Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Agriculture et sols. Pollution, contrôles, dépollution des sols, humus et nouvelles techniques agricoles.
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Adrien (ex-nico239)
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue




par Adrien (ex-nico239) » 07/04/21, 00:32

Did67 a écrit :
Julienmos a écrit :
Did67 a écrit :Oui, j'ai vu hier des agriculteurs placés ces "brulots" (des seaux de paraffine) dans des vergers à 15 km d'ici...


mais quelle utilité puisqu'il y a pas mal de vent ?


Quand tu as des remorques de seaux à placer (200 à 300 par ha et un pro a souvent plus d'un ha !), tu n'attends pas la dernière minute. Tu places. Cela ne craint rien (sauf le vol !).

Après, tu allumes ou tu allumes pas, selon les paramètres météo - dont des stations météo avec des alarmes (cela sonne si la température à la sonde externe descend en-dessous du seuil fixé)...



Ouai et c'te nuit et celles qui viennent cela risque de faire mal....
Déjà -7.8 à 0h45
Et il commence à y avoir pas mal de tomates dans tous les coffres bio climatiques
Ça va être la semaine de tous les dangers...
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Did67
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue




par Did67 » 07/04/21, 09:56

Biobombe a écrit :... Je viens de voir qu'à la Marmotte ils travaillent aussi l'abricot.


C'est une de leur "spécialité"... Avec une grosse production (sauf années de gel). Je pense que dans le Bas-Rhin, en tout cas, c'est un pionnier...
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue




par Did67 » 07/04/21, 10:05

Boris70 a écrit :
Josine Cardon du Jardin des Fraternités ouvrières explique dans une vidéo qu'ils ont résolu leur problème de carpocapse en installant des abris à perce-oreille dans les arbres. Cela se résume à un pot remplit de paille accroché à une branche. Je voudrais essayer car j'ai aussi beaucoup de perte.

J'ai toutefois observé que les frelons font aussi le nettoyage car j'en ai vu un sortir d'une pomme avec un ver entre ses pattes. L'année dernière ils passaient la nuit dans mes pommiers (seul arbre fruitier qui a porté malgré la canicule) or il n'y avait pas beaucoup de fruits attaqués, donc je suppose qu'ils avaient d'autres choses à se mettre sous la mandibule!


Le perce-oreille est un "généraliste" - il "contribue à réguler" ce qu'il trouve le plus facilement, donc avec le moins d'effort. J'en ai pas mal à divers endroits, divers abris naturels sans obligatoirement construire de "petits nids".

Pour le frelon, je n'avais pas fait cette observation, mais une autre, concordante : on avait "paillé" avec les déchets de fruits véreux qu'on transforme en compote. On coupe les bons morceaux - sans éplucher puisque plus que bio - et hop, cuisson sans sucre ajouté et cela fait une tuerie de compote. Et les morceaux véraux vont au potager - un peu trop sucré à mon goût comme biomasse, donc fermentation donc alcool donc acides... Mais je recycle quand même. Et là, j'ai "cohabité" avec les frelons européens...

Il reste que j'ai beaucoup de carpocapse... Trop à mon goût...

Pour la cerise, c'est tout une autre affaire, puisque c'est une mouche qui pond sur la cerise au moment où elle passe du vert au jaune... Les "leurres", des bandelettes gluantes de la couleur exacte du fruit à ce moment-là servent à réduire la pression. Où le piégeage avec des phéromones et des papiers collants (du type pièges à mites alimentaires). La confusion sexuelle des mâles avec des phéromones, un autre usage de ces molécules, n'a que peu d'intérêt à l'échelle individuelle. C'est une lutte collective, qui doit se pratiquer massivement à l'échelle d'un terroir... Je suis décidé à essayer ça - mais l'an dernier, les pièges sont restés ... dans leur carton. Il y a un moment précis pour les mettre. Trop longtemps avant, et ils se "désactivent" (la phéromone part). Et trop tard, c'est trad - les mouches ont pondu et les piéger ne sert plus à rien.
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue




par Uncle Buzz » 07/04/21, 13:37

Did67 a écrit :Attention au contre-sens !

La glace est de la glace. Et elle est la température de l'air qui l'entoure. Avec juste, comme tout solide, un effet "tampon thermique" : sa température bouge moins vite (dans un sens comme un autre) que celle de l'air qui l'entoure. L'avantage de la couche de glace, c'est d'être compacte (par rapport à un sol sec, qui renferme beaucoup d'air et est donc partiellement "isolant"). Donc cela augmente l'effet-tampon du sol. Plus de masse, une masse plus compacte. Donc cela résiste mieux aux variations - la nuit, à la baisse.

Et attention : la "chaleur massique" (la quantité de chaleur qu'absorbe un kg de matière pour que sa température s'élève de 1° C) est moitié moins pour la glace que pour l'eau. C'est assez stupéfiant. C'est avec un liquide aussi incohérent que la vie s'est construite ! C'est aussi un des rares liquides qui augmente de volume quand il se solidifie :

Wikipédia : "sa capacité thermique massique est de 2,06 kJ kg−1 K−1 ; celle-ci n'est que la moitié de la capacité thermique massique de l'eau à 0 °C (4,217 kJ kg−1 K−1), ..."

Cela répond à ta question : pour tamponner, il vaut mieux de l'eau ! 2 fois moins d'eau "tamponne" autant...


L'intérêt n'est pas dans la chaleur massique de l'eau/glace, la glace avant d'être de la glace c'est de l'eau liquide, et la transformation de l'eau en glace "consomme" énormément de froid, le véritable tampon est la quantité de calorie que l'eau va céder avant de devenir de la glace, bloquant la température aux alentours à 0°C. La quantité d'énergie qui s'échange lors du changement de phase est très nettement supérieure à la capacité thermique de l'eau elle même, pensez aux réfrigérateurs, climatisation, radiateurs d'ordinateur à changement de phase... etc

Pour que ça fonctionne il faut donc en permanence arroser les bourgeons ou autres pour qu'il y ai de l'eau à solidifier, une fois totalement glace, alors la baisse de température peut se poursuivre en fonction de la capacité calorifique de la glace.
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue




par Did67 » 07/04/21, 14:17

Uncle Buzz a écrit :
L'intérêt n'est pas dans la chaleur massique de l'eau/glace, la glace avant d'être de la glace c'est de l'eau liquide, et la transformation de l'eau en glace "consomme" énormément de froid, le véritable tampon est la quantité de calorie que l'eau va céder avant de devenir de la glace, bloquant la température aux alentours à 0°C. La quantité d'énergie qui s'échange lors du changement de phase est très nettement supérieure à la capacité thermique de l'eau elle même, pensez aux réfrigérateurs, climatisation, radiateurs d'ordinateur à changement de phase... etc

Pour que ça fonctionne il faut donc en permanence arroser les bourgeons ou autres pour qu'il y ai de l'eau à solidifier, une fois totalement glace, alors la baisse de température peut se poursuivre en fonction de la capacité calorifique de la glace.


Nous sommes totalement d'accord. J'ai déjà plusieurs fois évoqué le chaleur latente de changement d'état (ou changement de phase). Et même là, un peu plus haut, il en question.

C'était juste après l'extrait cité :

"Tout à fait autre chose est le fait que "l'eau qui gèle" - quand elle passe du stade liquide au stade solide - dégage des calories. Tout liquide, pour se transformer en solide, doit perdre des calories (rien de mystérieux : c'est juste une question que les molécules s'agitent moins, pour pouvoir se rapprocher et se ranger). Comme un liquide pour devenir gaz prend des calories, pour agiter ses molécules, histoire qu'elles s'envolent. Donc tu sors mouillé de l'eau, il y a un peu de vent ; l'eau "prend" des calories pour s'évaporer : tu grelottes ! Naturel."

L'extrait est une réponse à adrien, qui s'interroge à savoir si la glace serait, dans ses coffres, ou dans le reportage qu'il évoque d'agriculteurs qui arrosent le sol (et pas les arbres) pour réduire les effets du gel, un meilleur tampon que l'eau... Et là, il s'agit bien de chaleur massique. Et de façon curieuse, la glace est un tampon moitié moins efficace que l'eau ! Étonnant mais vrai.
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue




par Moindreffor » 07/04/21, 14:30

Biobombe a écrit :
Moindreffor a écrit :
Biobombe a écrit :
.

oui, je me doute, mais tu ne réponds pas à ma question, tu les recouvres de terre, ou autre chose?


Avec la variété Zoom je pique les racines préalablement débarassées de leurs racines secondaires dans de la terre bien humide et pas riche du tout en laissant dépasser leur haut de 1 à 2 cm. Puis je noie tout jusqu'à ce que le contenant soit saturé. Ainsi, les chicons sont inloupables dans ma cave.

ok, voilà ce qui répond à mon questionnement, merci :mrgreen:
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue




par Uncle Buzz » 07/04/21, 19:32

Did67 a écrit :Nous sommes totalement d'accord. J'ai déjà plusieurs fois évoqué le chaleur latente de changement d'état (ou changement de phase). Et même là, un peu plus haut, il en question.

C'était juste après l'extrait cité


Désolé, je n'avais pas vu que la réponse était en 2 temps, j'ai répondu avoir d'avoir lu le reste.
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue




par Did67 » 07/04/21, 19:50

Ne sois pas désolé. Tu n'as fait de mal à personne !

Si on est deux - et on est plus que ça - c'est que c'est "plus sûr !" (pour les autres lecteurs qui ne maîtrisent pas forcément les phénomènes physiques)

[si cela m'avait fait mal, c'est que j'aurais été ce que je qualifie moi-même de con ! Et c'eut été très bien fait !!!]
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue




par Julienmos » 07/04/21, 20:07

dands la vidéo que j'avais mise (arboriculture) il parlait aussi de la chaleur dégagée par le sol (sous les arbres) disant qu'un sol humide en rayonne davantage qu'un sol sec...
et qu'il est préférable d'avoir un sol "tondu" à ras plutôt que des herbes hautes ou un mulch en surface, qui diminuent cet effet.
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue




par Boris70 » 07/04/21, 21:03

Julienmos a écrit :dands la vidéo que j'avais mise (arboriculture) il parlait aussi de la chaleur dégagée par le sol (sous les arbres) disant qu'un sol humide en rayonne davantage qu'un sol sec...
et qu'il est préférable d'avoir un sol "tondu" à ras plutôt que des herbes hautes ou un mulch en surface, qui diminuent cet effet.


La paresse m'interdit de tondre à ras, c'est mon piège à limaces!! En tout cas, je constate de sacrées différences de rusticité selon les espèces, les fleurs de pruniers n'ont pas bougé malgré les -7,5°C :shock: alors que celles de cerisier sont toutes brunes... Le pêcher qui est dans une serre à l'air d'avoir bien tenu également (la température y était identique!), mais certaines fleurs étaient déjà au stade nouaison, donc je ne verrai les dégâts que plus tard.

Mes laitues Cressonnette du Maroc ont encore vaillamment résisté sans protection et sans dégâts! C'est la chicorée frisée de Ruffec qui a un peu grillé car plus développée que durant l'hiver.
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