Moindreffor a écrit :
on a évoqué l'ail l'an dernier je crois et n a évoqué leur fertilisation, donc l'ail aurait tout de même besoin de plus que ce qu'on voudrait bien dire, et sinon pour la rotation des cultures, pas loin de chez moi il y a un coin réputé pour son ail, on a donc des producteurs d'ail, et donc s'il faut faire des rotations avec des années sans ail pourquoi un petit territoire serait spécialisé dans cette culture? Cette spécialisation ne datant pas de la commercialisation des produits phytosanitaires. une particularité du sol?
En culture "intensive", bio ou conventionnelle, l'ail est fertilisé.
C'est l'apport de fumier qui est, partout, déconseillé. Sur 5 ou 6 ans, dans mes "couches de foin", je n'ai en rien observé un effet négatif - ni sur les rendements (bien au contraire ; même si je me sure pas !), ni sur la conservation !
Le tome 2 du Guide technique de l'ITAB "Produire des légumes bio / Fiches techniques par légume (la bible des professionnels bio ; et une référence dont je me sers beaucoup, même si je le suis pas du tout : fertilisation, traitements, préparation du sol, je m’assois dessus !), prévoit :
- des mobilisations à hauteur de N-P-K 70 / 70 / 150
- des exportations de N-P-K 70 / 25 / 45
Les "traditions" et donc les "terroirs" ont souvent des causes multiples et complexes : c'est la rencontre des hommes avec un terroir (sol - climat - exposition) !
Il se peut qu'il y ait une influence déterminante du sol - notamment présence naturelle du soufre (aujourd'hui, l'absence est "gommée" par les engrais et... la pollution !). Dans le village voisin de celui de mes parents, on passait d'un socle type calcaire du bassin parisien (type Lorraine) aux sols sableux sur grès des Vosges. Chez nous, l'ail réussissait bien. Dans le village voisin, avec les mêmes plants, cultivés pareils, le résultat était ridicule !
Mais parfois, c'était des savoir-faire : une "sélection" particulière, gardée jalousement. Ou une technique...
Souvent le climat...