Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Agriculture et sols. Pollution, contrôles, dépollution des sols, humus et nouvelles techniques agricoles.
Adrien (ex-nico239)
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Adrien (ex-nico239) » 18/12/21, 17:31

Moindreffor a écrit :
Adrien (ex-nico239) a écrit :
VetusLignum a écrit :Les 20% laissés en terre qui ont repoussé, pourquoi ne pas les ménager, afin qu’ils reviennent tous les ans ? Peut-être êtes-vous entrain de sélectionner une "génétique" adaptée à ce cycle de vie.

Pour ma part, j’aime bien aussi planter de l’ail acheté en supermarché, ou dans les épiceries d’Europe de l’Est, histoire de multiplier les variétés.


Why not
Mais on ne peut pas écarter tout simplement le hasard dans la survie de tel ou tel plutôt qu’une caractéristique particulière...

Cependant l’idée n’est pas bête...
À repenser pour le semis 2022-2023 de faire un carré de test en ce sens

pour l'ail, le cycle de vie n'est pas compatible avec la technique de laisser sur place, pas que l'ail ne poussera pas, mais ce n'est pas intéressant pour nous consommateurs
on plante un cailleux qui donne une tête et nous on consomme les nouveaux cailleux, si la tête reste en place, ça ne donne pas une tête par cailleux c'est beaucoup trop serré, donc ça donne 6 ou 7 petites tiges qui vont donner plus ou moins un rond, mais comme ça reste toujours compact, il n'y a pas la place pour un bon développement

c'est bien le mode de culture: je plante un cailleux, je récolte, je ressème les cailleux en les ayant dispersés qui me donne de nouveau de belles têtes, pour les patates puisque tu compares avec ça, les tubercules sont dispersés et en plus tu en récoltes certains, tu ne laisses pas 100% sur place, donc là oui, mais pareil si tu laissais tout au bout d'un moment tu aurais concurrence entre les plants d'où un manque de lumière par plant et donc des tubercules plus petits

la mâche, les épinards, les feuilles de chêne sont des salades qui ne forment pas de cœur, et donc même si c'est trop serré, ça passe, par contre si tu laisses se ressemer des laitues qui pomment, sans éclaircissage tu n'auras pas de pommes, ça montera en graine avant

donc, croire que tu peux convertir n'importe quel légume vers le perpétuel est illusoire, laisse une courgette en place, l'année suivante tu auras 20-30 voire plus de plants au même endroit, la concurrence sera rude, et donc tu devras éclaircir au minimum et transplanter certains plants


Euh oui on est d’accord
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Adrien (ex-nico239)
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Adrien (ex-nico239) » 18/12/21, 17:33

Doris a écrit :Je suis d'accord avec Moindreffor, ces réflexions rejoignent ce que je pratique. Tous les ans j'ai des aulx qui restent en place, car oublié, plus retrouvé, ou alors ils ont déjà germé. Mais dans mon climat c'est intéressant quand même, c'est ainsi que j'ai de l'ail toute l'année en consommation en vert. Sinon l'ail laissé en place ne donnera rien d'intéressant, sauf si on sépare et espace les cailleux, et ce n'est pas vraiment paresseux non plus (à cela s'ajoute au fil du temps le risque d'installation de maladie). Sinon, pour moi la seul façon intéressante d'avoir son propre ail à long terme, c'est espérer qu'il produit une hampe florale, et de récupérer les bulbilles.


Il y a les bulbilles mais c’est sur 2 ans
Sinon ressemer ses propres cayeux
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Doris » 18/12/21, 18:12

Adrien (ex-nico239) a écrit :Il y a les bulbilles mais c’est sur 2 ans
Sinon ressemer ses propres cayeux

C'est exact, le cycle est de deux ans. Il n'y a qu'au bout d'un moment alors qu'on assuré ça propre production. Mais il me semble, que c'est la seule reproduction stable et sans risque de maladie, mais je me trompe peut-être. Enfin, en 2018, j'étais pas loin du point de rotation suffisante entre bulbilles, cailleux rond unique et production de tête en deuxième année. Quelques mois très chahutés côté santé de mon mari, pas de suivi, et le cycle était rompu.
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar sicetaitsimple » 18/12/21, 18:41

Doris a écrit :Il y a les bulbilles mais c’est sur 2 ans
Il n'y a qu'au bout d'un moment alors qu'on assuré ça propre production. Mais il me semble, que c'est la seule reproduction stable et sans risque de maladie

J'avais retenu la même chose, mais pas d'expérience personnelle avec les bulbilles...En revanche la replantation de ses propres caieux d'année en année, je pense que ça a des limites (viroses?). Du moins c'est ce que pense avoir constaté, globalement ca allait plutôt en se dégradant.
Renouveler de temps en temps (2 ou 3 ans) avec des semences du commerce n'est peut-être pas un mauvais choix. Ou alors moitié-moitié (semence de l'année précédente/semence du commerce de même variété) dans des conditions similaires pour voir?
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Doris » 18/12/21, 19:25

sicetaitsimple a écrit :Renouveler de temps en temps (2 ou 3 ans) avec des semences du commerce n'est peut-être pas un mauvais choix. Ou alors moitié-moitié (semence de l'année précédente/semence du commerce de même variété) dans des conditions similaires pour voir?

Oui, je vous un peu la même chose, au bout de deux trois ans ça se dégrade. En revanche, les bulbilles ça marche bien, mais le cycle est long à installer. Mais depuis deux trois ans je mélange en faite beaucoup de choses: replanter mes propres cailleux, faire pousser les bulbilles, racheter des cailleux, laisser grandir l'ail pour faire de jolies têtes, mais de plus en plus le consommer en vert aussi, ce que je peux faire ici quasiment toute l'année.
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Moindreffor » 18/12/21, 20:06

Doris a écrit :
sicetaitsimple a écrit :Renouveler de temps en temps (2 ou 3 ans) avec des semences du commerce n'est peut-être pas un mauvais choix. Ou alors moitié-moitié (semence de l'année précédente/semence du commerce de même variété) dans des conditions similaires pour voir?

Oui, je vous un peu la même chose, au bout de deux trois ans ça se dégrade. En revanche, les bulbilles ça marche bien, mais le cycle est long à installer. Mais depuis deux trois ans je mélange en faite beaucoup de choses: replanter mes propres cailleux, faire pousser les bulbilles, racheter des cailleux, laisser grandir l'ail pour faire de jolies têtes, mais de plus en plus le consommer en vert aussi, ce que je peux faire ici quasiment toute l'année.

il faut bien que les cayeux qu'on achète viennent de quelque part, donc si come Doris on passe par les bulbilles on doit pouvoir s'en sortir, sauf qu'il faut donc un peu plus de rigueur et de suivi
je suis dans une démarche de retour à la production perso de plants ou de graines, car vu les prix...
le potager est pour moi plus qu'un simple hobby, sinon vu ma santé ben je pourrais me contenter de mon excellent producteur vendeur de légumes et fruits
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Doris » 18/12/21, 22:23

Moindreffor a écrit :je suis dans une démarche de retour à la production perso de plants ou de graines, car vu les prix...
le potager est pour moi plus qu'un simple hobby, sinon vu ma santé ben je pourrais me contenter de mon excellent producteur vendeur de légumes et fruits

Pareil pour moi. Si je voulais aller au plus simple, je prendrai tout chez mon pote maraicher bio dans le village voisin. J'y vais quand même beaucoup, malgré mon potager devenu bien grand, mais le potager est devenu pour moi bien autre chose, et en ce moment, heureusement que je l'ai.
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 20/12/21, 19:06

phil53 a écrit :Ail, oignon et échalottes, je plante après l hiver. L an dernier je l ai fait et ai eu beaucoup moins de monté en fleur.


Oui, il faut faire très attention aux variétés. Une question de vernalisation. Et/ou de photopériode. Ou les deux !!! Cela enclenche la floraison et les oignons se croient en deuxième année. Cela dépend de la taille (en-dessous de 7 - 8 feuilles, les plants sont peu sensibles ; mais à ce stade, des températures de + 7 ou + 8 °C sont perçues comme du froid !).

Pour l'oignon, il te faut pour une culture "à travers l'hiver", des variétés dites de "jours courts". Dont Senshyu Yellow - une variété classique - et un grand nombre d'hybrides. Qui vont bulber en mai / juin, prêts à être récolté. J'avais un essai de "Fireking F1" l'an dernier, plantés (c'était des plants en barquette achetés) l'automne précédent. En juin, j'ai récolté des bulbes de 8 à 10 cm. Mais ils se conservent moins bien. Et à l'automne, les limaces les adorent. Rien n'est jamais parfait.
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 20/12/21, 19:16

sicetaitsimple a écrit :
En revanche la replantation de ses propres caieux d'année en année, je pense que ça a des limites (viroses?).



Viroses.

Mais aussi nématodes parasites, qui survivent dans la touffe de racines, l'espèce de socle. Et se transmettent ainsi.

Et c'est là que les bulbilles de "sommet" permettent de repartir de zéro.

Car tout l long, c'est un clonage. La génétique de ton aïl "dégénéré" est strictement la même que celle de ton ail acheté au départ. Les viroses ou les nématodes n'affectent pas le patrimoine génétique, qui est intacte. Donc tu retrouves ta génétique dans les bulbilles de sommet (ou parfois de tiges), les nématodes en moins.

En revanche, les viroses, on ne s'en débarrasse pas comme ça.

https://ail-echalote-certifie.org/des-f ... des-virus/
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 20/12/21, 19:19

Doris a écrit :
Je crois comme toi, que c'est la bonne voie. Souvent ces dernières années je me suis laissée emporter, et j'ai mélangé précocité et précipitation. N'empêche que ma meilleure année pour les oignons était quand je les ai planté en février. Sinon, dans mon climat, ça peut passer, mais souvent en fin d'automne il fait très doux, ça lève très rapidement et grossit bien, ou après ça se prend des températures très basses et vernalisé, ou alors je me prends un mois et demi de flotte, et ça chopé la rouille. La je vais déjà attendre le mois de janvier, je verrai un peu plus clair.



Cela rejoint une de mes grandes idées (que j'avais réussi à faire gober à un expert de la Banque Mondiale, qui m'avait pris au sérieux) : la "planification a posteriori".

Chaque année, à la fin de la saison, on sait assez précisément ce qu'il aurait fallu faire en début de saisons !!!
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