Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Agriculture et sols. Pollution, contrôles, dépollution des sols, humus et nouvelles techniques agricoles.
phil53
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar phil53 » 16/11/16, 20:57

Le potentiel de matière gaspillé est énorme,avant qu'on dépasse l'utilisation de celle-ci la phénoculture a de la marge.
Dans ma commune je le répète i y a 40ha de zones en herbe plus le bord des rocades.
Évidemment cela demande une organisation mais entre gaspiller tout et récolté avec un certain coût il faut trouver le juste milieu.
Quand j'étais jeune les communes vendaient le foin des bernes. Cela s'est arr^té car d'une part c'est devenu plus rentable et en plus il y avait de plus en plus de déchets métallique ou plastique dans le foin occasionnant des pertes (vaches ou moutons mort suite à l'ingestion)
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sicetaitsimple
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar sicetaitsimple » 16/11/16, 22:19

phil53 a écrit :Le potentiel de matière gaspillé est énorme,avant qu'on dépasse l'utilisation de celle-ci la phénoculture a de la marge.


Bonsoir Phil53,

bien entendu je suis d'accord, il y a beaucoup de matière gaspillée. Mais le problème que j'essaye d'évoquer n'est pas là.

Tant que vous ne comptez pas vos heures, éventuellement votre essence, à collecter des matières organiques pour les répandre dans votre jardin, effectivement il n'y a pas de soucis. C'est ce que j'ai appelé un peu plus haut un comportement "autarcique", si en plus c'est sur votre propre propriété que vous faites les transferts horizontaux de fertilité, vous n'avez rien à demander à personne. Aller récolter de l'herbe fauchée en bord de route ou aller vous même la faucher dans une parcelle abandonnée est bien aussi.

Mais bon, c'est typiquement une activité de retraité... statut contre lequel je n'ai rien puisque j'y aspire!

Si par contre vous voulez acheter du foin et vous le faire livrer, ça peut devenir selon les endroits beaucoup plus compliqué et beaucoup plus cher...
Pour l'anecdote, j'ai personnellement habité une maison plutôt en agglomération et mitoyenne des deux cotés, le roundballer il ne passe juste pas la porte!

Donc certes il y a de la marge tant qu'on s'en occupe personnellement en n'étant pas paresseux, mais il y des des activités plutôt en croissance via la "transition énergétique" ( "plan chaleur" biomasse, agrocarburants deuxième génération, électricité via biomasse ou méthanisation) qui risquent d'exercer dans l'avenir une pression importante sur la ressource.

Et qui dit pression importante dit augmentation des prix et diminution des ressources accessibles "gratuitement".
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar sicetaitsimple » 16/11/16, 22:43

sicetaitsimple a écrit :
Donc certes il y a de la marge tant qu'on s'en occupe personnellement en n'étant pas paresseux, mais il y des des activités plutôt en croissance via la "transition énergétique" ( "plan chaleur" biomasse, agrocarburants deuxième génération, électricité via biomasse ou méthanisation) qui risquent d'exercer dans l'avenir une pression importante sur la ressource.

Et qui dit pression importante dit augmentation des prix et diminution des ressources accessibles "gratuitement".


Complément important:: je ne voudrais pas que la phrase ci-dessus soit mal interprétée. Bien entendu je souhaite que nos agriculteurs trouvent les débouchés leur permettant de vivre dignement de leur activité, les "phénoculteurs" adapteront en conséquence leurs pratiques.
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phil53
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar phil53 » 16/11/16, 23:42

sicetaitsimple je comprends ton raisonnement et je le respecte. je ne suis pas retraité mais c'est vrai que pour transporter mon foin que je récupère dans une prairie à 4km, je le transporte dans une remorque avec un vélo pour tracter. C'est loin d'être une activité de paresseux. Je suis plus épuisé par 3 voyages que par 15 kms de footing. Je conçois que tout le monde ne peux ou ne veux faire ça.
Néanmoins si la phénoculture se dévelope, en plus de récupérer les matières gaspillées de façon efficace pour un prix raisonnable il faut se pencher sur la possibilité d'utiliser des plantes vivantes pour couvrir le sol
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Mixieer56 » 17/11/16, 09:49

EXPERIENCE goemon suite J’ai étalé environ 4 sacs de 100 litres de goëmon tout frais – pas de remorque actuellement – sur environ 40 m2 de potager en septembre 2016. En mars il ne restait que quelques brins desséchés, que j’ai enfoui – eh oui  - . J’ai planté successivement pommes de terre Mona lisa 15 mars, laitues, courgettes mi- avril puis tomates début mai et poireau fin juillet. Seules les salades et les tomates ont produit normalement, le reste a été catastrophique. J’ai mis de l’engrais présumé bio « Solabiol »et traité les tomates à la bouillie bordelaise…..Pas de traces de vers d’aucune sorte….en revanche des monticules ressemblant à ceux des campagnols.
Cette année fin septembre j’ai semé de la phacélie qui n’a pas fleuri….
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 17/11/16, 10:30

sicetaitsimple a écrit :
Bonsoir Didier,
j'ai lu (mais comme toi je suis assez prudent vis-à-vis de ce que je lis sur Internet ...) que les galeries des rats-taupiers sortaient en biais alors que les galeries de taupes sortaient verticalement. Pour les taupes, ça me parait correct vu de mon expérience.

As tu constaté des choses allant dans ce sens?

PS: ma question est très intéressée: je vois de plus en plus de monticules qui se rapprochent peu à peu de ma modeste parcelle!


Je n'ai jamais réussi à "identifier" les animaux par ce biais...

D'autant plus que chez moi, visiblement, ils utilisent les mêmes galeries !

J'avoue que cela m'enquiquine, car du coup, si j'ai "éliminé" une vingtaine de rats-taupiers en deux ans, j'ai aussi piégé de mémoire 3 taupes, contre lesquelles je n'avais rien...
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 17/11/16, 10:34

phil53 a écrit :Le potentiel de matière gaspillé est énorme,avant qu'on dépasse l'utilisation de celle-ci la phénoculture a de la marge.
Dans ma commune je le répète i y a 40ha de zones en herbe plus le bord des rocades.
Évidemment cela demande une organisation mais entre gaspiller tout et récolté avec un certain coût il faut trouver le juste milieu.
Quand j'étais jeune les communes vendaient le foin des bernes. Cela s'est arr^té car d'une part c'est devenu plus rentable et en plus il y avait de plus en plus de déchets métallique ou plastique dans le foin occasionnant des pertes (vaches ou moutons mort suite à l'ingestion)


Il y a, localement, les zones écologiques où on pratique la fauche tardive (pour protéger certaines espèces : "fleurs", oiseaux ou papillons se nourrissant d'une plante particulière...), mais qu'il faut faucher quand même, parce que cela doit rester un milieu "ouvert" (et ne pas devenir une friche)...

Il y a des zones soustraites à l'agriculture autour de captages d'eau...

Je pense qu'on pourrait identifier de tels endroits et passer des conventions... pour une "valorisation plus que bio" !
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Message non lupar Did67 » 17/11/16, 10:50

Mixieer56 a écrit :EXPERIENCE goemon suite J’ai étalé environ 4 sacs de 100 litres de goëmon tout frais – pas de remorque actuellement – sur environ 40 m2 de potager en septembre 2016. En mars il ne restait que quelques brins desséchés, que j’ai enfoui – eh oui  - . J’ai planté successivement pommes de terre Mona lisa 15 mars, laitues, courgettes mi- avril puis tomates début mai et poireau fin juillet. Seules les salades et les tomates ont produit normalement, le reste a été catastrophique. J’ai mis de l’engrais présumé bio « Solabiol »et traité les tomates à la bouillie bordelaise…..Pas de traces de vers d’aucune sorte….en revanche des monticules ressemblant à ceux des campagnols.
Cette année fin septembre j’ai semé de la phacélie qui n’a pas fleuri….


Ah, tu avais la réponse à la question ???

1) Cela confirme que c'est une matière à décomposition très rapide. Pas nécessairement "bine indiquée" pour la phénoculture en tant que couvre-sol...

2) Cette année a été particulière, avec ou sans goémon. Moi, ce printemps, sans goémon, j'ai raté plein de choses juste parce que les sols étaient froids et engorgés (donc asphyxiants, donc pas d'activité biologique aérobie, absolument nécessaire).

Donc NE PAS CONCLURE TROP VITE ! A ta place, je referai l'essai...

2bis) Quand on fait un essai, il est utile d'avoir un "témoin", pour être sûr que l'effet qu'on observe est bien liée à l'action faite. Dans ce cas : moitié du carré avec goémon / moitié sans, et tout le reste identique (même traitement du sol, même variétés, plantées le même jour et mêmes actions ultérieures). Alors seulement on peut conclure (un peu !).

Je compares souvent l'agronome au médecin et au vétérinaire :

- le médecin a généralement un patient qui parle, qui lui raconte ses bobos ; en dehors des symptômes, il a donc plein d'éléments (les analyses, les radios, l'IRM...) ; et pourtant, il y a des ratés, des divergences entre deux médecins, etc..

- le vétérinaire observe l'animal, ses postures, il a quelques symptômes (températures), etc... C'est déjà plus compliqué...

- l'agronome est devant une "boite noire",le sol ; il n'a que les effets observés de certaines actions, qu'il doit analyser... souvent masqués et souvent "multifactoriels" (un même effet peut être lié à plusieurs facteurs) ; c'est donc très difficile ! D'où la nécessité de simplifier au max les protocoles, de répéter (en différents endroits, différentes années) !

3) Je ne connais pas du tout l'influence de ce "produit" sur les vers. A priori, elle ne devrait guère être positive, car ces algues ne devraient guère contenir de cellulose. Cela me semble plutôt une "niche à bactéries". Je dis cela sous toutes réserves. C'est ce qu'on appelle une "réflexion en l'air" !

4) Va falloir creuser...

Mais dès lors que cela était utilisé (plus comme "engrais" organique que comme "nourriture pour la vie du sol" à mon avis), cela doit avoir son utilité.

Dans notre approche (stimuler la vie du sol plus que fertiliser directement le sol), peut-être davantage en "mixage" avec des produits ligneux...???

Donc peut-être un deuxième essai avec goémon + sciure ???
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Mixieer56 » 17/11/16, 11:39

GOEMON suite:
Merci Didier de ta réponse très détaillée. Je vais donc épandre du goëmon et de la sciure sur une partie témoin et planter à l'identique que sur une parcelle recouverte de foin .
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Julienmos » 17/11/16, 12:52

comme je suis rarement à court de questions idiotes... :)

je me demandais comment faisaient les vers (anéciques) en été, quand le sol est chaud et sec, pour descendre dans les profondeurs, si sous la couche arable se trouve par ex de la roche, caillasse, bref un sous-sol très dur... ?

PS. pour moi, la taupe est pas non plus franchemement bienvenue, ça bouffe les vers !!! et parfois les monticules qui recouvrent les légumes... bref la taupe c'est pas le top :lol:
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