ChristianC a écrit :
1/- Comment faîtes-vous pour vos sillons ? (nous avons vu les couteaux à pain, la sillon'net etc. - quelles autres expériences d'outils pour les sillons ?)
2/- Quelle est votre situation actuelle pour la fourniture de foin ? (question récurrente)
Merci.
1) Je l'admets, ouvrir les sillons est chiant... Mais ne perdons pas de vu ce que nous gagnons : bêcher est chiant et très fatiguant pour le dos, piocher/biner n'est pas drôle... ET avoir un système vivant qui produit beaucoup sans engrais, sans pesticides est un luxe.
Mais, oui, cela a un "prix" ! Dérouler le foin et, pour les semis, ouvrir des sillons.
2) L'homme rêvant du paradis sur terre, 40 vierges nues - ah non, je m'égare... Essayons de voir comment s'en approcher (sans jamais espérer l'atteindre !) :
- je réduis les semis, à la faveur des plantations, pour tout ce qui est "plante de taille importante" - genre 50 cm de diamètre à maturité.
- tout ce qui est bulbes, qui ne sont pas graines, bien qu'on parle de "semences" (ce qui est juste d'un point de vue botanique), je repique directement à travers le foin, au plantoir : ail, échalotes, oignons... Les pommes de terre, je fais des trous à la main...
- ce qui est plants racines nus (type poireaux), j'ouvre un sillon à la main, grossièrement : il s'agit de bien les implanter dans le sol, bien "borner"... Si cela se referme tout de suite après, tant mieux !
- certaines plantes à semer, je sème sur sol nu ou quasi, après une récolte : type mâche. Je préfère alors "cuillir" la mâche au sein d'adventcies, dont je rappelle qu'elles ne sont pas mauvaises puisqu'elles nourrissent la vie du sol et que ce sont des "engrais verts" dont on ne s'est pas préoccupé.
- restent donc beaucoup moins de sillons à sillonner... Et là, je me rappelle "ce que j'ai gagné". Je fais quelques lignes un jour. Quelques autres le lendemain. Et en général, en 2 ou 3 jours, tout est en place (je parle pour une "série" de semis - semis du printemps, par ex).
3) Pour le foin, en effet, l'année a été marquée par une petite production. Donc en effet, selon les endroits, cela peut devenir difficile d'en trouver.
Pour ma part, j'ai la chance d'avoir mon voisin qui fauche des prairies qui ne sont plus exploitées. Je me ravitaille au prix habituel.
Sinon, comme dit par sicétaitsimple, songer à tous les "succédanés" possibles : mélange de tontes/feuilles mortes, mélange tontes/paille, voire feuilles mortes ou pailles ou broyat de bois, qui sont "trop pauvres en azote", avec un peu d'engrais azotés par-dessus. Les puristes : engrais "bio" (chers). Pour les autres, "ammonitrate chimique", beaucoup beaucoup moins chers (à l'unité d'azote)... Vu que cela passe par la "digestion" par les organismes du sol, moi, cela ne me choque pas. En apport sur paille, cela ne va pas se retrouver en "overdose" dans la solution du sol - c'est surtout cette overdose qui est nuisible... Et bien sûr, si possible, du vrai BRF est aussi une bonne solution (sauf là où vous envisagez de semer ; je reste persuadé que la décomposition de la lignine peut conduire, à certaines phases, à des effets antigerminatifs -cf les "mauvais composts" pas assez mûrs.






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