Rust COHLE a écrit :Quelques éléments de réponses qui me sont revenus entretemps...
"Résumé de cet article : Site à 1450 m. Deux sols, l’un sous mélèze et l’autre sous prairie. Mesure de la température à 10 cm de profondeur et taux d’azote dans la couche 0-10 cm. Ils laissent la neige ou l’enlèvent. La température s’abaisse si l’on enlève (jusqu’à - 4,5°C). En présence de neige,la température est maintenue au dessus du gel. L’enlèvement de la neige produit une augmentation de l’ammonification nette dans les deux sols et une augmentation de nitrification nette dans le sol deprairie. Pas d’effet sur N de la biomasse microbienne qui diminue. Il semble que la température plusbasse obtenue lorsque la neige est enlevée favorise la production de N inorganique par dégradation physique plutôt que microbienne de la matière organique (MO). Le gel pourrait favoriser la rupture des agrégats provoquant la libération de la MO protégée physiquement et la fragmentation de la MO elle-même.
Il semble qu’on peut en conclure que la présence de neige, en diminuant la minéralisation de la MO,évite les pertes de N lorsque les pluies reviennent.Attention ! Ils n’envisagent pas le cas où on a soit de la neige soit de la pluie en même quantité. S’ilpleut c’est qu’il fait plus chaud que s’il neige donc la minéralisation productrice de NO3- est plus active, et il est entraîné par l’eau (n’est pas fixé sur le complexe argilo-humique). De plus, l’eau de la pluie s’infiltre beaucoup plus vite que l’eau de la lente fonte de la neige, entraînant mieux NO3. Donc, une même quantité d’eau apportée par de la neige au lieu de la pluie n’entraînera pas les ions NO3- et par là-même permettra de maintenir davantage d’azote assimilable dans le sol".
En tous les cas ce qui est certain c'est que le sol est protégé, que ça n'empêche pas les taupes de bosser tous les jours (et qui sait les anéciques de ne pas descendre trop profond) et que ça fera de l'eau au final


(nan j’déconne)


