Did67 a écrit :sicetaitsimple a écrit :
Celui qui a la possibilité d'arroser ce sera beaucoup plus facile.
Peut-être trop facile !
Ne pas se laisser aller à la facilité du "j'en mets un peu plus, cela ne peut pas nuire...". Je pense que cela peut nuire. Même si ce n'est qu'une conviction.
Je préfère limiter et n'arroser comme je l'ai déjà écrit une fois, quand en fin de journées, il y a des signes de début de flétrissement qui n'ont pas disparu au petit matin...
je pense que c’est cette précision qui est importante, l’observation le matin, si la plante récupère durant la nuit, on peut se passer d’arroser, ou si on ne peut pas résister arroser peu
Did67 a écrit :nico239 a écrit :
La théorie sur les racines des tomates qui s'enfoncent si on arrose pas trop c'est bien mais les fruits que l'on mange c'est mieux.
Je pense qu'au contraire, il vaut mieux "encourager" la plante à s’enraciner profondément ou à coopérer efficacement avec les mycorhizes (ou les deux), donc lui serrer un peu le "kiki". Cela sera un gage de fruits nombreux ensuite (à condition, évidemment, de ne pas basculer dans l'excès). En l'absence de "mise sous perfusion" (apports d'engrais chimiques), la nutrition de la plante dépendra directement du volume qu'elle explore et de la finesse de la maille avec laquelle elle l'explore (mycorhizes, qui peuvent se glisser entre les feuillets d'argile).
Je pense qu'opposer les deux est une erreur.
c’est logique, une plante un peu stressée va multiplier ses possibilités de perpétuer l’espèce, donc augmenter le nombre de fleurs, mais si par la suite, le stress dure trop, la plante fera un choix, soit elle abandonnera un certain nombre de fleurs ou fruits, soit les fruits seront plus petits, ce qui n’est pas notre objectif, une nouvelle fois, la gestion de l’arrosage va s’avérer une tactique délicate
Did67 a écrit :Moindreffor a écrit :
après, est-ce que stresser une plante va l'inciter à se développer, je ne le pense pas, ça va l'inciter à survivre, donc à monter à graines par exemple pour une salade, une courgette c'est beaucoup d'eau, qu'elle doit stocker dans son fruit, sans eau pas de courgette ou moins
si on ne donne pas d'eau à une vache elle ne donnera pas de lait,
après soyons sérieux, personne n'a dit non plus de transformer son jardin en piscine, mais attendre les signes évident du manque d'eau pour arroser, je me trompe peut-être, c'est stresser la plante, alors en début d'installation, pourquoi pas pour la motiver à développer son système racinaire, mais Didier nous dit un peu plus haut qu'il est étonné du faible développement de celui-ci chez lui, donc? après une fois la plante en production, si elle ne trouve pas l'eau pour produire un fruit qui rappelons le, c'est entre 85 et 95% d'eau ben elle n'en fera pas ou peu, un chou va développer des feuilles, pour capter au maximum la première pluie il va s'étaler, etc...
Oui, ta précision est utile pour certaines plantes. Je l'avais déjà écrit. Et oublié de reprendre ici. Les laitues ne sont pas des tomates...
Ensuite d'accord aussi qu'il faut s'entendre sur le niveau de stress ! Il ne s'agit pas de mettre une plante en flétrissement sévère (même si c'est ce qui est arrivé chez moi, par défaut, pas par volonté).
Mais soyons sérieux peut-être... mais je constate que beaucoup de gens arrosent beaucoup trop ! Y compris des plants repiqués en avril dans un sol bien pourvu... De peur de mal faire. C'est le même combat que le travail du sol : trop de gens sont persuadés que si le sol n'est pas meuble comme il l'est après un fraisage, cela ne poussera pas. Les mêmes arrosent parce qu'il "faut arroser". D'où mon appel à observer et réfléchir d'abord.
Enfin, la plus grande partie de l'eau "consommée" par une plante ne fait que la traverser, comme "vecteur" des éléments minéraux et comme "climatisation" des feuilles. Un pied de tomate va "consommer" un ordre de grandeur de 2 ou 300 l d'eau ou même 500 (faudrait que je calcule plus précisément). Quelques-uns seulement se retrouvent dans les tomates. Il y a une partie de consommation de luxe.
là je suis d’accord, la gestion de l’arrosage est au même niveau que le non travail du sol, il faut faire évoluer les mentalités, mais il faut être prudent, car la réussite de la transition ne tient qu’à un fil
comme tu le dis parfois, une couche de foin trop mince, ou placée au mauvais moment, ou je ne sais quoi, et ce que tu ne veux surtout pas, qu’on applique une recette, et ça foire et c’est l’abandon, donc pour l’arrosage, je pense qu’il faut avoir la même prudence, et c’est bien par l’observation de la plante, du sol, de la météo qu’il est possible de savoir s’il faut ou non arroser et c’est surtout cela que je voulais aborder, dire qu’on peut arroser moins voire se passer d’arroser c’est un trop grand raccorci pour moi, cela demande de nuancer les propos
"Ceux qui ont les plus grandes oreilles ne sont pas ceux qui entendent le mieux"
(de Moi)