phil53 a écrit :Je vote pour ça, les miens en ont plein et je confirme, c'est bien le soleil. Pareil sur mes fraisiers, les feuilles crament carrément.
Didier, s'il passe par la va dire c'est une plante de sous bois, c'est normal.
Didier, je vous le rappelle, n'est qu'un "piètre maraicher" (au sens connaissances des techniques maraichères, des maladies, etc...) !!!
Je me garderais de conclure sur ce point.
Mes observations me disent :
1) Pourquoi pas pour les fraises, qui sont clairement plus à l'aise en "semi-ombrage", même si on les cultive dans des serres, en plein champs, etc... Je pense que comme pour les framboisiers, c'est le ma nque d'eau qui est critique, provoque l'avortement des fleurs, ou le dessèchement des jeunes fruits, qui "durcissent" au lieu de murir ; ombrières ou "agroforesterie" : pourquoi pas... Mais goutte-à-goutte dans tous les cas, sauf en bordure de ruisseaux pour les chanceux qui ont ça !
2) Les haricots, je suis beaucoup plus dubitatif, même si les techniques traditionnelles les associent souvent. A ma connaissance, c'est une plante de "milieux ouverts", donc exposée à la pleine lumière. Une légumineuse "consacre" une partie de sa photosynthèse aux bactéries symbiotiques. Les miens, que ce soit en serre ou en pleine terre, ne "bronchent" pas, en plein cagnard. Dans la serre, j'ai un goutte à goutte, mais du coté des haricots, c'est plutôt les "parents pauvres" (j'ai 3 sections, branchées à tour de de rôle ; priorité aux courgettes et aux tomates ; les haricots, je zappe souvent). En externe, jusqu'à aujourd'hui : aucun apport d'eau (malgré le fait que nous n'avons eu que 3 pluies, pour un total de 14 mm, depuis la canicule).
3) La véritable "agroforesterie", ce n'est pas juste l'association d'arbres et de plantes. C'est une association sensée produire, au total, plus que chaque élément cultivé séparément. Alors on peut se disputer : plus de biomasse ou plus de valeur ???
Pour les "écologues", c'est plus de biomasse, ce qui est assez facile. Mais dans mon potager, produire plus de bois au détriment des carottes et céleris ne m'intéresse pas nécessairement, n'ayant pas les facilités de digestion des termites !
Pour les agronomes, c'est normalement plus de "valeur totale" qu'on recherche. Et là, pour que le "bois" et la place qu'il occupe, rapporte plus que la perte de production de légumes ou de céréales liée à l'ombre, ce n'est pas toujours gagnant. Même si l'arbre peut jouer sur la "remontée" d'éléments qui allaient être perdus par le système (lessivage vers les nappes), même si son effet brise-vent (quand il est bine conçu) pour doper la croissance entre les rangs... Je lis là aussi beaucoup de "bêtises", suite à un effet de mode. Dans nos systèmes hautement productifs, l'arbre est un système "pauvre", ne l'oublions pas. Il risque de tirer le tout vers le bas, en dépit de son rôle écologique. Implicitement, nos ancêtres avaient "zoné" leur territoire : les terres les plus riches pour les cultures, les terres pauvres, ou trop en pente, ou très rocheuses étaient vouées à la production de bois (bois d'œuvre, de chauffage ; forêt nourricière - troupeaux de porcs sous les chênes ; champignons ; exceptionnellement truffes).
Va donc falloir réfléchir finement avant de se lancer derrière une ultime mode.