Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Agriculture et sols. Pollution, contrôles, dépollution des sols, humus et nouvelles techniques agricoles.
Moindreffor
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Moindreffor » 28/11/20, 13:55

n'interprétez pas mal mes propos
Didier a trouvé une solution pour son problème de force physique pour continuer à exploiter son potager
c'est une bonne idée, mais attention la bonne idée que développe Didier reste une bonne idée si l'on reste dans le cadre fixé par Didier dès le départ

c'est souvent le cas de la bonne idée, on voudrait qu'elle devienne universelle et qu'elle devienne LA "solution" mais là on est bien dans le adre d'un potager familial

La bonne idée initiale, peut malheureusement s'avérée être une mauvaise idée au final, donc la bonne idée doit savoir et pouvoir évoluer, Didier en cherchant le bon couvert il a trouvé le foin et par le plus grand des hasards il a trouvé une source de foin gratuite juste à côté de chez lui, il a mis en place et il a validé cette idée qu'il a partagée ici, vous connaissez la suite

mais tout ceci est encore récent, et l'idée évolue, Didier et d'autres cherchent à la faire vivre, l'apport de foin, n'est que le début de l'aventure...

mais il ne faut pas oublier que ce que nous recherchons c'est la production de bons légumes en dépensant le moins d'énergie physique possible
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Doris » 28/11/20, 17:50

Je pense que tu as raison de rapeller ça, l'objectif n'est pas mettre le foin, mais produire le mieux possible avec le moins d'effort physique possible. Cette année j'ai la chance d'avoir pu récupérer des balles de vieux foin, je suis tranquille pour quelques temps, et heureusement, car avec la sécheresse il n'y a pas beaucoup de foin dans mon secteur proche, et quand il y en a, il est cher. Donc j'en ai, je mets, mais si je n'avais pas, je trouverais autre chose, pour mettre à la place du foin, j'ai déjà fait. Mais le principe restera le même.
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar jeuf » 28/11/20, 17:52

Bonjour,
pour savoir s'il y a assez de foin pour tous les potager du pays, la réponse est oui, largement. Pourvu de manger moins de viande, avoir moins de chevaux et autres bêtes de loisirs. Pas de soucis.

Plus largement, on peut même dire que toute la surface maraichère peut être couverte par du foin en France. La surface maraichère est assez limitée, quelques % du territoire, la surface de prairie largement plus importante, quelque dizaines de %.
Si on parle de la culture de céréales, là, ça coince. Cependant des céréaliers développe des techniques qui offre des apports, technique qu'évoque Didier dans ses derniers messages : couverts végétaux notament avec engrais verts, restitution des pailles broyées. Cependant il n'y a pas la matière de plusieurs m² concentré sur 1m², il y a 1m²/m²...
ceux qui pratiquent les technique de couvert végétaux (pour en parler, voir par exemple le forum agricool) constatent bien un hausse de matière organique de leur sol.

Et oui, l’agriculture bio telle qu'elle est majoritairement pratiquée n'est pas autonome avec des intrants , dont des sous-produits d'animaux conventionnels, elle n'est pas durable, pas dans un cycle

mais il ne faut pas oublier que ce que nous recherchons c'est la production de bons légumes en dépensant le moins d'énergie physique possible


j'ai commandé du foin (abimé de l'an dernier), craignant que les feuilles carbone le sol et que peu de chose pousse l'année prochaine par faim d'azote pour mes 20m²...de toute façon, j'ai pas assez de feuilles.
La façon de moins me fatiguer est encore d'acquérir des légumes via l'argent à mon amap . J'ai jamais fait beaucoup de surface de jardin mais je crains que les condition économiques pousseront à devoir être plus autonome. voilà vingt ans que je me demande comment jardiner. Si je dois dépendre essentiellement de moi, je crains bien de ne pas avoir les comptéence, ni la force de produire de quoi me nourrir. J'en suis très loin.

Quand je parlais d'autarcie : je disais que des personnes sont autarciques, mangent ce qu'elle produisent et rien d'autre ou presque. Mais ce genre de personne sont rares.
si elles existent, elles apportent des informations sur la surface nécessaire pour se nourrir.

Sur la critique du passéisme : nos ancetres avant les tracteurs se sont beaucoup fatigués avec la traction animale en effet. Mais pourquoi n'ont-ils jamais trouvé cette possibilité, si elle existe vraiment, de bien se nourrir en faisant travailler les vers de terre ?
Cette question me semble lié à une autre : pourquoi avoir fondé l'alimentation sur les céréales, à une époque où ce n'était pas l'abondance alimentaire, alors que les légumes sont 4 fois plus productif (en calorie) par unité de surface et semble demander moins de travail? surtout depuis la découverte de la pomme de terre.
Proposition d'explication : les céréales présentent l'avantage de se stocker plus facilement, d'être moins sujet à dégradation, car elles contiennent moins d'eau. La technique de couverture importante du sol est à l'oeuvre surtout pour les légumes.
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Doris » 28/11/20, 19:07

jeuf a écrit :La façon de moins me fatiguer est encore d'acquérir des légumes via l'argent à mon amap . J'ai jamais fait beaucoup de surface de jardin mais je crains que les condition économiques pousseront à devoir être plus autonome. voilà vingt ans que je me demande comment jardiner. Si je dois dépendre essentiellement de moi, je crains bien de ne pas avoir les comptéence, ni la force de produire de quoi me nourrir. J'en suis très loin.

Et bien vu comme ça, oui, si je devais dépendre essentiellement de moi pour produire pour me nourrir, j'aurais des problèmes quand même. Mais j'ai réussi à avoir un rendement du potager, dont on peut dire que ça contribue de façon significative aux besoins en légumes de mon foyer, nous sommes deux adultes, jusqu'à présent 80 m2 de potager, il s'agrandit à l'heure actuelle. Et sans me casser la tête, ni me fatiguer physiquement. A des moments comme cette année, où, si on n'a pas la chance d'avoir un petit producteur à côté, et où les légumes sont vendu a prix d'or (endives=6,50 euro; poivrons 7,20, en pleine saison, juste pour citer deux exemples), c'est interessant. Et je ne parle pas d'autarcie, je n'y crois pas.

jeuf a écrit :Sur la critique du passéisme : nos ancetres avant les tracteurs se sont beaucoup fatigués avec la traction animale en effet. Mais pourquoi n'ont-ils jamais trouvé cette possibilité, si elle existe vraiment, de bien se nourrir en faisant travailler les vers de terre ?

Je crois parce qu'on est resté figé dans des croyances, au lieu d'observer ou de réfléchir. Mon vieux voisin décédé a toujours fait son jardin avec des apports énormes de matière organique. Seule différence par rapport à moi: au lieu de laisser les organismes du sol faire le boulot et se nourrir, à la fin d'hiver il enfouissait. Peut-être s'il avait rencontrer Didier, il aurait arrêté le massacre, mais privé de cette rencontre il est resté dans ses conviction qu'il faut que l'homme fasse quelque chose pour que ça marche. Confier du boulot important aux organismes du sol, il lui manquait encore un pas final.
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar phil53 » 28/11/20, 19:25

Moi aussi avec 75m2 pour deux on est largement excédentaire. Sauf pour les endives et aussi un peu les echalottes. Le poireau aussi n est pas terrible cette année donc on n en aura pas assez.
Je donne autour de moi surtout des cucurbitacées mais aussi choux et un peu d autres légumes comme céleri patate douce.
Je ne crois pas non plus a l autarcie et ce n est pas mon but mais avec 200 M2 pour 2 je crois qu on pourrait pratiquement rien acheter hors céréales et epices si on accepte de manger de saison mais sans manger toujours pareil comme autrefois. Je cultive une soixantaine de sorte de le plantes.
Ceci grâce à la technique de Didier.
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Adrien (ex-nico239) » 28/11/20, 23:35

Pour notre part le but c'est d'être progressivement autonome par produit au moins en récolte - l'idéal étant de l'être également en semence.

Objectif pommes de terre, ail, estragon, thym, romarin, coriandre, persil, ciboulette, radis, navets choux, navets, salades (ce sera dur on en mange trop), tomates, navets, panais, blettes, artichauts (ça va prendre de la place), courgettes, aubergines, poireaux, carottes...

On est loin du compte mais on n'a pas beaucoup de temps à y consacrer donc on n'est pas trop mécontents vu nos conditions.
Si on excepte les aromatiques où c'est assez facile, cette année on a été autonomes en
- pommes de terre
- courgettes
- radis
- ail
- fraises
et c'est tout

Les expériences en cours font qu'on ne le sera peut-être pas en ail et pommes de terre en 2021 mais on le redeviendra en 2022
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar izentrop » 29/11/20, 02:06

jeuf a écrit :Bonjour,
pour savoir s'il y a assez de foin pour tous les potager du pays, la réponse est oui, largement. Pourvu de manger moins de viande, avoir moins de chevaux et autres bêtes de loisirs. Pas de soucis.

Plus largement, on peut même dire que toute la surface maraichère peut être couverte par du foin en France. La surface maraichère est assez limitée, quelques % du territoire, la surface de prairie largement plus importante, quelque dizaines de %.
Je nuancerais par le fait qu'il faut environ faucher 6 surfaces de prairie pour une surface de jardin, peut-être moins si on fait plusieurs coupes à l'année.

C'est, je pense, "un transfert de fertilité".
Prairie qui reste fertile par les déjections des animaux qui paissent dessus une partie de l'année, grâce à leurs excréments et ce n'est pas forcément suffisant https://www.arvalis-infos.fr/fertilisat ... ticle.html

Les élevages bovins, ovins sont devenu rares dans ma région. Les prairies sont momentanément louées pour les chevaux de loisir, mais au final, finissent en terrain à bâtir, pour ceux qui sont dans le village, ou mis en culture pour les autres.

Les jeunes agriculteurs que je connais, sont passé en bio. Les prairies sont une aubaine les premières années pour des cultures gourmandes, mais très vite les taux de matière organiques baissent en gonflant les émission de CO2 vers l'atmosphère. De plus, on irrigue de plus en plus en pompant dans les nappes.

Tout ça ne va pas dans le sens des accords de Paris.
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Doris » 29/11/20, 08:55

phil53 a écrit :Moi aussi avec 75m2 pour deux on est largement excédentaire. Sauf pour les endives et aussi un peu les echalottes. Le poireau aussi n est pas terrible cette année donc on n en aura pas assez.
Je donne autour de moi surtout des cucurbitacées mais aussi choux et un peu d autres légumes comme céleri patate douce.
Je ne crois pas non plus a l autarcie et ce n est pas mon but mais avec 200 M2 pour 2 je crois qu on pourrait pratiquement rien acheter hors céréales et epices si on accepte de manger de saison mais sans manger toujours pareil comme autrefois. Je cultive une soixantaine de sorte de le plantes.
Ceci grâce à la technique de Didier.

Si j'arrive à tout faire comme prévu, mon potager actuel fera environ 130m2, le deuxième gagné sur un bout de friche au bout du terrain fait environ 80m2, et je pense effectivement que je n'acheterai pas beaucoup de légumes, ni fruits rouges, à côté. Après il y a certaines choses ou on n'a pas eu assez, ou qui auraient pu être mieux, mais ce sera toujours comme ça, je pense, et pour ce qui manque je me dépanne chez mon maraicher bio dans le village voisin. Un seul petit regret: j'ai loupé la jonction entre salades de printemps / début d'été et les salades, qui seraient à récolter maintenant. Fin juillet même les plus petites salades etaient montées en graines (à part la cressonnette du Maroc, mais je n'en avavais plus beaucoup), et les semis en été n'ont rien donné ou quasiment pas. On verra ça l'année prochaine, j'ai mon plan d'attaque en tête. En tout cas, pas mal de cultures cette année étaient excédentaires en quantité, mais côté qualité, elles l'étaient toutes.
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar VetusLignum » 29/11/20, 21:58

il me semble qu'à l'exception des noisetiers et des charmes, la plupart des arbustes de haie sont endo-mycorrhiziens.

Après, il y a diverses espèces de champignons endo-mycorrhiziens, qui peuvent éventuellement se concurrencer.

Cela dit, il semble évident que, face aux plantes vivaces d'une haie, la plante annuelle sélectionnée par l'homme, non pour sa compétitivité, mais pour ses qualités gustatives (telle que le sont la plupart des plantes que nous cultivons en tant que légumes) ne fait pas le poids en cas de manque d'eau, surtout si ce légume est une brassicacée, qui, par conséquent, se mycorhize peut-être moins facilement.
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar sicetaitsimple » 29/11/20, 22:19

VetusLignum a écrit :Cela dit, il semble évident que, face aux plantes vivaces d'une haie, la plante annuelle sélectionnée par l'homme, non pour sa compétitivité, mais pour ses qualités gustatives (telle que le sont la plupart des plantes que nous cultivons en tant que légumes) ne fait pas le poids en cas de manque d'eau, surtout si ce légume est une brassicacée, qui, par conséquent, se mycorhize peut-être moins facilement.


Je suis peut-être un peu basique, mais il me semble que si on veut faire du potager à proximité d'une haie, il faut chaque année mettre un bon coup de bêche à la limite du potager pour couper les racines qui se seraient développées en surface (disons une trentaine de cm).
Je n'ai jamais remarqué que les arbustes en souffraient particulièrement.
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