Au risque d'insister bêtement, les déchets dégradables de cuisine c'est juste "rien" en termes de matière organique, c'est essentiellement de la flotte, je ne parle pas des résidus de culture qui bien entendu ont vocation à rester à l'endroit de la culture..
Alors bien entendu si on a un jardin, les répandre ne fait pas de mal, les composter ou plutôt les verser dans un composteur si c'est plus simple non plus.
Mais bon c'est juste ridicule en termes d'apports, le seul vrai avantage pour la collectivité c'est de réduire le tonnage de déchets ménagers à collecter, à transporter, à traiter.
Et ce ne sont pas les lombri-composteurs d'appartement qui vont à mon avis fondamentalement changer ça. Après si on a envie d’élever des vers dans sa cuisine, je n'y vois personnellement aucun problème.
Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue
-
sicetaitsimple
- Econologue expert

- Messages : 11377
- Inscription : 31/10/16, 18:51
- Localisation : Basse Normandie
- x 3668
Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue
sicetaitsimple a écrit :
Je ne veux pas critiquer car c'est plutôt sympathique, mais comment vit économiquement ce système?
Actuellement, je connais des com com qui ont des plateformes de compostage (ou sous-traitent à des plateformes) et qui font déjà une collecte séparée. C'est à l'issue de la collecte que l'utilisation directe pour compostage de surface changerait. Cela deviendrait l'intrant d'un système de maraîchage, qui devrait prendre en charge et gérer l'aval après "livraison". C'est le maraîchage à haute valeur commerciale ("plus que bio") qui financerait, au-delà de la collecte assumée sur taxes comme jusque là (mais les plateformes de compostage coûtent ; les transports d'une matière lourde mais de peu de valeur aussi).
1 x
-
Adrien (ex-nico239)
- Econologue expert

- Messages : 9845
- Inscription : 31/05/17, 15:43
- Localisation : 04
- x 2154
Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue
Sauf..... pour le sol qui lui-même se trouve SOUS le tas de fumier, compost, .... etc
non?
Je rigole mais effectivement il ne faut pas engrais(ser) les plantes mais engraisser le sol qui va à son tour engrais(ser) les plantes.
Et pour engraisser le sol il faut faire du compostage de surface, de la phénoculture ... etc
Je rigole mais effectivement il ne faut pas engrais(ser) les plantes mais engraisser le sol qui va à son tour engrais(ser) les plantes.
Et pour engraisser le sol il faut faire du compostage de surface, de la phénoculture ... etc
0 x
Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue
nico239 a écrit :Sauf..... pour le sol qui lui-même se trouve SOUS le tas de fumier, compost, .... etcnon?
Oui. Et tu déplaces la zone à chaque épandage et tu as... la décomposition de surface dont je parle ! Et encore, à condition de limiter ces branleurs de lombricomposteurs (qui vont t'attirer les oiseaux).
1 x
Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue
sicetaitsimple a écrit :Au risque d'insister bêtement, les déchets dégradables de cuisine c'est juste "rien" en termes de matière organique, c'est essentiellement de la flotte, je ne parle pas des résidus de culture qui bien entendu ont vocation à rester à l'endroit de la culture..
Alors bien entendu si on a un jardin, les répandre ne fait pas de mal, les composter ou plutôt les verser dans un composteur si c'est plus simple non plus.
Mais bon c'est juste ridicule en termes d'apports, le seul vrai avantage pour la collectivité c'est de réduire le tonnage de déchets ménagers à collecter, à transporter, à traiter.
Et ce ne sont pas les lombri-composteurs d'appartement qui vont à mon avis fondamentalement changer ça. Après si on a envie d’élever des vers dans sa cuisine, je n'y vois personnellement aucun problème.
Ben, la réalité est que les gens produisent des déchets ménagers (biomasse ; qu'on appelle "compostables"). Et que les "services" (com com, Sivom, Smictom, etc) collectent - aucun homme politique ne peut faire l'impasse là-dessus.
Il s'agit donc de raccourcir ce circuit le plus possible, en sachant que les plateformes coûtent chères. Qu'elles sont généralement "inter-communales" pour des raisons techniques (quantité minimale de produits à traiter)...
La valorisation directe sur un périmètre maraicher à proximité de la zone urbanisée en question me parait le moins mauvais choix possible.
C'est essentiellement de la flotte mais tout de même fermentescible et azoté. D'où l'intérêt d'un apport de biomasses plus pauvres : foin, BRF et peut-être une certaine dose de paille ! Je ne me suis pas encore pris le choux à faire des calculs !
1 x
-
Adrien (ex-nico239)
- Econologue expert

- Messages : 9845
- Inscription : 31/05/17, 15:43
- Localisation : 04
- x 2154
Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue
Did67 a écrit :nico239 a écrit :Sauf..... pour le sol qui lui-même se trouve SOUS le tas de fumier, compost, .... etcnon?
Oui. Et tu déplaces la zone à chaque épandage et tu as... la décomposition de surface dont je parle ! Et encore, à condition de limiter ces branleurs de lombricomposteurs (qui vont t'attirer les oiseaux).
Yaisse, en fait je suis toujours «désespéré» de voir la qualité du sol sous mon tas de tonte ou sous ma balle.... au fur et à mesure que je les utilise.
La vitesse d'amélioration n'a rien à voir avec les 20cm que j'ai répandu sur le potager... pfff c'est pas juste
Dernière édition par Adrien (ex-nico239) le 28/06/17, 22:10, édité 2 fois.
0 x
-
sicetaitsimple
- Econologue expert

- Messages : 11377
- Inscription : 31/10/16, 18:51
- Localisation : Basse Normandie
- x 3668
Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue
Did67 a écrit :sicetaitsimple a écrit :
Je ne veux pas critiquer car c'est plutôt sympathique, mais comment vit économiquement ce système?
Actuellement, je connais des com com qui ont des plateformes de compostage (ou sous-traitent à des plateformes) et qui font déjà une collecte séparée. C'est à l'issue de la collecte que l'utilisation directe pour compostage de surface changerait. Cela deviendrait l'intrant d'un système de maraîchage, qui devrait prendre en charge et gérer l'aval après "livraison". C'est le maraîchage à haute valeur commerciale ("plus que bio") qui financerait, au-delà de la collecte assumée sur taxes comme jusque là (mais les plateformes de compostage coûtent ; les transports d'une matière lourde mais de peu de valeur aussi).
Je "t'écoute" avec attention, mais je n'y crois pas....Il n'y a pas (à ma connaissance) un système de valorisation des déchets courants (sauf ferrailles) qui aujourd'hui paye pour les déchets qu'il va traiter d'une façon ou d'une autre. Où si il le fait (encore faudrait-il trouver des exemples), c'est qu'il est financé par ailleurs par une taxation quelconque et que la valorisation permet de diminuer le montant de cette taxation.
0 x
-
sicetaitsimple
- Econologue expert

- Messages : 11377
- Inscription : 31/10/16, 18:51
- Localisation : Basse Normandie
- x 3668
Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue
Did67 a écrit : C'est à l'issue de la collecte que l'utilisation directe pour compostage de surface changerait. Cela deviendrait l'intrant d'un système de maraîchage, qui devrait prendre en charge et gérer l'aval après "livraison".
Complément: j'ai peut-être lu un peu rapidement. Si tu veux dire que toute la collecte (spécifique dans ce cas, il faut vraiment un tri très sélectif avec les moyens (poubelles) appropriées) et le transport ( à courte rotation, ça ne va pas attendre longtemps) est pris d'une façon ou d'une autre en charge par la collectivité, et donc que le "maraicher", l'utilisateur, reçoit livré à domicile un produit gratuit, voire pour lequel il est payé, ça peut marcher bien entendu. On est bien sur ma question initiale de l'économie du système et de qui au bout du compte rémunère le gars avec son vélo et sa remorque....
0 x
-
Ahmed
- Econologue expert

- Messages : 13228
- Inscription : 25/02/08, 18:54
- Localisation : Bourgogne
- x 3896
Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue
Tu écris:
C'est déjà énorme! Cela représente des coûts considérables, avec des camions qui transportent essentiellement de l'eau et de l'air au travers du département.
J'avais étudier un projet de broyage communal in situ (à la déchetterie du coin), mais l'esprit dans lequel était établi le cahier des charges plombait le projet dès le départ, du fait de nombreux paramètres techniques ignorés ou mal compris: la réflexion était encore trop immature. C'était un premier pas, mais aujourd'hui les chances de réussite sont plus assurés du fait des quelques expériences qui jouent le rôle d'ensemenceurs de la réflexion, des conférences de Did, d'un regain d'intérêt scientifique pour la biologie des sols et des doutes que suscite de plus en plus la pérennité du type d'agriculture actuelle.
À mon échelle, qui est tout à fait modeste, je récupère autour de moi une bonne quantité de ces déchets et j'aurais pu en récupérer bien plus si ce n'était faute de matériel suffisant; désormais mieux équipé, je pense pouvoir profiter de futurs opportunités locales. En outre, et c'est sans doute bien plus important, étant en contact avec d'autres responsables territoriaux et connaissant leur ouverture d'esprit, je ne désespère pas de les amener à reconsidérer ces questions.
le seul vrai avantage pour la collectivité c'est de réduire le tonnage de déchets ménagers à collecter, à transporter, à traiter.
C'est déjà énorme! Cela représente des coûts considérables, avec des camions qui transportent essentiellement de l'eau et de l'air au travers du département.
J'avais étudier un projet de broyage communal in situ (à la déchetterie du coin), mais l'esprit dans lequel était établi le cahier des charges plombait le projet dès le départ, du fait de nombreux paramètres techniques ignorés ou mal compris: la réflexion était encore trop immature. C'était un premier pas, mais aujourd'hui les chances de réussite sont plus assurés du fait des quelques expériences qui jouent le rôle d'ensemenceurs de la réflexion, des conférences de Did, d'un regain d'intérêt scientifique pour la biologie des sols et des doutes que suscite de plus en plus la pérennité du type d'agriculture actuelle.
À mon échelle, qui est tout à fait modeste, je récupère autour de moi une bonne quantité de ces déchets et j'aurais pu en récupérer bien plus si ce n'était faute de matériel suffisant; désormais mieux équipé, je pense pouvoir profiter de futurs opportunités locales. En outre, et c'est sans doute bien plus important, étant en contact avec d'autres responsables territoriaux et connaissant leur ouverture d'esprit, je ne désespère pas de les amener à reconsidérer ces questions.
2 x
"Ne croyez surtout pas ce que je vous dis."
-
sicetaitsimple
- Econologue expert

- Messages : 11377
- Inscription : 31/10/16, 18:51
- Localisation : Basse Normandie
- x 3668
Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue
Ahmed a écrit :Tu écris:le seul vrai avantage pour la collectivité c'est de réduire le tonnage de déchets ménagers à collecter, à transporter, à traiter.
C'est déjà énorme! Cela représente des coûts considérables, avec des camions qui transportent essentiellement de l'eau et de l'air au travers du département.
Bien entendu, mais je parlais bien de recyclage in situ, mes déchets organiques que je recycle directement dans mon potager ou dans mon "composteur". Et si chacun de ceux qui peuvent le faire le font, c'est très bien.
Dès que tu sors de cet "auto-recyclage", il y a collecte et transport. Si à titre personnel tu as le temps pour le faire et que tu ne demandes pas de rémunération pour aller chercher les matières organiques de tes voisins, il n'y a aucun problème, c'est un choix .
Mais qui paye le gars avec son vélo et sa remorque, that's the question?
0 x
-
- Sujets similaires
- Réponses
- Vues
- Dernier message
-
- 14 Réponses
- 7285 Vues
-
Dernier message par Ahmed
Consulter le dernier message
03/10/24, 22:56Un sujet posté dans le forum : Agriculture: problèmes et pollutions, nouvelles techniques et solutions
-
- 0 Réponses
- 11089 Vues
-
Dernier message par Bobinsana
Consulter le dernier message
26/03/22, 18:47Un sujet posté dans le forum : Agriculture: problèmes et pollutions, nouvelles techniques et solutions
-
- 10 Réponses
- 27495 Vues
-
Dernier message par Moindreffor
Consulter le dernier message
17/02/22, 20:02Un sujet posté dans le forum : Agriculture: problèmes et pollutions, nouvelles techniques et solutions
-
- 2 Réponses
- 7704 Vues
-
Dernier message par Ahmed
Consulter le dernier message
08/10/21, 18:31Un sujet posté dans le forum : Agriculture: problèmes et pollutions, nouvelles techniques et solutions
-
- 7 Réponses
- 9554 Vues
-
Dernier message par Yves3008
Consulter le dernier message
06/11/22, 10:05Un sujet posté dans le forum : Agriculture: problèmes et pollutions, nouvelles techniques et solutions
Revenir vers « Agriculture: problèmes et pollutions, nouvelles techniques et solutions »
Qui est en ligne ?
Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 39 invités

