sicetaitsimple a écrit :Did67 a écrit :Oui, en effet. C'est un aspect.
C'est un aspect effectivement important, car si il te prenait de vouloir cultiver 3 ha d'oignons en épendant chaque année 300 balles de foin, en plantant, et en récoltant, le tout à la main ou avec l'aide de quelques outils sommaires ( allez, un motoculteur), sans parler du traitement post récolte, je pense que ta présence sur un blog dédié à la paresse potagère n'aurait plus beaucoup de sens!
PS: bien entendu, je plaisante sur ta présence sur ce blog, c'est toi qui l'a créé et fait vivre. Cordialement.
Je reprends un peu ce débat.
Partons d'un besoin de 250 kg de foin / 100 m², soit 25 tonnes / ha.
Le foin contient environ 20 % d'eau, soit 80 % de matière sèche. Il faut donc à la louche 20 tonnes de MS de foin / ha.
La productivité de la luzerne se situe généralement entre 10/12 tonnes de MS par ha, mais peut aller jusqu'à 15. Pour une teneur en protéines de 18 à 25 %.
Quelques flottements sur les taux C/N selon la littérature :
a) pour le compostage, un taux de 25 semble recommandé ; on va prendre ça comme base pour la "décomposition de surface" aussi...
b) les taux suivants sont donnés dans la littérature
- gazon : 10
- luzerne : 16 à 20
- feuilles d'arbres fraichement tombées : 20 à 60
- foin de graminées : 32
- paille : 50 à 150
- papier/carton : 150
- sciure : 150 à 500
Le foin serait donc légèrement trop pauvre et induirait un léger "effet dépressif"... Que je n'ai pas observé, bien au contraire ! Mais je pense que le terme "foin" peut recouvrir des réalités bien différentes...
La luzerne serait donc un peu trop riche en azote, par rapport à l'idéal de 25. Et si on veut "fabriquer" l'équivalent d'un foin par mélange, on peut presque la "diluer de moitié" avec un produit pauvre de type paille. ET donc avec la production de 1 ha + la même quantité de paille achetée, on aurait de quoi traiter 1 ha de cultures maraichères "plus que bio" et très intensive.
J'en arrive donc à la conclusion qu'un modèle de maraichage commercial à base foin pourrait s'envisager à partir du moment où la moitié de la surface pourrait être consacrée à la luzerne, avec un effet structurant et améliorant / enrichissant en azote intéressant pour les plates-bandes. Et production de la quantité de "matériau" nécessaire à une couverture de surface de type "phénoculture"...
Finalement, cela n'a pas l'ait si compliqué...
Dommage que je n'ai plus toute ma jeunesse !



