Agriculture: problèmes et pollutions, nouvelles techniques et solutionsLe Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Agriculture et sols. Pollution, contrôles, dépollution des sols, humus et nouvelles techniques agricoles.
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Julienmos
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Julienmos » 13/12/19, 20:02

sicetaitsimple a écrit :
Julienmos a écrit :j'en reviens un instant sur la vidéo de la page 1586 :D , celle avec Laurent Welsch.Pas terrible la qualité, il faut souvent bien tendre l'oreille pour comprendre, et l'élocution aussi laisse à désirer... mais j'ai quand même réussi à capter quelques bribes par ci par là :lol:


Bizarre, chez moi ça passe très bien alors que ni ma ligne ni mon PC ne sont des bêtes de course.....


si tu mets les sous-titres, c'est souvent à mourir de rire tant la traduction des propos est fantaisiste :mrgreen:
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VetusLignum
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar VetusLignum » 13/12/19, 23:58

Une nouvelle video d'Olivier Husson :

Quelques points evoqués :

- Le seuil minimal du taux de carbone dans le sol pour que celui-ci fonctionne dépend de son taux d'argile.

- L’idéal, pour les plantes, c'est de prendre leur azote, non pas sous forme de nitrates, ni sous forme d'ammonium, mais sous forme d'acides aminés (ceux-ci sont nombreux dans les turricules de vers de terre ; et d'autant plus nombreux que le sol est riche en carbone et en activité biologique).

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Adrien (ex-nico239)
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Adrien (ex-nico239) » 14/12/19, 00:28

VetusLignum a écrit :- Le seuil minimal du taux de carbone dans le sol pour que celui-ci fonctionne dépend de son taux d'argile.



Ça reprend ce que disaient les Bourguignons dans la vidéo précédemment postée.


À ce sujet j'ai regardé la vidéo des Bourguignon, très instructive par ailleurs...

Mais à un moment ils font allusion aux buttes qu'ils semblent réserver pour les pays plutôt désertiques (Sahel) afin de mieux retenir l'eau Image

Alors là je cale...

J'aurais pensé tout le contraire c'est à dire pour les lieux trop humides.

Mais peut-être que Didier qui a fréquenté ces pays a une explication
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 14/12/19, 10:05

VetusLignum a écrit :
- Le seuil minimal du taux de carbone dans le sol pour que celui-ci fonctionne dépend de son taux d'argile.

- L’idéal, pour les plantes, c'est de prendre leur azote, non pas sous forme de nitrates, ni sous forme d'ammonium, mais sous forme d'acides aminés (ceux-ci sont nombreux dans les turricules de vers de terre ; et d'autant plus nombreux que le sol est riche en carbone et en activité biologique).




Point 1 : surement, du fait de l'amalgame que font MO et argiles... Le rôle "physique" de structurant qu'a alors la MO est fondamental. En plus de tout le reste. Et je pense qu'il n'est pas faux de considérer qu'une partie de la MO alors "amalgamée" n'est pas autant disponible pour tous les autres rôles. Il est connu que la minéralisation est ralentie. Ce qui montre bien qu'une partie de la MO est comme "planquée"...

Point 2 : c'est sous cette forme que l'N est utilisé dans les très vivants (il y a quelques autres fonctions - bases azotées des acides nucléiques ou noyaux tétrapyroliques dans l'hémoglobine ou la chlorophylle ; donc tout l(N n'est pas utilisée sous forme de acides aminés ; mais c'est le "gros"). J'ai cependant peur que cela soit un "vœu pieux". les autotrophes étant au départ de la vie, il leur revient bien de synthétiser, à partir du minéral, ce que les hétérotrophes vont détruire. Je pense qu'il leur faudra donc largement se coltiner la synthèse d'acides aminés à partir des noyaux -NH2, eux-mêmes issus de la réduction des nitrates quand l'alimentation azotée passe par la voie des nitrates...
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Adrien (ex-nico239) » 16/12/19, 00:40

Je ne sais pas si tu as vu mon interrogation sur l'utilité des buttes en milieu sahélien cité par les Bourguignons :?:
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 16/12/19, 14:40

J'avais vu. Et oublié. Pas pris le temps de regarder ce qu'ils disent...

Ce que je connais n'a pas grand chose à voir avec des buttes : il s'agit de "zaïs" ; ce sont des demi-lunes, pour retenir l'eau, avec juste en amont, une petite cuvette. Il y a effectivement travail du sol et mélange de ce qui est appelé à tort, dans beaucoup de "traductions", du fumier : il s'agit de la poudrette des déjections des animaux.

Les animaux sont, dans les systèmes arides, des collecteurs de fertilité - le jour, ils divaguent, mangent la maigre broussaille ; la nuit, ils sont parqués près des maisons, dans un kraal (pour les abriter des hyènes, etc...) ; ils y laissent une partie, non digérée, de leur collecte quotidienne...

C'est donc des "collecteurs de foin" pour paresseux.

Mais l'élément essentiel du zaï, c'est la collecte de l'eau. C'est une technique pertinente sur des terrains encroutés, avec une certaine tenur d'argile ou de limons, en légère pente. Sans cet artifice, presque toute l'eau fout le camps ! Et il est logique de concentrer la fertilité là où il y aura de l'eau...

Le zaï combine donc ces seux choses : collecte de l'eau, lutte anti-érosive et gestion de la fertilité...
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Adrien (ex-nico239) » 16/12/19, 14:57

Did67 a écrit :J'avais vu. Et oublié. Pas pris le temps de regarder ce qu'ils disent...

Ce que je connais n'a pas grand chose à voir avec des buttes : il s'agit de "zaïs" ; ce sont des demi-lunes, pour retenir l'eau, avec juste en amont, une petite cuvette. Il y a effectivement travail du sol et mélange de ce qui est appelé à tort, dans beaucoup de "traductions", du fumier : il s'agit de la poudrette des déjections des animaux.

Les animaux sont, dans les systèmes arides, des collecteurs de fertilité - le jour, ils divaguent, mangent la maigre broussaille ; la nuit, ils sont parqués près des maisons, dans un kraal (pour les abriter des hyènes, etc...) ; ils y laissent une partie, non digérée, de leur collecte quotidienne...

C'est donc des "collecteurs de foin" pour paresseux.

Mais l'élément essentiel du zaï, c'est la collecte de l'eau. C'est une technique pertinente sur des terrains encroutés, avec une certaine tenur d'argile ou de limons, en légère pente. Sans cet artifice, presque toute l'eau fout le camps ! Et il est logique de concentrer la fertilité là où il y aura de l'eau...

Le zaï combine donc ces seux choses : collecte de l'eau, lutte anti-érosive et gestion de la fertilité...



Ok je retrouverai le passage pour l'isoler : cela doit durer 2mn environ
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 16/12/19, 17:02

J'y ai pensé après : à moins qu'ils ne parlent de l'Afrique tropicale plus humide, avec des buttes pour l'igname, le taro, le manioc...
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Adrien (ex-nico239) » 17/12/19, 00:36

Did67 a écrit :J'y ai pensé après : à moins qu'ils ne parlent de l'Afrique tropicale plus humide, avec des buttes pour l'igname, le taro, le manioc...


C'est à 45.15 et ça dure 45 secondes
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 17/12/19, 09:43

Bon, vu...

Ils parlent bien des zaïs, en zone sahélienne. Où il s'agit de retenir l'eau sur des terres appelées "zippelées" (des cuirasses argilo-limoneuse, dans lesquelles l'eau ne rentre pas - S'IL PLEUT). Ils ne font pas du tout ça en sols sableux, où l'eau rentre.

Pour info, j'ai popularisé, dans les années 80, un système de diguettes en pierres, en courbes de niveau, dans le Guéra (région centrale du Tchad), dans des sols comparables, avec un certain succès. Cela a été cité dans au moins un livre comme une "innovation introduite ayant été adoptée à large échelle par les populations locales" (selon une experte suisse qui est passée dans la même région quelques années plus tard - je n'y suis moi-même plus retourné). Et il n'y en a pas tant que ça. En général, les ONG parties, on retombe à la case départ. Les gens faisaient pour faire plaisir aux blancs (et éventuellement quelques aides qu'ils pouvaient apporter).

Mais il n'est pas 100 % clair, le père Bourguignon (ou il ne connait pas bien ?) : ce n'est pas d'abord une question de "retenir l'eau" au sens stockage. Mais de retenir au sens l'obliger à rentrer dans le sol...

On pourrait comprendre que c'est sensé pour stocker de l'eau en condition aride. Donc on pourrait penser qu'il valide l'idée de bas des permaculteurs.... Or dans les zones tout aussi arides, mais sableuses, les burkinabé, sans doute bons pédologues empiriques, ne font pas de zaïs. Cela n'aurait aucun sens !

Sinon, j'approuve 100 % le passage "contre les modes". Je dirais l'idiotie des modes. Je rajouterais celle de la Milpa (même si elle s'adapte chez nous - et n'est pas techniquement nulle). Je crois que j'ai dénoncé ailleurs cette forme de racisme larvé que cela peut même être, consistant à penser que ces "sauvages ont surement des trucs naturels qui marchent"...
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