Paul72 a écrit :Didier, je me permets de nuancer un tout petit peu ton propos sur le greffage: même par voie végétative, il peut y avoir à (très) long terme une lente dérive génétique par l'action des UV par exemple. Parfois très rapide si un virus intervient (ou une bactérie) modifiant une partie du génome apical. C'est aussi entre autre pour cela qu'il est important d'avoir une description aussi précise que possible d'une variété.
Oui, dans ce sens, tout à fait ! J'étais dans la description de pourquoi en passant par des graines, on "perdait" quasiment à coup sûr la variété. Ce qui ne veut pas dire qu'en greffant, on la conservait à tous les coups ! En biologie et en jardinage, ne jamais "retourner" les phrases ! En somme "l'inverse est rarement vrai" !.
On peut dire que si sans greffage, on a une grosse chance d'avoir n'importe quoi, d'un point de vue génétique, avec greffage, on a certes un clone de la variété, mais en effet, s'installent, presqu'immanquablement, notamment des viroses, qui conduisent à ce qui est appelé "dégénerescences". Et il y a, en effet, des mutations ou des modifications "accidentelles" du génome (beaucoup plus rares)...
Et un pied "contaminé" ou ayant muté, ne guérit pas. Par conséquent, on colporte, en greffant, cette virose ou cette mutation...
D'où l'intérêt d'utiliser des plants certifiés indemnes, achetés en pépinières.
On sait "guérir" les variétés virosées, même anciennes, par culture de méristème : on "cultive" une microbouture sur solution nutritives appropriées, afin de repartir avec des plants débarrassés des viroses, qu'on multiplie ensuite sous contrôle et avec des précautions...
A noter : beaucoup de variétés anciennes n'étaient connues que sous leur forme virosée - on trouvait ça normal !