Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Agriculture et sols. Pollution, contrôles, dépollution des sols, humus et nouvelles techniques agricoles.
sicetaitsimple
Econologue expert
Econologue expert
Messages : 11377
Inscription : 31/10/16, 18:51
Localisation : Basse Normandie
x 3668

Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar sicetaitsimple » 05/12/16, 13:26

Did67 a écrit :
Les dernières mousses que j'ai vues dans mon jardin, c'était "avant", dans une parcelle de fraisiers "en fin de vie", épuisée...


Menteur! Moi j'ai vu au moins une mousse dans ton jardin, celle que tu tiens dans ta main gauche avec un livre dans la main droite!
1 x

Avatar de l’utilisateur
Did67
Modérateur
Modérateur
Messages : 20362
Inscription : 20/01/08, 16:34
Localisation : Alsace
x 8695

Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 05/12/16, 13:50

Zut ! Il n'y a pas que Hollande qui se fait piéger par des appareils photos alors ?
1 x

olivier75
Grand Econologue
Grand Econologue
Messages : 764
Inscription : 20/11/16, 18:23
Localisation : aube, champagne.
x 155

Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar olivier75 » 05/12/16, 14:09

didier a écrit,
1) Peut-être alors auras-tu la curiosité de vérifier si ce travail du sol apporte un réel "plus" ??? Donc de cultiver des plates-bandes avec une moitié ainsi "fraisée", et une moitié semée directement sans aucun travail ?

Cela m'intéresserait beaucoup.

Tu sais que je ne suis pas convaincu qu'un travail du sol au-delà des 2 cm du lit de semences (mon "grattoir" à 3 dents) apporte un plus et est nécessaire à l’enracinement dans un sol "aggradé".

Tes essais, avec quelques répétitions / différentes variétés pourraient "objectiver" ça. Et permettre de savoir si c'est une croyance, une conviction. Vraies ou fausses ?

2) Avec le foin, une des difficultés est de laisser en place la couche de foin, bien "plaquée", pour contrôler les adventices jusqu'à la récolte. Je pense donc qu'il faut des deux cotés du disque coupeur, des rouleaux qui plaquent et retiennent le foin (et qui règlent la profondeur par la même occasion). J'avais imaginé un système, mais pas encore finalisé l'idée. Et encore moins commencé à construire quelque chose.

3) Pour les cultures sous couverts vivants, en revanche, je crois beaucoup en ce type de "strip-tilling" (travail du sol en bande étroite). Là, il faut "ouvrir" une bande. Et là, ce type de systèmes est indispensable. J'avais aussi pensé bidouillé à partir de perceuses !

Donc tiens-nous au courant ! C'est très très intéressant !





bon je n'ai pas l'encadré rouge, je suis sur mac.

c'est exactement ça;

Pour le foin, ou paillage,
Le problème est dans l'usure des disques, l'évacuation ou l'affinage, ou un peu des 2, du foin et une surface de sol lisse, ou propre, suffisamment pour les roues d'un semoir, j'ai un 2 rang de chez tom press (il n'y a pas de marque mais il est connu) pour les petites graines( max radis) et les semis avec cette année étaient top, il n'aime pas les débris ni les mottes. j'ai le wolf qui à mon avis passe partout pour les grosses graines.
Des roues, ou plutôt des skis, ou les deux, maintiennent le foin, des lames ou fraises découpent, évacuent et gratouillent la surface, et pour un semi à la main pas forcement jusqu'a la terre, ce n'est pas un travail sol.
Pour la couverture vivante,
je vais me porter sur une fraise électrique env 20cm et rajouter des roues et ou un rouleau émietteur pour régler la profondeur.
A mon avis il n'y a pas besoin de comparatif, l'avantage n'est que dans la facilitée de (très bien) semer .

Je me suis mis aux planches permanentes avec allée en trèfle blanc et précise que je "tient" un potager de 100m2 toute saisons en y passant un we toutes les 3 semaines en moyenne depuis 2012, je viens d'en commencer un autre d'environs 200m2 plus nourricier. Il n'y a pas de foin non consommable dans mon coin...
Olivier.
0 x

Avatar de l’utilisateur
Did67
Modérateur
Modérateur
Messages : 20362
Inscription : 20/01/08, 16:34
Localisation : Alsace
x 8695

Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 05/12/16, 15:05

Juste pour que je comprenne : tu fais comment actuellement ? Sol nu ? Autre couverture permanente (que le foin) ?

Je pense que les petits motoculteurs (fraises) électriques sont un peu large ; du coup, cela ouvrirait trop d'espace pour les "adventices", même si un couvert rampant de type trèfle refermerait assez vite l'espace. En tout cas, à évaluer...

Mais je pense aussi que si on met des "roulettes" pour gérer la profondeur, on peut couper les dents extérieures de la fraise pour resserrer la partie travaillée...

[sans pub, je pensais à ce genre de "bazar" dont on dépiauterait la moitié de la fraise : https://mantis.fr/produit/motobeche-electrique-mantis/ ; trop large à mon goût ; si j'ai bien vu, chaque "roue dentée" s'enlève, avec une clavette ?]
0 x

olivier75
Grand Econologue
Grand Econologue
Messages : 764
Inscription : 20/11/16, 18:23
Localisation : aube, champagne.
x 155

Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar olivier75 » 05/12/16, 17:17

Didier,

En ce moment je fait avec le seul principe de permaculture que je retiens, avec ce que j'ai et ce qui ne sert pas à mes voisins.
Tontes, brf, bois broyé, copeaux, sciures, écorces, trèfle, pommes pourries, (le top), gâteau de pomme du pressoir, adventice, épluchures, café, un peux de compost, (je n'en ai plus beaucoup), orties et consoude b14. c'est régulièrement suffisant pour amender, garder l'humidité et un peu maintenir les adventices. Le crottin de poney d'une voisine cet automne, dont l'action se fera au printemps. je précise que je n'ai pas vraiment des légumes de compétition, surtout que les variétés ne sont pas vraiment choisies pour leur taille, mais 2 ou 3 récoltes par ans. en général je sème le jour de la récolte et je repique souvent avant.
Je n'aurai du foin que l'été prochain de terrains abandonnés. Pendant les vacances de Noël je passerai un coup de scarificateur et une tonte pour ramasser l'herbe, les feuilles et la mousse du verger et les mettrai en place sur le nouveau potager, que j'ai quand même préparé au rotavator, parce que je pensais devoir tout épierrer. En fait j'ait 12/15 cm de terre. Parce que je voulais remuer la terre autour des noisetiers contaminé par le baladin et parce que avec un micro tracteur c'est facile. j'ai enlevé les dents extérieures pour ne travailler que la planche, 55cm, l'intérieur des roues.
Je sais que ce n'est pas bien, mais j'ai gardé plusieurs lignes intactes avec le mélange herbe feuille mousse pour faire un comparatif....c'est pour la science!!!!

Pour la fraise, les électriques sont très peu large et le trèfle à des réserves, il faut 20 pour une ligne et 30 pour une ligne double, et je pense souder un disque de chaque coté pour bien couper les belles racines du trèfle, avec une roue sur roulement de chaque coté pour la hauteur, ce pourrai être un mini rouleau faca mais les semis on besoin d'ombre.
En novembre les petit pois semés le même jour à 4m d'éloignement mais sous trèfle pour l'un et à découvert pour l'autre, la ligne à découvert à été mangé par les limaces grises et celui sous trèfle non!

j'ai des photos mais je n'arrive pas à les mettre...
olivier
0 x


Avatar de l’utilisateur
Did67
Modérateur
Modérateur
Messages : 20362
Inscription : 20/01/08, 16:34
Localisation : Alsace
x 8695

Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 05/12/16, 17:38

Ah OK ! Je vois donc ton système...

Tu découvres sans doute ce que j'écris : alors si j'ai des convictions "vives", je ne pense pas, en revanche, qu'il n'y ait qu'un modèle. Je pense juste qu'un sol vivant n'est pas une décharge d'ordure, et qu'il faut, autant que possible, raisonner un peu les apports pour éviter des effets négatifs (si tant est qu'on veut optimiser ; il est aussi permis de s'en foutre !). De ce point de vue, je regrette parfois le tout et n’importe quoi de certains "permaculteurs", comme si cela n'avait aucune importance.

Ta comparaison entre zone travaillée et zone non travaillée sera intéressante. Depuis trop longtemps même je suis tellement convaincu de l'intérêt de la paresse que je ne me donne plus la peine de faire ce genre de comparaison (qui me demanderait donc un effort ; je n'ai aucun engin).

POur ma part, dans le foin, je n'ouvre pas plus de 3 doigts, donc environ 7 cm. Pour offrir le moins de place aux adventices. En couvert vivant, l'espace va être reconquis. Il faut voir qui gagne la compétition entre levée d'adventices annuelles (genre le rapides laiterons, chénopodes, séneçons...) et le trèfle... Cela permettra de régler la largeur de la fraise "optimale"...

Ton mini-faca, ce serait pour l'inter-rang si je comprends bien ? Je ne sais si sur trèfle il sera d'un grand effet. Cela le serait sans doute si tu avais des engrais verts érigés, avec des tiges encore cassantes... Mais le nec plus ultra serait sans doute, via une réduction appropriée, de réguler l'avancement sans être dépendant de la fraise, qui ne ferait que gratter en surface. Voire d'être "contra-rotatif" ???

Ce ne sont là que des idées que je mets dans le pot commun. Je n'ai encore rien conçu ni essayé de la sorte !
0 x

Avatar de l’utilisateur
Julienmos
Grand Econologue
Grand Econologue
Messages : 1265
Inscription : 02/07/16, 22:18
Localisation : l'eau reine
x 260

Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Julienmos » 05/12/16, 18:00

olivier75 a écrit :
En ce moment je fait avec le seul principe de permaculture que je retiens, avec ce que j'ai et ce qui ne sert pas à mes voisins.

pommes pourries, (le top), gâteau de pomme du pressoir, ...


j'avais moi aussi demandé l'avis de Didier au sujet des pommes (c'est à la page 224)

voici la question que je lui avais posée:

"Ces fruits (pommes ou autres), comme couverture, celà doit se comporter un peu comme les tontes de gazon, non ? à savoir apporter surtout des sucres, de l'azote... et donc il faut éviter d'en mettre de trop ?"

et sa réponse:

"Ce sont des fruits, donc une partie bien particulière d'une plante. Donc surtout de l'énergie, sous forme de sucres "rapides"... Très peu d'azote. L'azote, ce sont les molécules "fonctionnelles" des être vivants : ADN, ARN, protéines, chlorophylle, etc... Il y a souvent encore des acides organiques (les fruits "piquent" un peu, même si le sucre masque cela)... D'où une décomposition surtout par des "moisissures" (des champignons)... Peu de cellulose et pas de lignine...

Donc : pas d'effet sur la formation de substances humiques, pas d'apport d'azote notable, surtout de l'énergie, mais que les organismes auront un peu de mal à valoriser.

Pas véritablement un top, donc. Les apparences sont trompeuses.

Et attention aux rongeurs !
"
0 x

Avatar de l’utilisateur
Did67
Modérateur
Modérateur
Messages : 20362
Inscription : 20/01/08, 16:34
Localisation : Alsace
x 8695

Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 05/12/16, 18:09

J'avais oublié un peu les pectines, des "sucres" un peu plus complexes, moins rapides, à l'époque...

Je ne m'en souvenais plus, de cet échange !

Après, c'est une question de quantité... et de mélanges (s'il y a de la cellulose, de la lignine, cette énergie ne vas pas nuire, mais sans corriger le déficit d'azote...).

Le marc de café, lui, est riche en azote (mais sauf à avoir un bistrot, en général, les quantités sont insignifiantes).
0 x

olivier75
Grand Econologue
Grand Econologue
Messages : 764
Inscription : 20/11/16, 18:23
Localisation : aube, champagne.
x 155

Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar olivier75 » 05/12/16, 19:50

Pour les pommes,
il y a en effet très visible à la récolte, j'en ai mis en grosse quantité sur les hélianthies, la rhubarbe et les framboisiers, 10cm, et disséminé un peux partout. J'avait déjà remarqué dans le compost des noeuds de vers de terre dans les pommes, je ne savait pas les distinguer à l'époque...elles sont mises à l'automne et finissent de se dégrader en mars/avril, ce n'est pas violent. Recouvertes de sciures de peuplier pour l'esthétique, on ne peux pas marcher dessus, sauf en bottes.

Pour Didier,

Je ne suis tes vidéos que depuis avril, forcement, et suis convaincu par le système, et c'est pour ça que je triple ma surface, il faut juste un certain temps pour s'adapter, sois et ses approvisionnements, (je n'ai pas compris quand les agriculteur me disent qu'ils finissent de nourrir les vaches avec de la paille et que eux aussi sont acheteur de foin!) et que je décris ce que je fait, pas ce que je ferai...
Après, j'ai cité en vrac mais les 3 vrais apports sont tontes, copeaux et pommes, les autres sont minimes et en terrain plutôt choisi selon les besoins, je diminue le compostage.

Le mélange herbe sciure été testé en 2011, quand j'ai repris le verger, 3000m2, fauché une fois l'an auparavant avec l'herbe laissé sur place. je fauchai une fois sans ramasser et une fois en ramassant, pour ressemer un maximum et laisser un peu d'herbe, les tocs d'herbes étaient énormes avec de la terre à nu autour. ça a bien marché, mais je me retrouvait avec beaucoup d'herbe qui ne se décomposait pas, j'y ai ajouté de la sciure de la scierie du village, qui à fermée depuis, et c'est devenu un compost presque normal. Depuis je ramène des copeaux, sauf exotique et chêne, et de la sciure perso, je fait venir une scierie mobile.
5 ans après j'ai beaucoup moins de volume, j'ai presque tout laissé sur place cette année, juste pris un peu pour les mettre autour des troncs, et j'y ai semé du trèfle blanc ce printemps.
Je tond surtout par zones pour la faune, la flore, le temps et l'essence.

Pour l'ouverture du foin, je suis parti sur des semis de 2 lignes espacées d'environ 10cm au semoir, (influence de fortier) pour radis, carottes, navets, salades etc, mais tu as raison pour une ligne, surtout les grosses graines 5 à 7cm doivent suffirent, en biais peut être, avec juste 1cm au sol, comme en semis directs.

Pour la phénoculture je pense qu'elle à besoin d'être couplé au brf, à l'échelle du jardin, selon les plantes et les approvisionnements. Un jardin normal ayant à mon avis un minimum de brf, il FAUT replanter les haies, si possible nourricières au moins pour la faune.
Si ce n'est pas forcement utile, ou indispensable, aider certaines, y compris les arbres, avec copeaux, pommes, consoudes et orties peut aider, parce que j'en ai, et que ce sont vite des déchets polluants en tas.

Pour julienmos,

Les pommes à la décheteries; non, les pommes pas mures dans le jus; non, les pommes qui méthanisent en tas: non, les pommes avec les vers sous les pommiers: non. Alors il ne faut pas étouffer la terre et laisser les grosses bêtes commencer le travail, c'est une aggradation avec beaucoup d'eau, et surtout c'est l'hiver, et l'engrais c'est aussi la faune qui mange tout ça?
je me sert aussi de tranches de pommes comme attrape limaces, presque aussi efficace que le pamplemousse.
Le reste c'est négligeable, je n'habite pas sur place.

Olivier.
0 x

olivier75
Grand Econologue
Grand Econologue
Messages : 764
Inscription : 20/11/16, 18:23
Localisation : aube, champagne.
x 155

Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar olivier75 » 05/12/16, 20:00

Pour julienmos,

L'azote, dans un jardin vivant, on s'en fiche un peu, ou beaucoup, je préfère les apports de potasse et autres de la consoude, et je met l'ortie plus pour renforcer les plantes que les booster.
Même si c'est la phobie de beaucoup, dès que le sol est couvert, vivant ou pas, l'azote assimilable est présent, ce n'est un problème pour ceux qui laissent la terre à nu et sans diversité.

Selon moi, évidemment...

Olivier
0 x


 


  • Sujets similaires
    Réponses
    Vues
    Dernier message

Revenir vers « Agriculture: problèmes et pollutions, nouvelles techniques et solutions »

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Bing [Bot] et 6 invités