izentrop a écrit :
il explique qu'un couvert végétal (riche en azote), s'il est broyé, perd son azote par émanation...
Peut-être, le simple fait d'écarter ta couche de foin pour mettre tes tontes de pelouse en contact du sol et remettre le foin par dessus éviterait ces pertes ?
Je ne vais pas tout reprendre, mais tout de même quelques précisions sur ce qui a été posté durant mon absence :
1) Oui, il faut éviter qu'un tas de tonte de gazon "fermente". J'ai toujours indiqué qu'il fallait "saupoudrer" des matières pauvres en azote par un peu de gazon, de telle sorte qu'il sèche...
2) Je suis adepte de la paresse. Dès lors pourquoi compliquer quand la nature peut faire simple :
- tu mets ta couche de paille ou de feuilles mortes
- tu "saupoudres" les tontes par-dessus
- cela dessèche, ce qui ralentit la décomposition et bloque la fertilisation
- cela va se décomposer au fur et à mesure que cela "descend" et se rapproche du sol, qui maintient cette couche humide...
- sachant que là-dedans il y a alors pas mal d'activité, je pense que cela se mélange assez naturellement.
En tout cas, on a une "bonne" odeur, alors qu'un tas de gazon qui fermente sent la "réduction". Et si de l’ammoniac (gaz) se forme, alors cela se sent (comme dans un pissotière !).
En revanche, dès que le support est humide, l'ammoniac (gaz) qui est extrêmement avide d'eau, se dissout et devient ion ammonium (NH4+). Je trouve que Konrad Schreiber semble zapper un peu ça [cette avidité de l’ammoniac pour l'eau est utilisée dans les frigos qui fonctionnent avec la chaleur du pétrole ; je ne vais pas embrouiller. Je prends, sur ce point, mes distances. Je pense que Konrad, des fois, se laissent embarquer par ses équations, dont il fait une lecture qui ne me semble pas juste !