grand secours, puisque totalement absorbées par le foin, sans grand bénéfice pour le sol au dessous.
C'est donc bien la RU du sol qui a fourni l'essentiel de l'eau aux plantes, même jusqu'en août quand les premiers cm de sol étaient bien secs en beaucoup d'endroits, surtout à proximité immédiate des légumes où le sol était le plus "à nu"... il faut croire que les mycorhises ont également joué un rôle dans l'approvisionnement, du moins dans le cas de certains légumes au réseau racinaire plutôt superficiel ?

Le foin a bien rempli son rôle, retardant très longtemps l'assèchement du sol, contrairement aux années précédentes où mon paillage insuffisant avait donné lieu assez tôt à un sol sec et crevassé.
Dernière édition par Julienmos le 14/10/17, 12:38, édité 1 fois.
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Adrien (ex-nico239)
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Adrien (ex-nico239) » 14/10/17, 12:34

Did67 a écrit :
nico239 a écrit :
La théorie sur les racines des tomates qui s'enfoncent si on arrose pas trop c'est bien mais les fruits que l'on mange c'est mieux.



Je pense qu'au contraire, il vaut mieux "encourager" la plante à s’enraciner profondément ou à coopérer efficacement avec les mycorhizes (ou les deux), donc lui serrer un peu le "kiki". Cela sera un gage de fruits nombreux ensuite (à condition, évidemment, de ne pas basculer dans l'excès). En l'absence de "mise sous perfusion" (apports d'engrais chimiques), la nutrition de la plante dépendra directement du volume qu'elle explore et de la finesse de la maille avec laquelle elle l'explore (mycorhizes, qui peuvent se glisser entre les feuillets d'argile).

Je pense qu'opposer les deux est une erreur.


Ah le bon dosage.... au fil des ans cela viendra
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 14/10/17, 13:32

Moindreffor a écrit :
tout le monde condamne les cultures de maïs, à cause de leur gourmandise en eau, mais le maïs est cultivé partout pour le bétail, mais dans le sud


Essayez de comprendre les hommes ! En même temps, les mêmes qui critiquent sévèrement les agriculteurs qui font du maïs, s’adonne à la dernière mode maraichère : faire de la milpa, qui est à base de maïs (un système un peu plus sophistiqué que la monoculture de maïs, j'en conviens ; cela reste un système totalement exogène, et en partie, inadapté - la milpa, c'est deux plantes très gélives, très frileuses, le maïs et le haricot).

Mais comme c'est exotique, c'est forcément mieux. Bien que les semences, il faut qu'elles soient du terroir et paysannes... Donc adaptées...
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Message non lupar Moindreffor » 14/10/17, 15:33

Did67 a écrit :
Moindreffor a écrit :
tout le monde condamne les cultures de maïs, à cause de leur gourmandise en eau, mais le maïs est cultivé partout pour le bétail, mais dans le sud


Essayez de comprendre les hommes ! En même temps, les mêmes qui critiquent sévèrement les agriculteurs qui font du maïs, s’adonne à la dernière mode maraichère : faire de la milpa, qui est à base de maïs (un système un peu plus sophistiqué que la monoculture de maïs, j'en conviens ; cela reste un système totalement exogène, et en partie, inadapté - la milpa, c'est deux plantes très gélives, très frileuses, le maïs et le haricot).

Mais comme c'est exotique, c'est forcément mieux. Bien que les semences, il faut qu'elles soient du terroir et paysannes... Donc adaptées...

la grande mode permaculture, c'est de faire grimper les haricots sur la tige de maïs et cerise sur le gâteau, planter au pied des courges :mrgreen:
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Message non lupar paysan.bio » 14/10/17, 15:53

P1090815.JPG


chou kale sur sol activé sans arrosage .
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar paysan.bio » 14/10/17, 15:55

même semis mais sur sol non-activé
P1090816.JPG
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Message non lupar paysan.bio » 14/10/17, 15:57

même semis sur sol non activé mais compensé par du bokashi et du purin d'orties anaérobie.
P1090817.JPG
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar paysan.bio » 14/10/17, 15:59

sol activé 3 ans de foin
P1090828.JPG
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