Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Agriculture et sols. Pollution, contrôles, dépollution des sols, humus et nouvelles techniques agricoles.
Avatar de l’utilisateur
Did67
Modérateur
Modérateur
Messages : 20362
Inscription : 20/01/08, 16:34
Localisation : Alsace
x 8695

Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 28/06/17, 10:06

Ahmed a écrit :La question du climat est annexe, puisque s'il est trop rigoureux pour cette plante, le souci du tuteurage ne se pose pas... :wink:


Je ne pense pas : ma tactique est de continuer à "monter" 3 branches, désormais sur fils, dans le tunnel, pour aérer au maximum, faciliter le dessèchement rapide de l'air, des guttations et des condensations, en ayant une végétation "ouverte"... Je pense que ceci est "critique" dans ma situation... Les fils m'offre la possibilité d'ouvrir le plant un peu comme la taille en gobelets... Le weave resserre la végétation... Donc pour moi, il est en effet mieux adapté aux climats plus arides (en tout cas à humidité relative de l'air faible la journée).

Le mildiou reste, chez moi, LE problème à gérer.

[A propos de guttation, ma femme, hier matin, m’indique qu'il a plu dans la serre ! Les tomates étaient mouillées !!! C'était la guttation. J'avais de puis quelques jours également des concentrations de sels très esthétiques sur mes feuilles de melon]
1 x

Avatar de l’utilisateur
Did67
Modérateur
Modérateur
Messages : 20362
Inscription : 20/01/08, 16:34
Localisation : Alsace
x 8695

Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 28/06/17, 10:08

sicetaitsimple a écrit :
Le principe est très simple, c'est qu'il faut qu'ils soient vides avant un épisode pluvieux! Et le sol stockera même si les plantes n'en ont pas forcément besoin au moment où on arrose "pour vider". Il faut bien sûr avoir une certaine confiance dans la météo.

Ca ne marche pas à tous les coups, l'année dernière en août ou même avant c'est resté complètement vide, mais même si j'avais fait autrement ça l'aurait été quelques jours plus tard.


Je pense en effet, que le sol est un très bon stockage dès lors qu'on a verrouillé les évaporations "vers le haut" ! Cf ma remarque sur le fil concernant les oyas - dont je pense que c'est une farfeluterie ! [tiens, j'invente ce néologisme que je trouve parlant]
1 x

Avatar de l’utilisateur
Did67
Modérateur
Modérateur
Messages : 20362
Inscription : 20/01/08, 16:34
Localisation : Alsace
x 8695

Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 28/06/17, 10:14

Moindreffor a écrit :
Didier dit beaucoup de feuilles, beaucoup de capteurs solaires, c'est évident mais ça manque d'aération si on concentre tout sur un seul piquet, voilà où j'en suis sur ma réflexion de la culture des tomates donc à suivre


J'ai indirectement répondu juste ci-dessus. Il faut trouver le compromis entre :

- un maximum de capteurs solaires : l'idéal étant qu'aucun rayon de soleil ne frappe le sol !!!

- un minimum de "concentration" de la végétation, pour faciliter l'aération, pour limiter les condensations

- une atmosphère sèche pour limiter les condensations ; par chance, le foin, en couche épaisse, limite les évaporations

- mais un sol humide pour limiter le flétrissement ; par chance, la tomate est une remarquable "chercheuse" d'eau, par nature !

Tout cela mis ensemble, le compromis me semble être un tunnel non fermé (ouvert aux deux extrémités mais aussi sur les cotés), avec une épaisse couche de foin, des pieds écartés et montés en trois tiges sur des fils ouverts en V, avec restitution des eaux de pluie au sol via des lignes de goutteurs...

Je n'ai toujours pas fini ! Mais c'est ce que j'essaye de faire.
1 x

Moindreffor
Econologue expert
Econologue expert
Messages : 5830
Inscription : 27/05/17, 22:20
Localisation : limite entre le Nord et l'Aisne
x 958

Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Moindreffor » 28/06/17, 11:03

Did67 a écrit :- un maximum de capteurs solaires : l'idéal étant qu'aucun rayon de soleil ne frappe le sol !!!

- un minimum de "concentration" de la végétation, pour faciliter l'aération, pour limiter les condensations

- une atmosphère sèche pour limiter les condensations ; par chance, le foin, en couche épaisse, limite les évaporations

- mais un sol humide pour limiter le flétrissement ; par chance, la tomate est une remarquable "chercheuse" d'eau, par nature !

Tout cela mis ensemble, le compromis me semble être un tunnel non fermé (ouvert aux deux extrémités mais aussi sur les cotés), avec une épaisse couche de foin, des pieds écartés et montés en trois tiges sur des fils ouverts en V, avec restitution des eaux de pluie au sol via des lignes de goutteurs...

Je n'ai toujours pas fini ! Mais c'est ce que j'essaye de faire.


j'étais parti sur un palissage horizontal n'ayant pas de tunnel donc plus difficile de mettre en place sans support vertical suffisamment haut

une autre piste, réduire le temps de culture, se contenter de peu de tomates par pied et réduire la durée de vie du pied de tomate pour ne cultiver que durant la période optimale qui chez nous est plus courte

est-ce que Didier tu pourrais essayer cela, tu ne laisses se développer que deux bouquets de fruits sur un pied de tomate que tu cultives comme les autres, pour voir si cela accélère la formation des tomates et leur arrivée à maturité, ainsi on "s'assurerait" une récolte plus précoce avant l'arrivée du mildiou
0 x
"Ceux qui ont les plus grandes oreilles ne sont pas ceux qui entendent le mieux"
(de Moi)

Avatar de l’utilisateur
Did67
Modérateur
Modérateur
Messages : 20362
Inscription : 20/01/08, 16:34
Localisation : Alsace
x 8695

Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 28/06/17, 12:20

J'ai une énorme hétérogénéité dans mes plants, vu le gel, vu les "accidents", on m'a donné diverses tomates d'origine plus ou mois connue...

Tout ça planté dans le plus joyeux bordel, à mon habitude (même si c'est aligné !!!). Difficile de faire un essai "toutes choses" égales par ailleurs...

Je pense que la précocité dépend davantage de la variété (là, il y a des différences énormes - j'ai eu des variétés "modernes" qui fleurissaient / fructifiaient dès la transplantation), des températures (voir un article sur les températures et les phases végétatives, génératives, etc mis par ailleurs). La taille me semble une influence de second rang.

Pour revenir à ta suggestion : chez moi, la pression de mildiou est telle que je peux avoir des plants ravagés au moment où les premiers fruits allaient murir ! Donc la lutte "pacifique" (sans traitement) est ma priorité absolue. Mais c'est une situation : piémont, à 340 m d'altitude, climat très continental, juste au-dessus d'un vignoble...
1 x


Moindreffor
Econologue expert
Econologue expert
Messages : 5830
Inscription : 27/05/17, 22:20
Localisation : limite entre le Nord et l'Aisne
x 958

Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Moindreffor » 28/06/17, 13:32

Did67 a écrit :Pour revenir à ta suggestion : chez moi, la pression de mildiou est telle que je peux avoir des plants ravagés au moment où les premiers fruits allaient murir ! Donc la lutte "pacifique" (sans traitement) est ma priorité absolue. Mais c'est une situation : piémont, à 340 m d'altitude, climat très continental, juste au-dessus d'un vignoble...


cela voudrait-il dire que ta situation est telle que tu es le Don Quichotte de la tomate :mrgreen:

tu as eu d'excellents résultats avec la plantation le long de ta maison, c'est donc que dans des conditions particulières ça reste possible, donc oui chercher les bonnes conditions

planter au bon moment, pour un démarrage correct d'essences précoces, merci pour cette piste de réflexion et de recherche

quand je vois la vitesse avec laquelle les pieds de tomate que l'on m'a donné se sont transformés, sachant qu'ils ont été repiqués juste avant la canicule, donc pas non plus le meilleur moment, je pense qu'il y a matière à réflexion

on subit de plus en plus la pression commerciale sur les dates de plantation, et même l'horticulteur avec qui je discute doit s'adapter, si les jardineries vendent plus tôt, il ne peut plus se permettre d'avoir 15j 3 semaines de décalage, sinon il risque de ne rien vendre tellement la concurrence est rude, on trouve des barquettes de tomate dans les grandes surfaces alimentaires maintenant et même chez les hard discounter

du coup je pense me tourner vers ma propre production de plants pour choisir l'essence justement et la période de plantation, d'où ma question en intérieur chauffé sans excès 19 à 21°C combien de temps entre le semis et l'obtention d'un plan bon à repiquer 20 à 25 cm de haut?
0 x
"Ceux qui ont les plus grandes oreilles ne sont pas ceux qui entendent le mieux"
(de Moi)

Ahmed
Econologue expert
Econologue expert
Messages : 13228
Inscription : 25/02/08, 18:54
Localisation : Bourgogne
x 3896

Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Ahmed » 28/06/17, 14:02

À propos de guttation, ma femme, hier matin, m’indique qu'il a plu dans la serre !

Je ne suis pas sûr que le terme de "guttation" soit bien adéquat pour décrire ce phénomène; quoi qu'il en soit, c'est quelque chose d'assez étonnant pour le néophyte: il faut chaud dans et hors la serre, puis le temps vire à la pluie orageuse, la température baisse pas mal dans la serre et des gouttes d'eau de condensation se forment rapidement sous la bâche plastique, ces gouttes sont frappées par celles qui tombent à l'extérieur de la bâche, ce qui les détache et provoque une pluie interne! Tout se passe pour l'observateur comme si la bâche devenait subitement perméable... :shock:
0 x
"Ne croyez surtout pas ce que je vous dis."

Avatar de l’utilisateur
Did67
Modérateur
Modérateur
Messages : 20362
Inscription : 20/01/08, 16:34
Localisation : Alsace
x 8695

Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 28/06/17, 14:11

Non, non !!! Tu n'y es pas !

L'eau "sort" des feuilles... C'est un excédent de sève (ou de minéraux ?) (ou les deux ?) qui se dégage. Je ferai des photos ! C'est hallucinant, au point que ma femme avait donc cru qu'il avait plu dans la serre !

Voir : http://www.labeilledefrance.com/index.p ... petit-jour

Idem sur les melons, où je peux photographier le dépôt de "sels" laissé par l'évaporation de ces gouttes !

Alors, hypothèse est, sans aucune preuve : activité mycorhizienne "excessive" ; l'évapo-transpiration qui chute, donc le besoin d'eau de la plante ; le système racines/mycorhizes "pompe" trop ???? La plante corrige cela ??? Une sorte de soupape de décompression ???

J'ai ça tous les matins, mais là, avec la chute des températures, la remontée de l'hygrométrie, le temps plus gris, cela s'est exacerbé.
1 x

Avatar de l’utilisateur
Did67
Modérateur
Modérateur
Messages : 20362
Inscription : 20/01/08, 16:34
Localisation : Alsace
x 8695

Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 28/06/17, 14:23

Un traitement des déchets organiques sans gaspiller l'énergie de la biomasse ????


Lors de ma rencontre avec Gilles Domenech, nous avons échangé à propos d'un projet auquel il participe à Lagorce, en Ardèche.

Il s'agit de collecter les déchets organiques, pour les traiter en "surface", sans compostage, dans un périmètre maraicher.

Ahmed a trouvé un lien qui présente ce projet, qu'il a mis sur un autre fil : http://france3-regions.francetvinfo.fr/ ... 67201.html


J'espère que le "hasard" de la vie me conduira à rencontrer un responsable local réceptif pour imaginer un système de "décomposition de surface" des déchets organiques, à base de phénoculture, pour initier un retour en circuit court sous forme de maraichage commercial et/ou de jardins particuliers...

Il y a de quoi, je pense, initier un "beau" projet, sans grandes subventions, ou tout sera gagnant/gagnant ! C'est plus une question de "gestion du terroir" : identification du foncier où installer les cultures, identifier des ressources de "mauvais foin" non valorisé jusque là (ou de surfaces à faucher), identifier des candidats maraichers professionnels et les accompagner, identifier des réseaux de jardiniers amateurs et les accompagner... Bref, "peu de matières actives, beaucoup de matière grise". De la "phénoculture "pur jus !

Euh, si un responsable politique local passe par là... ? Si vous en connaissez ???
3 x

Avatar de l’utilisateur
Did67
Modérateur
Modérateur
Messages : 20362
Inscription : 20/01/08, 16:34
Localisation : Alsace
x 8695

Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 28/06/17, 14:53

Photographié à l'instant, les traces laissées par les gouttelettes de guttation sur le bord des limbes de melon :

DSC_0265.JPG


DSC_0264.JPG


J'essaierai de penser à photographier les gouttelettes demain matin !!

Au passage, "explosion" de la production de courgettes : le pied de droite produit 2 courgettes par jour, telles que celles que vous voyez :

DSC_0262.JPG


Et celui de gauche autant (mais plus grosses - autre variété) :

DSC_0261.JPG


Ou encore "explosion" des concombres (1 concombre par jour) [zut, oublié qu'il fallait photographier en mode "paysage"] :

DSC_0263.JPG


NB : on est dans la serre, dont les portes ont été rangées ; arrosage par goutte-à-goutte ; aucun traitement (pas même des décoctions, purins, etc) ; aucune fertilisation...
2 x


 


  • Sujets similaires
    Réponses
    Vues
    Dernier message

Revenir vers « Agriculture: problèmes et pollutions, nouvelles techniques et solutions »

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 40 invités