Moindreffor a écrit :
sans oublier que nous sommes nous même un peu responsables des attaques de chenilles, plus on plante de choux plus on offre de gîtes et de couverts pour les générations suivantes, donc nous participons à l'explosion des attaques suivantes, en déséquilibrant une fois de plus le système car dans le même temps nous n'offrons pas le même service aux prédateurs des chenilles et papillons
Oui d'une certaine façon : plus on plante de choux, et en effet, plus on "anthropise" le système = on le façonne à notre vision, pour nos besoins.
Et moins il est naturellement stable.
D'où, en effet, l'intérêt de parfois contrebalancer cela. Notamment en "aménageant" des milieux de vie aux prédateurs de nos parasites. Quand on les connait.
En l'occurrence, les syrphes, chrysopes sont actifs (ils sont efficaces, parfois plus que les coccinelles, contre les pucerons). Donc hôtels à insectes...
Comme plante-martyre, les capucines abritent les chenilles de la piéride, ce qui peut attirer et nourrir leurs prédateurs, donc nos auxiliaires.
Il y a les purins. Chose curieuse, une étude canadienne des années 80 montrerait que des purins de choux dissuaderait les piérides de pondre. Face à l'odeur de choux "pourrie", elles en déduiraient que d'autres parasites occupent la place et que sa descendance aurait des chances de se développer. Telle est leur hypothèse !
On peut ainsi contrebalancer un peu les effets d'une anthropisation un peu poussée...
Sans penser éradiquer !