sicetaitsimple a écrit :
Plus sérieusement, j'avais crû comprendre que la disponibilité en phosphore n'était généralement pas un gros problème dans nos sols(en France pour simplifier)?
Le "stock" de P dans le sol ne pose pas de problème, il y en a très très largement plus que les besoins des plantes. Que ce soit en grandes cultures ou en maraichage.
C'est bien la "disponibilité", au sens où je comprends ce terme, c'est-à-dire la possibilité pour les plantes de l'absorber, qui est le problème.
C'est ça que j'ai voulu dire.
Ceci amène, en grande cultures, à maintenir la "perf" de P soluble alors qu'il y a un énorme stock (essentiellement indisponible).
Voilà ce que j'ai aussi voulu dire.
Ensuite tu n'as pas tort de dire qu'en maraichage, avec des apports importants de matières organiques, cette question de la disponibilité se résout d'elle-même, le P organique étant plus disponible. Ou le devenant plus facilement lorsque la matière organique se minéralise.
Et je rajouterai alors : quand on "cultive" les champignons dans son potager par des apports de substances ligneuses, et qu'on favorise les mycorhizes, cela devient définitivement un faux problème.
Mon obsession des champignons (les booster avec du BRF ou des "copeaux", mais aussi mon aversion du sulfate de cuivre) a deux raisons : a) celle qu'on évoque ici, la question de l'alimentation des plantes en P ; b) les questions de circulations à travers les réseaux d'hyphes, des éléments minéraux et de l'eau - notamment les "remontées".



