Julienmos a écrit :mais est-ce encore le cas si ces tontes sont sèches (épandues en couche mince au soleil après fauchage, retournées une ou 2 fois, puis stockées) c'est à dire si elles ne sont plus fraîches et vertes ?
si je pose cette question, c'est suite au visionnage d'une vidéo de K S
https://www.youtube.com/watch?v=qNsmdkSKFvwregarder à partir de la 35eme minute. A un moment, il explique qu'un
couvert végétal (riche en azote), s'il est broyé, perd son azote par émanation...
Je pense qu'il y a une part de "conjecture" (ce qu'on s’autorise à penser, à la connaissance de la "théorie")
Le problème est que le sol est un joyeux bordel (des dizaines de milliers d'espèces de bactéries, 1 milliard dans une cuillère à café de sol, par exemple... qui vivent comme elles peuvent en transformant un "produit A" en un "produit B" tout en récupérant l'énergie dont elles ont besoin - et elles essayent à peu près tout ce qu'il est possible et imaginable), avec des mécanismes possibles dans tous les sens...
Je pense que Konrad expose là des "convictions", non étayées par des expériences et des mesures...
Il parle là de l'urée [(NH²)CO, qui est transformé furtivement en gaz ammoniac NH3, gaz ammoniac qui est très avide d'eau et se dissout quasi-instantanément en ion ammonium NH4+]...
Son "qui s'échappe" à propos de NH3 est pour le moins osé, comme règle général : l’ammoniac sent très fort. Et sauf pissotières mal entretenues, sauf matière riche en azote qui "pourrit" dans une sorte de flaque d'eau (jus qui s'écoulent d'un ensilage), il est rare de sentir cela.
Ma conjecture ("ce que je pense") serait donc :
a) dans un sol humide, cet ammoniac NH3 devient des ions ammonium NH4+
b) il existe des mécanismes de pertes d'azote dont celui-ci dans des conditions où la transformation en NH4+ ne peut pas se faire, lorsqu'il y a des excès d'azote, dans un compost mal géré, etc... La "dénitrification" (NO3- devient NO puis N²) existe aussi en milieux non aérés...
c) Il y a un "joyeux bordel" dans le sol, donc cela existe puisque tout existe ; mais je ne pense pas du tout que dans un sol bien géré, meuble, cela soit un phénomène important, sinon, l'azote manquerait aux plantes et cela se verrait !
d) une bonne partie du cycle de l'azote ne passe pas par l'urée (qui est juste un déchet du métabolisme azoté chez les animaux - composant essentiel de notre urine, par ex). Tout ce que j'ai lu sur la décomposition des protéines pou des bases azotées (ADN,ARN) semble indiquer que les organismes en question (bactéries, champignons) excrètent directement l'ammonium (NH4+) [souvent, improprement appelé "ammoniaque" avec que dans la littérature !]. Dans la "soupe" du sol, il ne se forme pas le gaz NH3. Il est déjà sous forme NH4+ dans le cytoplasme (le "jus") des organismes en question...
Je pense donc que l'équation écrite par KS ne convient pas aux mécanismes de décomposition des matières organiques (et des substances azotées qu'elles contiennent) dans les sols. C'est plus juste pour les apports d'urée par les animaux (la vache qui pisse, le lisier qu'on épand en surface...).
Ce n'est que mon point d evue.