Moindreffor a écrit :Did67 a écrit :J'ai donc été trop enthousiaste au début. C'est mon grand regret.
Désormais, dans mes présentations et mes conférences, il y a systématiquement quelques dias sur les difficultés - dont le liseron, les oiseaux, les campagnols, les limaces...
Je ne veux pas prendre les gens en traitre. Et malheureusement, par excès de confiance, donc par aveuglement, j'ai pu le faire à l'insu de mon plein gré au début.
je ne pense pas, je crois surtout que tu pêches surtout du côté dérision et auto dérision, bien que je trouve cela plutôt marrant
je m'explique
tu as choisi "paresseux", tu utilises souvent "sans travail" (tu précises de plus en plus au fil des pages, j'ai dépassé la centaine, "du sol") "le plus que bio", aussi chagrine certains (au passage anecdote, j'ai acheté un concombre bio au drive, donc sans le voir, il a été livré emballé sous plastique moulé, avec une belle étiquette "bio" dessus j'ai de suite pensé à toi)
je pense que certains ont peut-être commencé "trop" grand, rappelons que tu as expérimenté et agrandi par la suite, et donc la lutte contre les liserons de la première année s'est étalée sur plusieurs années après chaque agrandissement, si on commence "grand" on doit lutter contre beaucoup de liserons peut-être trop pour certaines parcelles très infestées.
je pense que cette notion de surface doit aussi entrer dans la description de ta démarche, si tu me permets cette remarque
1) On ne va pas se battre, mais je pense que j'ai trop "pensé" à partir de mon expérience. Et ma prairie était "vivante", mais pas infestée de vivaces coriaces (très très peu de liseron, pas de chiendent)... Sur cette base, j'ai fait du prosélytisme un peu naïf.
2) Oui, je précise "sans travail du sol". J'ai toujours semé, planté, récolté. Mais je ne considérais pas ça comme du "travail". Mais certains pensaient sans doute que les légumes allaient sauter tous seuls dans leur cocotte ! Je précise, pour éviter des déceptions. La formule juste est "sans aucun travail du sol" (pour aussi exclure la grelinette).
3) En revanche, ceux qui sont chagrinés par le "plus que bio" sont soit ignorants de ce que certifie le label "bio", soit naïfs, soit idolâtres d'un bio fantasmé comme "idéal". Donc le "plus que bio", je le défends bec et ongle.
4) Auto-dérision : ça, il faut me laisser. C'est un trait de caractère, remontant sans doute au peu de valeur que je m'accorde à mes propres yeux. Mais, à l’approche de la mort, je m'améliore et suis moins dur avec moi. Il reste, quand une formule, une tournure s'y prête, que je trouve rigolo de m'égratigner !!!
5) Oui, j'ai agrandi sans cesse. Mais ce n'était pas une "stratégie" : au départ, j'étais épargné par le liseron. Le plus grand des hasards. Surtout, je n'aurais jamais cru que je pouvais jardiner autant : autant de surface, autant de production, autant de légumes différents. Donc remettre en état la surface que je cultivais conventionnellement avant était déjà un rêve, ambitieux à mes yeux. Une centaine de m². Sur les vidéos : jusqu'au cassissiers. Dans ma tête, c'était mon potager définitif. Et puis, cela s'est révélé tellement fastoche : j'ai rajouté une bande... Et une bande... Et l'an dernier une grosse bande... Et cette année, encore une bande...
6) Mais j'ai vu de mes yeux, à Wintzenheim, ce que cela peut être que de "réhabiliter" un jardin ancien, "motoculteuré", donc généralement infesté de liseron et de chiendent (les deux plantes pour lesquels la "fraise" est une aubaine : le moyen de bouturer et de multiplier par dix à chaque passage...). Je verrai avec le responsable, mais j'aimerais bien continuer, même si c'est à 100 km, et suivre l'affaire pour "ne parler que de ce que j'ai vécu" !



