Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Agriculture et sols. Pollution, contrôles, dépollution des sols, humus et nouvelles techniques agricoles.
Rodg
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Rodg » 20/06/17, 01:21

Merci Didier pour les fondamentaux, qu'on veut parfois court-circuiter. Est-ce qu'un mélange moitié foin, moitié tontes de gazon serait un moindre mal en attendant l'automne ou je pourrai y incorporer du brf?
Merci,
Rodg
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Moindreffor
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Moindreffor » 20/06/17, 08:40

nico239 a écrit :
Moindreffor a écrit :choux racines nues, ils allaient bien, ils venaient de pleine terre, j'ai ombragé un peu tardivement aujourd'hui mais ils se redressent le soir et sont mieux le matin

les courgettes en godets bien vertes ce matin faisaient une sale tronche cet aprèm, mais le peu d'ombre les a relevées un peu, elles avaient été endurcies car achetés en jardinerie, donc plusieurs jours dehors

les potimarrons juste sortis de la serre eux aussi en godets étaient verts clairs pas endurcis du tout, ils font triste mine, mais l'ombrage leur fait du bien,

donc ce soir arrosage et demain je mets l'ombrage du matin, pas été très réactif sur ce coup là, faut que les réflexes reviennent...

en fait fallait que je trouve de quoi faire de l'ombre, je n'ai plus de vieux pots, ni de cagettes, va falloir remonter les stocks

après plusieurs jours de beau temps je comptais sur un petit orage, mais on oublie, donc...


On rencontre le même «soucis».

En fait on a deux endroits serre dans la partie la plus ombragée et potager en plein air mais aussi en plein cagnard... et durant plus d'heures.

Le but : comparer...

Les courgettes et les choux à l'extérieur sont beaucoup plus jaunes.
J'arrose peu et la couche de «paille» est épaisse

Pour le moment tout est visuellement plus «beau» dans la serre que dehors.

Mais le but ultime c'est de sélectionner au fil du temps les graines des meilleurs sujets de l'extérieur qui auront résisté à la canicule, au soleil direct ainsi qu'à un arrosage relativement peu abondant et ainsi, année après année avoir (autant que faire se peut) des sujets habitués au terrain et au climat.

On aura peut-être plus de perte à l'extérieur ou un moindre rendement mais peut-être qu'au fil du temps la tendance s'équilibrera voire s'inversera... ou pas.... pour cela rendez-vous dans... 10 ans.

Donc (dans une vision de long terme) cela peut valoir la peine de tenter l'option de traiter tes (mêmes) légumes de deux façons différentes : l'une avec protections et l'autre sans et voir au final ce que cela donne.


avec 32 m2 de jardin, je ne peux malheureusement pas me lancer dans de l'expérimentation

juste une expérimentation à propose des cendres de bois

comme mon terrain est lourd (terre de remblais) une année j'ai ouvert une tranché au transplantoir j'ai mélanger cette terre avec des cendres pour l'alléger et j'ai semé des carottes, hasard ou pas j'ai eu une belle récolte, facile à arrachée fut bien droit, donc pour ce qui est surdosage je pense que j'avais fait fort
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 20/06/17, 08:58

sicetaitsimple a écrit :
C'est la première année que je fais des semis en godet ou en terrine, la courbe d'apprentissage est effectivement ( modestement et de mon point de vue....) impressionnante! Je te confirme quand même que j'ai complètement loupé les poireaux, dont tu disais qu'il n'y avait rien de plus facile!

Pas grave, je vais trouver des plants pas chers et adaptés à la région au marché comme l'année dernière. On essaiera de faire mieux la prochaine fois.....


Mais qu'est-ce que tu crois ??? Je loupe des semis, de temps en temps... Faut bien que j'entretienne ma réputation de "médiocre jardinier" !

Il y a tellement de facteurs qui jouent, notamment, en effet, à partir de maintenant les températures trop élevées du sol pour certaines espèces... Avant, pour d'autres, c'est trop froid... L'humidité (trop - et cela ne respire pas ; pas assez et cela se dessèche trop souvent)... Bien sûr, la qualité des semences (comment elles ont été conservées)... Et puis des "grignoteurs" souterrain comme mes larves de Lycaenidés... Et puis les "fontes des semis" (champignons qui "digèrent" les germes)...

Il y a donc 36 bonnes raisons pour rater...
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 20/06/17, 09:02

sicetaitsimple a écrit :
Merci Moindreffor pour cette confirmation, et bonne réussite pour ce nouveau départ, même si la météo n'est pas forcément la plus facile pour des repiquages. Il faut boire (de l'eau.... mais la bière contient beaucoup d'eau, à consommer avec modération) et donner à boire aux jeunes plants.

J'ai déjà écrit ici qu'à mon avis l'arrosage n'était pas un sujet suffisamment discuté, alors que je pense que c'est au moins en été un sujet majeur d'optimisation, bien sûr pour l'apport en eau mais également pour la vie des organismes du sol, la minéralisation,....

Mais au-delà de ce constat, je n'ai pas grand chose à apporter sur cette optimisation, plutôt "une soif" d'apprendre!


Pour info, chez moi, en plein air, cela "passe" toujours sans arroser : sol encore humide sous la couche de foin ; flétrissement très limité le soir ; turgescence ("fraicheur" / "raideur") le matin... Donc je continue de laisser faire.

Même si j'ai préparé le goutte-à-goutte pour les tomates sous le tunnel. Et que je vais mettre les "sensibles" (framboises, fraises remontantes) sous perf... Ce sont des plantes de sous-bois, habituées aux milieux humides, et fainéantes en ce qui concerne le fait d'aller chercher l'eau (enracinement horizontal).

Le reste, j'observe... Je vois avec la météo, bien sûr...
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 20/06/17, 09:04

Rodg a écrit :Merci Didier pour les fondamentaux, qu'on veut parfois court-circuiter. Est-ce qu'un mélange moitié foin, moitié tontes de gazon serait un moindre mal en attendant l'automne ou je pourrai y incorporer du brf?
Merci,
Rodg


Oui, bien sûr. Cela rajoute pas mal de cellulose, et va "calmer" le coté bactérien et "booster" le coté fongique (champignon)... Normalement, cela ne devrait plus "fermenter" à haute température...
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 20/06/17, 09:07

Il me semble avoir zappé une question sur le thuya : j'évite de mettre du thuya. Cette plante renferme des molécules "terpéniques", qui sont un peu des antibiotiques/antifongiques.

Le bois de Thuya, vendu sous le nom commercial de "Red Cedar", est naturellement imputrescible classe IV (je crois), c'est-à-dire comme les résineux "traités garantis 10 ans" [le "Red Cedar" est ... du Thuya !]

Cf le bardage de ma maison sur les photos / vidéos : c'est du Red Cedar qui a 13 ou 14 ans, sans aucun traitement...
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 20/06/17, 11:27

Chez moi, ça y est : on vient de rentrer dans la "phase explosive". Premier concombre... Les courgettes sont parties (depuis une semaine)... Mes tomates fusent en tous sens, j'ai eu du retard à l'accrochage... Une courgette de "récup", encore toute jaune il y a 8 jours et toute verte et forme ses premiers fruits... Les haricots qui ont échappé à mes "chenilles en forme de cloporte" sont en fleur... Les premières pommes se forment dans les brocoli (hors serre). Dans la serre, le premier choux cabus pourrait être récolté. Des semis de haricots hors serre, graines "plantées" directement dans le foin au plantoir, sont sortis (irréguliers)... La récolte des betteraves rouges a commencé... Et la "rouge grenobloise" résiste malgré la canicule et son "âge" !!! (premiers semis en châssis de début mars)... La majorité de ces plantes repiquées sont passées par une phase "phytotoxique" (jaunissement après plantation) plus ou moins longue, plus ou moins marquée... Repiquage "à ma façon" : un trou à travers le foin, et basta (voire, pour les salades, "sur" le foin au plantoir).

Un collègue me confirme que le système "automatique" d'ouverture pour hublot de serres marche bien et "développe" une force équivalente à 7 kg.

Quelques photos à venir. Faut que je fasse une vidéo aussi...
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 20/06/17, 11:58

Plante-martyre

Pas si martyre que ça, parfois !!!

Jeudi dernier, avec France3, on a filmé une belle attaque de pucerons noirs sur un Eryngium (chardon bleu). Et oh hasard, une coccinelle passant par là...

Hier soir je m'arrête : quasiment plus un puceron !

Il se porte à merveille, l'Eryngium et on aura bientôt des bouquets !

Cela illustre la "sensibilité" des insectes à la température. Les insectes, comme les oiseaux, pondent des oeufs... mais ne les couvent pas. Selon la température (météo), l'éclosion prendra plus ou moins de temps... C'est une des raisons du "retard à l'allumage" des insectes auxiliaires en sortie d'hiver / printemps... Limaces, mais aussi pucerons (qui ont "adopté" la multiplication parthénogénétique - sans sexualité, pour pulluler plus vite, tout en pratiquant aussi la reproduction sexuée pour mélanger les gênes !) pullulent alors... et les auxiliaires (coccinelles, staphylins, carabes, forficules) se traînent, voire "roupillent" encore... Rien n'est parfait en ce bas monde, pas même ces magnifiques et adorées coccinelles !
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Moindreffor » 20/06/17, 12:26

Did67 a écrit :Il me semble avoir zappé une question sur le thuya : j'évite de mettre du thuya. Cette plante renferme des molécules "terpéniques", qui sont un peu des antibiotiques/antifongiques.

Le bois de Thuya, vendu sous le nom commercial de "Red Cedar", est naturellement imputrescible classe IV (je crois), c'est-à-dire comme les résineux "traités garantis 10 ans" [le "Red Cedar" est ... du Thuya !]

Cf le bardage de ma maison sur les photos / vidéos : c'est du Red Cedar qui a 13 ou 14 ans, sans aucun traitement...


merci pour cette info, je fabrique des modèle réduits de voiliers destiné à aller sur l'eau, et je ne savais pas
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 20/06/17, 12:33

olivier75 a écrit :
Pour gille domenech, j'ai été abonné à sa newsletter, je n'ai pas accroché et me suis désabonné. Un peu trop autopub, sur la vague et pas assez technique, ou pointu. À mon avis.
Je n'ai pas noté de contradiction ni bêtises dans son discours, mais je pense que ce forum est beaucoup plus en "avance" sur la compréhension du "système" et en recherche aussi. Je ne me rappelle pas avoir appris quelque chose. C'était pourtant il y a 2 ou 3 ans.
Sont travail doit être plus accessible pour des jardinier qui n'on pas commencé la "révolution" de leur sol.



Pour l" 'autopub", il faut admettre qu'il n'est pas facile de vivre d'une activité aussi marginale. J'ai la chance de ne pas dépendre de ce "marché" et de toucher mes 1 500 euros de retraites cumulées...

Plusieurs de mes conférences se sont faites pour des associations qui ne pouvaient "engager" les 150 euros (avant taxes) que je demande "normalement". La majorité même. J'ai alors accepté le principe du "panier à la sortie", ne voulant surtout pas priver des gens intéressés de mes connaissances pour une raison de fric. J'ai connu des "collectes" allant de 70 euros à 140 euros, pour des salles généralement pleines (60 à plus de 100 personnes, en général)...

Avec ça, tu ne peux pas en vivre !

Je considère que c'est mon militantisme "politique" (au sens noble : les "affaires de la cité") n'ayant jamais réussi à ma convaincre d'une action au sein d'un parti. Esprit trop libre. Pas assez sectaire. Alors je le fais avec plaisir, avec conviction... Et je me laisse porter par les salles.

Sur le fond, concernant Gilles Domenech, je suis un peu comme toi. Les notions de pédologie (science du sol) sont là. Mais pas nécessairement une compréhension systémique comme je les aime (voir le monde, ou le jardin, ou le sol comme un "système complexe" dont il ne suffit pas de distinguer les éléments) du potager. Sans me vanter, je suis viscéralement "systémicien", c'est ma façon de réfléchir...

La notion n'est pas simple, alors je l’explique parfois avec l'exemple d'un moteur de voiture :

- il ne suffit pas d'avoir un schéma éclaté de toutes les pièces du moteur, comme on peut le voir dans un catalogue de pièces ; tu auras beau étaler toutes les pièces d'un moteur sur ta table, cela ne va pas transformer l'essence en mouvement (le rôle du moteur) - pourtant, diras-tu, "j'ai tout ce qu'il faut !"

- il ne suffit même pas de les assembler correctement ; ce sera mieux, mais pas suffisant ["j'ai pas la main mécano", diras-tu !]

- encore faut-il parfaitement régler ; que l'injection du carburant se fasse une fois que les soupapes se sont fermées et que le gaz s'est comprimé : il y a, dans tout système, des règles, qu'il faut appliquer...

Donc un "système" est un ensemble d'éléments adaptés les uns aux autres, fonctionnant les uns avec les autres selon des règles précises...

Je l'ai indiqué ailleurs, le "système" "sol vivant" est si complexe qu'on s'y perd. Et je ne fais pas exception...

On peut néanmoins essayer d'interpréter les signaux. Comme un bon mécano de chez Ferrari saura tout de suite que si le moteur fume bleu, il y a un problème d'huile, un segment qui vient de casser... S'il fumait noir (ce qui n'arrive plus !), ce serait un excès de carburant... J'essaye d’interpréter les signaux de mon sol... Pas de lui appliquer des "recettes" standard. Les uns ne voient que le "carbu" et s'en vont criant "carbu ! carbu !"... Les autres, c'est l'arbre à came... Ah et puis l'allumage... Mais c’est tout ça, et bien des choses encore...
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