Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Agriculture et sols. Pollution, contrôles, dépollution des sols, humus et nouvelles techniques agricoles.
olivier75
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar olivier75 » 14/09/17, 10:42

Bonjour,
Sur le fait d'utiliser les adventices en couvert vivant ou engrais vert, outre le coté psychologique (de l'entourage aussi) il faut de méfier des vivaces présentes et ne pas leur laisser trop de force, c'est pour moi la principale raison de l'implantation de variétés choisies, plus que l'apport d'azote, (je ne pense pas, dans un sol vivant et aggradé vers lequel nous espérons aller, que l'azote soit un sujet).
Cela dit, ma réfection sur la culture sur couvert vivant, viens de là, je n'ai pas la place pour les engrais verts, réimplantant avant, ou aussitôt la récolte, si le climat s'y prête encore.

Olivier.
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Julienmos
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Julienmos » 14/09/17, 11:06

Oui, tout ce que tu dis (Didier) et ce que Négentrope a expliqué, m'était familier puisque le compost a fait l'objet de pas mal de discussions ici.

J'avais simplement brusquement eu un doute suite au visionnage de la vidéo, en ce qui concerne le pouvoir "fertilisant" de ce compost... qui donc est bien réel quand même ! (je crois que la plupart des gens qui compostent, c'est dans l'idée d'obtenir un "engrais" pour leur jardin).

Je me rappelle encore, c'était il y a 3 ou 4 ans, à l'époque je travaillais encore le sol... j'avais pour la première fois décidé de cultiver quelques navets. Sur internet il était dit que ce légume exigeait une terre bien travaillée, et qu'il était gourmand, qu'il fallait incorporer beaucoup de compost bien mûr. C'est ce que j'avais fait, quelques semaines seulement avant le semis, et le résultat fut spectaculaire ! mes navets étaient énormes.
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Did67
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 14/09/17, 11:39

Oui. Tu l'as noté. J'ai bien écrit que je faisais un tri et que j'arrachais certaines adventices susceptibles de devenir "ennuyeuses" - telles toutes les vivaces ayant des racines puissantes... Je continue de traquer le liseron, pour le maintenir dans son état de bonzaï...

Comme d'hab, j'exagère un peu pour "choquer" - et qu'on cesse de prendre systématiquement les adventices pour "mauvaises", quitte à les remplacer par un "engrais vert" (la moutarde blanche, c'est quoi d'autre qu'une "mauvaise herbe" cultivée ; ou la "phacélie")...

Ou à combattre les orties pour ensuite acheter des poudres de feuilles !
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Adrien (ex-nico239)
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Adrien (ex-nico239) » 14/09/17, 12:36

Did67 a écrit :
négentrope a écrit : ne même pas aller chercher de foin et le faire pousser en partie au moins in situ ? Qu'en pensez-vous ?



J'ai il y a fort longtemps déjà esquissé ici l'évolution de la phénoculture vers la "culture sous couverts vivants". C'est aussi dans certaines de mes vidéos. Évolution évidente vers "une paresse plus perfectionnée".

J'ai hélas raté mon semis de trèfle souterrain l'an dernier, qui était une expérimentation allant dans ce sens.

Là, j'essaye d'amadouer une adventice spontanée, l'oxalis corniculé, pour ce rôle. J'ai aussi le mouron des oiseaux. La renoncule de Perse est un pue trop puissante en général.

C'est bien entendu, une évolution naturelle de la phénoculture vers plus de paresse encore. Mais il va falloir trouver des tas de "bonnes combinaisons" entre la bonne plante de couverture et le bon légume. Chacun dans son milieu et ses contraintes / aptitudes !

Sinon, cela se fera au prix d'une extensification dramatique, s'apparentant au retour au stade de chasseur/cueilleur. Cueillir 3 tomates toutes les 6 semaines au milieu d'un fouillis... ou "piquer" quelques mâches dans son jardin. Sans aucun intérêt pour moi - question d'éthique [est-il raisonnable de penser que chacun puisse avoir à sa disparition un ha ou deux ou cinq ?]


J'aime bien cette option :mrgreen:
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sicetaitsimple
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar sicetaitsimple » 14/09/17, 19:01

Did67 a écrit :
sicetaitsimple a écrit :Le refus de tamis du terreau de feuilles (donc du bois, des brindilles, des feuilles non décomposées, des glands, des chataignes,...) je l'ai épandu sur une planche et une seule, pour une raison simple qui était que je voulais la réhausser (pas faire une butte, pas sur la tête!), car à cet endroit le terrain est plutôt en creux.

Résultat, c'est vraiment la seule planche sur laquelle rien n'a vraiment correctement donné.....

Donc le "faux BRF", donc du bois ou assimilé, méfiance pour moi à l'avenir.


Il eut été sioux d'y implanter une légumineuse : semer un trèfle ! Bon, si c'était très épais, c'eut été difficile... Tu peux encore le faire l'année à venir...

Mais c'est là une situation très intéressante à suivre !!! Car fort probablement, cette faim d'azote va disparaître. Et tu devrais récupérer un sol structuré d'enfer...

Je n'aurais donc pas dit "se méfier". Mais "à gérer de façon sioux".


Je ne mange pas de trèfle!

Non, ce n'était pas une couche très épaisse,peut-être 2 ou 3cm. Mais tu as raison, si j'avais anticipé le phénomène, j'aurais pu tenter une légumineuse.

Remarque bien que je ne suis pas catégorique, j'a juste voulu citer parce que Moindreffort nous parlait de "faux BRF" cette coïncidence troublante qui m'incite à être prudent pour l'année prochaine dans l'utilisation de quelque chose qu'on peut assimiler à du "faux BRF" .
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sicetaitsimple
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar sicetaitsimple » 14/09/17, 19:26

négentrope a écrit : il faut ajouter que l'intérêt de la plante dite "mauvaise herbe", adventice vraie idéale viendra avant tout du fait qu'elle soit choisie dans la famille des légumineuses. Le transfert d'azote ne se ferait cependant pas directement des nodosités à la graminée voisine, mais du phénomène constant du renouvellement des feuilles de la légumineuse, qui se décomposent et apportent donc un azote rapide à la graminée. Le phénomène de renouvellement des parties aériennes serait plus marqué à partir de la floraison chez le trèfle blanc.

Là c'est le pied, car on ne doit plus dérouler autant de foin et ça pousse tout seul, sans forcément avoir besoin de détruire le couvert régulièrement.



Je suis peut-être particulièrement obtus, mais une fois de plus au potager (on n'est pas en grande culture), je voudrais qu'on m'explique l’intérêt de cultiver par exemple du trèfle qui va nourrir des graminées! Et surtout qu'on raisonne en dynamique, sur la saison, dans un potager.

PS: pour bien préciser, je parle des planches de culture. Faire pousser du trèfle dans les allées, pourquoi pas.
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Ahmed
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Ahmed » 14/09/17, 19:36

Voici un lien d'abri à tomates pour amateur . Si cela peut donner des idées... 8)
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"Ne croyez surtout pas ce que je vous dis."

olivier75
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar olivier75 » 14/09/17, 20:10

sicetaissimple,

Cultiver sous couvert vivant permet de diversifier les apports, apporter des sucres plus nourrissants pour la microfaune, compenser un éventuel manque de foin, ou de couverture, créer un roulement, nourrir les polinisateurs etc. Même si l'interêt n'est pas évident je pense qu'il faut explorer la voie.

Olivier
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar sicetaitsimple » 14/09/17, 20:24

olivier75 a écrit :sicetaissimple,

Cultiver sous couvert vivant permet de diversifier les apports, apporter des sucres plus nourrissants pour la microfaune, compenser un éventuel manque de foin, ou de couverture, créer un roulement, nourrir les polinisateurs etc. Même si l'interêt n'est pas évident je pense qu'il faut explorer la voie.



Olivier,

je n'ai aucun problème avec le "pourquoi?". J'ai juste un problème avec le "comment?", dans un potager.

Sauf bien entendu à avoir une surface non limitée par rapport à ses besoins, auquel cas tout ou presque est techniquement possible.Encore faut-il que ça en vaille le coup par rapport à laisser s'installer une prairie sur une zone non cultivée, faucher et ramener la matière sur la zone cultivée.
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar négentrope » 14/09/17, 21:05

sicetaitsimple a écrit :Je suis peut-être particulièrement obtus, mais une fois de plus au potager (on n'est pas en grande culture), je voudrais qu'on m'explique l’intérêt de cultiver par exemple du trèfle qui va nourrir des graminées!


Bonjour,

Quelques avantages certains sont les suivants : le potager doit s'enherber, la pression est plus forte du côté de la colonisation des terres par les plantes, sinon nous vivrions logiquement sur une planète sans aucune plante.

Or lorsqu'on choisit qui va enherber le sol pour en obtenir une association à somme non nulle favorable à la fois à la plante qu'on désire voir croître et multiplier et à l'engrais vert, on est pas enherbé par une infinité d'adventices coriaces qui nous enherbent profondément, parce que la place est déjà prise.

Et les autres "enherbeurs" souterrains, ceux-là, ont quelque chose à se mettre sous la dent au lieu de boulotter les racines de la comestible qu'on cultive en association.

Les racines des graminées courent en surface et celles des légumineuses vont chercher en profondeur, ce qui assure une complémentarité de l'occupation verticale du sol ainsi que le développement d'une microporosité à tous les niveaux.

La graminée permet la diffusion massive de l'eau de pluie de surface vers les niveaux plus bas et la légumineuse prend le relais pour l'acheminer le long des racines au plus profond plus vite que par simple effet de la gravité dans la microporosité du sol, ce qui recharge efficacement, en période de pluie, la réserve utile du potager.

Obtenir cela sur nos petites surfaces et développer une manière de faire "paresseuse", voilà le défi à relever. On tient peut être le principe :

Septembre: semer l'EV d'hiver ET "dérouler" le foin,

Avril coucher l'EV d'hiver à floraison EN déroulant le foin, semer l'EV d'été,

Mai poser la culture d'été dans l'EV d'été,

Jusqu'en septembre, récolter la culture puis

Septembre coucher les restes de culture et l'EV d'été en déroulant le foin, écarter le foin, poser la culture d'hiver en semant l'EV d'hiver, etc. , ad lib.


D'autant plus que l'on travaille avec un "allié vivant", cette fois, dont la bonne santé est indispensable afin d'en retirer tous les bénéfices. Soumis au gel, au piétinement, à la sécheresse, quel candidat survit et se nourrit sans concurrencer trop l'autre, c'est ... à lire les résultats de vos multiples expériences !

Un autre couvert vivant d'été possible : Le gratteron gaillet qui se couche simplement de la main pour poser la motte. Peu concurrentiel avec la culture de tomate ou de courge, il calme en revanche les autres adventices.

Est-ce qu'on sème une adventice ? Peut être, mais on a plus de facilité à ne pas perturber le développement d'une adventice présente sur le terrain, qui a su trouver sa niche toute seule et l'exploiter.

Est-ce qu'il se peut qu'une adventice d'été soit remplacée au pied levé par une adventice d'hiver sans qu'elles ne se fassent une petite guerre sur la même niche ? Les plantes jouent malheureusement beaucoup sur l'allélopathie ou bien sur la "timidité" des autres plantes pour s'empêcher mutuellement de faire du pousse toi de là que j'm'y mette. La mission, si vous l'acceptez...
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