Pour les spécialistes, il y a des dizaines et des dizaines d'espèces de vers dans un jardin (ou une terre agricole, où il y en a moins !). Ou de limaces !!!
Et nos pensées sont généralement réductrices, par ignorance : "les vers..." ou "j'ai des limaces...".
D'où souvent des débats sans fin :" ceci ne marche pas chez moi, j'ai essayé...". Oui, c'était pas pareil ! Pas les mêmes limaces, par exemple !
Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue
Le revers des vers !
Vous connaissez ma conviction : rien n'est jamais parfait en ce bas monde !
Et il en est ainsi des vers.
Depuis cette année, je dois faire face à une invasion de merles, qui fouillent, grattent partout dans mon jardin, à la recherche des vers.
Malins, ils ont bien compris qu'il y a là, chez moi, un gisement quasi-infini !
Je pourrais donc dire que c'est "la preuve par les merles !"
Des fois, ils font des trous de 20 cm, pour les pourchasser.
D'un coté, me direz-vous : voilà encore des laboureurs de surface fort utiles !
Et en effet, cela fait profusion de terre plus meuble que tout ce que vous ne réaliserez jamais avec pioche, râteau et sueur !
MAIS....
Car il y a un mais !
Si cela ne fait rien aux cultures bien établies, disons ayant 15 à 20 cm de haut minimum, cela recouvre entièrement les semis et les jeunes plantules.
Même de jeunes replants "racines nus", qui sont un peu raplapla les premiers jours après le repiquage, sont recouverts et meurent...
Dans une aire ainsi grattée, plus rien ne lève !
J'ai donc été contraint d'agir et cela se fait par des filets.
Ils ne valent pas bien chers (environ 10 euros, le filet de 5 m x 10 m).
C'est la mise en place qui est plus pénible.
J'ai mis des sortes de béquilles en lattes de toit (environ 2 euros pièce) au milieu de la zone à protéger et tiré les filets vers le coté, un peu comme une tente canadienne très aplatie.
Sur le bord, j'ai mis un fil de fer mou pour tenir le filet, le fil étant tendu avec des piquets de tente (encore environ 5 euros les 10).
Tout ça est un investissement, pouvant être réutilisé si on en prend un peu soin.
Pas de problème, c'est efficace.
Photos à venir
PS : je me suis demandé pourquoi cela arrivait maintenant, en 3ème année. Et une fois encore, je suis tombé sur la case "mort de mes animaux domestiques". Tant que j'avais chats et chien, une régulation naturelle s'établissait. Ces animaux avaient un malin plaisir à chasser les oiseaux, le chat avec efficacité (il n'était pas rare qu'il en chope un), le chien arrivant toujours trop tard ! Mais faisant fuir quand même...
Donc ma méthode marche mieux, plus facilement, si vous avez des animaux domestiques en liberté qui mènent la vie dure aux oiseaux... Ces derniers ne sont jamais tranquille.
Maintenant, en l'absence de mes animaux, ils n'en font qu'à leur tête et ont conquis l'espace.
Faut dire qu'avec tous les bosquets à 50 ou 100 m, ils disposent, en plus, de postes d'observateurs. Tant que je suis dans le jardin, j’entends les cris répétitifs des "guetteurs".
Dès que je m'en vais, ils rappliquent !
Vous connaissez ma conviction : rien n'est jamais parfait en ce bas monde !
Et il en est ainsi des vers.
Depuis cette année, je dois faire face à une invasion de merles, qui fouillent, grattent partout dans mon jardin, à la recherche des vers.
Malins, ils ont bien compris qu'il y a là, chez moi, un gisement quasi-infini !
Je pourrais donc dire que c'est "la preuve par les merles !"
Des fois, ils font des trous de 20 cm, pour les pourchasser.
D'un coté, me direz-vous : voilà encore des laboureurs de surface fort utiles !
Et en effet, cela fait profusion de terre plus meuble que tout ce que vous ne réaliserez jamais avec pioche, râteau et sueur !
MAIS....
Car il y a un mais !
Si cela ne fait rien aux cultures bien établies, disons ayant 15 à 20 cm de haut minimum, cela recouvre entièrement les semis et les jeunes plantules.
Même de jeunes replants "racines nus", qui sont un peu raplapla les premiers jours après le repiquage, sont recouverts et meurent...
Dans une aire ainsi grattée, plus rien ne lève !
J'ai donc été contraint d'agir et cela se fait par des filets.
Ils ne valent pas bien chers (environ 10 euros, le filet de 5 m x 10 m).
C'est la mise en place qui est plus pénible.
J'ai mis des sortes de béquilles en lattes de toit (environ 2 euros pièce) au milieu de la zone à protéger et tiré les filets vers le coté, un peu comme une tente canadienne très aplatie.
Sur le bord, j'ai mis un fil de fer mou pour tenir le filet, le fil étant tendu avec des piquets de tente (encore environ 5 euros les 10).
Tout ça est un investissement, pouvant être réutilisé si on en prend un peu soin.
Pas de problème, c'est efficace.
Photos à venir
PS : je me suis demandé pourquoi cela arrivait maintenant, en 3ème année. Et une fois encore, je suis tombé sur la case "mort de mes animaux domestiques". Tant que j'avais chats et chien, une régulation naturelle s'établissait. Ces animaux avaient un malin plaisir à chasser les oiseaux, le chat avec efficacité (il n'était pas rare qu'il en chope un), le chien arrivant toujours trop tard ! Mais faisant fuir quand même...
Donc ma méthode marche mieux, plus facilement, si vous avez des animaux domestiques en liberté qui mènent la vie dure aux oiseaux... Ces derniers ne sont jamais tranquille.
Maintenant, en l'absence de mes animaux, ils n'en font qu'à leur tête et ont conquis l'espace.
Faut dire qu'avec tous les bosquets à 50 ou 100 m, ils disposent, en plus, de postes d'observateurs. Tant que je suis dans le jardin, j’entends les cris répétitifs des "guetteurs".
Dès que je m'en vais, ils rappliquent !
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Long débat, à la maison, en effet...
Décision prise et tenue jusque là, de ne pas reprendre d'animaux domestiques :
a) liberté par rapport à des escapades "last minute", non préparées, depuis que je suis à la retraite (1er septembre)
b) interrogations sur ma propre espérance de vie et risque de laisser des animaux "orphelins"...
c)... et budget ! [en raison d'un parcours très cahotique, je vais avoir une retraite calamiteuse : que des "bouts de carrière", 7 dossiers différents, pour environ 1 100 euros nets espérés au bout ; j'adapte donc mon niveau de vie]
Mais pour ceux qui ne sont pas dans ces problématiques, c'est évidemment une solution "écologique" !
A condition encore de prendre un bon vieux chat "agricole", né dans une grange, ayant acquis l'habitude de chasser jeune auprès de ses parents et non un de ces ridicules animaux de compagnie "de luxe", qui ne sort du lit de son maître que pour réclamer son KitKat, qui a besoin de son os synthétique et de son "arbre à cordes" pour faire sa gymnastique !
Décision prise et tenue jusque là, de ne pas reprendre d'animaux domestiques :
a) liberté par rapport à des escapades "last minute", non préparées, depuis que je suis à la retraite (1er septembre)
b) interrogations sur ma propre espérance de vie et risque de laisser des animaux "orphelins"...
c)... et budget ! [en raison d'un parcours très cahotique, je vais avoir une retraite calamiteuse : que des "bouts de carrière", 7 dossiers différents, pour environ 1 100 euros nets espérés au bout ; j'adapte donc mon niveau de vie]
Mais pour ceux qui ne sont pas dans ces problématiques, c'est évidemment une solution "écologique" !
A condition encore de prendre un bon vieux chat "agricole", né dans une grange, ayant acquis l'habitude de chasser jeune auprès de ses parents et non un de ces ridicules animaux de compagnie "de luxe", qui ne sort du lit de son maître que pour réclamer son KitKat, qui a besoin de son os synthétique et de son "arbre à cordes" pour faire sa gymnastique !
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FAQ 1.3 : Et les tontes de gazon ?
[j'ai repris le numérotation : 1.1, 1.2 etc au lieu de 1 bis, 1 ter dont je ne sais pas bien comment cela continue !]
Beaucoup de personnes ont des difficultés pour trouver du foin, mais ont des tontes de gazon...
La question de savoir si on peut remplacer le foin par des tontes de gazon vient donc tout naturellement !
Alors qu'en est-il ?
- les tontes de gazon sont de l'herbe jeune, fraîche, riche en éléments nutritifs notamment en protéines, sucres solubles... C'est la partie "vivante", en pleine activité, l'usine de la plante [alors que les tiges d'une graminée ou le tronc d'un arbre sont juste une structure, une sorte de tour Eiffel faite pour "monter"]. Fort logiquement, dans ces "usines", il y a tout ce dont le vivant a besoin... Il n'y a pas encore de fibres (cellulose) et encore moins de bois (lignine), qui viendront après, pour "monter"...
- ce produit, laissé en tas, fermente très vite et chauffe : c'est le résultat de l'action des bactéries, qui trouvent là un aliment complet qui leur convient... Elles vont décomposer très vite - au point que ça chauffe ! - la matière organique et produire des éléments fertilisants disponibles pour la pante. De ce point de vue, les tontes de gazon pourraient être considérées comme un "[b]engrais organique à action assez rapide"[/b]. Et ont donc une grande utilité dans un jardin...
- en revanche, par rapport à la méthode, elles se décomposent bien trop vite et ne feront pas une barrière anti-adventices efficace suffisamment longtemps ; elles ne permettront pas au jardinier de fainéanter ; et il risque fort d'y avoir une pénurie en plein été, ce dont profiteront les adventices ! Finie la sieste, au secours la binette !
- étalés entre les végétaux, en couche un peu épaisse, la fermentation et son échauffement peut nuire aux végétaux.
- sous cette couche, sans air, rapidement fermentée, il n'y a pas de place - je veux dire : pas un espace vital favorable - pour les vers de terre "laboureurs" ; et pas de bonne nourriture suffisamment longtemps non plus...
- enfin, peu de gens ne prêtent attention au fait que les tontes de gazon forment, par tassement, en surface, une sorte de "carton" assez étanche à la circulation de l'air : et qui dit fermentation étanche à l’abri de l'air dit... méthanisation ! [donc un tas de tontes de gazon risque fort de méthaniser en son coeur et de produire du méthane, un gaz à effet de serre 24 fois plus puissants que le CO² !]
Conclusion : les tontes de gazon ne sont pas un bon produit pour cette approche ; elles ne vous protégeront pas contre les adventices ; au pire, elles nuiront à la vie du sol (asphyxie).
Néanmoins , il seraient dommage de ne pas valoriser, pour nourrir vos légumes, ces apports gratuits d’éléments nutritifs, prélevés par les plantes dans votre gazon...
A noter : si on pratique bien la couverture du sol, avec les matériaux appropriés, durables (foin, paille, BRF), on n'a rien à craindre des graines de "mauvaises herbes" contenues dans le gazon. Comme pour le foin, il y a en (encore qu'un gazon tondu très régulièrement n'a pas le temps de fleurir !), mais cela n'a aucune importance : on ne cherche pas l'absence de graines ; on cherche à bloquer leur levée par une couche permanente, imperméable à la lumière. Donc j'ai lu de nombreuses fois qu'il ne fallait pas mettre de tontes de gazon dans son jardin pour cette raison : cela n'a aucune pertinence dans notre cas. Cela n'est vrai que pour les "jardiniers-bineurs" ! Pour ma part, je me fiche donc royalement de ce "conseil" !
J'utilise les tontes de gazon de deux façons :
a) soit en saupoudrage fin au-dessus d'un matériaux de couverture pauvre en protéines, tel le BRF : les apports de protéines vont alors limiter, voire annuler, l'effet dépressif résultant normalement de l'emprunt d'éléments nutritifs au sol par les champignons qui décomposent le bois...
On peut aussi envisager une combinaison avec de la paille, dont j'écrivais plus haut que c'est une excellente couverture anti-adventice, durable, mais qu'elle est trop pauvre et risque d'avoir un effet dépressif par compétition entre plantes et paille en décomposition pour l'azote du sol...
Couche fine pour qu'en cas de pluie, il ne se forme pas de surface "cartonnée", étanche à l'air... et que ne s'enclenche une fermentation anaérobie et un effet négatif sur la vie (aérobie) du sol...
Il vaut mieux en remettre souvent, mais peu...
b) soit je sèche sur un coin de prairie, avec retournement, et puis je l'utilise pour compléter le paillage inter-rangs, en cas de besoin, ou pour pailler sous des végétaux tels les choux, histoire de leur apporter un "engrais organique à action lente mais durable"...
Il doit être clair que dans le modèle d'agriculture cyclique que j'essaye de mettre en place, il serait stupide d'exporter cette biomasse et de "perdre" tous les éléments nutritifs qu'elle contient !
Le jardin est une sorte de "boite à chaussure", dans laquelle "rentrent" tous les éléments contenus dans ce qui rentre dans le jardin (foin paille, BRF, gazon, épluchures, composts, engrais...) et de laquelle sortent tous les éléments contenus dans ce qu'on prélève (ce qu'on ramasse et ne laisse pas sur place). Plus on fait "rentrer" et moins on "sort", et plus la boite sera bien remplie - ce qu'on appelle "fertilité" ! Les apports de gazon sont une "entrée" (gratuite). Pourquoi s'en passer ?
[j'ai repris le numérotation : 1.1, 1.2 etc au lieu de 1 bis, 1 ter dont je ne sais pas bien comment cela continue !]
Beaucoup de personnes ont des difficultés pour trouver du foin, mais ont des tontes de gazon...
La question de savoir si on peut remplacer le foin par des tontes de gazon vient donc tout naturellement !
Alors qu'en est-il ?
- les tontes de gazon sont de l'herbe jeune, fraîche, riche en éléments nutritifs notamment en protéines, sucres solubles... C'est la partie "vivante", en pleine activité, l'usine de la plante [alors que les tiges d'une graminée ou le tronc d'un arbre sont juste une structure, une sorte de tour Eiffel faite pour "monter"]. Fort logiquement, dans ces "usines", il y a tout ce dont le vivant a besoin... Il n'y a pas encore de fibres (cellulose) et encore moins de bois (lignine), qui viendront après, pour "monter"...
- ce produit, laissé en tas, fermente très vite et chauffe : c'est le résultat de l'action des bactéries, qui trouvent là un aliment complet qui leur convient... Elles vont décomposer très vite - au point que ça chauffe ! - la matière organique et produire des éléments fertilisants disponibles pour la pante. De ce point de vue, les tontes de gazon pourraient être considérées comme un "[b]engrais organique à action assez rapide"[/b]. Et ont donc une grande utilité dans un jardin...
- en revanche, par rapport à la méthode, elles se décomposent bien trop vite et ne feront pas une barrière anti-adventices efficace suffisamment longtemps ; elles ne permettront pas au jardinier de fainéanter ; et il risque fort d'y avoir une pénurie en plein été, ce dont profiteront les adventices ! Finie la sieste, au secours la binette !
- étalés entre les végétaux, en couche un peu épaisse, la fermentation et son échauffement peut nuire aux végétaux.
- sous cette couche, sans air, rapidement fermentée, il n'y a pas de place - je veux dire : pas un espace vital favorable - pour les vers de terre "laboureurs" ; et pas de bonne nourriture suffisamment longtemps non plus...
- enfin, peu de gens ne prêtent attention au fait que les tontes de gazon forment, par tassement, en surface, une sorte de "carton" assez étanche à la circulation de l'air : et qui dit fermentation étanche à l’abri de l'air dit... méthanisation ! [donc un tas de tontes de gazon risque fort de méthaniser en son coeur et de produire du méthane, un gaz à effet de serre 24 fois plus puissants que le CO² !]
Conclusion : les tontes de gazon ne sont pas un bon produit pour cette approche ; elles ne vous protégeront pas contre les adventices ; au pire, elles nuiront à la vie du sol (asphyxie).
Néanmoins , il seraient dommage de ne pas valoriser, pour nourrir vos légumes, ces apports gratuits d’éléments nutritifs, prélevés par les plantes dans votre gazon...
A noter : si on pratique bien la couverture du sol, avec les matériaux appropriés, durables (foin, paille, BRF), on n'a rien à craindre des graines de "mauvaises herbes" contenues dans le gazon. Comme pour le foin, il y a en (encore qu'un gazon tondu très régulièrement n'a pas le temps de fleurir !), mais cela n'a aucune importance : on ne cherche pas l'absence de graines ; on cherche à bloquer leur levée par une couche permanente, imperméable à la lumière. Donc j'ai lu de nombreuses fois qu'il ne fallait pas mettre de tontes de gazon dans son jardin pour cette raison : cela n'a aucune pertinence dans notre cas. Cela n'est vrai que pour les "jardiniers-bineurs" ! Pour ma part, je me fiche donc royalement de ce "conseil" !
J'utilise les tontes de gazon de deux façons :
a) soit en saupoudrage fin au-dessus d'un matériaux de couverture pauvre en protéines, tel le BRF : les apports de protéines vont alors limiter, voire annuler, l'effet dépressif résultant normalement de l'emprunt d'éléments nutritifs au sol par les champignons qui décomposent le bois...
On peut aussi envisager une combinaison avec de la paille, dont j'écrivais plus haut que c'est une excellente couverture anti-adventice, durable, mais qu'elle est trop pauvre et risque d'avoir un effet dépressif par compétition entre plantes et paille en décomposition pour l'azote du sol...
Couche fine pour qu'en cas de pluie, il ne se forme pas de surface "cartonnée", étanche à l'air... et que ne s'enclenche une fermentation anaérobie et un effet négatif sur la vie (aérobie) du sol...
Il vaut mieux en remettre souvent, mais peu...
b) soit je sèche sur un coin de prairie, avec retournement, et puis je l'utilise pour compléter le paillage inter-rangs, en cas de besoin, ou pour pailler sous des végétaux tels les choux, histoire de leur apporter un "engrais organique à action lente mais durable"...
Il doit être clair que dans le modèle d'agriculture cyclique que j'essaye de mettre en place, il serait stupide d'exporter cette biomasse et de "perdre" tous les éléments nutritifs qu'elle contient !
Le jardin est une sorte de "boite à chaussure", dans laquelle "rentrent" tous les éléments contenus dans ce qui rentre dans le jardin (foin paille, BRF, gazon, épluchures, composts, engrais...) et de laquelle sortent tous les éléments contenus dans ce qu'on prélève (ce qu'on ramasse et ne laisse pas sur place). Plus on fait "rentrer" et moins on "sort", et plus la boite sera bien remplie - ce qu'on appelle "fertilité" ! Les apports de gazon sont une "entrée" (gratuite). Pourquoi s'en passer ?
Dernière édition par Did67 le 27/09/15, 11:15, édité 1 fois.
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Vers anéciques : petit complément...
Ce matin, j'ai fait un petit point sur la question et pris quelques photos :
1) sur un espace ouvert, une "ligne" découpée dans le foin :
On voit un beau turricule, signe d'une activité des anéciques...
2) à un endroit où le foin n'est pas assez épais :
On voit également des turricules, signe d'activité...
[Les fins observateurs verront aussi que dès que la couche de foin s'amenuise, les adventices repartent - au premier plan, un ail sauvage : lui aurait percé le foin de toute façon ; mais au second plan, on voit la levée d'une adventice non identifiée]
3) à un endroit où le foin est assez épais pour faire une barrière "anti-adventice"
On ne voit pas de turricules : on peut s’interroger
4) au même endroit, en enlevant le foin :
On voit des traces de turricules (plus petits, mais ils ont peut-être été brisés en soulevant le foin ; étant restés humides, ils sont fragiles...).
On peut donc affirmer qu'il y a une activité certaine des anéciques sous la couche de foin, même s'ils ne montent pas jusqu'en surface du foin. Sans doute se contentent-ils de monter à la surface du sol, viennent y "piquer" du foin (se nourrir donc), tout en rejetant leurs déjections...
Pour moi, l'effet est le même : entretien des galeries verticales, travail de la terre gratuit (remonter les éléments fins, constituer des agrégats stabilisés...). Qu'on les voit ou pas.
Ce matin, j'ai fait un petit point sur la question et pris quelques photos :
1) sur un espace ouvert, une "ligne" découpée dans le foin :
On voit un beau turricule, signe d'une activité des anéciques...
2) à un endroit où le foin n'est pas assez épais :
On voit également des turricules, signe d'activité...
[Les fins observateurs verront aussi que dès que la couche de foin s'amenuise, les adventices repartent - au premier plan, un ail sauvage : lui aurait percé le foin de toute façon ; mais au second plan, on voit la levée d'une adventice non identifiée]
3) à un endroit où le foin est assez épais pour faire une barrière "anti-adventice"
On ne voit pas de turricules : on peut s’interroger
4) au même endroit, en enlevant le foin :
On voit des traces de turricules (plus petits, mais ils ont peut-être été brisés en soulevant le foin ; étant restés humides, ils sont fragiles...).
On peut donc affirmer qu'il y a une activité certaine des anéciques sous la couche de foin, même s'ils ne montent pas jusqu'en surface du foin. Sans doute se contentent-ils de monter à la surface du sol, viennent y "piquer" du foin (se nourrir donc), tout en rejetant leurs déjections...
Pour moi, l'effet est le même : entretien des galeries verticales, travail de la terre gratuit (remonter les éléments fins, constituer des agrégats stabilisés...). Qu'on les voit ou pas.
Dernière édition par Did67 le 27/09/15, 11:09, édité 2 fois.
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Fertilité
J'avais mis, au bas de la page 46, le 19 septembre, la photo du persil, coupé sur une première longueur...
Sans rien faire, le même endroit ce matin (26 septembre, donc pile une semaine après) :
PS : 2 mètres plus loin, sur le persil frisé, j'avais eu une attaque sévère de rats-taupiers : avec le piège déjà évoqué, j'en ai attrapé 7 dans le même trou, en l'espace de 4 ou 5 jours ; et depuis, silence radio !
J'avais mis, au bas de la page 46, le 19 septembre, la photo du persil, coupé sur une première longueur...
Sans rien faire, le même endroit ce matin (26 septembre, donc pile une semaine après) :
PS : 2 mètres plus loin, sur le persil frisé, j'avais eu une attaque sévère de rats-taupiers : avec le piège déjà évoqué, j'en ai attrapé 7 dans le même trou, en l'espace de 4 ou 5 jours ; et depuis, silence radio !
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Pour encourager tout le monde...
Une vue générale, ce matin (enfin partielle quand même !) :
A gauche, le rang de haricots déjà évoqué, sur lequel on a cueilli, hier (sans photographier hélas), une cagette pleine ! Bien sûr, sans engrais, sans traitement, sans travail, sans binette... Juste semer et récolter !
NB : il n'y a même pas de foin à cet endroit !
A l'arrière-plan, les balles de foin qui seront déroulées après récolte !
Une vue générale, ce matin (enfin partielle quand même !) :
A gauche, le rang de haricots déjà évoqué, sur lequel on a cueilli, hier (sans photographier hélas), une cagette pleine ! Bien sûr, sans engrais, sans traitement, sans travail, sans binette... Juste semer et récolter !
NB : il n'y a même pas de foin à cet endroit !
A l'arrière-plan, les balles de foin qui seront déroulées après récolte !
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FAQ 1.4 : Et mon compost ?
Petit préambule : loin de moi l'idée de dissuader de composter. Cela allège le poids de nos poubelles et réduit donc les taxes de collectes [plus vraisemblablement : limite leur augmentation exponentielle ?]. Et cela valorise tous les "déchets", qui n'en sont pas, puisqu'il peut s'agir d'un engrais organique à décomposition assez rapide. Se rappeler la "boite à chaussure" : tout ce qui y rentre et est gratuit, va augmenter, sans dépenses, la fertilité de notre jardin.
Cependant, souvent, quand des amis me montrent non sans fierté leur "compost", persuadés de "sauver la planète", je suis un peu consterné et obligé de leur dire que c'est un "pourrissoir", qui ne mérite en aucun cas l'appellation de compost : il s'agit alors d'un "tas", plus ou moins épais, de "biomasse" humide et facilement décomposable, genre accumulation d'épluchures, de restes de salades, de légumes ou fruits pourris, etc...
Comme le gazon évoqué juste au-dessus, cette "biomasse" fermente rapidement, au lieu de se décomposer lentement...
Si la surface est un peu compacte, il n'est pas à exclure qu'en profondeur, une méthanisation (décomposition anaérobie) ne se soit installée...
Et le "tas de compost", qui n'est donc qu'un "pourrissoir", est sans doute aussi une mini-station de méthanisation qui évacue le méthane dans l'atmosphère...
Cet avertissement étant lancé, admettons que vous ayez du bon compost. Qu'en faire par rapport à cette approche ???
a) le compost mur n'est en aucun cas une barrière anti-adventice, susceptible de bloquer la germination... Donc, de ce point de vue, il ne convient pas au jardinier paresseux !
b) en revanche, cela reste un apport d'éléments fertilisants et de matière organique plus ou moins décomposée ; le cas échéant, s'il a bien "chauffé" lors de sa fermentation, il peut être débarrassé des germes et graines (ce n'est pas toujours facile à obtenir dans des petits tas individuels ; cela l'est plus dans les stations, dont vous voyez les andains de 3 mètres qui "fument", signe que ça chauffe ; ils sont retournés 2 ou 3 fois pour que la couche externe se retrouve au centre...)
Donc il est hors de question de ne pas l'utiliser.
Par conséquent, on va épandre le compost (plus ou moins bine décomposé, et le cas échéant plus ou moins infesté de graines - puisqu'on s'en fout !) sur le sol : les éléments nutritifs vont fertiliser la terre, la matière organique va stabiliser la structure du sol, le cas échéant, les organismes vivants qui se sont développés dans le compost vont "ensemencer" le sol... Tout cela est positif !
Et on va mettre la couche de foin par-dessus, pour bloquer la levée des adventices.
Je stocke donc les "déchets", dans des "composteurs" (en fait des réserves de biomasse), en attendant de pouvoir les étendre sous la prochaine couche de foin.
J'étale juste la biomasse autour du spot actuel : je reste paresseux !
Et chaque année, je les déplace. La rangée de 4 "tas" fait donc, petit à petit, le tour du jardin...
Souvent, quand j'étale, cela n'est pas encore complètement décomposé, mais ce n'est pas un problème : le déroulement du foin est une méthode de compostage de surface. Y rajouter de la biomasse fermentescible n'est pas un problème, tant que l'ensemble reste assez perméable à l'air pour que le processus reste "aérobie" - ce qui est beaucoup plus facile "en surface" qu'en tas !
J'évite (ou je limite ???) la fermentation de la façon suivante :
- je mélange de la matière organique sèche (foin, paille, fanes de haricots devenues sèches et autres légumes en fin de vie - quand ils sont cellulosiques, donc...), entre deux couches de "déchets frais" (épluchures)
- j'ai 4 tas, et je verse dans chaque "composteur" à tour de rôle ; comme cela, la "biomasse" sèche en surface et j'évite d'avoir des couches épaisses, tassées...
Petit préambule : loin de moi l'idée de dissuader de composter. Cela allège le poids de nos poubelles et réduit donc les taxes de collectes [plus vraisemblablement : limite leur augmentation exponentielle ?]. Et cela valorise tous les "déchets", qui n'en sont pas, puisqu'il peut s'agir d'un engrais organique à décomposition assez rapide. Se rappeler la "boite à chaussure" : tout ce qui y rentre et est gratuit, va augmenter, sans dépenses, la fertilité de notre jardin.
Cependant, souvent, quand des amis me montrent non sans fierté leur "compost", persuadés de "sauver la planète", je suis un peu consterné et obligé de leur dire que c'est un "pourrissoir", qui ne mérite en aucun cas l'appellation de compost : il s'agit alors d'un "tas", plus ou moins épais, de "biomasse" humide et facilement décomposable, genre accumulation d'épluchures, de restes de salades, de légumes ou fruits pourris, etc...
Comme le gazon évoqué juste au-dessus, cette "biomasse" fermente rapidement, au lieu de se décomposer lentement...
Si la surface est un peu compacte, il n'est pas à exclure qu'en profondeur, une méthanisation (décomposition anaérobie) ne se soit installée...
Et le "tas de compost", qui n'est donc qu'un "pourrissoir", est sans doute aussi une mini-station de méthanisation qui évacue le méthane dans l'atmosphère...
Cet avertissement étant lancé, admettons que vous ayez du bon compost. Qu'en faire par rapport à cette approche ???
a) le compost mur n'est en aucun cas une barrière anti-adventice, susceptible de bloquer la germination... Donc, de ce point de vue, il ne convient pas au jardinier paresseux !
b) en revanche, cela reste un apport d'éléments fertilisants et de matière organique plus ou moins décomposée ; le cas échéant, s'il a bien "chauffé" lors de sa fermentation, il peut être débarrassé des germes et graines (ce n'est pas toujours facile à obtenir dans des petits tas individuels ; cela l'est plus dans les stations, dont vous voyez les andains de 3 mètres qui "fument", signe que ça chauffe ; ils sont retournés 2 ou 3 fois pour que la couche externe se retrouve au centre...)
Donc il est hors de question de ne pas l'utiliser.
Par conséquent, on va épandre le compost (plus ou moins bine décomposé, et le cas échéant plus ou moins infesté de graines - puisqu'on s'en fout !) sur le sol : les éléments nutritifs vont fertiliser la terre, la matière organique va stabiliser la structure du sol, le cas échéant, les organismes vivants qui se sont développés dans le compost vont "ensemencer" le sol... Tout cela est positif !
Et on va mettre la couche de foin par-dessus, pour bloquer la levée des adventices.
Je stocke donc les "déchets", dans des "composteurs" (en fait des réserves de biomasse), en attendant de pouvoir les étendre sous la prochaine couche de foin.
J'étale juste la biomasse autour du spot actuel : je reste paresseux !
Et chaque année, je les déplace. La rangée de 4 "tas" fait donc, petit à petit, le tour du jardin...
Souvent, quand j'étale, cela n'est pas encore complètement décomposé, mais ce n'est pas un problème : le déroulement du foin est une méthode de compostage de surface. Y rajouter de la biomasse fermentescible n'est pas un problème, tant que l'ensemble reste assez perméable à l'air pour que le processus reste "aérobie" - ce qui est beaucoup plus facile "en surface" qu'en tas !
J'évite (ou je limite ???) la fermentation de la façon suivante :
- je mélange de la matière organique sèche (foin, paille, fanes de haricots devenues sèches et autres légumes en fin de vie - quand ils sont cellulosiques, donc...), entre deux couches de "déchets frais" (épluchures)
- j'ai 4 tas, et je verse dans chaque "composteur" à tour de rôle ; comme cela, la "biomasse" sèche en surface et j'évite d'avoir des couches épaisses, tassées...
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bonsoir,
a propos de vers de terre: pour les Rennais , ceux des alentours etc... une conférence de Marcel Bouché le 17 novembre 20h30 à l'espace des sciences
http://www.espace-sciences.org/conferen ... des-hommes
il est sans doute prudent de réserver (voir la page du lien)
yves
a propos de vers de terre: pour les Rennais , ceux des alentours etc... une conférence de Marcel Bouché le 17 novembre 20h30 à l'espace des sciences
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